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note moyenne
4,2
724 notes dont 105 critiques
28% (29 critiques)
39% (41 critiques)
16% (17 critiques)
7% (7 critiques)
8% (8 critiques)
3% (3 critiques)
Votre avis sur Visages Villages ?

105 critiques spectateurs

melanieperez

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4,5Excellent
Publiée le 01/07/2017

Une belle rencontre, un beau sujet, une beau voyage! À travers les visages de ces "acteurs" de la vraie vie nous rêvons, pleurons, rions. La complicité et l'imagination sans limite d' Agnès Varda et JR est un vrai bonheur qu'ils nous font partager. Superbe film d'Agnes Varda et JR. De l'Art pur! Merci

Roger O.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/07/2017

Une octogénaire, Agnès Varda, et un trentenaire, JR, se rencontrent... sur le terrain artistique, et partagent un même projet, d'abord vague: partir sur les routes de France à bord d'une camionnette Photomaton en quête de visages et de villages. Au cours de leur travail commun, ils apprennent à se connaître, à s'apprivoiser, à s'apprécier. Le voyage part dans tous les sens, et le montage, dirigé par Agnès Varda, reproduit cette impression de digressions hasardeuses. Pourtant, le film, entre son début chaotique et sa fin terrible et émouvante, délivre quelques propos essentiels. Il y est question de la vraie grandeur des "petites gens": JR les photographie et colle des tirages gigantesques sur des supports aussi imprévisibles que des murs de maisons promises à la destruction, des containers sur le port du Havre, un blockhaus allemand échoué sur une plage normande... Il y est question de pudeur aussi: nous ne saurons jamais rien de la vie privée de JR, qu'il dissimule comme son regard derrière des lunettes noires ou le sommet de son crâne sous un chapeau. Mais ce masque qui figure son personnage public n'est-il pas le pendant de la coiffure excentrique de sa "vieille" et "petite" complice qui, elle aussi, joue un rôle? Celle-ci, cependant, expose ses yeux malades, ses pieds, ses larmes de chagrin nostalgique, et son amour pour Jacques Demy. Il y est question de jeu et d'imagination: les artistes n'en manquent évidemment pas, mais ils trouvent des partenaires de choix auprès d'un facteur, d'un paysan, de femmes de dockers... Les entretiens avec ces gens de rencontre ne sont jamais inquisitoriaux, et peuvent révéler la détresse, comme celle de l'ouvrier qui, à la veille même de son départ à la retraite, a l'impression de sauter dans le vide du haut d'une falaise... Il y est question d'amitié et d'un geste aussi simple qu'une main dans le dos de la personne qui souffre. Il y est question de l'art, à la fois capable de faire renaître le passé et pourtant éphémère, avec cette immense photo, amoureusement choisie que la marée emportera... Il y est question d'un grand cinéaste, incapable d'accueillir sa vieille compagne et qui lui fait du mal, à en pleurer, mais à qui elle n'en veut pas même s'il n'est qu'"une peau de chien"... Le film, en fait, ne pose pas ces questions: il présente des évidences; il apaise, il fait souvent rire des chamailleries des deux personnages réels devenus des personnages de fiction (le grand et la petite), il rafraîchit, il donne envie de vivre malgré les défaillances physiques, les chagrins. Il donne confiance dans les hommes et les femmes, dans leurs luttes pour vivre, dans leur intelligence.

norman06

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4,5Excellent
Publiée le 30/06/2017

Superbe documentaire, humaniste et généreux, populaire et ambitieux. La rencontre créative d'une grande dame du cinéma et d'un artiste qui monte. Indispensable.

Le film d'Ariane

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4,5Excellent
Publiée le 28/06/2017

L’une cinéaste mythique issue de la Nouvelle-Vague, l’autre photographe globe-trotteur. Le mélange de ces deux personnalités hors du commun et de ces sensibilités complémentaires a produit un film magnifique où bat très très fort le cœur joyeux de ses auteurs. À bord du camion magique du photographe, les deux artistes sillonnent la campagne française et vont à la rencontre des gens qu’ils écoutent et dont ils tirent des portraits géants qu’ils collent ensuite sur les supports qui les inspirent (grange, containers, murs, château d’eau…). Le résultat, bien qu’éphémère, est extraordinaire. Cette idée toute simple est le prétexte à une balade champêtre où l’humanisme et les facéties de l’une le disputent à la tendresse et la douceur de l’autre. Au fur et à mesure de leurs pérégrinations, Agnès et JR apprennent à se connaître tout en faisant la connaissance de ces femmes et ces hommes, fils de mineurs, agriculteurs, dockers, artiste à la marge ou vieille dame centenaire qui font la France profonde. Varda évoque ses souvenirs et JR l’écoute avec à la fois respect et impertinence. C’est souvent très drôle, voire carrément bouleversant. La scène finale serre le cœur. Mais ce qui touche le plus, c’est toute la poésie qui transpire de ce travail. La poésie et la grâce, l’amour et la délicatesse, l’humour et l’intelligence. Et ce petit grain de folie qui donne à toute cette entreprise un supplément d’âme. Ne loupez pas ce bijou.

soulman

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4,0Très bien
Publiée le 01/07/2017

Belles rencontres et projet original que ces "Visages Villages", où l'art de JR va au-devant de la France rurale, en compagnie d'Agnès Varda, personnalité unique et entière. Un "petit" film, au propos modeste, mais qui pose des questions intemporelles et laisse une tendre empreinte. Godard, parfait goujat, brille par son absence.

Daniel C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/06/2017

C'est avec une grande tendresse que l'on accompagne ce roadmovie improbable entre ces deux êtres, dont l'âge et la taille sont tellement aux antipodes, que leur complicité vient nous cueillir pour nous emmener dans ce beau voyage à travers une France cachée dans des recoins inhabituels. Ces deux-là sont gentils et la gentillesse est une denrée rare dans notre actualité. Cela n'empêche pas leur démarche d'être subversive. Mettre en vedette des inconnus en affichant leurs visages et leurs silhouettes dans leur environnement au moyen d'un affichage géant, tel est le procédé singulier que J.R. a déployé à travers le monde. Avec Agnès Varda, ils sont partis avec le camion photographique. On ressort heureux de ce film. Jean-Luc Godard a dit adieu au langage, nous comprenons pourquoi. Agnès Varda, elle, n'a pas renoncé au langage, encore moins à la parole. Tant mieux. Bravo et merci pour ce magnifique voyage !

Anouk L.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/07/2017

Très beau film, touchant, qui écoute ceux que l'on entend jamais. Des gens du quotidien, des gens de l'ombre. Merci Agnès. J'ai 15 ans mais je vous admire et je ne vous oublierai pas.

alpha-pixel

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/07/2017

Comme le dit spontanément un des protagonistes : « Ce film est surprenant !… Mais l’art, c’est aussi fait pour surprendre les gens, non ? ». Surprenant, certes il l’est ce film, un ovni du cinéma. Quelle foi il faut avoir en sa propre créativité, en son imagination pour oser lancer un tel ouvrage. Les producteurs, même face à la grande Varda, ont certainement dû fuir. La preuve en est du mode de financement participatif par crowdfunding, via KisskissBankbank. Atypique et inventif, mais surtout un film plein de poésie, de délicatesse. Il est le fruit d’une rencontre entre Agnès Varda 88 ans et JR 33. Elle est toute petite et arbore un sourire narquois sous son inénarrable coiffe bicolore style panda. Lui est un grand escogriffe planquant obstinément sa prévenance derrière des lunettes noires. Il y a cinquante ans, Agnès captait déjà avec son Leica les passants de sa rue Daguerre, et elle a réalisé deux films en 1980 à propos des Murals de Los Angeles. Il y a peu JR a immortalisé les habitants de la cité des Bosquets de Montfermeil en les placardant sur d’immenses murs. Ces deux là étaient bien faits pour se rencontrer. Leur projet à la Depardon a été, sans aucun misérabilisme, d’aller à la rencontre des « petites » gens des villages. Ils ont voulu fixer des visages pour en faire quelque chose de grand. Pour ainsi moins abdiquer face au temps qui avale leur vie dans l’indifférence. Agnès et JR en quête de visages et de villages ont donc parcouru la France, la sillonnant à bord d’une drôle de camionnette, un gigantesque Photomaton. Agnès Varda est une glaneuse de vie, et elle a ce « désir de mettre en valeur les gens, ceux qui n’ont pas l’habitude d’être en valeur ». Alors les immenses tirages de JR sont collés sur d’improbables supports verticaux de rencontre. Un muralisme photographique en noir et blanc réservé aux oubliés de notre époque, tout comme le muralisme de Murillo affichait les indiens mis de côté au Mexique. Les collages de Varda et JR sont magnifiques, époustouflants. Ils rappellent parfois les belles installations d’Ernest Pignon Ernest , lui qui disposait ses dessins sur les murs de Naples ou d’ailleurs. Varda : « je photographie les visages pour qu’ils ne tombent pas aussitôt dans les trous de ma mémoire ». Qui ?... un facteur, une éleveuse de chèvres, un groupe d’ouvriers, une conductrice de poids-lourd… Toutes sortes de gens de rencontre. Sans que cela soit explicite, il est question de verticalité tout au long du film, comme une toile de fond symbolique du temps qui dégringole : murs ou précipices, immense empilement de containers ou hautes parois de châteaux d’eau… Un blockhaus est tombé en contrebas sur une plage de Normandie, un retraité de fraîche date raconte son vertige face au vide de son lendemain « comme au bord d'une falaise », une chèvre et un jeune veau sont tombés d’un à-pic… Les photos de JR et Agnès quêtent l’immortalité. Mais voilà, tout autant que la vie les photos sont éphémères, et une marée a tôt fait d’effacer un grand tirage collé sur le blockhaus trop près de l’eau. Agnès n’est jamais loin des larmes dès qu’est évoqué son mari Jacques Demy décédé précocement. Peut-être est-ce une certaine obsession de la disparition qui donne une nostalgie, une mélancolie douce au film. Visite émouvante à Henri Cartier-Bresson, qui n'est plus qu'une trace délaissée dans un cimetière anonyme. « Que laissons-nous derrière nous ? » telle est la question. De la douceur, le film en est empli. Celle d’Agnès, celle des relations taquines entre elle et JR. Le film apparaît alors comme un ensemble de jeux délicats : le manège affectueux entre eux deux, et puis une manigance subtile à facettes : Agnès, JR et le spectateur face à la genèse artistique. Devant nos yeux, est tracé, avec quelle légèreté, le processus même de la création. Comme dit Agnès : « Le but, c’est le pouvoir de l’imagination ». Le film devait finir sur une rencontre avec Godard, ami de longue date d’Agnès. Rendez-vous était pris un matin dans sa maison près du lac Léman… On peut imaginer que Godard a voulu entrer dans le film d’Agnès, mais à sa manière. En tous cas en se dérobant à un échange convenu entre anciens combattants du cinéma. Merci Godard… Bienveillance, optimisme, générosité, nostalgie, intelligence, humour, grâce … une bouffée d'air frais… Ce sont les mots qui reviennent le plus souvent à propos du film. Un bijou. Critique publiée sur alpha-pixel.blogspot.fr

MaggieCiné

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/06/2017

La très belle rencontre de deux grands artistes. C'est inspirant, drôle, émouvant, poétique, c'est à voir !

mmfaten

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/06/2017

Un peu de larmes, beaucoup de rires, dans un tourbillon de rencontres et de poésie... Quel joli moment !

Barnabé Jarrot

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/06/2017

Quel bonheur de film ! A la fois drôle, poétique et sensible, ce film conjugue deux regards d'artistes pour notre plus grand plaisir. Envoûtant et passionnant.

Pauline_R

Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 393 critiques

4,0Très bien
Publiée le 18/07/2017

Visages, Villages. Images, collages. Voyage, hommage. Un road-documentaire tendre, poétique et en fin de compte/de conte émouvant. Si il n'est pas dénué de quelques longueurs, notamment en première partie, le film possède un charme fou, une douceur de vivre qui nous (trans)porte. C'est parfois drôle, c'est souvent touchant, ce n'est jamais démonstratif. C'est aussi un bel hymne au temps qui passe, à la vieillesse inéluctable mais heureuse. J'aimerais qu'Agnès Varda vienne avec sa douce voix et sa verve(ine) me faire le temps d'une nuit un master class pour m'aider à rêver.

Gfa C.

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 269 critiques

4,0Très bien
Publiée le 12/07/2017

vu le 20170710 et avis le 20170712 on retrouve bien la patte habituelle d'agnes varda, mélanges de poésie/érudition/intime, franche liberté de ton/d'action. Deux artistes à l’œuvre. J'apprécie peu les interludes, les moments joués entre JR et Agnés pour apporter de la dramaturgie au film. Je pense qu'il s'en serait bien passé. En particulier leur façon de discuter entre eux qui me fait penser aux jeu d acteur nouvelle vague, désincarné et à distance. De grandes idées d'artistes, comment d'une idée ténue on peut faire quelque chose de remarquable, des idées qui sont moins réussies de mon point de vue. Par exemple, les doigts de pied sur le wagon citerne ou la baguette de pain m'ont semblé prodigieux. La friche industrielle avec les habitants des environs, la citerne aux poissons m'ont moins plus. Le mur des containers m'a plus mais pas le discours pour expliquer le choix des trois femmes et le message véhiculé qui m'ont semblé arbitraire / plaqué et peut être même une justification après coup. Si le mur m'a plu, pas lorsqu'elles sont dans le container porte ouverte. C'est bien de voir des idées qui provoquent des réactions, d'autres peuvent apprécier ce qui ne m'a pas plu et inversement. En tout cas, ce film illustre assez bien ce que c'est d'être un artiste en recherche, qui expérimente.

cceintrey

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 103 critiques

4,0Très bien
Publiée le 10/07/2017

Visages Villages est un film documentaire d'Agnès Varda et JR, qui a été présenté hors compétition au dernier Festival de Cannes. JR, 33 ans, chapeau et lunettes vissés sur la tête, et Agnès Varda, 88 printemps, font équipe pour sillonner des villages à la rencontre de leurs habitants. Au fil des rencontres, ils les photographient. Ils impriment ensuite leurs portraits à l'aide du camion photomaton mobile et les collent, souvent en format géant, sur les murs et mobiliers urbains, statiques (comme un château d'eau) ou en mouvement (à l'instar des wagons d'un train). On va de découverte en découverte : des maisons de mineurs du Nord délaissés par tous sauf par une femme qui fait de la résistance, des chèvres avec ou sans cornes, un carillonneur, des femmes de dockers au port du Havre, un portrait du photographe Guy Bourdin sur un blockhaus... et faire bien d'autres rencontres. C'est aussi l'occasion de partager leur recueillement dans le minuscule cimetière où reposent Henri Cartier-Bresson et sa femme Martine Franck. Les musiques de Matthieu Chedid accompagnent ces joyeuses pérégrinations qui nous mèneront jusqu'à la grand-mère centenaire de JR et Spoiler: la rencontre manquée avec Jean-Luc Godard. Une réjouissante visite du musée du Louvre à 100 à l'heure lui rend d'ailleurs hommage... Ce film est une vraie bouffée d'air frais, un vent d'optimisme contagieux est imprimé sur la pellicule et les photographies ! Les chamailleries entre les deux protagonistes traduisent une dose infinie de tendresse entre ces deux créatifs que la génération semble opposer mais qui ont en commun leur grande curiosité et leur humanité. Un film sans cliché, drôle et plein de malice.

Clef en or Dulac

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3,5Bien
Publiée le 09/07/2017

Le documentaire Visages, villages, de Varda et JR se présente comme un road-movie, qui cherche son scénario en courant après le hasard, menant parfois chacun des deux réalisateurs à revenir sur des traces anciennes, ou plutôt à faire découvrir à l’autre ce qu’il aime, afin qu’au contact de celui-ci renaisse autre chose. A cet égard, les trois femmes de dockers, « femmes-totem », « femmes-oiseaux » sont une des plus belles réussites du film, un projet qui métisse à merveille l’univers de JR – ses contacts au Havre, son approche frontale et démocratique du portrait photographique, son sens « monumental » de la scénographie et son équipe artistique dont la maîtrise d’œuvre collective rappellerait presque le savoir-faire des compagnons ou les ateliers des peintres de la Renaissance – et l’univers de Varda – son féminisme, son intimisme, sa curiosité pour les gens et son goût pour les installations poétiques et naïves qui reposent sur l’association d’idées. De leur collaboration artistique, Varda et JR tirent la thématique de leur film, dont le maître mot est le partage. Partage de deux singularités artistiques, de deux regards, de deux démarches. Partage du matériau : une photo de Guy Bourdin jeune, prise par Agnès Varda il y a plus d’un demi-siècle et vue dans Ulysse, sera magnifiquement mise à l’honneur sur une plage de Normandie – où street art et land art se rencontrent ! Partage du cadre : les deux réalisateurs et leurs échanges, écrits, scénarisés sur le mode burlesque – trouvaille amusante ou pas entièrement convaincante ? –, et souvent en voix-off, figurent un duo à l’allure aussi marquée que contrastée, ce que l’animation des génériques de début et de fin synthétise à merveille. Les ballades de -M- qui les accompagnent ne sont pas le dernier élément à contribuer à l’enchantement de l’itinéraire. Cette générosité comme horizon prend corps dans des registres différents à chaque nouvel épisode ; les collages d’affiches se nourrissent des rencontres ou les permettent. Émouvant ce marouflage en forme d’hommage aux mineurs d’un coron voué à disparaître. Cocasse, cet épisode de la chèvre cornue, devenue l’espace d’un instant le nouveau combat de Varda, qu’encourage un passant. Touchant, celui de l’invitation chez Pony, un poète et artiste marginal qu’on dirait sorti des Glaneurs et la glaneuse. Toutes les séquences ne relèvent pas de la même intensité ou de la même nécessité, mais Varda et JR ont en commun un amour pour ceux qu’on ne voit jamais, petites gens de province, personnes banales, « petits vieux », qu’ils ont à cœur de nous faire connaître. JR, parfois ironique et irrévérencieux vis à vis d’Agnès Varda, se révèle d’ailleurs en réalité un jeune homme profondément attendri par la vieillesse et un guide attentif de la vieille dame, qui abandonne elle aussi son autorité pour accepter de dévoiler les fragilités dues à l’âge et sa sérénité face à la mort. Petit film, éphémère comme une affiche vouée aux intempéries, ou film testament, qui revient sur les œuvres, les amours, les amis enfuis, mais fait aussi la part belle aux nouveaux amis ; film léger et primesautier à la fin manquée élégiaque et cruelle : ce petit film l’est en tout cas plus par son humilité que par son sujet. Temps off zemovieblog.wordpress.com

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