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La Forme de l'eau - The Shape of Water
note moyenne
3,8
8977 notes dont 915 critiques
13% (121 critiques)
30% (273 critiques)
25% (227 critiques)
17% (157 critiques)
8% (70 critiques)
7% (67 critiques)
Votre avis sur La Forme de l'eau - The Shape of Water ?

915 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 920 abonnés Lire ses 1 316 critiques

2,5Moyen
Publiée le 06/03/2018

« La Forme de l’eau » sous ses airs de conte fantastique alléchant, nous propose un mélange de la « Belle et la Bête », de « E.T. », tout cela à la sauce « Amélie Poulain »... Pourquoi pas après tout ? D’autant plus que l’histoire est tentante, et que l’entrée en matière dès les premières images magnifiques et très étonnantes, est franchement très prometteuse... Tout semble bien parti avec une recherche esthétique néo rétro aux accents très fifties, dont les éclairages et les décors sont parfaitement au diapason... On attend donc la suite de pied ferme, et on attend encore ! Car hélas, même si l’intrigue est bien là, même si l’ambiance est au rendez-vous, on espère un peu plus de punch, qui aurait pu casser cet aspect un peu niais et gentillet que trimbale chaque personnage, alors que la bande son fait tout pour aller dans ce sens très sirupeux, elle aussi. Alors oui la poésie est toujours à fleur de peau, mais elle semble tellement édulcorée, fade et gratuite que l’ensemble manque franchement d’une vraie personnalité, ce que le dernier « Crimson Peak » du même cinéaste, possédait et revendiquait justement à fond ! L’actrice Sally Hawkins est toujours sur le même registre et le duo qu’elle forme soit avec son voisin ou soit avec sa collègue, est bien sympathique mais n’a rien de réellement décapant ou de transcendant pour nous émerveiller... Le méchant sous les traits de Michael Shannon fait de l’effet au début, puis devient une caricature de lui-même, tout comme les rôles secondaires, qu’ils soient espions ou pas d’ailleurs... Tout cela respire plus le conte pour enfant, par la façon simplifiée et assez mièvre de traiter les rapports humains, alors que le côté psychologique reste absent, chaque personnage étant beaucoup trop lisse et plat, trop dans l’apparence, figé comme une image d’Épinal. Peut-être une intention délibérée de Guillermo del Toro, mais qui finit dans ce cas par s’épuiser elle-même à force de s’éterniser ! Et même cette créature mi homme mi poisson, pourtant intéressante par son aspect et son regard, manque de réelle présence pour véritablement nous émouvoir... C’est d’autant plus dommage, car avec cet univers épatant si réussi et si flatteur à l’œil, il ne manquait pas grand chose pour faire de cette fable fantastique un vrai sujet digne d’intérêt et de plaisir, afin de s’y plonger complètement en rejoignant ainsi véritablement notre héroïne et son prince charmant comme on l’espérait !

Scorcm83

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3,5Bien
Publiée le 13/03/2018

Amateur de Guillermo Del Toro, un des cinéastes contemporains les plus talentueux en termes visuels et narratifs, je dois avouer que son *Shape of Water* ne m'a pas procuré l'effet escompté, plutôt un agréable divertissement qu'un film profondément touchant comme a pu l'être *L’Échine du Diable* ou *Le Labyrinthe de Pan*. En effet, j'ai été surpris par la simplicité scénaristique du film qui reste tout de même magnifique audio-visuellement parlant. Il s'agit donc avant tout d'une fable saupoudrée de la vision ambivalente de son réalisateur, qui parvient toujours à faire émerger une violence froide et clinique au sein d’œuvres fantastiques et poétiques. C'est bien ce paramètre qui marque la signature du cinéaste mexicain et ce pourquoi je l’apprécie tant. Malheureusement, là où cet élément permettait à ses précédents films d'atteindre une certaine profondeur et de s'ériger au rang d'oeuvre filmiques majeures, il agit là en temps que piqûre de rappel, nous tapotant l'épaule ça et là pour maintenir une certaine attention mais n'allant pas vraiment plus loin que l'expression de l'identité de son auteur. Bien sûr, et c'est là ou Guillermo Del Toro est fort, cette violence sert aussi le propos et nourrit l'enjeu dramatique en cassant le côté monodimensionnel de ses personnages. La violence n'est donc pas son seul outil, il y ajoute également une tension sexuelle prégnante qui nous ramène toujours dans une réalité froide et violente en contraste avec le merveilleux du conte. *The Shape of Water* est donc un joli mode d'emploi de la cinématographie de Guillermo Del Toro, la raison sans doute de son triomphe aux oscars, mais ne constitue en aucun cas son chef d'oeuvre qui reste encore, selon moi, *Le Labyrinthe de Pan*. A voir.

elriad

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2,5Moyen
Publiée le 19/02/2018

Voici ce que j'appelle un film très surestimé. Plébiscité partout, déjà primé dans de nombreux pays, favori aux Oscars, mais qu'est-ce donc qui rend si exceptionnel le dernier film de Guillermo del Toro ?... La réponse est bien difficile à trouver au milieu de ce conte fantastique pétri de bons sentiments qui ne révolutionne pas grand chose, bourré de références pour ne pas dire qu'il pompe à droite et à gauche son inspiration. De "La belle et la bête", à "ET", de l'univers de Jeunet pour les décors, les thèmes récurrents de la tolérance et la peur de l'inconnu, on assiste à une succession de clichés, un scénario cousu de fils blancs en cherchant tout au long de ces deux heures, d'ailleurs pas désagréables en soi, ce qui suscite cette envie de récompenses dans tous les pays. Le réalisateur semble avoir bien compris la façon de fonctionner Hollywood, en plaçant quelques scènes nostalgiques de comédies musicales, en reprenant des airs nostalgiques de la grande époque, en faisant couler une guimauve sans retenue, livrant finalement un film bien complaisant calibré pour le box office...

Yetcha

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3,0Pas mal
Publiée le 13/03/2018

Bon, avouons le tout de suite, j'ai été déçu par ce film, notamment au regard de tout ce que j'en avais entendu avant, c'est d'ailleurs peut-être là l'erreur! Si l'univers est incroyable, l'ambiance sublime, Sally Hawkins extraordinaire, Michael Shannon excellent et les hommages cinématographiques nombreux avec un superbe vrai costume, c'est-à-dire pas des images de synthèse. Le gros point faible est l'empathie qu'on ressent; ou plutôt qu'on ne ressent pas pour les personnages. En effet il manque cette touche de sensibilité, cet aspect d'émotion que j'attendais d'une histoire d'amour forte et improbable.... Mais.... Cela ne vient jamais malgré les nombreuses tentatives de Del Toro, et c'est bien dommage. Certainement pas le film oscarisé qu'on encense, mais attention, loin d'être un mauvais film tout de même. Et comme disait je ne sais plus qui : "Le moins bon film d'Hitchcock sera toujours bien meilleur que le meilleur des films de beaucoup d'autres réalisateurs", et ça marche tout à fait ici.

lhomme-grenouille

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1,0Très mauvais
Publiée le 22/02/2018

Je suis presque désolé de mettre une note aussi basse… Mais bon, mon souci d’honnêteté m’oblige à accorder ma note à mon sentiment. Je dis que je suis désolé parce que – clairement – tout n’est pas à jeter dans ce « The Shape Of Water ». La seule scène d’introduction suffit d’ailleurs à rappeler le talent de formaliste de l’ami Guillermo del Toro. D’ailleurs, si je m’en tiens au premier quart d’heure du film, j’avais quelques raisons d’espérer et d’apprécier. OK, la teinte très 60’s donne un côté très classique à l’ensemble, mais cette manière d’amorcer l’intrigue fantastique au travers du regard d’une femme de ménage qui travaille au sein d’un centre aérospatial, j’ai trouvé ça plutôt malin et plein de promesses. Seulement voilà, une fois la créature rencontrée (c’est-à-dire au bout d’un quart d’heure donc), le film s’enfile alors très rapidement sur un rail et n’en déviera dès lors plus jamais. Et là, s’est mis alors à commencer pour moi un trèèèès long tunnel d’ennui. Tout est tellement prévisible, calibré, habituel ! Des gentils très gentils, des méchants très méchants, ainsi que les péripéties habituelles… J’ai eu l’impression de revoir un copier-coller d’« E.T. » mais avec une créature du « Festin nu » en guise de bestiole à sauver. Alors oui, j’ai voulu me raccrocher à cette idée que Guillermo del Toro faisait les choses avec adresse, mais pour le coup ce ne fut clairement pas suffisant. Somnolences, distractions, égarements dans mes pensées, récapitulatifs des courses que j’avais à faire après la séance : tout y est passé… Et si d’un côté je maintiens le fait que ce film n’est certainement pas hideux à voir, d’un autre côté je ne peux nier que l’égrènement des minutes fut pour moi de plus en plus rude tellement je n’ai pu me raccrocher à rien. D’un certain point de vue, j’ai l’impression que l’ami Guillermo a concentré tout son intérêt dans les petits détails militants qu’il a voulu glisser à droite et à gauche : de l’antiracisme à l’antispécisme ; du féminisme au gay-friendlysme. Du coup, à part un petit toilettage idéologique des films typés années 60, je ne vois pas vraiment l’intérêt. Spoiler: OK, l’héroïne est muette mais ça n’en reste pas moins une héroïne ; OK elle aime prendre le temps de se masturber tous les matins et on nous le rappelle bien histoire où on l’oublierait. OK, son pote est seul parce qu’il est gay et qu’à cette époque ce n’est vraiment pas facile à vivre. OK sa collègue noire doit à la fois subir les remarques racistes de son patron et l’attitude asservissante de son mari… Et après ? Tout ça ne fait pas un film ! Or, en regardant ce « The Shape of Water », j’ai vraiment eu l’impression qu’on a constamment cherché à attirer mon attention sur tous ces détails là pendant que de l’autre côté on délaissait totalement l’intrigue principale pourtant au cœur du film. Pour le coup, je trouve ça assez triste, voire même consternant. Parce que voilà qu’après « Crimson Peak », del Toro nous refait le coup de l’exercice de style sans fond ni propos. C’est triste parce que, avec de telles qualités plastiques, c’est clairement du gâchis… Bon alors après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)

Chris46

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3,5Bien
Publiée le 02/04/2018

" La forme de l'eau , the shape of water " bon film de Guillermo Del Toro . L'histoire se déroule dans les années 60 en pleine guerre froide . Les américains sont en pleine lutte avec les soviétiques pour la conquête de l'espace et nottament pour être le premier a mettre le pied sur la lune . Elisa ( Sally Hawkins ) une femme célibataire travaille comme femme de ménage dans un laboratoire ultra secret d'un centre spatial du gouvernement Américain . Elisa mène une existence solitaire et isolée car elle est muette . Un jour elle découvre dans le laboratoire une étrange créature aquatique que le gouvernement a réussit à capturer et sur lequel ils font de terribles expériences pour en faire un cobaye pour aller dans l'espace . Elle va alors se prendre d'affection pour cette créature qu'elle va tenter de sauver ... " La forme de l'eau , The shape of water " est un bon film de Guillermo Del Toro . Le cinéaste de " Hellboy " et " Pacific Rim " nous offre avec " La forme de l'eau " un beau film récompenser par de nombreux prix à travers le monde avec nottament 4 oscars à la clé dont celui du meilleur film . Le film a connu un beau succès avec près de 200 millions de dollars de recettes pour un budget d'a peine 20 millions et près de 1,5 millions de spectateurs en France soit le plus gros succès de Guillermo Del Toro en France . L'histoire est prenante avec une femme muette et solitaire nommer Elisa qui va se prendre d'affection pour une étrange créature marine que le gouvernement à réussit à capturer . Une étrange histoire d'amour entre Elisa et la créature va alors avoir lieu . Guillermo Del Toro nous offre une romance originale entre une femme muette et une créature aquatique . Et si au début cette romance nous paraît incenser et totalement improbable on se prend très vite d'affection pour ce couple . Elisa et la créature vont se rendre compte qu'ils ont beaucoup de points commun comme le fait d'être tout les deux muets et en quelque sorte exclu par le monde extérieur qui les considèrent comme des monstres ce qui les rend solitaires et sa va donc les rapprocher . On va alors se prendre d'affection pour ce couple improbable . Ils vont tenter une histoire d'amour impossible car ils ne sont pas du même monde et forcément sa va être assez compliqué pour eux Spoiler: car la créature n'est pas dans son élément aquatique et qu'elle va avoir du mal à vivre dans le monde humain et qu'elle va avoir besoin de vite retourner dans son élément naturel sous peine de mourir et Elisa ne peut pas vivre sous l'eau vu qu'elle est humaine . Elisa va alors tenter à ce qu'il s'adapte au mieux à sa vie humaine dans son appartement et sa va donner lieux a des scènes improbable , surréaliste et originale comme la séquence où elle inonde la salle de bain pour qu'il se sente plus à son aise . Guillermo Del Toro nous narre donc une belle histoire d'amour assez touchante et il va d'ailleurs nous offrir de superbes séquences originale , romantique et poétique pour accentuer cette histoire d'amour Spoiler: ( la superbe séquence dans la salle de bain inonder , la séquence finale dans le lac ) . Elisa va alors tenter de sauver la créature des mains du gouvernement qui font des expériences sur elle mais ce ne sera pas chose facile donnant lieu à quelques moment de tension et de suspense . Le film allie plutôt bien fantastique , romance , suspense et émotion avec également une touche d'humour. Guillermo Del Toro nous offre donc un beau film avec une histoire très prenante et touchante même si elle reste très classique dans son déroulement . Dans un même style sa rappelle d'autre film comme " Amélie Poulain " , " Delicatessen " , " E.T " ou encore " Sauvez Willy " . Je pense malgré tout qu'on aurait pu exploiter un peu plus cette histoire . J'ai passer un bon moment mais j'avoue être rester un peu sur ma faim quand même . Ils auraient du pousser un peu plus la romance entre Elisa avec la créature et le sauvetage de la créature par Elisa . Le film est porter par la superbe musique de Alexandre Desplat qui colle à merveille avec l'ambiance du film . Ils nous offrent de superbes morceaux de musiques qui crèent une ambiance étrange nottament quand on découvre l'etrange créature dans le laboratoire . Mais aussi de superbes morceaux romantique qui accentue l'histoire d'amour entre la créature et Elisa . Le compositeur Alexandre Desplat fut d'ailleurs récompenser à juste titre de l'Oscar de la meilleur musique . Le film est superbement mis en scène par Guillermo Del Toro . Il a superbement reconstituer l'ambiance guerre froide et rétro des années 60 dans lequel se déroule le film grâce nottament à de superbes décors nottament dans le laboratoire où se trouve la créature . Ils nous offrent de superbes plans très stylés et poétique nottament lors des séquences entre Elisa et la créature . Les effets spéciaux pour donner vie à la créature sont d'ailleurs très réussit . La créature a un design très soigné . Guillermo Del Toro fut d'ailleurs récompenser de l'Oscar du meilleur réalisateur . Le film est porter par un très bon casting avec à sa tête l'actrice Sally Hawkins qui est excellente dans le rôle de cette jeune femme muette qui souffre de solitude à cause de son handicap . Elle joue superbement bien son rôle de femme muette qui souffre de solitude à cause de cela et on s'attache très vite à elle . Elle va s'attacher à une créature aquatique enlever par le gouvernement qu'elle va tenter de sauver et être confronter à l'un de ses patrons nommer Strickland qui travaille dans un laboratoire du gouvernement et qui fait des expériences sur la créature aquatique . Le colonel Strickland est très bien interpréter par l'acteur Michael Shannon parfait dans le rôle du méchant . Pour résumer " La forme de l'eau " est un bon film de Guillermo Del Toro à voir ou revoir .

Sergent Zirivkiand

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4,5Excellent
Publiée le 12/04/2018

Un excellent drame fantastique poétique et visuellement éblouissant de Guillermo Del Toro avec une excellente performance de Sally Hawkins qui transmet à la fois délicatesse et force, des plans et des mouvements de caméra fantastiques, un scénario particulièrement intéressant puisqu’il met en scène un personnage principal muet, une photographie à tomber et une sublime BO d’Alexandre Desplat.

BILBO75

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2,0Pas terrible
Publiée le 03/02/2018

13 fois nommé aux Oscars 2018...Je ne comprends pas !!! Autant "Le Labyrinthe de Pan" était une merveille, autant Del Torro nous livre ici le plus lissé et le plus académatique de ses films. Ce qui est un comble pour un film qui voudrait mêler fantastique et histoire d'amour. Certes, Del Torro sait faire de belles images, mais ici, le film rate totalement son propos. Tout n'est que du déjà-vu : genre "la belle et la Bête", mais en 10 fois moins bien, façon gentil Monstre des marais, avec une leçon de morale bienpensante : "rejeter les autres, c'est pas beau". Et surtout, aucune émotion ne passe dans un scénario ultra lisse. Bref, un film d'une très grande fadeur et plutôt bouffi de clichés (un monstre gentil, une handicapée émouvante, une noire femme de ménage, un blanc méchant, le racisme des années 60, etc. etc..). Tellement académique et convenu que, oui, on conçoit que ça puisse plaire à un jury américain bien sage en manque de sentiments polissés. Mais pas à un public qui aura déjà vu plein de films d'amitié humain-monstre et qui ne s'attend pas à ce qu'on lui présente une resucée de films bien meilleurs. Allez, passe à autre chose, Benicio !

LeFilCine

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3,5Bien
Publiée le 01/03/2018

Le film de Guillermo del Toro débute par une plongée enthousiasmante dans son univers coloré chatoyant et par la découverte de sa galerie d’atypiques personnages. Cette introduction peut facilement rappeler l’univers de Jean-Pierre Jeunet, et on peut même faire un parallèle avec Amélie Poulain dans la description d’un personnage féminin pour le moins original. La magnifique partition d’Alexandre Desplat ajoute à l’ensemble une sorte de french touch plutôt agréable. Et les deux heures du film passent à toute allure, peut-être même trop vite. En effet, il y a dans la construction du récit comme un problème dans la mise en place de l’intrigue. La découverte du monstre et l’attachement entre les deux êtres se fait trop rapidement, ce qui n’aide pas vraiment à rentrer dans l’histoire et surtout à vraiment y croire. S’ensuit de beaux moments de grâce malheureusement parsemés au cœur d’un scénario un peu confus qui vire au thriller simpliste, alors qu’il y avait matière à raconter quelque chose de vraiment plus subtil. Michael Shannon qui interprète le méchant de l’histoire, un homme au caractère diabolique, est vraiment parfait au début. Mais l’écriture de son personnage ne tient pas la longueur, et le fait un peu basculer dans l’absurde vers la fin. Quant à Sally Hawkins, elle réalise une belle prestation, mais manque un peu de cette folie douce qui aurait rendu son personnage, pourtant bien écrit, encore plus attachant. Malgré ces quelques réserves The Shape of Water reste un conte fantastique de bonne facture largement magnifié par son ambiance, ses décors et sa musique.

Marie P.

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0,5Nul
Publiée le 26/02/2018

Je n'ai pas aimé car trop sombre, trop confus, film qui n'est pas arrivé à me tenir en haleine malgré un beau personnage de sciences fiction et d'autres points positifs comme la musique, l'ensemble ne m'a pas plu.

Yves G.

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2,0Pas terrible
Publiée le 25/02/2018

C'est l’histoire d'un homme-poisson que des méchants ont emprisonné et que des gentils veulent libérer. Je pourrais - comme je m'évertue à le faire chaque matin - faire un effort et vous présenter un résumé autrement plus élaboré de "La Forme de l'eau". Je pourrais vous dire que son action se déroule au début des années soixante, en pleine Guerre froide, à Baltimore, que son héroïne est une jeune femme muette employée comme femme de ménage dans une base secrète de l'armée américaine, qu'une créature aquatique, mi-poisson, mi-homme, y a été capturée et y est soumise aux pires sévices par un gardien sadique, que notre héroïne se prend de compassion pour la mystérieuse créature et décide de la libérer avec l'aide d'une collègue noire, d'un voisin homosexuel et d'un espion russe. Mais ce serait bien long pour un scénario qui, tout bien considéré, se résume aisément en une phrase plus courte. Je plaide coupable par avance car "La Forme de l'eau" est le grand favori des Oscars - et que je n'aurais rien à redire à sa victoire annoncée sur les autres films nommés, tels "Get Out", Phantom Thread"" ou "3 Billboards" qui ne m'ont guère plus convaincu. Mais ce plébiscite critique et public ne m'empêchera pas de faire entendre une voix dissonante. La créature filmée "dans une diaprure bleu-vert" (dixit "Le Monde") ? Le copier-coller de la créature du lagon noir sorti en 1954 - qui fut le premier film visionnable en trois dimensions grâce à des lunettes bicolores. L'héroïne muette ? Un personnage dont on ne comprend pas le traumatisme originel et l'étonnante attirance pour l'eau - dans laquelle elle se livre chaque matin à des libations étonnamment lestes pour un film tout public. Les autres personnages ? une galerie politiquement correct de ce que tout ce que l'Amérique compte de minorités opprimées. Vous avez aimé "La petite sirène" de Walt Disney ? Vous aimerez peut-être "Le grand triton" de Guillermo del Toro [je viens de passer deux heures à chercher l'équivalent masculin de la sirène et ne me cherchez pas des poux dans la tête si le triton ne correspond pas tout à fait]. La somptuosité gothique des décors ? la merveilleuse histoire d'amour ? l'hymne à la tolérance ? Je n'ai vu dans le conte de fées de Guillermo del Toro à la naïveté assumée qu'une historiette simpliste aux personnages manichéens et à l'intrigue cousue de fil blanc.

legend13

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3,5Bien
Publiée le 10/03/2018

Tout juste auréolée de son Oscar du meilleur film, "La Forme De L'Eau" à donc attisé ma curiosité. Surtout que Guillermo Del Toro est un réalisateur qui m'avais marqué avec son excellent "Labyrinthe De Pan". Alors que dire de cet étrange conte ? Visuellement, rien à dire, c'est très beau et la réalisation est très réussie. Le casting s'en tire très bien (Michael Shannon est excellent dans le rôle du salaud de service). Cette histoire d'amour peu commune sur fond de guerre froide est plutôt touchante et le film dans sa généralité est une belle ode contre la discrimination. Oui mais voilà. À mon goût il manque un petit quelque chose pour que le tout soit parfait. Mais je ne saurais dire quoi. Peu être que j'aurais un meilleur avis au second visionnage.

Cinephille

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2,5Moyen
Publiée le 22/02/2018

C'est donc cela le film de l'année ? Bigre ! quelle triste année alors ! Donc Amélie Poulain est descendue de la butte Montmartre, elle fait le ménage dans un labo où elle a une bonne copine et là elle tombe amoureuse d'un monstre marin autour duquel ça se bagarre sec entre militaires et scientifiques. Quand je dis ça se bagarre c'est entre Dr Folamour et films d'espionnage années 50. Les Américains sont des brutes épaisses, surtout ceux pour qui le maître mot est sécurité. Les Russes sont un peu plus folklos avec LE chercheur au grand coeur. Le monstre est à deux doigts de mourir comme un vulgaire merlu à l'étal d'un poissonnier mais bien sûr tout est bien qui amphibien. Le scénario est donc plutôt quelconque, et malheureusement visuellement ça n'a quasiment aucun intérêt. Enfin, il y a manifestement une erreur au générique qui crédite Guillermo del Torro alors qu'il est aveuglant que le réalisateur est Jean-Pierre Jeunet.

elbandito

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3,0Pas mal
Publiée le 25/03/2018

"The Shape of Water", de Guillermo Del Toro, est un conte sombre et baroque, une histoire d’amour impossible, une ode à la différence et aussi un tableau social d’une certaine Amérique de la guerre froide. Sally Hawkins apporte sa frêle silhouette et sa fragilité à cette héroïne muette, improbable amoureuse d'un mystérieux amphibien, et Michael Shannon son physique dérangeant et son regard d’acier à un agent secret des plus diaboliques qui canalise tous les défauts de l'Américain moyen. Au centre de ce ballet fantastique, une créature aquatique aux pouvoirs inimaginables est la convoitise de tous. Mais pas seulement. L'eau. L'eau est en effet le centre de l'aventure. Présente dans toutes les séquences du film, sous diverses formes, Del Toro évoque le précieux liquide vital sous de très nombreux aspects : la créature a été kidnappée dans les eaux amazoniennes, le bain du matin d'Elisa, les gouttes d'eau sur la vitre de l'autobus, le seau qui est censé nettoyer le laboratoire top secret, les verres d'eau que s'envoie Strickland, la séquence dans la salle de bain emplie d'eau, le rêve inaugural d'Elisa, le final prévisible sur les quais du port de Baltimore... Cet aspect est intéressant. Le monstre n'est évidemment pas celui que l'on imagine... Évidemment cette trame cinématographique n'est pas nouvelle, et le message du réalisateur mexicain est in fine assez caricatural. Toutefois, la métaphore se révèle un beau pied de nez à cette Amérique bienpensante et omnipotente. Au final, un film original d’une richesse foisonnante, mais pas le chef d’œuvre attendu.

HamsterPsycho

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3,5Bien
Publiée le 13/03/2018

Dans l’œuvre prolifique de Guillermo del Toro, "La Forme de l'Eau" apparaît comme une fable, très prévisible et aux accents poétiques. Prévisible car le scénario en lui-même est, dans sa globalité, sans surprise : un être différent de nous est torturé et étudié pour sa différence, et trouve des alliés eux aussi considérés comme différents et méprisés en tant que tels. Pas très original, donc, si ce n'est l'univers visuel et la poésie dure propre au réalisateur mexicain qui met toute sa personnalité dans ces œuvres les moins commerciales. La poésie déployée est souvent teintée de violence, comme "Le Labyrinthe de Pan", à la fois magnifique et terrible. A retenir également la musique magnifique de Desplat.

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