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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Django" et de son tournage !

La musique dans la peau

Avec Django, Etienne Comar signe son premier film. Le metteur en scène ayant par le passé principalement travaillé comme scénariste et producteur avait depuis longtemps voulu s'attaquer au portrait d'un musicien dans la tourmente. Il s'est d'ailleurs replongé dans la musique vers la quarantaine en participant à un groupe de rock avec des amis et cette expérience l'a fasciné. Mais ce n'est pas la seule raison qui l'a poussé à réaliser Django

"Je me suis rappelé alors une discussion que j’avais eu adolescent avec mon père, qui était un grand amateur de Django. Alors qu’il était jeune homme pendant la guerre, lorsqu’il écoutait sa musique, elle lui faisait oublier l’Occupation allemande le temps d’un disque, d’une soirée de danse. Et puis il y a eu mon jeune neveu, qui apprenait la guitare et commençait à jouer les morceaux de Django comme un acharné. Je me suis dit que cette musique trans-générationnelle par le charme et la jouissance immédiate qu’elle provoque avait quelque chose d’envoûtant, de vital et salvateur. Autant de raisons qui m’ont donné envie de me plonger dans la vie de Django Reinhardt."

Django Reinhardt au cinéma

Le guitariste Django Reinhardt qui a inspiré les plus grands, de Jimi Hendrix à Mark Knopfler, était déjà apparu furtivement au cinéma dans Hugo Cabret de Martin Scorsese sous les traits du comédien Emil Lager. A noter que le musicien était au centre du court-métrage documentaire français Django Reinhardt (1958) de Paul Paviot et du documentaire de Christian Cascio Django Reinhardt - Trois doigts de génie (2010). Il était par ailleurs au casting des fictions Naples au baiser de feu (1937) et La Route du bonheur (1953).

Point commun

Ce n'est pas la première fois que Reda Kateb se glisse dans la peau d'un personnage tsigane puisqu'il avait campé dans le carcéral Un prophète (le film qui l'a révélé) Jordi le gitan, le pote de Tahar Rahim.

Se centrer sur une période précise

Etienne Comar ne voulait pas faire un biopic de Django en survolant toute sa vie, mais trouver le bon axe. Le cinéaste a donc plus précisément centré son film sur les années d'Occupation parce qu'il s'agit de la période de la vie du musicien qui montre le mieux à quel point la musique possède cette faculté de s'extraire du monde. "Cette période de l’été 1943 à la Libération me permettait le mieux d’aborder les thèmes qui me sont propres et me touchent, notamment son aveuglement musical et la prise de conscience d’artiste qui s’en suit", explique-t-il.

Ecriture du scénario

Etienne Comar a pu rencontrer Alexis Salatko, auteur de la biographie romancée Folles de Django. Le metteur en scène lui a proposé de travailler avec lui sur l'écriture du scénario du film, chose que Salatko accepta. "Il n’avait jamais écrit pour le cinéma, on a mêlé nos compétences et écrit un scénario très éloigné de son livre", ajoute Comar.

Le petit fils de Django

Etienne Comar a également pu rencontrer David Reinhardt, le petit fils de Django, qui lui a fait confiance alors que plusieurs projets de biopic américains sur son grand père prenaient forme. "Il m’a parlé de ses aïeux à cette période et mon film est basé sur des faits réels – Django à Paris, le départ et son attente à Thonon-les-Bains, la soirée à Amphion, l’évasion en Suisse, la composition du requiem – mais la manière dont j’ai tissé ces éléments relève de la fiction et je le revendique", se souvient le cinéaste.

Le choix Reda Kateb

Reda Kateb a été choisi par Etienne Comar parce qu'il s'agit d'un acteur qui, selon le réalisateur, possède à la fois un charme insouciant et une certaine gravité, ce qui correspond parfaitement au personnage de Django. Comar avait par ailleurs le sentiment que l'acteur n'avait pas encore eu "son grand rôle" au cinéma.

Préparation de Reda Kateb

Etienne Comar a demandé à Reda Kateb d’appréhender son personnage par le jeu de la guitare. "Tout devait venir de cette aisance avec la musique, de cette insolence, de cette vivacité…", précise-t-il. Le comédien a ainsi appris cet instrument pendant un an et s’est immergé dans l’univers de Django par ce biais. "Sa caractérisation, sa langue, son amour des habits, son handicap, la communauté tsigane, tout ça est venu de là", note le cinéaste.

Doublure

Le brillant jazzman Stochelo Rosenberg a été sollicité par Etienne Comar pour enregistrer tous les titres joués par le personnage de Django dans le film. Christophe Lartilleux, un guitariste français de jazz manouche fondateur du groupe Latcho Drom, s'est quant à lui chargé de doubler Reda Kateb pour les gros plans sur la main. "Mon travail consistait à faire semblant et en même temps à ressentir de l’intérieur ces morceaux. Je les avais tellement joués et écoutés, je savais à quel moment ça partait dans les aigus ou les graves, les breaks… Mon rôle m’est rentré davantage par les doigts et les oreilles que par la tête !", se remémore le comédien.

La mère de Django

La mère de Django est jouée par Bimbam Merstein, une Tsigane qui avait tenu un petit rôle dans Swing de Tony Gatlif mais qui n'est pas actrice. Elle est aussi une musicienne et une danseuse qui possède, selon Etienne Comar, exactement le même profil que la mère de Django.

Univers tsigane

Comme il était important de nourrir l’univers tsigane du film par des personnes réellement issues de cette communauté, Etienne Comar et le directeur du casting Stéphane Batut ont effectué un casting dans la région de Forbach, auprès d’une communauté manouche sédentarisée. Le réalisateur se rappelle : "Français depuis plusieurs générations ils sont presque tous musiciens et sont un peu les derniers à parler le manouche : mélange de Romani et d’Allemand. C’est ce dialecte particulier, très vivant, que les acteurs parlent dans le film, et que Reda a appris. Il était primordial pour moi de les filmer en évitant au maximum, tout le coté folklorique qui trop souvent leur colle à la peau dans la vie et au cinéma."

La femme de Django

Bea Palya, qui joue l'épouse de Django, est une chanteuse tsigane d’origine hongroise qui n'est pas actrice à la base. "Son physique très girond me faisait vraiment penser à celui de la femme de Django, Naguine", note Etienne Comar.

Authenticité encore et toujours

Pour jouer les musiciens du Hot Club de France, le groupe de Django, là encore Etienne Comar a fait le choix de ne pas prendre des acteurs mais de vrais musiciens. "Il fallait que Reda soit entouré de ces professionnels qui n’allaient pas faire semblant de jouer et donc le motiver d’avantage. Et puis ce sont des visages nouveaux, mais crédibles dans l’époque. On y croit d’autant plus", confie-t-il.

L'image

Etienne Comar voulait que l'image de son film allie un fort degré de réalisme documentaire et en même temps une certaine stylisation. Il a ainsi donné au directeur de la photographie Christophe Beaucarne beaucoup de photos d’époque de concerts, de campements Tsiganes, de visages, etc. pour qu'il puisse donner forme à des images allant dans le sens de cette logique.

Reconstitution

Au sujet de la reconstitution du cadre spatio-temporel de Django, Etienne Comar voulait qu'il soit un acquis et que le spectateur l'oublie rapidement pour se focaliser sur les personnages. A titre d'exemple illustrant cette logique, il n'y a dans le film que deux croix gammées : une grande sur un drapeau et une autre sur le pin’s d’un officier nazi.

Le titre du film

Le titre du film a déjà été utilisé au cinéma avec Django Unchained, le western de Quentin Tarantino qui est lui-même un "remake" de celui de Sergio Corbucci. Ce dernier avait précisément appelé son film ainsi en hommage à Django Reinhardt, dont il était un grand fan, car son personnage de cowboy est lui aussi blessé de la main gauche.

Se documenter...

Comme Reda Kateb ne connaissait à la base pas grand chose sur Django, il s'est beaucoup documenté sur le musicien via Internet en visionnant même ses interviews les plus rares. Etienne Comar lui a aussi donné plusieurs livres sur Django et lui a entre autres appris que le guitariste adorait Clark Gable. "C’était une vraie piste pour moi, meilleure que d’avoir des images de Django lui-même. C’est enrichissant en termes de recherche d’un personnage d’aller vers ses mythes, le type auquel il aimerait ressembler. Et donc j’ai regardé pas mal de films avec Clark Gable", se souvient l'acteur.

La prothèse à la main

La prothèse à la main de Reda Kateb lui demandait deux heures d’installation tous les matins. Il s'agissait d'un revêtement en latex qui dessinait toute la brûlure. C’était à l'acteur de lui donner forme en recroquevillant ses doigts. "Pendant le tournage, surtout les premiers jours, je demandais à Nelly Robin la maquilleuse, de surveiller que je ne les relâche pas. Et puis j’ai appris à vivre en pliant l’annulaire et l’auriculaire et j’ai gardé longtemps ce tic. Deux mois plus tard, sur le tournage d’un autre film, je pliais encore ces deux doigts à chaque fois que j’entendais « Moteur » !", note Kateb.

Le personnage de Louise

Louise, la maîtresse campée par Cécile de France, n’a pas existé en tant que telle dans la vie de Django mais pour Etienne Comar, elle représentait ces femmes de l’intelligentsia artistique parisienne de l’entre-deux guerres qui adulaient Django et qui l’ont entraîné, lui le gars de la rue, dans un monde éloigné du sien. Pour mieux l'incarner, le cinéaste a donné à la comédienne une biographie sur la photographe américaine Lee Miller.

"J’ai découvert une femme passionnante, qui a d’abord été mannequin pour Vogue à New York avant d’arriver à Paris dans les années 30, à l’âge de 22 ans. Elle devient alors photographe pour Life Magazine, rencontre Man Ray. Ils tombent amoureux, elle est son modèle, se retrouve aspirée dans le tourbillon des fêtes et des nuits blanches parisiennes où elle traîne avec la bande de Montparnasse : Cocteau, Ernst, Bataille, Picasso… Lee Miller était une femme libre, en pantalons, à l’aise dans son corps, courageuse. Elle a été photographe de guerre, avait la haine des nazis. C’était une tête brûlée, une femme de terrain qui m’a beaucoup inspirée pour le personnage de Louise. Étienne tenait aussi à ce que l’on sente une grande faille en elle, une vulnérabilité, une tristesse insondable", se rappelle Cécile de France.
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