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Hostiles
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Hostiles" et de son tournage !

Point de départ

Lorsque Scott Cooper a reçu la version préliminaire d’un manuscrit écrit par le défunt scénariste Donald Stewart (À la poursuite d'Octobre rouge, Jeux de guerre, Danger Immédiat), il a été particulièrement séduit par la profondeur de l’histoire. Il déclare : "J’ai toujours voulu réaliser un western mais je tenais à le faire à ma façon ; je voulais qu’il soit pertinent au regard des questions raciales et culturelles qui agitent actuellement l’Amérique. Nous sommes tous conscients des mauvais traitements qui ont été infligés aux Amérindiens, mais on peut voir le même schéma se reproduire aujourd’hui avec les Afro-Américains ou la communauté LGBTQ. Cette histoire soulève des problèmes universels."

Durant plusieurs mois, Scott Cooper a façonné l’histoire imaginée par Donald Stewart de manière à ce qu’elle reflète une philosophie intemporelle. Il a également soigneusement évité les écueils du genre en se tenant à l’écart des clichés traditionnellement associés au western.

Un rôle taillé pour Christian Bale

Scott Cooper a écrit le scénario de Hostiles pour Christian Bale, un ami proche qu’il avait déjà dirigé dans Les Brasiers de la colère. Lorsque l’acteur a lu le script, il a été frappé par la profonde humanité de l’histoire, dont certains éléments ont trouvé un écho particulier en lui. Il raconte : "Ces évènements auraient pu se produire à n’importe quelle période de l’histoire américaine. Fort Berringer est pour moi une sorte d’Abou Ghraib où les conditions de détention sont inhumaines et où les geôliers sont de simples soldats qui n’ont reçu aucune formation de gardiens de prison."

Les Amérindiens

Pour représenter fidèlement les personnages amérindiens du film, Scott Cooper a collaboré avec le cinéaste acclamé Chris Eyre (Phoenix Arizona, Skins) et l’universitaire Joely Proudfit dont l’organisation, The Native Networkers, fournit aux équipes de télévision et de cinéma les ressources nécessaires pour représenter le plus fidèlement possible les peuples amérindiens et autochtones. L’ampleur de ce soutien culturel a marqué le réalisateur de manière indélébile. Il confie : "Les consultants qui ont pris part à ce film ont été extraordinaires, ils m’ont enseigné des choses que mes propres recherches n’auraient jamais pu m’apprendre. Ils étaient quotidiennement présents sur le tournage pour aider les acteurs avec le langage, la gestuelle et les rituels amérindiens. Leur travail était de la plus haute importance et il a énormément apporté à toute l’équipe."

Un dialecte compliqué

Une part significative des dialogues du film est prononcée dans la langue des Cheyennes du Nord, un dialecte rarement entendu. C’est au réalisateur Chris Eyre qu’a incombé la tâche de trouver des descendants cheyennes qui parlaient couramment ce langage et étaient capables de l’enseigner, et qui savaient également comment s’exprimaient leurs ancêtres à la fin du XIXe siècle. Chris Eyre commente : "Il était primordial pour Scott Cooper et Christian Bale que nous, les consultants cheyennes, puissions répondre à toutes leurs questions, mais ce n’est pas parce qu’on est amérindien qu’on a la science infuse ! C’est pourquoi j’ai fait appel au chef Phillip Whiteman et à Donald Shoulder Blade. Entendre les personnages interprétés par Christian Bale, Wes Studi et Rosamund Pike parler le bon dialecte et ce de manière respectueuse est absolument formidable. C’est une immense victoire de savoir que des millions de gens vont pouvoir entendre cette langue devenue si rare."

Le chef Phillip Whiteman, consultant cheyenne sur le film, a travaillé en étroite collaboration avec Christian Bale, qui a eu énormément de mal à maîtriser ce dialecte. L’acteur confie : "C’est une langue magnifique mais extrêmement difficile ! La parler correctement m’a aussi permis de mieux comprendre le système de croyances cheyenne. Je dois avouer que j’ai été surpris par mes progrès car cela me semblait initialement impossible, mais j’ai fini malgré tout par m’exprimer de façon naturelle."

De Malick à Cooper

Avant Hostiles de Scott Cooper, Christian BaleQ'orianka Kilcher et Wes Studi avaient déjà collaboré dans Le Nouveau Monde de Terrence Malick en 2005.

Ne pas enjoliver l'Histoire

William Voelker, le consultant comanche du film, a été impressionné par la manière dont les cinéastes ont honoré et se sont intéressés au comportement, au langage, à l’habillement et aux talents de cavaliers de ces personnages controversés. En revenant sur leur histoire, le film met en lumière les injustices dont ils ont été victimes sans pour autant omettre la violence de leurs actions. William Voelker déclare : "Personne n’a jamais vraiment porté attention à ces Comanches qui ont refusé de se soumettre au gouvernement américain. Bien que j’aie apprécié la volonté de l’équipe de dresser un portait fidèle de mon peuple, j’ai été un peu surpris que Scott s’excuse de l’image de guerriers impitoyables donnée aux Comanches dans le film car nous n’essayons pas d’enjoliver notre histoire. Ces hommes étaient assoiffés de sang, ils avaient tout perdu et étaient furieux que leur peuple ait été privé de sa liberté."

Décors naturels

L’équipe a choisi de tourner Hostiles en décors naturels au Nouveau-Mexique et dans le Colorado pour la beauté brute des paysages et leur caractère évocateur, afin de faire revivre un monde à mi-chemin entre la modernité et un Far West où les dernières étendues sauvages sont sur le point de disparaître à jamais. Scott Cooper a entrepris d’explorer l’antagonisme de cette dynamique et son impact sur l’évolution émotionnelle des personnages. Pour ce faire, il a fait appel à une équipe composée du directeur de la photographie Masanobu Takayanagi (Happiness Therapy, Strictly Criminal), du chef décorateur oscarisé Donald Graham Burt (Gone Girl, Benjamin Button) et de la chef costumière Jenny Eagan (Beasts of No Nation, Que le meilleur gagne). Après avoir collaboré sur trois films, Masanobu Takayanagi et Scott Cooper se comprennent parfaitement. Le réalisateur explique : "J’ai pris beaucoup de plaisir à définir l’esthétique du film avec Masanobu. C’est formidable de travailler de manière aussi étroite avec quelqu’un. Nous partageons la même sensibilité, nous avons la même histoire en tête et la même vision de l’univers que nous voulons porter à l’écran."

Les costumes

La chef costumière Jenny Eagan nous transporte en 1892 et nous dévoile la vie intérieure des personnages grâce aux vêtements qu’elle a dénichés et confectionnés. Scott Cooper déclare : "Jenny sait non seulement évoquer une époque à travers ses créations, mais elle sait aussi que les costumes doivent être inspirés par les personnages et qu’ils affectent leur développement tout au long de l’histoire. Elle a le don pour créer des costumes parfaitement ajustés pour chaque acteur, si bien qu’ils ont toute la liberté de mouvement nécessaire pour incarner pleinement leur rôle." Tous les personnages du film ont d’une manière ou d’une autre été privés de leur identité : les soldats de la cavalerie sont limités par le règlement, leur statut et leurs revenus, les Cheyennes sont à la merci de leurs geôliers, et Rosalie Quaid (Rosamund Pike) est redevable à ses sauveteurs.

La chef costumière a donc dû intégrer à chaque tenue des indices révélant la véritable nature des personnages. Les uniformes de la cavalerie ont confronté Jenny Eagan à un défi unique. Elle explique : "Ce qui est intéressant, c’est qu’il est possible de se procurer des uniformes de la guerre de Sécession, mais pas de cette période historique dont personne n’a jamais vraiment parlé. Ces tenues militaires étaient régies par des règles précises mais il n’en existe plus aujourd’hui, il a donc fallu que nous les fabriquions de toutes pièces en nous assurant d’évoquer le passé de chaque personnage et de suivre leur évolution."
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