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    Une femme fantastique
    note moyenne
    3,8
    650 notes dont 78 critiques
    répartition des 78 critiques par note
    14 critiques
    27 critiques
    19 critiques
    14 critiques
    4 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Une femme fantastique ?

    78 critiques spectateurs

    poet75
    poet75

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    4,5
    Publiée le 18 juillet 2017
    Les films qui ont pour ambition de nous inviter à changer nos regards sur autrui, à abandonner nos regards de défiance pour adopter ceux de la bienveillance, sont toujours les bienvenus, dans la mesure où ils sont réalisés avec talent. C'est incontestablement le cas de cette œuvre du chilien Sebastián Lelio qui y dresse le portrait d'une transsexuelle, non pas d'une manière militante mais précisément pour bonifier, voire pour réparer si besoin est, nos regards si facilement encombrés de préjugés et de doutes dès qu'ils se posent sur ce qu'ils estiment différent. En vérité, c'est un couple d'amoureux qui constitue le pivot de ce film et ce couple est formé de Marina (Daniela Vega) et d'Orlando (Francisco Reyes), un homme beaucoup plus âgé que sa compagne. Mais qu'importe la différence d'âge ! Quand Orlando regarde Marina chanter sur la scène d'un club, on comprend aussitôt que ces deux-là s'aiment d'un amour vrai et sincère. Et qu'importe que Marina soit une transsexuelle comme on le découvre rapidement ! Cela ne brouille aucunement le regard d'amoureux d'Orlando qui projette de l'emmener bientôt visiter les chutes d'Iguazú. Malheureusement, il est une autre invitée qui se plaît à tout perturber : elle s'appelle la mort ! Pris de malaise durant la nuit et ayant fait une chute dans des escaliers, Orlando est emmené d'urgence par Marina jusqu'à une clinique, mais en vain. L'homme décède d'une rupture d'anévrisme. C'est alors que commence pour Marina la lugubre ronde des regards mauvais. Les regards de ceux qui jugent, les regards de ceux que la différence effraie. Le corps d'Orlando étant couvert de bleus et sa tête étant marqué d'un hématome du fait de sa chute, la police ne tarde pas à se mêler de l'affaire. Apparaît donc le regard suspicieux d'une inspectrice, son regard déshumanisant qui ne se réfère qu'aux procédures à suivre et son regard de curiosité malsaine lorsque Marina est examinée jusque dans son intimité ! Viennent aussi les regards méfiants, hautains, rancuniers, voire haineux, des proches du défunt (ou, en tout cas, de sa famille, le mot « proches » n'étant peut-être pas le plus indiqué). Hormis le frère d'Orlando qui n'est pas dénué d'élans de compassion, les autres n'ont qu'un désir, se débarrasser de celle qu'ils considèrent comme une intruse, ne plus la voir, la chasser et, bien sûr, sans lui accorder quoi que ce soit. C'est le cas de l'ex-femme d'Orlando, qui ne cache pas son mépris, comme celui de son fils pour qui Marina n'est rien d'autre qu'une sorte de monstre. Terribles regards que ceux dont se targuent ces gens-là ! Heureusement, Marina n'est pas du genre à courber l'échine ni à se laisser piétiner par les humiliations. La force de se battre, elle la puise non seulement en elle-même mais surtout dans le regard de ceux pour qui elle n'a rien d'excentrique : spoiler: non seulement sa sœur, qui intervient lors d'une des scènes du film, mais, bien davantage encore, Orlando lui-même à qui la magie du cinéma permet de donner une présence au-delà de la mort. Le temps d'échanger un regard d'amoureux et le temps d'un baiser sont les plus précieux qui soient. Marina y trouve une vitalité et une volonté insoupçonnées. Jusqu'à une sorte d'apothéose finale toute remplie d'espoir. Car Marina, qu'on a entendu chanter, au début du film, une chanson de cabaret, prend aussi des cours de chant lyrique au point de se produire sur la scène d'un théâtre et de chanter, de sa voix qu'on peut associer, me semble-t-il à une voix de haute-contre, l'air fameux du « Xerxès » de Haendel, « Ombra mai fu » . Comment mieux terminer ce film bouleversant et mêlangeant judicieusement les genres (drame, psychologie, policier, fantastique...) que par ce moment de pure grâce et d'exquise beauté ? Qui osera encore regarder Marina avec les yeux inquisiteurs de qui la considère comme un phénomène ? Marina n'est pas un être étrange, elle n'est rien de plus qu'une femme, mais « une femme fantastique » ! 8,5/10
    islander29
    islander29

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    4,5
    Publiée le 13 juillet 2017
    Si vous cherchez un film original et qui n'enfonce pas les portes ouvertes, sur la sexualité, (je n'en dis pas plus) voilà une petite pépite qui se distingue autant par le fond que la forme. L'actrice principale (Daniela Vega) est géniale et émouvante, et le scénario très sobre a l'éclat de la simplicité diamantine....Buenos Aires est filmé avec amour, ainsi que les acteurs, et la musique crée de troublants fantasmes......C'est un film d'empathie et d'humanité avec une scène bouleversante où l'être hybride est transformé en monstre, par des voyous abjects....Le film a une morale, bien sûr, elle est claire c'est la tolérance de chacun, mais il ne démontre rien, et nous apprend à aimer l'autre donc nous mêmes. on admirera la virtuosité de la réalisation pour un film, éloigné du précédent GLORIA, mais dont le discours a beaucoup de classe et de finesse....Un film à savourer très vite
    jeff21
    jeff21

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    4,0
    Publiée le 24 juillet 2017
    Il faut comprendre le mal être de ces personnes dont le sexe ne s'allie pas ou peu à leur ressenti, à leurs envies. Et trouver une place dans des sociétés souvent intolérantes et figées. Le film montre tout cela sans détours ni retenues et ça fait du bien. l'amour s'invite aussi jusque dans la mort comme pour témoigner que tout est possible car tout est vrai. incontournable.
    dominique P.
    dominique P.

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    4,5
    Publiée le 17 juillet 2017
    J'ai été conquise, scotchée et bluffée par ce drame psychologique et humain. Une personne transgenre de 30 ans (Marina) est en couple avec un monsieur quinquagénaire. Tout va bien et ils sont heureux. Malheureusement le monsieur décède d'une rupture d'anévrisme. A partir de là, Marina va vivre des choses extrêmement pénibles. Outre la douleur d'avoir perdu un être cher, son compagnon, elle doit faire face à l'hostilité de la famille du défunt (à part un monsieur compréhensif et gentil mais il est bien le seul). Elle va devoir quitter l'appartement, on lui interdit de venir aux funérailles, la police l'embête également et en plus la famille veut lui prendre le chien qu'elle avait avec son compagnon décédé. Ce film est très bien réalisé et interprété et il est très intéressant. On est totalement en empathie avec le personnage principal qui souffre psychologiquement. Cette histoire présente beaucoup de sensibilité, d'intelligence et d'émotions.
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2017
    Risqué mais maîtrisé, "Une femme fantastique" est un long métrage touchant sur un thème important abordé avec beaucoup de délicatesse. Le film touche directement à travers des scènes très impactantes et formidablement bien mises en scène. Sebastián Lelio équilibre son film pour le rendre émouvant mais sans jamais sombrer dans la facilité et en restant toujours digne. Le film peche un peu dans son scenario qui manque de consitance et de maitrise. La narration du film est prévisible mais l'inventivité de la mise en scène et la puissance du sujet rattrape ce défaut. Le film abandonné aussi soudainement des sous intrigues abordés au début du long métrage qui perd alors un peu en cohérence. Mais au delà de ces détails, "Une femme fantastique" est un très bon film, beau et émouvant qui a en plus le mérite de s'intéresser à un sujet d'actualité complexe qu'il traite avec beaucoup de justesse, bref un film à voir.
    Stéphane C
    Stéphane C

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2017
    Après l'excellent "Gloria", Sebastián Lelio (le "Almodovar" chilien) revient avec un nouveau superbe portrait de femme et ne met aucun doute quant à la féminité de Marina ... un drame touchant qui balaye les tabous d'une société chilienne encore très réactionnaire ... Daniela Vega est superbe ! 🎬🎬🎬🎬
    Hervé L
    Hervé L

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    4,0
    Publiée le 26 juillet 2017
    Un très bon film fort émouvant avec un vrai jeu d acteurs très juste et plein d émotions Le combat d un transsexuels devenu femme contre la bêtise et les préjugés mais heureusement aidé et soutenu par de belles personnes Une très belle photo des images originales et une très belle musique donnent aussi à ce film un petit goût d Almodovar
    cortomanu
    cortomanu

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    4,0
    Publiée le 6 août 2017
    Aurait aussi pu s'appeler "un femme et un film fantastique". Mieux que militant, un film qui rappelle qu'au delà du genre ou de l'orientation sexuelle de chacun, il y a avant tout des êtres humains dont les choix amoureux méritent le respect.
    ffred
    ffred

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    5,0
    Publiée le 18 juillet 2017
    Il n’y a déjà pas beaucoup de film contre l’homophobie, alors contre la transphobie….Je crois que c’est le premier que je vois. Déjà auteur d’une belle réussite avec Gloria (2014), Sebastian Lelio nous livre à nouveau un formidable et étonnant portrait de femme, pudique et touchant. Pour se faire, sa caméra reste toujours aussi discrète pour suivre le parcours d’une femme ordinaire, mais comme nous le suggère le titre, fantastique. Sa mise en scène est simple et épurée, ne s’encombrant d’aucun artifice, aucune lourdeur, aucune longueur. Marina veut juste aller de l’avant et dire adieu à l’homme qu’elle aime. Tout comme Gloria voulait juste vivre sa vie. Elles pourraient être mère et fille, tante et nièce, ou même sœurs. Le scénario (prix du scénario à Berlin) est un pur joyau de dignité, de finesse, de tendresse et d’amour (Grand Prix à Cabourg). Tout autant de cruauté et de bêtise. Celle de ceux qui ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas, peur de ce qui dérange leur petit confort. Pour incarner Marina, il fallait une grande actrice. Daniela Vega n’est pas connue et c’est seulement son deuxième film mais elle est absolument formidable. Une des plus belles performance féminines vue depuis longtemps. Le reste du casting est à la hauteur grâce à une direction d’acteurs sans faille. Quand, en plus, les images sont superbes et la musique sublime... Voilà donc un film fort sur un sujet délicat et encore, malheureusement, hautement tabou, mais sans pathos, sans misérabilisme, sans voyeurisme aucun. Sebastian Lelio est décidément un réalisateur à suivre, il nous livre ici l’un des plus beaux films de l’année. C’est fort, c’est dur, c’est beau, ça restera longtemps en mémoire, c’est donc un coup de coeur.
    Jorik V
    Jorik V

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    3,5
    Publiée le 14 juillet 2017
    Le réalisateur chilien Sébastien Lelio nous dresse le portrait d’une femme pas comme les autres avec son beau « Une femme fantastique ». Pas comme les autres puisqu’à l’origine Marina était un homme. A la mort subite de celui qu’elle aimait, elle va devoir lutter pour sa dignité et contre la famille de celui-ci qui refuse de voir leur nom associé à un transgenre et ne lui épargnera aucune inimitié. On pense beaucoup à Pedro Almodovar dans la façon qu’a le metteur en scène de filmer ce personnage à la sexualité différente. Avec amour, délicatesse et pudeur, le cinéaste montre une femme qui plie mais ne rompt pas. On sent l’amour porté au personnage à travers ce mélodrame qui pourrait donc aussi bien avoir été tourné par le célèbre espagnol, à quelques différences près néanmoins. En effet, Lelio se pare de quelques atours sociaux dans son long-métrage et ne laisse aucune place au rire, à l’inverse d’Almodovar. En revanche, la poésie est présente à travers quelques jolies séquences comme celle dans la boîte de nuit, lieu propice aux rêveries et à toutes les exhubérances au cinéma, ou lors d’un plan allégorique et décalé qui voit Marina littéralement courber l’échine face au vent. Si le sujet pourrait être l’occasion de tutoyer le larmoyant ou sombrer dans un pathos de mauvais aloi, on évite cela. Pas d'apitoiement irraisonné sur le personnage, on le présente comme normal en montrant que c’est le comportement agressif ou méprisant des autres qui est excessif et ne l’est pas. Et c’est là qu’on voit l’amour du cinéaste pour Marina et son interprète, Daniela Vega, forcément impressionnante. En revanche, une sous-intrigue inutile dans la dernière partie et une difficulté à conclure empêche ce beau drame contemporain d’être plus que cela. N’empêche, les mésaventures vécues par cette guerrière des temps modernes imprègnent aussi bien la pellicule que notre inconscient et on prend les coups et les humiliations en même temps qu’elle. Les faits sont durs mais la force du personnage et sa détermination tout comme la façon dont tout cela est filmé rendent « Une femme fantastique » aussi intéressant que touchant. Parfois à la limite de l’onirisme, on suit ce drame avec empathie, touché par le réalisme des dialogues et des situations et emporté par une certaine poésie latine pas si courante au cinéma. Une belle découverte.
    Laurent P
    Laurent P

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    4,5
    Publiée le 23 juillet 2017
    sublime!! courrez vite voir ce film fascinant. dans la droite lignée Almodovar,la confirmation d un cinéma espagnol passionnant.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 11 juillet 2017
    Du cinéaste chilien Sebastian Lelio reste le souvenir du magnifique portrait de femme de Gloria, son précédent film. Une femme fantastique est un cran en dessous mais de très peu en définitive et le style du cinéaste, fait d'élégance et de précision, n'est pas plus mis en défaut. Le film prend Marina à un moment critique de sa vie quand elle perd son compagnon. Dès lors, elle n'est plus une femme invisible mais est vue comme une créature embarrassante parce qu'elle symbolise, du moins du côté de ceux qui la jugent, une "différence" inacceptable surtout dans un pays catholique et conservateur comme le Chili. N'importe quel autre cinéaste aurait sans doute centré son film sur la recherche d'identité de Marina. Pas Sebastian Lelio car seul lui importe de montrer la dignité et la bravoure de cette femme fantastique. Et par ricochet l'intolérance et le regard dépréciateur des autres, ceux qui sont parait-il "normaux". Beau scénario, tout en subtilité (primé au festival de Berlin) et sublime performance de Daniela Vega. Le cinéaste multiplie les gros plans et suit son héroïne en marche dans Santiago, le souffle parfois court mais toujours volontaire et ne revendiquant rien d'autre que la justice et le respect. Eclairé et cadré avec un goût infini mais sans esthétisation, le film confirme le grand talent de l'un des tous meilleurs cinéastes latino-américains d'aujourd'hui.
    ATON2512
    ATON2512

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    3,5
    Publiée le 25 juillet 2017
    Le dernier opus de Sebastián LELIO (2017) réalisateur qui nous avait donné à voir le très beau "GLORIA" . Un film très fort sur un sujet difficile , presque tabou . Filmé avec force, détermination sans voyeurisme et avec une grande finesse . Servie par une actrice elle aussi fantastique : Daniela VEGA ,
    Ufuk K
    Ufuk K

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    4,5
    Publiée le 14 juillet 2017
    " une femme fantastique " récompensée du prix du meilleur scénario et teddy awards lors du dernier festival de Berlin est un puissant mélo. En effet nous y suivons l'histoire poignante de Marina qui doit faire face à l'institution chilienne et famille de son compagnon décédé. Le film doit beaucoup à son actrice transgenre qui illumine la scène dans ce plaidoyer à la tolérance.
    Didier L
    Didier L

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    4,5
    Publiée le 30 juillet 2017
    Cette "femme fantastique", c'est, en priorité, Daniela Vega, actrice transgenre dont c'est le premier film et qui dégage tout à la fois de la pugnacité, de la force, de la douceur, cette étrange charme et sensualité androgyne. Elle est en tous points remarquable dans ce rôle mais aussi dans ce corps sans cesse en mouvement pour parvenir au bout de sa quête (revoir une dernière fois l'homme aimé) en ployant contre l'adversité tel le roseau qui ne rompt jamais (à ce sujet, plan magnifique et symbolique de l'héroïne luttant contre une tempête de vent dans les rues de Santiago). La mise en scène de Sebastian Lelio (déjà auteur du magnifique "Gloria") est d'une justesse et d'une pudeur infinie offrant, par son scénario finement écrit et ses mouvements de caméra délicatement chastes et ambigus, un sublime portrait de femme amoureuse.
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