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The Ride
note moyenne
3,5
26 notes dont 9 critiques
22% (2 critiques)
11% (1 critique)
33% (3 critiques)
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Votre avis sur The Ride ?

9 critiques spectateurs

Api A.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/02/2018

Emouvant, intelligent, profond. Magnifique photo, maginifique bande son. On passe un excellent moment, parfois les larmes aux yeux en redecouvrant l'histoire tragique de ce peuple sioux qui fait écho à l'histoire actuelle.

lopico

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4,5Excellent
Publiée le 10/02/2018

Un magnifique documentaire sur les indiens Lakota, dont les images restent gravées à l'esprit bien après le clap de fin.

poet75

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3,5Bien
Publiée le 11/02/2018

Le 29 décembre 1890, à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud, après avoir été désarmés, plus de 300 Sioux de la tribu lakota furent massacrés par le 7ème régiment de cavalerie des États-Unis. Parmi eux se trouvait plus d’une soixantaine de femmes et d’enfants. Sortis, en signe de protestation contre la spoliation de leurs terres, de la réserve où ils avaient été parqués, les lakotas furent, au bout du compte, impitoyablement mitraillés avant d’être enterrés dans une fosse commune sur le lieu même où avait été perpétrée cette extermination. Sans être animés par la haine, mais plutôt dans le but de commémorer le tragique événement et d’honorer la mémoire des ancêtres, les descendants des lakotas ayant échappé à la tuerie refont, chaque hiver, la chevauchée de leurs aïeux. Ils traversent à cheval les grandes plaines du Dakota du Sud, parcourant les 450 kilomètres qui séparent le lieu de leur réserve de celui du massacre. C’est ce périple qu’a accompagné de sa caméra la française Stéphanie Gillard, captant également les paroles de ces Indiens et s’attachant à filmer, tout particulièrement, le travail de transmission effectué par les aînés auprès des plus jeunes. Encore une fois, sans qu’il soit question d’entretenir une quelconque exécration des blancs, il s’agit cependant de ne pas oublier ce qui s’est passé : les terres des Indiens leur ont été volées, au prix du sang. Mais en parcourant, chaque hiver, le trajet des ancêtres, en allant sur le lieu même où ils ont péri, les lakotas d’aujourd’hui affirment leur dignité et rappellent aussi, à l’occasion, combien peu on a su se mettre à leur écoute. La cinéaste qui a pris le temps de rester à leurs côtés tout au long de leur pèlerinage a su parfaitement mettre tous ces aspects en évidence.

chas

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3,5Bien
Publiée le 06/02/2018

Au pays de « Little big man », il faut que ce soit une jeune réalisatrice française qui vienne raconter la traversée du Dakota, sur 450 km, d’une troupe de cavaliers sioux en direction de Wounded Knee, lieu de l’ultime massacre des indiens à la fin du XIX° siècle. Cette chevauchée accompagnée depuis les années 80 par des camions vise à honorer les ancêtres, mais aussi à initier les plus jeunes aux vertus du travail avec les chevaux, pendant deux semaines dans des conditions climatiques difficiles. Cette recherche d’une identité mise à mal rappelle le génocide initial et la colonisation du nouveau monde, mais aussi les difficultés des réserves clairsemées d’une civilisation tellement bafouée qu’elle a bien du mal à faire revivre sa culture et sa langue. De bonnes volontés s’acharnent pourtant à la transmission à laquelle participe avec fraîcheur la cinéaste sympathisante de la cause indienne.

Yves G.

Suivre son activité 172 abonnés Lire ses 1 152 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 20/02/2018

En décembre 1890, trois cents Sioux lakota sont massacrés par le 7ème de cavalerie à Wounded Knee. Pour entretenir leur mémoire, leurs descendants entreprennent chaque année une chevauchée commémoratives de plusieurs de centaines de kilomètres à travers les plaines enneigées du Dakota. La documentariste Stéphanie Gillard les a suivis. Mise à part une brève introduction très pédagogique qui nous explique les événements historiques de la fin du dix-neuf siècle, "The Ride" adopte un parti pris radical et minimaliste. Le documentaire commence le premier jour de la chevauchée et se termine à son arrivée à Wounded Knee. Ni plus ni moins. Pas de voix off. Pas d'inserts. Un documentaire qui alterne de longs plans séquences filmant en panoramique la caravane qui s'achemine lentement et des discussions, à la veillée, avec des anciens ou des plus jeunes. Car cette chevauchée, on le comprend vite, a une vocation pédagogique. Il s'agit pour les aînés de transmettre aux plus jeunes le souvenir de leur histoire. Ils le font avec une grande douceur, sans désir de vengeance ce qui donne à "The Ride" un parfum de western mélancolique. Sans quitter la petite communauté des cavaliers, on comprend vite qu'elle est isolée au milieu des États-Unis, qui ont dépossédé les Amérindiens de leur identité culturelle. (Mal) intégrés, ils parlent anglais, portent des jeans et vivent comme des Américains de la classe pauvre. Juchés sur leurs chevaux, avec leurs bâtons de prière, ces descendants des Sioux massacrés à Wounded Knee sont tout à la fois majestueux et dérisoires. Le problème est que "The Ride" manque de souffle et que l'interprétation (stimulante ?) que je viens d'en faire est plus le produit d'une relecture a posteriori que d'un ressenti sur le coup. En se bornant à suivre la morne caravane, qui traverse la plaine gelée sans qu'aucune péripétie ne vienne égayer sa lente pérégrination, Stéphanie Gillard n'échappe pas à l'ennui qui bientôt s'installe et ne nous quittera plus.

pitch22

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2,0Pas terrible
Publiée le 25/02/2018

On suit un groupe de descendants Sioux dans une sorte de pèlerinage à dos de cheval, quelque part dans le Dakota fin décembre. Quelque 300 de leurs ancêtres ont été poursuivis par les colons, dépossédés de leurs armes puis massacrés à Wounded Knee. On peut dire que ce documentaire a le mérite d'exister, ne serait-ce que pour rappeler l'histoire des peuples amérindiens, dont l'économie et la culture ont été massacrées par les colons anglophones. Il permet aussi de mettre de la distance, de prendre du recul par rapport à la folie matérialiste du modèle étatsunien. Au-delà, mis à part quelques vues magnifiques (surtout les dernières), c'est mal filmé (vues depuis la voiture, atroces vues de nuit face à des phares aveuglants, scènes plates dans les gymnases d'accueil des pèlerins...) et le propos du documentaire aurait pu être plus dense, plus fouillé, plutôt que s'en tenir à des présentations généralistes faites à tour de rôle, à des silences creux ou à de plates séquences glanées au long du parcours, peu parlantes. Le film se rattrape par une B.O. parfois sympa, bien que restreinte.

Em H

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/02/2018

The Ride montre une chevauchée annuelle, commémorative et rituelle au sein de la nation Lakota : commémoration du massacre de Wounded Knee en 1890 et rituel de transmission de valeurs essentielles à la culture Lakota (sens du "nous" et liberté individuelle/ tolérance/ développer sa force spirituelle/ la vie est un cheminement…). Le parti pris d'un documentaire sans voix-off, sans commentaire explicatif donc, est judicieux car il met le spectateur en position de témoin direct. La caméra et le micro sont nos yeux et nos oreilles. Nous sommes au cœur d'un événement culturel, libre à nous d'en penser quelque chose… ou pas. Le processus de l'itinérance donne au film un aspect narratif puisqu'on suit la chevauchée depuis ses préparatifs jusqu'à son terme. Certains pourront regretter qu'il n'y ait dans ce récit ni coup d'éclat, ni rebondissement, ni suspense, ni acte héroïque… Mais ce serait être dupe de notre insatiable besoin de spectaculaire. Car ici le chemin parcouru n'est que le point de départ visible d'un périple intérieur dont l'apex est nécessairement hors-champ, dans l'intimité de conscience de ces jeunes Lakotas qui font ainsi l'apprentissage de leur identité culturelle. Et puis, surtout, s'il devait y avoir un rebondissement dans ce récit, il ne pourrait venir que de "l'autre camp". Mais il ne se passe rien aujourd'hui à Wounded Knee. Personne ne les attend. Pas une main tendue pour signifier enfin la reconnaissance d'un génocide dont Wounded Knee fut l'épilogue. Le rappel du contexte historique en ouverture du film mentionne que Wounded Knee est considéré officiellement comme la fin des "guerres indiennes". Mais nous ne pouvons ignorer indéfiniment qu'il s'agit en fait du dernier soubresaut d'une résistance à l'envahisseur : 300 femmes, enfants et hommes désarmés contre mitrailleuses Hotchkiss. Les adultes transmettent ce souvenir aux plus jeunes sans haine ni apitoiement. Rien de morbide dans cet acte de mémoire. Ici le souvenir d'un massacre permet à la fois d'honorer les ancêtres sacrifiés et de pérenniser une identité culturelle par un apprentissage actif : vivre les yeux ouverts, se souvenir des souffrances endurées et se tourner résolument vers l'avenir, habités par la certitude que l'héritage ancestral est toujours vivant… Ni romantique ni militant mais respectueux et objectif, The Ride est un document ethnographique sur un moment de vie, ou de survie, d'une nation autrefois souveraine et désormais exilée sur ses propres terres. Un chef-d'œuvre du genre.

Herve L.

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2,5Moyen
Publiée le 19/02/2018

Un bon film un peu triste qui raconte comment a été totalement détruite la culture indienne laminée par le terrible plans acculturation cocu et mise en place par le gouvernement américain utilisant tous les moyens jusqu'à une date très récente Et la tentative désespérée de faire revivre un tout petit peu les souvenirs indiens sur le prétexte d une randonnée à cheval reprenant la liquidation des chefs indiens Sitting bull et big foot

eocen

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3,5Bien
Publiée le 18/02/2018

C'est une idée très intéressante. On ne parle pas des problèmes des Lakotas: alcoolisme, pauvreté, criminalité, obésité.. et finalement c'est tant mieux. Il ne subsiste que le bon côté des choses. Petit bémol: il ne se passe rien à Wounded Knee alors qu'ils viennent de parcourir des centaines de km à cheval. Ce qui rend la fin.. assez étrange.

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