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3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance
note moyenne
4,3
7560 notes dont 669 critiques
22% (145 critiques)
55% (370 critiques)
13% (88 critiques)
6% (38 critiques)
3% (18 critiques)
2% (12 critiques)
Votre avis sur 3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance ?

669 critiques spectateurs

claireanne75

Suivre son activité Lire ses 2 critiques

5,0
Publiée le 20/01/2018
Magnifique. Dramatique et drôle à la fois. Une description aiguisée de l’Amérique profonde. A voir absolument.
arthur s.

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 75 critiques

4,5
Publiée le 20/01/2018
Film sans concession avec une heroine extraordinaire qui mérite l'oscar. Il se passe à chaque instant quelque chose. Tout est surprenant et en meme temps logique. Chaque personnage évolue dans ce film du. Cote ou d'un autre et ça à cause des 3 panneaux. Très grand film les acteurs brillants
Ninideslaux

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4,5
Publiée le 20/01/2018
Le meilleur film du trimestre! Et non, et malgré la géniale Frances McDormand, c'est un film de Martin McDonagh, et pas des frères Coen. Ca pourrait l'être.... presque. J'expliquerai pourquoi à la fin.         Mildred Hayes, une femme malgracieuse, que la vie n'a pas gâtée. Son mari (John Hawkes) l'a plaquée pour aller vivre avec une jeunette aussi stupide que jolie (il devait avoir du mal à supporter son gendarme domestique). Et puis, sa fille a été assassinée et violée, violée alors qu'elle agonisait. Et depuis plusieurs mois, rien: l'enquête est au point mort.... Mildred a alors cette idée folle, pour faire bouger les choses: louer trois emplacements publicitaires sur une petite route qui passe en dessous de chez elle, -dans un paysage d'ailleurs boisé et charmant!- à l'agence d'Ebbing, tenue par le jeune Welby (Caleb Landry Jones), trois énormes panneaux où, en majuscules blanches sur fond rouge, elle interpelle le chef de la police Willoughby (Woody Harrelson) et l'accuse de ne rien faire. Que pouvait il faire? Il n'y a eu aucun témoin, et l'ADN relevé ne matche avec rien. Et sans doute serait elle moins enragée, si elle ne se sentait pas aussi un peu, quelque part, coupable. Car elle n'a pas été une mère très aimable, et le soir même du crime, elle avait refusé sa voiture à sa fille.       Pourquoi Willoughby? Parce que c'est le chef, point final. Et elle se fiche de savoir que c'est un homme bien, juste, que tout le monde aime et respecte, bon père, bon mari, et qui de plus, alors qu'il a deux petites filles, est atteint d'un cancer du pancréas inguérissable. Elle s'en fiche. Elle suit son idée fixe avec un entêtement de dingue. Evidemment, l'opinion publique se retourne contre elle... Son fils Robbie (Lucas Hedges), brave garçon, elle lui fait honte.....        Pourtant, au siège de la police, il y a un vrai salaud c'est Dixon (Sam Rockwell). Son jeu préféré? Tabasser les Noirs. On verra qu'à l'occasion, il n'hésite pas non plus à tabasser les Blancs, et même à les défenestrer. Ah, il adore aussi se moquer de James (Peter Dinklage), homme de petite taille.... Faut dire qu'il vit couvé par sa mère, une méchante vieillarde abusive au physique de bouledogue....         A partir de là, on assiste pendant deux heures à un ahurissant jeu de rebondissements, de retournements de situation, il y a une péripétie par minute -on s'accroche à son fauteuil! Une mise en scène plus brillante, plus étincelante, cela ne se peut imaginer.          Alors, pourquoi n'est ce pas complètement Coenien? Parce que, bizarrement, de toute cette accumulation d'horreurs et de violences, finit par se dégager une morale et même une éthique. C'est parce qu'il arrivent à se pardonner les uns les autres (et tout particulièrement à la suite de Willoughby, qui comprend la rage de Mildred et ne lui en veut pas) -on voit toute une chaîne de pardons qui s'organise- que, de façon tout à fait surprenante, on va s'acheminer vers une fin apaisée.... Qui l'eût cru? Mais ça tape dur avant d'en arriver là.         Quant à l'impériale Mrs McDormand, elle devrait faire taire toutes les pleureuses "I a plus de rôles pour les femmes de cinquante ans!" Il y en a donc, et des beaux -à condition de ne pas avoir peur de s'exposer sans maquillage, le cheveu sale et en bataille, vêtue de salopettes informes, mais l'intrépide Frances n'a peur de rien....        A voir absolument, c'est génial!
tonylm2

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4,5
Publiée le 19/01/2018
Bon baisers de Bruges a enfin un grand frère, une belle histoire où les personnages sont construits et entiers, l'histoire les fait vivre, au fil du récit, il évoluent vers la rédemption, toute cette humanité dans le film, c'est génial PS : l'acteur SAM ROCKWELL, est dans ce film le nouveau COLIN FARRELL, il est révélé ici, on n'a pas fini de l'aimer
tyler77durden

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4,5
Publiée le 19/01/2018
On tombe dans le panneau. 3ème film de Martin McDonagh ("Bons baisers de Bruges") et inspiré d'une histoire vraie (pour le pitch de départ en tout cas), "3 billboards" vient étaler pendant 2h un éventail d'émotions comme il est rare de voir en un film ; parfois très drôle avec des personnages qu'on dirait échappés d'un film des Coen, il arrive surtout à être très touchant et pas seulement à travers le personnages de son héroïne. Des héros, il n'y en a finalement pas d'ailleurs, chaque personnage est nuancé, on sent les failles, les tensions qui habitent les êtres au fur et à mesure que la Vie les a façonnés. Frances McDormand est d'une justesse incroyable dans un rôle si dur et si puissant, et puis Sam Rockwell... Rockwell trouve là le personnage à la mesure de sa palette (il emprunte parfois la folie de son personnage de "La ligne verte" et arrive à nous toucher malgré tout Touchant et écrit avec une vraie justesse, un film qui marquera surement cette année 2018... et les Oscars à venir.
Miltiade

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3,5
Publiée le 19/01/2018
Le plus frappant des atouts de "3 billboards" est cette alliance de burlesque, de grotesque et de tragique propre à l’auteur : dans une même scène McDonagh porte au plus haut à la fois le rire et le drame. A sa manière, le mélange est osé… et ne convainc pas toujours au début. Cependant, le film est si énergique – rythmé et intense – et les péripéties du scénario si improbables que cette bizarre mais rare combinaison de mélodrame et d’humour noir finit par emporter. De plus, les acteurs font vivre des personnages marquants. Ils apparaissent d’abord comme de spectaculaires caricatures mais leur richesse sera peu à peu révélée par l’intrigue, jusqu’à en devenir émouvants. Une trajectoire qui reflète celle du film tout entier, qui commence dans la rage et s’achève sur ce qui est presque de la tendresse. L’indéniable qualité de ces audaces d’écriture basées sur l’alliance des contraires apporte beaucoup au film… et le dessert aussi parfois, car ces audaces rendent trop visibles justement cette écriture, ce qui provoque des effets de « décollement du réel » qui font décrocher du film. Comme ces lettres posthumes postées aux différents personnages, qui certes sont drôles (par leur ton) et tristes (car c’est un mort qui s’exprime), mais servent trop bien la mécanique de l’intrigue pour qu’on les croit vraisemblables (elles contiennent même une explication psychologique (redondante) de chaque personnage !).
Chris58640

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4,5
Publiée le 19/01/2018
Que ca fait du bien de voir des films de cette qualité ! On ne va pas tourner autour du pot, « 3 billboards » est une réussite, une vraie belle réussite. C’est d’abord une réussite d’un point de vue technique, et on la doit à Martin MacDonagh. Le film dure presque 2 heures et c’est à regret que l’on voit arriver le générique de fin, pas une scène de trop, pas une scène qui dure trop longtemps, pas une scène de pathos alors que le scénario offre des dizaines d’occasion d’en glisser une. « 3 billboards » est un film très maîtrisé dans sa forme, que ce soit au niveau de l’ambiance « petite bourgade du sud des Etats-Unis », au niveau de la photographie et même au niveau de la bande originale. Très éclectique, passant sans transition de la variété à la country puis bifurquant sans prévenir vers le classique et l’opéra, cette BO sert le film au lieu d’appuyer les effets. Au contraire même, la musique est parfois utilisée à contre-emploi, elle apporte une petite puissance supplémentaire à des scènes déjà très fortes. Des scènes fortes (incendie, bavure policière) sont parsemées tout au long du long-métrage, mais il y a aussi des petites trouvailles comme cette scène filmée au travers du pansement d’un grand brulé ou encore ce flash back très court mais tellement percutant qu’il nous laisse cloué sur notre siège de cinéma. Honnêtement, je ne m’attendais pas à voir une comédie en choisissant ce film, mais je n’imaginais pas non plus la puissance comique qui allait s’en dégager. On est dans le drame absolu et pourtant, un humour noir, limite cynique vient 10 fois, 100 fois, 1000 fois alléger le propos du film. On peut raconter les histoires les plus sordides du monde (et l’histoire de Mildred Hayes est sordide) comme ça sans problème. Le film ne baisse jamais de rythme nous faisant au contraire valser comme sur des montagnes russes : rebondissements tragiques que l’on ne voit pas venir, fausse piste quant à la résolution du crime, le film ne cède pas à la facilité, y compris à la facilité du « happy end » policier, c'est-à-dire à la résolution par enchantement d’une enquête insoluble. Frances MacDormand est tout simplement impériale dans le rôle de cette femme à la rage rentrée, dont le chagrin et la culpabilité (voir le flash back) se sont agglomérés dans son ventre comme une boule de colère que rien, mais vraiment rien, ne viendra altérer. Le shérif du coin, un brave type visiblement dépassé par un crime de ce calibre, à lui aussi aggloméré dans son ventre la frustration de cette enquête qui n’avance pas et l’a transformé en cancer du pancréas. C’est Woody Harrelson qui lui donne corps et son personnage est très vite terriblement attachant, jamais caricatural, et sans en faire des tonnes, il faut passer beaucoup dans le rôle du sheriff Willoughby. Mais c’est dans le second rôle de Jason Dixon que l’acteur Sam Rockwell livre une vraie performance. Ce personnage de flic violent, raciste, limité et qui vit encore chez une mère visiblement castratrice est au départ une vraie caricature que l’on aime détester et puis… spoiler: son personnage évolue alors qu’on n’aurait pas parié un euro dessus, il prend une épaisseur inattendue et on finit par trembler pour lui, parce que lui aussi, à sa manière, supporte mal la non résolution de la mort d’Angela Hayes. Il y plein de rôles secondaires très écrits dans « 3 billboards » et l’on retrouve avec plaisir Peter Dinklage ou Zeljko Ivanek ou même encore Clarkes Peters que les amateurs de bonne séries TV connaissent bien. Le scénario de « 3 billboards », je l’ai dit, ne cède jamais à la facilité. On s’attend à voir un film policier mais on est devant autre chose spoiler: et rien ne dit qu’à la fin, on connaitra l’identité du tueur, ni même qu’on aura le début d’une piste. Le pari de Mildred avec ses panneaux est de réveiller l’enquête, mais rien ne dit qu’à part mettre la ville sans dessus dessous, elle obtiendra des résultats. Elle se met à dos une bonne partie de la ville, y compris le dentiste (cela donne une scène qui, bien que plus courte, est au moins aussi angoissante que celle de « marathon man » !), elle règle aussi ses comptes avec son ex-mari (un flic qui la battait) par la même occasion. Mildred joue gros avec des 3 panneaux géants, elle crève un abcès qui la ronge en faisant cela : l’abcès d’un mariage violent, d’une culpabilité qui la ronge somme de l’acide, et d’un crime abominable qui pourrait bien rester impuni. La détermination de Mildred force l’admiration mais est aussi vaguement angoissante car elle met le doigt dans un engrenage qui lui fera faire bien pire que d’acheter 3 pubs géantes. Le scénario est presque formaté comme un tourbillon qui vous entraine de plus en plus loin dans la rancœur, la vengeance et le crime, mais il a l’intelligence de rappeler, au moment où on s’y attend le moins, que l’intelligence et la sensibilité peuvent rattraper les situations les plus pourries. Ce qui fonctionne dans le film de MacDonagh, c’est que l’on n’est pas devant un polar conventionnel, d’ailleurs on ne saura quasiment rien du crime en lui-même et de l’enquête menée : on est dans autre chose. La toute fin est un peu frustrante, un tout petit peu trop abrupte à mon gout, mais elle donne une note finale un peu amère qui sied bien à ce film absolument incontournable que je vous conseille vivement : du très très bon cinéma !
Les choix de pauline

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5,0
Publiée le 19/01/2018
Un GRAND GRAND film!! Un film noir et lumineux, poignant et savoureux . Un western moderne qui s’assume avec force et malice. Des personnages tragiques, entiers , qui dérangent et bouleversent . Une intrigue classique et impitoyable mais Saupoudrée d’ éclairs d’humour grinçant. Une description d’une Amérique archaïque et pathétique où vengeances et rédemptions font encore loi. On est bouleversé, on est charmé. On adore le jeu des acteurs ,on savoure l’intelligence de la réalisation Un grand film de cinéma ( plus dans la veine de Clint Eastwood que de Tarantino). Allez le voir!
Requiemovies

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4,5
Publiée le 19/01/2018
Avec le trop méconnu Bon baisers de Bruges, Martin McDonagh avait fait son petit (sinon grand effet) suivi du brouillon et foutraque 7 Psychopathes qui mélangeait trop les genres. Peu importe, le charme de son premier long-métrage, le pitch et le casting de 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance amenait à une certaine curiosité, auréolée des avis public et presse Outre-Atlantique. Son succès aux derniers Golden Globes ne faisant que confirmer tout ça. On peut tout de suite admettre la réussite indéniable de ce premier grand film de 2018. Réussite proche des grands films mélodramatiques populaires des années 80, où un scénario béton évoluait au son de dialogues parfaits. Et c’est bien sur ce point que 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance tire sa force majeure. Cela fait bien longtemps que la rencontre d’un script et de tels dialogues n’avaient pas eu lieu au cinéma. Chaque réplique semble être écrit avec une attention majeure, une intelligence et une brillance fulgurante. Le traitement singulier qu’apporte Martin McDonagh (scénariste et réalisateur du film) est remarquable, jonglant constamment entre tragédie et humour noir, sans jamais rendre ses personnages caricaturaux et surtout en apportant constamment un équilibre entre chacun des protagonistes de l’histoire ; sans en sacrifier aucun. C’est donc à travers sa qualité d’écriture, comme de metteur en scène, qu’il dirige ce film choral, drame humain, tout en lui permettant à travers une histoire sans temps mort de parler de tolérance, du vivre ensemble et du pardon dans une Amérique raciste. Et si tout semble respirer l’Amérique profonde tendance americana (superbe score de Carter Burwell et autres titres en ajouts) Martin McDonagh évite et surpasse le piège des clichés que son sujet pouvait laisser présager. D’une virtuosité remarquable, 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance prend le spectateur de la première à la dernière image, et emmène ses personnages encore une fois là où on ne les attend pas ; réactions, résonnances entre chacun d’eux, tout est étonnamment surprenant et réaliste à la fois. Là où certains verront un simili de cinéma des frères Coen, McDonagh échappe justement à ça par sa propre grammaire cinématographique et le ton employé pour définir un cinéma qui lui est propre. Violent et doux à la fois, drôle et profondément dramatique, 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance, est un peu de tout ça, pluriel comme cette petite ville US qu’il tente de faire vivre où chaque personnage serait une métaphore d’un problème social actuel aux Etats-Unis. C’est fort, brillant, original et superbement interprété. A ce titre saluons la prestation magistrale de Frances McDormand en tête, Woody Harrelson et Sam Rockwell qui brillent tous dans leur registre, tant il est bien difficile de ne pas saluer l’ensemble du casting. McDonagh franchit un cap réel avec ce film et on espère que sa fréquence de réalisation passera vite en-dessous des 4 ans comme précédemment. En outre, on prend les paris qu’un minium de deux statuettes dorées sera délivré dans un mois (meilleure actrice et meilleure scénario) et une troisième serait bienvenue pour Sam Rockwell. Première surprise de l’année, de haute volée, 3 Billboards, Les panneaux de la vengeance qui en plus de s’afficher comme le film du moment, procure à nouveau ces sensations cinématographiques qu’on ressent de plus en plus rarement, celles qui touchent, font réfléchir et ce à travers un discours loin d’être manichéen où émerge un film subtilement touchant. requiemovies.over-blog.com
JEAN-SEBASTIEN C

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4,5
Publiée le 19/01/2018
Génialissime ! Émotions garanties dans ce film qui est capable de nous faire exploser de rire grâce à des comiques de situations et surtout de répliques qui tuent et l’instant d’après de nous bouleverser à cause du fond de l’histoire terrible... Ça nous prend aux tripes, les acteurs jouent parfaitement bien leurs rôles, très crédibles. Seule la fin m’a paru un peu dériver vers un hors sujet à l’américaine même si on reste effectivement sur le thème de la vengeance à assoiffer, sur une justice à rendre coûte que coûte mais Version évidement très made US (se faire justice soi-même... quasiment ;-) Mais je n’en dirais pas plus Lol À voir absolument ce petit chef d’œuvre !
Didi de la vega

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4,5
Publiée le 18/01/2018
Une vrai immersion dans le fin fond des Etats Unis. Les musiques sont très belles, des acteurs qui jouent bien et une pointe d'humour très reussi !
Philippe G.

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4,5
Publiée le 18/01/2018
Arthur Penn La poursuite impitoyable avec Angie Dikinson et Marlon Brandon sa description au scalpel de la société d 'une petite ville américaine . Evidemment il manque une demi étoile a ce film pour s'approcher du chef d'oeuvre d'Arthur Penn , un je ne sais quoi , sans doute un poil trop optimiste car le réalisateur croit a la rédemption et au pardon, ainsi qu'à la comédie. Il y a au moins deux acteurs poids lourds dans ce film , l'un des deux est le plus surprenant au final. A voir !
Jean-François B.

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5,0
Publiée le 18/01/2018
rien à dire de plus que tout ce qui est écrit : c'est un chef d'œuvre comme il y a longtemps que nous n'avons pas eu et un formidable cri de révolte et d'espérance
Housecoat

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4,0
Publiée le 18/01/2018
Martin McDonagh fait un peu partie de cette nouvelle génération de réalisateurs auquel on ne fait gaffe que quand il sort un coup d'éclat ayant fait beaucoup de bruits. Et avec les prix qu'à reçu Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, il est probable que son nom va retenir l'attention de beaucoup de cinéphiles pour les prochaines années. Le dramaturge British ressort de son oeuvre mère Bons Baisers de Bruges et de l'intéressant 7 Psychopathes, voit des panneaux d'affaires irrésolus et écrit une comédie dramatique avec en tête la pince sans rire Frances McDormand. On fait facilement le rapprochement entre le cinéma de McDonagh et celui des Frères Coen pour son humour noir et décalé, rien de plus normal que l'actrice qui fait maintenant partie intégrante de ce type d'univers caustique où la drôlerie provient là d'où elle n'est pas censée provenir en mordant les aspects négatifs de notre société y trouve le meilleur rôle de sa carrière depuis Fargo. On peut dire la même chose de Sam Rockwell parfait dans son rôle de flic nul et antipathique. McDonagh fait mieux que les exploiter, il les révèle, les flamboie. La facette comédie du film est présente mais se fait grignoter petit à petit par la facette humaine de la tragédie qui touche Ebbing, démontrant tout le talent de ses interprètes tant dans l'humour que dans leur lente descente vers le sérieux. Le propos est simple, à l'inverse difficile des émotions humaines qui sont le fondement de cette histoire. Les questions se posent: Pourquoi s'en prendre à la police ? Pourquoi s'en prendre à notre respectable chef ? Pourquoi sont-ils incapables de trouver le responsable du meurtre ? Pourquoi sont-ils plus compétents à commettre des bourdes ? Fait-elle ça par colère ? Par culpabilité ? Pourquoi se donner autant de mal à se faire détester ? Quelle aboutissement aura cette histoire ? Quand Mildred discute avec le prêtre sur les raisons de sa publicité subversive. Elle aurait pu répondre par la tristesse une phrase révélatrice qui aurait remit tout le monde à sa place. "Et combien de vos ouailles ont perdu leur fille ? Ils ne peuvent pas comprendre." Mais préféra la réponse colérique à travers sa tirade acide sur les gangs de Los Angeles transpirant finalement des mêmes préjugés racistes qui piétinent chacun des personnages et que McDonagh s'amuse à mettre en évidence pour leur plus grand malheur. Car finalement, les questions que les personnages ne se posent pas sont nombreuses, mais la réponse en revanche est très facile à comprendre. Telle est ce que McDonagh raconte à travers toute les différents actes commis par les personnages, la chose tellement simple à deviner que c'est finalement la personnage la plus demeurée du film qui doit la réciter d'une manière qui se révèle sous la plume de son auteur aussi cruche et absurde que l'escalade de violence que ces panneaux ont provoqués: la haine n'attise que la haine. Les panneaux rouges flamboyant de colère ne sont qu'une extériorisation de la négativité que tout le monde essaye d'évacuer de la pire façon possible alors qu'il suffit depuis le commencement de s'apaiser, de réfléchir, de ne pas laisser la haine envers autrui provoquer des dégâts regrettables. A ce titre, la direction prise par la fin est brillante. spoiler: Se concluant par une phrase ouverte plus qu'évocatrice et qui nous questionne nous-même sur la bonne chose à faire. On ne pouvait rêver d'une meilleure écriture venant du gars qui se prétend avec un soupçon d'ironie meilleur que William Shakespeare. Three Billboards Outside of Ebbing, Missouri est donc sans contexte le meilleur film de ce début d'année. Qui pose une réflexion dans la rigolade et la peine de ce que rapporte vraiment la haine, rien du tout. En revanche pour avoir posé cette question, il est clair que Martin McDonagh n'a pas fini de recevoir.
floflo2204

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4,5
Publiée le 17/01/2018
Un genre de western contemporain taclant une grande partie des problèmes de société actuels porté par une Frances McDormand incarnant jusqu'au bout des ongles cette mère folle de rage et de désespoir. C'est à peu près ce qu'il ressort de l'excellent Three Billboards brillamment dirigé par Martin McDonagh. Les échos sur ce film sont nombreux et il est dur d'y arriver sans un minimum d'attente quant au contenu pourtant on est surpris à de nombreuses reprises par la tournure du récit. Le scénario est écrit avec beaucoup de soin et ne nous perd jamais dans les différentes histoires qui se raconte. Il est à mon sens important de souligner la capacité du scénariste à varier les styles du tout au tout en l'espace d'une scène, tantôt porteur d'un humour noir tantôt porteur du malaise de la société tantôt porteur de toute la tristesse d'une mère, cette histoire est racontée avec une grande attention. On doit accorder à Martin McDonagh la subtilité avec laquelle il s'attaque à différents problèmes que ce soit l'homophobie, le racisme de la police, les vices de la société en tout genre,... ça n'arrive jamais comme un cheveu sur la soupe. Petit bémol cependant en ce que certains personnages ne sont pas d'une grande utilité et ne sont pas assez développés. Néanmoins, il est évident que la plus grande qualité du long-métrage réside dans son casting qui sait faire vivre ses personnages de la plus forte des manières et ce à chaque instant. Frances McDormand est impressionnante mais Sam Rockwell, Woody Harrelson, Caleb Landry Jones, Lucas Hedges,... ne sont pas en reste. On découvre le talent de certains tandis que d'autres ne sont que des confirmations. Quoi qu'il en soit, il est indéniable que le rôle principal porté par McDormand est empreint d'une puissance et d'une tristesse qu'elle fait ressortir de l'écran à chacune de ses apparitions. Les décors de la ville fictive d'Ebbing dans le Missouri sont magnifiques et se prêtent à cette histoire de la plus belle des manières. De même, la musique qui accompagne le film est réellement une surprise, les morceaux d'opéra présents nous intriguent au premier abord mais savent rapidement rendre une scène plus prenante. Cependant, là où le film prend toute sa puissance, c'est lorsque des morceaux dans un style de western se font entendre ce qui nous donne l'impression d'être en plein coeur du désert prêt à en découdre. La réalisation de Martin McDonagh constitue également un certain point fort en ce qu'elle nous emporte toujours plus loin dans la recherche de ce coupable et la soif de vérité de cette mère complètement perdue. En bref, Three Billboards se résume à un genre de western moderne porté par un formidable casting et un scénario écrit avec un grand talent.
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