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Mise à Mort du Cerf Sacré
note moyenne
3,1
1128 notes dont 136 critiques
7% (9 critiques)
24% (32 critiques)
24% (33 critiques)
18% (25 critiques)
14% (19 critiques)
13% (18 critiques)
Votre avis sur Mise à Mort du Cerf Sacré ?

136 critiques spectateurs

benoitG80
benoitG80

Suivre son activité 914 abonnés Lire ses 1 365 critiques

4,5
« Mise à Mort du Cerf Sacré » est après le très bon « Lobster » du même Yórgos Lánthimos, un deuxième uppercut violent et magistral, dont les premières impressions auront bien besoin de décanter avant d’en parler ! Quel cinéaste virtuose capable d’aller dans les tréfonds de l’âme humaine pour en décortiquer le malaise, l’hypocrisie, les travers et au bout du compte la peur... Nous voilà plonger dans une famille bourgeoise et aisée, où l’apparence est plus forte que tout, où tout sentiment spontané est contenu, où la moindre marque d’affection existe à peine, pour dégager ainsi un univers mort, aseptisé et glacé, impersonnel et inconsistant, les seules discussions familiales étant cadrées, formatées et réduites à des organisations du quotidien ! C’est l’irruption du jeune Martin, à la présence ambiguë qui sera la première fissure, avant les véritables craquelures de cette famille, si guindée et presque censurée dans sa façon de vivre. De plus, ce cercle familial étrange et anxiogène, l’est encore plus par l’aspect à fortiori clinique de leur univers professionnel, où de longs couloirs et de grands espaces nous mettent presque mal à l’aise ! Tout cela va donc provoquer une impression étonnante, où le spectateur sera l’observateur attentif des menues réactions des uns et des autres, de l’évolution de chacun de ces personnages, entraînant des retournements inouïs, pour atteindre l’impensable avec l’ultimatum posé par Martin en terme de sacrifice ! Et justement, qu’on ne s’y trompe pas, car sans en dévoiler la teneur, la notion de sacrifice ici, présente tout son intérêt en tournant à la métaphore pure ! Le film au-delà des surprises, des rebondissements devient littéralement angoissant et passionnant à suivre, Colin Farrell et Nicole Kidman étant parfaits dans leurs névroses, engendrant elles-mêmes tout un lot de réactions qui vont avec ! C’est un couple qui va nous embarquer dans un fonctionnement ahurissant face au jeune Barry Keoghan, phénoménal et tellement inquiétant et saisissant dans sa composition de haute volée ! Quant aux deux enfants, ils sont aussi stupéfiants par leur présence prenante et leur impact... Bref, sans entrer dans un problème politique ou relatif à la mythologie, on ne pourra être que secoué par ce drame dont la dimension tragique se décuple au fur et à mesure des événements inimaginables ! Décidément, Yórgos Lánthimos est un cinéaste à suivre. Atypique, surprenant et décoiffant, son travail nous laisse franchement dans un drôle d’état ! À voir...
selenie
selenie

Suivre son activité 407 abonnés Lire ses 4 733 critiques

3,0
Dans une économie de décors comme de personnages on est prisonnier d'un plan démoniaque dont on ne comprend strictement rien. Car on ne sait jamais rien sur le pourquoi du comment qui permet à Martin de mettre en place son plan. Mais si c'est un système assez envoutant on reste malheureusement frustré par un thriller qui penche vers le fantastique de façon plutôt facile puisque jamais on a les réponses aux questions aussi essentielles que nécessaires. Intéressant et prenant comme un sortilège mais à la conclusion trop illogique pour convaincre pleinement. Site : Selenie
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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4,0
On savait qu’après The Lobster, le nouveau long-métrage Yorgos Lanthimos donnerait encore un sentiment perplexe. Le cinéaste nous invite dans le cocon d’une riche famille où tout est aseptisé et parfait. Colin Farrel est un brillant chirurgien et Nicole Kidman une ophtalmologue respectée. Le couple est parent de Kim 14 ans et Bob 12 ans. Discrètement, le père s’occupe Martin, le fils de l’un de ses patients décédé au cours d’une intervention. Celui-ci va s’immiscer petit à petit au centre de l’intrigue pour imposer à tous une vengeance qui va au-delà du réalisme. En s’inspirant aussi bien de Pier Paolo Pasolini ou Stanley Kubrick, Lanthimos pervertis cette famille en dévoilant leur âme la plus sombre. Grâce à un humour très teinté de noir, il sait nous capter et nous déranger, nous attirer et nous dégoûter. Mise à mort du cerf sacré ne laisse pas indemne, mais la malédiction tombée sur la famille est trop inexplicable pour nous transporter. On se doute que le clé en main ne fait pas partie répertoire de Yorgos Lanthimos, mais un semblant de théorie nous aurait permis une immersion totale dans ce thriller glaçant et singulier. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44
Christoblog
Christoblog

Suivre son activité 356 abonnés Lire ses 1 145 critiques

4,0
A l'image de son titre, le nouveau film de Yorgos Lanthimos est à la fois intellectuellement stimulant, inutilement alambiqué et esthétiquement séduisant. Commençons par l'aspect intellectuel : le scénario nous égare un bon bout de temps sur des fausses pistes avant de se préciser progressivement, pratiquement à notre corps défendant, tellement l'intrigue est dérangeante et surréaliste. A ce titre, on en profite bien mieux si on ne connait rien de son propos. Sans dévoiler son pitch, je dirais seulement que le film m'a beaucoup plu, donnant une incarnation cinématographique au thème de l'irruption du sacré dans le réel, sujet fort peu traité au demeurant. Sa rigoureuse logique interne est à la fois terrifiante et plaisante. Elle conduit inévitablement à la question : "Nom d'un chien, que ferais-je moi-même à la place de Steven ?". La stimulation intellectuelle engendrée par le scénario de Lanthimos sera pour certains peut-être un peu gâchée par une inutile sophistication : la scène d'ouverture sur une opération à coeur ouvert en est un bon exemple. D'autres jouiront de la beauté esthétique ahurissante de certains cadres, de l'utilisation rigoureuse des symétries et de la photographie glacée mais somptueuse. Le cinéma de Lanthimos n'est pas un cinéma de sensation, c'est un cinéma de réflexion. C'est surtout à ce titre qu'il peut être comparé à celui de Kubrick. Si on accepte ce postulat, alors il procure un plaisir certain.
Freakin' Geek
Freakin' Geek

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4,0
Pour son originalité, Mise À Mort Du Cerf Sacré n’a certainement pas volé son Prix du Scénario reçu à Cannes. Le réalisateur Yórgos Lánthimos signe un thriller vraiment pas comme les autres qui flirte avec le fantastique et une ambiance horrifique. Très différent dans le ton de The Lobster, le film devraient cependant séduire tout ceux qui avaient aimé le précédent film du réalisateur par sa folie dérangeante. Il se dégage de ce film une atmosphère cauchemardesque pesante vraiment réussie qui ne conviendra probablement pas à tous les spectateurs. La longueur excessive du long métrage l’empêchera cependant d’être la grande réussite qu’il semblait être dans sa première heure pleine de mystères. [lire la critique complète sur freakingeek.com]
Mickael R.
Mickael R.

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0,5
C'est l'histoire d'un film qui m'a volé 2h de ma vie... On remarquera : la présence de stars mondiales du cinéma et un scénario absolument loufoque, intégrant des métaphores beaucoup trop profondes pour ne pas dire completement ratées.
dominique P.
dominique P.

Suivre son activité 405 abonnés Lire ses 1 926 critiques

2,5
C'est assez difficile d'émettre une critique pour une histoire pareille. Tout d'abord le film est extrêmement bien fait, il est soigné, de grande qualité et parfaitement interprété par les acteurs. Il y a de la tension, du suspens, des questionnements. On est vraiment tenus en haleine et intrigués. Le souci c'est que voilà encore une histoire complètement tordue, malsaine. Pendant la première moitié, c'est bien, c'est chouette et la deuxième moitié est sincèrement glauque et pénible.
velocio
velocio

Suivre son activité 307 abonnés Lire ses 2 127 critiques

4,0
Il se dit que le Festival de Cannes a ses réalisateurs "chouchous", des réalisateurs qui voient chacun de leurs films présents sur la Croisette. C'est un peu vrai pour le réalisateur grec Yórgos Lánthimos, même si c'est à Venise que "Alps", son 3ème long métrage, avait été présenté en 2011 ! En tout cas, "Canine", le deuxième, faisait partie de la sélection Un Certain Regard en 2009 et il y avait glané le prix Un Certain Regard et "The Lobster", le 4ème, présenté en sélection officielle en 2015, était reparti avec le Prix du Jury. Retrouver cette année Yórgos Lánthimos en compétition officielle n'était donc pas une surprise, la surprise étant plutôt qu'il ne soit reparti qu'avec le Prix du scénario. En effet, dans une compétition plutôt faible, beaucoup considéraient que "Mise à mort du cerf sacré" aurait fait une Palme d'or tout à fait acceptable, tout comme "Vers la lumière" de Naomi Kawase, ce dernier film n'ayant même pas eu de Prix de consolation. Comme dans "Canine", Lánthimos nous introduit dans une famille, mais, cette fois-ci, avec un schéma presque totalement inverse : dans "Canine", le père de famille cherchait à isoler sa famille du reste du monde, dans "Mise à mort du cerf sacré", le père de famille, chirurgien réputé, cherche, à ses risques et périls, à introduire un gamin en difficulté parmi les siens. "Mise à mort du cerf sacré", comme les films précédents de Yórgos Lánthimos, lorgne vers le fantastique tout en ayant une assise ouvertement réaliste. Cette assise réaliste, elle apparait, par exemple, dans le fait que le film, bien que tourné à Cincinnati, aux Etats-Unis, nous parle subtilement de la situation de la Grèce : la dette que la famille doit payer de façon brutale ne manque pas de faire référence à un pays poussé à sacrifier son économie et son futur en raison de ses dettes du passé. Thimios Bakatakis, le Directeur de la photographie, était déjà aux côtés de Lánthimos pour "The Lobster" et, esthétiquement, le film est de nouveau une belle réussite. Quant à Nicole Kidman et Collin Farrell, ces têtes d'affiche contribueront sans doute à attirer de nombreux spectateurs qui ne seront pas déçus tant leur jeu est solide.
Fabien D
Fabien D

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4,0
Après une the lobster décevant, Lanthimos revient fort avec cette fable macabre d'une radicalite surprenante. Esthétiquement, le film est une merveille avec ses grands cadres et ses longs travellings kubrickiens, sa froideur extrême sert parfaitement le propos d'un film autour de la vengeance et de la culpabilité. Les partis pris du cinéaste pourront rebuter bon nombre de spectateurs d'autant plus que les acteurs, Farell et Kidman en tête, apparaissent comme des êtres froids et dénués de sentiments. Leur prestation exceptionnelle sert parfaitement le scénario machiavélique de Lanthimos. On pourra trouver la symbolique un peu trop appuyée, le final a la Funny game un peu too much, il n'en demeure pas moins que Lanthimos est un cinéaste à suivre.
ffred
ffred

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5,0
Après la claque The Lobster et le non moins étrange et dérangeant Canine, Yórgos Lánthimos remet ça. Prix du scénario à Cannes cette année cette Mise à mort du cerf sacré aurait mérité mieux. Le réalisateur grec nous offre une œuvre fascinante à la tension écrasante, aussi lente qu’hypnotique, aussi étouffante que troublante. Plus ancré dans la réalité que d’ordinaire (même si toujours empreint de fantastique), le scénario est une merveille d’écriture. Vengeance, amour, famille, culpabilité, manipulation, sacrifice, sur large palette de thèmes dont ceux de prédilection de Lánthimos. La mise en scène est toujours aussi virtuose et puissante. Le casting toujours impeccable. Après The Lobster Colin Farrell (parfait) retrouve le metteur en scène et sa partenaire du récent Les proies (aussi à Cannes). Nicole Kidman est au diapason. D’abord effacé, le rôle prend de plus en plus d’épaisseur pour finir à jeu égal avec celui de son partenaire. Le jeune Barry Keoghan (déjà vu cette année dans Dunkerque et A ceux qui nous ont offensés cette année) est une vraie révélation. Il est absolument bluffant et totalement terrifiant. Les jeunes acteurs qui incarnent les enfants sont aussi très bien. Techniquement, c’est superbe. La photo est sublime, les décors froids et la musique effrayante. Mise à mort du cerf sacré est donc un film glaçant, angoissant, hors norme, aussi étrange et dérangeant que les autres films du réalisateur (et sans doute son meilleur), qui nous remue en profondeur et ne laissera pas indifférent (beaucoup de personnes ont quitté la salle en cours de projection). J’en suis sorti mal à l’aise, aussi perturbé que fasciné en me demandant bien ce que je venais de voir mais en étant sûr d’avoir assister à un grand moment de cinéma devant l’un des meilleurs films de l’année, si ce n’est le meilleur. Chef d’oeuvre.
Stéphane C
Stéphane C

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5,0
Un ovni irrationnel et totalement immoral, j’adore ... Kidman et Farrell sont remarquables, la réalisation parfaite !
namury
namury

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 5 critiques

5,0
Magistral. Un pur chef d’œuvre. Quand le cinéma est aussi puissant qu’un grand chef d’œuvre littéraire.
Kiwi98
Kiwi98

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4,5
Chirurgien de l’irrationnel, Yorgos Lanthimos est un cinéaste faisant couler beaucoup d’encre depuis la sortie de son second film, « Canine », en 2009. Depuis, chacune de ses œuvres est un coup d’éclat, comme notamment « The Lobster », qui avait bouleversé le festival de Cannes en 2015, et désormais « Mise à Mort du Cerf Sacré », maelström absurde et malsain orchestrant une sublime nécrophilie pasolienne. Autant le dire d’emblée, on ne s’attendait à se délecter de « Mise à Mort du Cerf Sacré » avec un plaisir aussi dithyrambique, tant le film n’est autre qu’une véritable suprématie sublimée de la mise en scène, tout en mettant au premier plan les acteurs et la froideur quasiment burlesque du récit. Le film n’est pas sans faire penser à « Théorème », prodige cinématographique et littéraire de Pier Paolo Pasolini, bluffant de radicalité, de simplicité, et dévoilant les racines du sacré. Yorgos Lanthimos tente une approche assez similaire : dans les deux cas, un jeune homme charmant s’infiltre dans une famille bourgeoise et y sème le trouble. On remarquait déjà dans « The Lobster » une précision formelle « à la Kubrick » et un scénario ressemblant à une hallucination de Buñel. « Mise à Mort du Cerf Sacré » est encore plus clinique que « The Lobster », tout en se montrant bien plus sauvage et allégorique, disséquant sans vergogne la famille américaine. Thriller virtuose, macabre et furieusement cynique, ce film, digne hériter des géants du malaise, grince entre l’humour noir et le drame familiale, allant franco dès qu’il s’agit de passer du rire au choc. Lanthimos parvient à un sommet de maitrise au niveau de sa réalisation. Il sublime ses personnages autant qu’il les démolit, passant à travers de nombreux cadres, dont le vide existentiel des protagonistes, illustré par le fait qu’ils vont jusqu’à simuler une anesthésie sur fond de rite sexuel. Par la seule force de sa caméra, Lanthimos fait de nous des voyeurs, des spectateurs impuissants de cette justice privée d’une rare subversion. Calme chaotique et force tranquille sont au rendez-vous, la cruauté devient un facteur comique, sublimant un contexte surréaliste ténébreux, interrogeant directement le squelette de l’esprit humain. « Mise à Mort du Cerf Sacré » n’a de cesse d’entretenir son universalité, s’avérant totalement anti-spectaculaire tout en se targuant d’un vertige organique fascinant. Au delà de la claque esthétique, Lanthimos cadre une œuvre spectrale tutoyant le cinéma de genre sans jamais contredire son regard vilipendé. Dès que l’on s’imagine dans notre zone de confort, un son, ou une image, vient nous perturber, voire nous agresser (le premier plan nous laisse un souvenir impérissable), allant à l’encontre de nombreuses scènes touchant du doigt le sublime. La scène finale par exemple, utilisant une symphonie de Bach déjà présente à la fin du « Miroir » de Tarkovski, et ainsi, lourde en symbolique. Jouissant d’une inventivité venimeuse, « Mise à Mort du Cerf Sacré » met également en avant un propos politique. L’histoire n’est autre qu’une métaphore de la situation politique et économique de la Grèce, patrie de Lanthimos, ce qui fait passer le film pour une véritable catharsis cinématographique, allant donc bien plus loin que le film d’auteur copieux et fétichiste. Avec « Mise à Mort du Cerf Sacré », Lanthimos semble enfin arriver à une apothéose, un chef-d’œuvre, modeste, clinquant, fort, éreintant, maladif, hypnotique et pathétique, révélateur de plusieurs possibilités d’exégèses. Poésie du désir, malaise fantasmé, « Mise à Mort du Cerf Sacré » va chercher dans nos sentiments des sentiers jamais explorés. À couper le souffle, et à se demander comment les cerfs se suicident. Un désir involontaire.
Bertrand G.
Bertrand G.

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4,0
Je suis allé voir ce film un peu par hasard et très rapidement je me suis rendu compte qu'il me faisait penser à The Lobster, et pour cause, j'apprends qu'il s'agit du même réalisateur. Colin Farrel, chirurgien, joue parfaitement, usant d'un ton monocorde, équilibre subtil entre jeu théâtral et attitude d'un personnage hyper policé. Le jeune homme lui répond de la même façon, apportant aux dialogues un caractère volontairement artifiel et troublant qui confine au rêve, au cauchemar à venir. On est immédiatement projeté dans l'ambiance, une atmosphère lourde et glaçante, malsaine à l'image de la relation du père avec le jeune homme. Le physique particulier du gamin rajoute à cela, bien dirigé par le réalisateur. Le personnage de Nicole Kidman prend de l'ampleur au fur et à mesure que se déroule la trame du film. On comprend qu'on a affaire à une famille typique de middle class aisée où chacun doit jouer son rôle sous une façade de bonheur (le fils doit arroser les fleurs, la fille doit aider sa mère pour promener le chien, etc ...) où les parents ont leurs névroses (scène où le couple fait l'amour en simulant une anesthésie générale, bracelet de montre en métal plutôt qu'en cuir ... ). Le jeune homme qui s'immisce dans leur vie va donner un grand coup de pied à ce bel édifice et la façon dont le réalisateur pose l'intrigue est tout à fait originale, en particulier dans la manière dont les enfants sont affectés. La vengeance est le moteur du garçon et le père doit payer ses erreurs s'il veut sauver sa famille. Les parents sont livrés à un choix cornélien pour se sortir du cauchemar, on nage en pleine tragédie grecque. Les comportements de chaque membre de la famille sont altérés, fils essaie subitement de plaire à son père, la fille propose de se sacrifier, la mère accuse le père de ne pas les protéger et va jusqu'à masturber l'anesthésiste qui travaille en binôme avec son mari tandis que celui-ci lui dit de garder ses conseils d'ophtalmologue pour elle quand il ne jette pas la vaisselle hors des placards. On se rapproche de The Lobster où Colin Farrel finissait par se sacrifier en se crevant les yeux ... ici on s'ampute d'autre chose...
guillermo_go
guillermo_go

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1,0
Sacré Yorgos — Ha ok c'est une allégorie sur le cinéma? Parceque je me suis bien identifié au gamin qui spoiler: saigne des yeux à la fin. Un soufflé au goût de Shining pâteux, avec du sucre en poudre crypto Pasolinien. Un donut autosatisfait, malheureusement pas aussi malin qu'il ne se croit. Une observation de moeurs hypocrite déjà bien rendure dans *Canine*, dont ce film partage aussi le même défaut selon moi: sacrifier la signification au désir de choquer. On appréciera quand même le rendu de sa direction d'acteurs, un jeu 'blanc' par lequel les acteurs géniaux traduisent la névrose du vide existentiel qui traverse leur personnage, qui ressemble à des figurants de leur propre vie. Déréliction de la bourgeoisie américaine, emprisonné de leur conformisme désincarné. Il y a de la violence sèche à la Haneke, de la tentative de symbolisme un peu vague à la Aronovski dans son dernier film aussi (Mother!).L'emballage, à défaut dêtre inédit, avec ses longs couloirs d'hopitaux vertigineux tout en symétrire obessionnelle à la Kubrick, offre au film l'atmosphere très réussie sur laquelle, malheureusement, tout semble reposer. À partir de là, difficile d'être crédible en tant que cineaste puisqu'il ne compte que sur cette esthetique pour dénoncer l'hypocrisie bourgeoise! Dans les deux cas, les apparences ne cachent pas longtemps la vraie nature des choses. En tous cas ici - comme dirait mon père, cest "Hey! Regardez comme je descend bien l'escalier!". Dommage on s'était vraiment régalé avec son Lobster! ps/ Si l'un de vous à une interpétation valide à me proposer, je suis vraiment preneur car je peux être passé à côté du film, c'est possible aussi dans ce genre allégorico-surnaturel (je dois mentionner que mon film favori est Inland Empire, j'aime bien me prendre la tête mais pas qu'on me prenne pour un veau).
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