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Les Proies
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Proies" et de son tournage !

Adaptation

Les Proies est l'adaptation du roman du même nom écrit par Thomas P. Cullinan. Le metteur en scène Don Siegel avait déjà transposé l'ouvrage à l'écran en 1971 avec son acteur fétiche Clint Eastwood dans la peau du personnage principal.

Naissance du projet

C'est en premier lieu la chef décoratrice Anne Ross qui a parlé du film Les Proies de Don Siegel à Sofia Coppola. La cinéaste, qui ne l'avait jamais vu, a décidé de se procurer le livre dont il est adapté. Elle explique : "J’ai pensé, si je racontais cette histoire du point de vue des femmes. Mon film serait une réinterprétation. Les prémisses de l’histoire sont chargées de potentiel parce que les rapports de force entre les hommes et les femmes sont universels. Il y a toujours un mystère latent entre hommes et femmes : "Oh, mais pourquoi a-t-il dit ça ?" (rires)"

Habituées de la cinéaste

Avec Les Proies, Elle Fanning retrouve Sofia Coppola après Somewhere tandis que Kirsten Dunst collabore pour la quatrième avec la cinéaste atypique après Virgin Suicides, Marie-Antoinette et The Bling Ring (dans lequel elle joue son propre rôle).

Retrouvailles

Nicole Kidman et Colin Farrell ont commencé à tourner dans Les Proies seulement quelques semaines après avoir achevé le tournage de Mise à mort du cerf sacré, qui est également présenté au Festival de Cannes 2017 (tous les deux en sélection officielle).

Plonger dans le 19ème siècle

Si Sofia Coppola a déjà exploré les 18ème, 20ème et 21ème siècles dans ses précédents films, elle s'aventure avec Les Proies pour la première fois dans le 19ème siècle.

Un air de "Virgin Suicides"...

Dans Les Proies, Sofia Coppola traite à nouveau de thèmes qui lui sont chers : la communauté et les femmes qui se transforment. La réalisatrice confie : "J'ai toujours aimé observer les dynamiques de groupes, et de groupes de femmes en particulier. J’ai le sentiment qu’entre femmes, les mécanismes qui émergent sont moins flagrants, plus subtils, quand chez les hommes, ils sont plus manifestes. Cette histoire m’a attirée parce qu’elle parle d’un groupe de femmes. Ça m’a un peu fait penser à Virgin Suicides, avec ces filles coupées du monde. Mais aussi parce que je n’ai jamais fait de film sur des femmes d’âges variés, à des stades différents de leur vie, et sur la façon dont elles interagissent. Dans cette histoire, chacune a un rapport différent avec l’homme présent."

Un air de "Misery"

Sofia Coppola qualifie l'histoire du film d'"extrême". En ce sens, la réalisatrice voit le côté thriller de l'intrigue des Proies comme ressemblant à celui du film Misery (Rob Reiner, 1990), dans lequel l'homme (interprété par James Caan) est à la fois invité et prisonnier. Elle se rappelle :

"J’avais vu le film à sa sortie, et il me trottait dans la tête. Mais ce n’était pas facile, c’est un genre nouveau pour moi, dans lequel je ne suis pas très à l’aise. Je m'y suis pliée, à ma manière. J’ai dû un peu forcer le trait, je suis plus en retenue d’habitude. C’était amusant de jumeler intrigue et magnifique décor poétique, c’était une première pour moi ! (rires)"

Authenticité

Comme il en va de même dans le roman, le film se déroule pendant la Guerre de Sécession. Un passionné de cette période historique était présent sur le tournage pour s'assurer de la crédibilité du film. Il a ainsi expliqué à Nicole Kidman comment faire des bandages et a aussi renseigné Sofia Coppola et son équipe sur les travaux manuels comme par exemple la broderie. La réalisatrice poursuit :

"Quand le papier est venu à manquer, les gens ont commencé à écrire dans les marges des livres... Nous avons lu des livres de bonnes manières datant de cette époque. Nous avons appris, par exemple, qu’une femme n’était pas censée accepter un compliment, parce que ça donnait libre cours à sa vanité. La bienséance féminine devait être mise en avant, mais ces femmes en ont assez qu’on leur marche sur les pieds..."

Références visuelles

Côté références visuelles, Sofia Coppola s'est appuyée sur des portraits datant de la Guerre de Sécession, mais aussi des photos de William Eggleston de jeunes femmes entre elles, datant des années 1970. Tess de Roman Polanski et certains films d’Alfred Hitchcock ont quant à eux servi de modèles par rapport au type de suspense que la cinéaste voulait avoir dans Les Proies.

Une image douce

Le directeur de la photographie Philippe Le Sourd avait déjà collaboré avec Sofia Coppola sur plusieurs spots publicitaires. Ensemble, ils ont choisi de tourner sur pellicule avec des objectifs anciens. La réalisatrice souhaitait "une image douce, diaphane, mais aussi inondée de soleil, imprégnée de la chaleur ambiante, avec beaucoup de fumée", pour montrer à quel point les personnages étouffent sous le poids du refoulement de leurs pulsions sexuelles.

Au sujet du cadre spatial, Sofia Coppola explique :

"C'est un décor naturel, avec des chênes couverts de mousse espagnole. Madewood est un lieu magnifique mais la demeure et la propriété ont également un côté sombre qui leur vient de leur passé colonial. Je voulais que les insectes, la luxuriance soient palpables... Les occupantes ne sont plus à même d’entretenir convenablement les lieux, parce qu’elles ne sont plus assez nombreuses et que les jardiniers sont partis. Les plantes grimpantes prolifèrent, contribuant à une impression de menace alentour, même si le groupe restant maintient l’ordre et la propreté dans la maison. Le raffinement intérieur contraste avec la végétation extérieure envahissante et sauvage."
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