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    L'Amant D'un Jour
    note moyenne
    3,0
    301 notes dont 41 critiques
    répartition des 41 critiques par note
    1 critique
    8 critiques
    16 critiques
    10 critiques
    5 critiques
    1 critique
    Votre avis sur L'Amant D'un Jour ?

    41 critiques spectateurs

    velocio
    velocio

    Suivre son activité 427 abonnés Lire ses 2 138 critiques

    1,5
    Publiée le 3 juin 2017
    Comme si les 2 ou 3 films que Hong Sang-soo réalise chaque année ne suffisaient pas, voilà, réalisé par Philippe Garrel, un film qui présente une parenté certaine avec ceux du prolifique coréen : tout d'abord, comme "Le jour d'après" de HSS qui va sortir dans quelques jours, "L'amant d'un jour" est un film en noir et blanc, et, dans les deux cas, ce noir et blanc est loin de mériter le qualificatif de somptueux. Et puis, il y a ce que raconte le film et qui est le fond de commerce du cinéma de HSS : l'histoire d'un quinquagénaire, professeur de profession et qui doit gérer ses rapports avec deux jeunes femmes ayant 25 ans de moins que lui. Certes, dans le film de Philippe Garrel, une de ces deux jeunes femmes est sa propre fille venue se réfugier chez lui après, dit elle, avoir été larguée par son copain. L'autre, c'est une de ses élèves et sa maîtresse depuis 3 mois. Certes, les personnages ne passent pas leur temps à pochetronner, autre constante chez HSS. Malgré cette sobriété, tout ce qu'on entend dans le film concernant le couple, concernant la fidélité, concernant l'idéal amoureux, tout cela ne vole jamais très haut. Quand on pense qu'ils se sont mis à 4, dont Jean-Claude Carrière, pour écrire le scénario ! Comme il est loin le temps où Eric Rohmer nous parlait de ces sujets, avec intelligence et délicatesse, dans "Les nuits de la pleine lune". Par ailleurs, malgré la très courte durée du film (1 h 16 minutes, heureusement !), Philippe Garrel trouve le moyen de faire du remplissage en nous infligeant une scène au cours de laquelle des couples dansent un slow sur la chanson "Lorsqu'il faudra" écrite par Jean-Louis Aubert et Michel Houellebecq, une chanson aussi insipide, paroles et musique, que le film lui-même. Sinon, il faut faire preuve d'honnêteté et reconnaître que les comédiens, tous les comédiens, ont beaucoup de mérite à montrer de grandes qualités étant données les banalités que le réalisateur leur fait prononcer. Un dernier point : qu'ont dû penser les spectateurs étrangers de la Quinzaine des Réalisateurs, où le film était présenté, en constatant que, dans une université française, on peut faire l'amour dans les toilettes, avec fougue et accompagnement sonore, sans même prendre la précaution de fermer la porte ? PS : Je m'aperçois, par hasard, que Renato Berta, le Directeur de la photographie de "L'amant d'un jour" était le Directeur de la photographie de ... "Les nuits de la pleine lune", il y a 33 ans ! Il a dû souffrir, le pauvre.
    Emile Strogonoff
    Emile Strogonoff

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    2,0
    Publiée le 30 mai 2017
    Passé maitre dans l'art protéiforme de satisfaire un public de bobos toujours plus esthète, Garrel s'affirme avec l'Amant d'un jour comme le chantre de la souffrance affective. Utilisant la philosophie comme pierre angulaire de son film, il s'échine à nous expliquer que la relation homme-femme ne peut exister qu'au travers d'un rapport de force. Les femmes, à qui l'on veut faire croire qu'elles détiennent le pouvoir, sont avant tout mises en avant pour leurs faiblesses de cœur. Cantonnées à des rôles de suiveuses, le plus souvent éblouies par le rayonnement intellectuel des mâles dominants, Garrel les dépossède de leur personnalité et les réduit à satisfaire les instincts primaires de gougnafiers verbeux. Qui oserait en effet dénier à un thuriféraire de la jactance les bonheurs simples de la gaudriole ? Pontifiant à souhait, le film s'enlise rapidement dans une litanie de jeux amoureux finissant inéluctablement dans un plumard. En conceptualisant les rapports hommes-femmes, façon macho éduqué, Garrel nous offre avec "l'Amant d'un jour" le spectacle d'un phallocratisme raffiné dont on soulignera l'esthétique sobre.
    Jmartine
    Jmartine

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    2,0
    Publiée le 31 mai 2017
    A quelques jours d’intervalle sortent deux films aux titres proches, l’Amant double de François Ozon et l’Amant d’un jour de Philippe Garrel, autant j’ai aimé le thriller obsessionnel d’Ozon autant je me suis ennuyé devant l’Amant d’un jour…on présente Philippe Garrel comme l’héritier de la Nouvelle Vague, on dit aussi que Philippe Garell se répète d’un film à l’autre…ne seraient-ce la présence de Smartphone ou d’automobiles récentes garées le long des trottoirs, je me suis cru regardant un film des années soixante, en noir et blanc plutôt noir et gris, charbonneux à souhait, sensé refléter le clair obscur sentimental…je veux bien, mais ces intérieurs sont moches, à désespérer. Il ne se passe rien dans cette bluette où Jeanne qui vient de se faire mettre à la porte par son petit ami, débarque pleurnichant chez son père, Gilles, professeur à la faculté qui file le parfait amour avec Ariane une de ses étudiantes du même âge que Jeanne…J’ai , dès les premiers plans, été gêné par l’apparence « jeune » de Eric Caravaca qui joue Gilles et qui est loin de faire les cinquante ans de son état civil, tant et si bien qu’il m’ est apparu peu crédible en père d’une jeune femme de 23 ans…Alors on s’interroge sur le couple , la fidélité, l’idéal amoureux, la passion destructrice… mais au travers de dialogues à la banalité confondante, et commentés par une voix off vite agaçante…quant aux étreintes charnelles, elles peuvent manquer de délicatesse et les deux scènes dans les toilettes de l’université de romantisme !!! C’est ennuyeux et heureusement que le film est court !!!
    FlecheDeFer ..
    FlecheDeFer ..

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    1,0
    Publiée le 26 mai 2019
    Ce film est consternant. Les dialogues sont aussi plats que pleins de banalités tellement parisiano-compatibles ("Je me suis faite avoir." "Dis pas ça, tu étais amoureuse c'est tout!" "Non, je me suis pas faite avoir par lui! Je me suis faite avoir par l'amour..." - "J'ai été marié." "Et la fidélité t'y es arrivé?" "Bof... J'vais pisser."), la réalisation se contente de plans fixes paresseux censés montrer le monde dans sa véracité mais qui font surtout très théatre filmé, l'histoire n'a aucun intérêt, la prononciation ou la prise de son font que l'on doit parfois tendre l'oreille pour saisir le propos, le casting fait la part belle à la famille ou aux amis de la famille, etc... Mais bien plus que la faiblesse de la forme, c'est le fond qui me gêne: nous voici face à l'archétype du film de mâle à la française, où une demoiselle forcément chaudasse de 23 ans court après son professeur distingué de 51 ans, le drague pendant tout un trimestre mais se heurte à la vaillante résistance du grand homme qui ne mange pas de ce pain-là avant de finir par céder presque par bonté de coeur et de donner à la demoiselle en pâmoison sa dignité de femme, lui offrant enfin une raison d'exister en ce monde, conjuguant paternalisme de bon aloi et leçons de vie savamment distillées. On reconnaîtra ici le grand fantasme d'une bonne partie de la gente masculine française passé un certain âge: une fille jeune, docile, sexuelle avant tout, en admiration devant son statut de mâle dominant, rentre-dedans et aguicheuse, qui le supplie presque de la laisser le combler... Comme le dirait une philosophe du niveau de Garrel: non mais allô quoi?? Un tel film phallocrate (l'homme pense et domine, la femme court après l'homme, se couche et s'offre) trahit sans doute les fantasmes du réalisateur lui-même mais semble pour le moins déplacé à l'époque du scandale Weinstein. Bien sûr, les filles n'en sortent pas grandies non plus: elles sont passablement décérébrées ("C'est dans le Tyrol." "Le quoi? Ah, le Tyrol, c'est une région? Je croyais que c'était un comme un gâteau!"), facilement impressionnables devant les hommes ("Ouais-anh, j'étais aux US pour un reportage sur l'environnement." (non, c'est pas du tout cliché mdr) "Ouah, (pâmoison) cette photo le cadre c'est complètement dingue, t'as vraiment un regard!...), ne vivent que pour la baise (j'aime tes photos donc tu me prends sur le mur dans les toilettes 5 minutes après) et couchent avec à peu près n'importe qui quelques minutes après l'avoir rencontré et à peu près n'importe où. Une vision très parisienne donc, et véritablement consternante. Au secours!
    Padami N.
    Padami N.

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    1,5
    Publiée le 3 juin 2017
    encore un film , heureusement court, ou les personnages parlent d eux de leurs amours et désirs. .....sans histoire et vrais psychologie ;un noir et blan inutile mais quelques bons comediens et comédiennes
    Laurent C.
    Laurent C.

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    2,0
    Publiée le 4 juin 2017
    Une fois de plus, le dernier film de Philippe Garrel (qui aime tourner en famille) fait l'objet de louanges multiples du petit monde bourgeois parisien et cannois du cinéma. Et la réponse des spectateurs n'en est que plus négative. Car finalement, de cet "Amant d'un jour" qui raconte les amours malheureuses d'une jeune-fille, Jeanne, contrainte de rentrer au domicile de son père qui partage sa vie avec une fille de son âge, on n'en a pas grand chose à faire. Certes, le réalisateur, conscient de son cinéma qui a bien du mal à sortir des vieux relents de nouvelle vague, lutte désespérément contre ses propres stéréotypes. Il rentre ses personnages dans un appartement parisien étroit, dans le 19ème arrondissement, mais il n'échappe pas à la terrasse aussi grande que l'appartement. Il veut décrire la vie de personnages ordinaires, mais le héros principal est tout de même professeur de philosophie à la faculté, et vit avec les livres et les filles. Quant aux deux jeunes héroïnes, elle s'échangent les gloussements, l'une empreints de sanglots, l'autre empreints de jouissance. Heureusement le ridicule ne tue pas. Même si le format est assez court, l'absence d'émotion, le noir et blanc inutile, plongent le spectateur dans un profond ennui. On ressort comme on est rentré ; atterré par une telle suffisance.
    officiel76
    officiel76

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    2,5
    Publiée le 2 juin 2017
    J'ai tenté d'etre le plus gentil possible..le c'est evidemment ce très beau noir et blanc et la simplicité de l'ensemble, la qualité du jeu des deux actrices, même si la fille de Garrel a une élocution déplorable comme tous ceux de sa génération. les moins, et ils sont nombreux, c'est qu'en seulement une heure 16 on regarde sa montre car c'est ennuyeux, que les poncifs s'accumulent, et que l'homme est toujours égale à lui même et les femmes hystériques. La moralité de ce film c'est peut être qu'à 50 ans on ne doit pas tenter d'avoir une aventure avec une jeune femme qui a l'âge de votre fille...d'ailleurs je ne sais pas quelle était la moralité du film car...le sujet n'est pas clairement exprimé. Naturellement encensé par une certaine critique, je trouve pourtant que philippe Garrel ne se renouvelle pas et qu'il pourrait chercher parmi les actrices qui ne sont pas des "filles de"...c'est du cinéma esthétique et vain.
    traversay1
    traversay1

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    2,5
    Publiée le 23 juin 2017
    Ce n'est pas avec L'amant d'un jour que Philippe Garrel va se débarrasser de son image de cinéaste pour "happy few". Peu lui chaut, probablement, c'est le seul genre de films qu'il sait faire et cela ne date pas d'hier. L'amant d'un jour est-il pour autant 5 fois moins bon que L'amant de cinq jours de de Broca ? Ce serait excessif de répondre oui mais là où ce dernier mettait de la légèreté, Garrel impose sa gravité un peu terne renforcé par un noir et blanc qui ne s'impose que pour prouver qu'il est un "auteur", ce dont personne ne doute. L'intrigue ou plutôt les deux intrigues n'ont rien de foncièrement original traitant de sujets éternels et inépuisables : l'amour, le couple, les ruptures et tout ce qui tourne autour. Le réalisateur se sert d'une forme héritée de la Nouvelle vague avec une voix off heureusement pas trop sentencieuse (mais tout juste) et une succession de scènes marquantes par leur brièveté, lestées de dialogues dont la profondeur n'est pas évidente. Vu la longueur réduite du film, on n'a pas le trop le temps de s'ennuyer mais difficile de le trouver passionnant. On passera également sur le caractère assez sordide de certaines étreintes consommées dans des endroits peu romantiques. L'amant d'un jour a des velléités de démontrer son caractère féministe. Il s'agit plutôt d'une vision masculine du désir féminin, entre autres, avec toute la subjectivité que cela implique. Des deux interprètes principales, Louise Chevillotte prend largement l'avantage sur Esther Garrel. Au milieu, Eric Caravaca est toujours impeccable bien que son personnage souffre de trimballer quelques bons vieux clichés (le prof quinquagénaire séduisant qui sort avec l'une de ses étudiantes).
    Richard L.
    Richard L.

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    1,0
    Publiée le 8 juin 2017
    Film sans intérêt, digne d'une télé-réalité, seul avantage le film est court ce qui évite aux spectateurs de s'imposer un pensum trop long. A éviter si possible.
    soulman
    soulman

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    5,0
    Publiée le 4 juin 2017
    La beauté de l'épure. Comme toujours chez Garrel, les comportements amoureux sont au coeur du récit, sans fard. L'émotion est présente du 1er au dernier plan car l'urgence de la narration s'impose d'emblée, dans le magnifique noir et blanc de Renato Berta. Du grand art porté par un trio de comédiens d'une belle justesse.
    poet75
    poet75

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    4,0
    Publiée le 3 juin 2017
    « La philosophie n'est pas un divorce d'avec la vie ». C'est cette phrase, prononcée par Gilles (Eric Caravaca), son professeur de philosophie, qui, selon Ariane (Louise Chevillotte), a tout déclenché. Tout en la disant, Gilles avait posé son regard sur son élève et celle-ci avait aussitôt été saisie, sinon par l'amour, en tout cas par le désir. Après « La Jalousie » (2013) et « L'Ombre des Femmes » (2015), Philippe Garrel persiste, fort heureusement, à faire des films de plus en plus fluides et de plus en plus limpides. Servies par une belle photo en noir et blanc, les histoires qu'il raconte, clairement inspirées par sa propre vie et ses propres expériences, touchent juste et vont droit à l'essentiel, bien plus que dans les films qu'il faisait auparavant. Certes, même s'il est question d'un professeur de philosophie, il ne faut pas attendre de Philippe Garrel ce qu'avait si parfaitement réussi à réaliser la cinéaste Mia Hansen-Løve dans son film intitulé « L'Avenir » (2016), dans lequel elle parvenait à donner corps, en quelque sorte, à la matière susdite. Dans « L'Amant d'un Jour », Gilles pourrait exercer n'importe quel autre métier sans que le film s'en ressente beaucoup. Ce qui intéresse Philippe Garrel, ce sont les atermoiements des corps et des cœurs, plus que le cadre dans lequel ils se manifestent. Le cinéaste cherche inlassablement, de film en film, à sonder l'énigme de l'amour, de ses joies et de ses peines, à comprendre un peu plus pourquoi on s'accorde et pourquoi on ne s'accorde plus. Pour ce faire, dans ce nouveau film, il met en présence Gilles, le professeur de philo, Ariane, son élève qui, à force de séduction, est devenue son amante, et sa fille Jeanne (Esther Garrel) qui, après avoir rompu avec son compagnon, est revenue vivre chez son père. Autrement dit, voici que cohabitent l'amante et la fille de Gilles qui ont, toutes deux, à peu près le même âge. Or, contrairement à ce qu'on pourrait supposer, toutes deux non seulement s'entendent mais il se noue entre elles, assez rapidement, une sorte de complicité. Pourtant, toutes deux n'ont pas le même idéal. Ariane, comme un Don Juan au féminin, estime que, puisque les hommes se permettent toutes les infidélités qu'ils veulent tout en ne supportant pas que leurs compagnes fassent de même, elle aurait bien tort de se priver de quelque plaisir que ce soit. Jeanne au contraire, inconsolable après sa rupture, ne rêve que de renouer avec celui qu'elle a quitté et de vivre avec lui un amour profond et durable. Quant à Gilles, il se trouve pris entre l'une et l'autre, oscillant, un peu perdu et parfois absent. Chez Philippe Garrel, c'est toujours aux femmes que sont confiés les meilleurs rôles. La subtile alchimie composée par le cinéaste prend et captive à nouveau (un peu moins, tout de même, que dans « L'Ombre des Femmes »). En filmant le singulier et l'intime, Philippe Garrel touche sans peine à l'universel puisqu'il interroge sur la seule question qui compte : qu'est-ce qu'aimer ? 7,5/10
    Newstrum
    Newstrum

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    2,5
    Publiée le 3 juin 2017
    Un film décevant rendu assez anecdotique par sa chute. On regrette que le récit ne se focalise pas assez à la fin sur le sort du personnage d'Ariane, jouée avec beaucoup de présence par Louise Chevillotte. Belle scène de danse cependant. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
    mat niro
    mat niro

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    2,5
    Publiée le 15 juillet 2017
    Le père (Eric Caravaca) voit sa fille de 23 ans rentrer au bercail après une déception amoureuse alors que lui, vient d'entamer une liaison avec une étudiante du même age : les trois personnes vont devoir cohabiter. Philippe Garrel nous livre ici un film en noir et blanc de seulement 1h14 avec une voix-off assez déplaisante. Ce n'est ni ennuyant, ni transcendant, c'est assez neutre. Les trois acteurs ont un jeu assez juste mais ce fourmillement de sentiments amoureux, de coups de foudre et de ruptures reste assez terne, sans fulgurances. On retiendra quand même la composition névrosée et sensuelle de Louise Chevillotte sur une musique de Jean-Louis Aubert qui n'en n'est pas à sa première collaboration avec le réalisateur.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    3,5
    Publiée le 21 octobre 2017
    Plus les films de Garrel s'enchaînent, plus ils se ressemblent et ce n'est pas pour me déplaire, parce que tout comme la Jalousie ou l'Ombre des femmes, L'amant d'un jour est vraiment pas mal. Sans rentrer dans les détails de l'histoire ce qui est beau c'est cette capacité à réussir à traiter de quasiment tous les moments de la vie amoureuse, la rupture, le quotidien, les retrouvailles et il s'amuse à les mélanger entre ses différents personnages ce qui donne véritablement une impression de vie, il y a forcément un personnage auquel on va s'identifier vu la quantité de sentiments différents qui est montrée. Mais ce que je trouve le plus beau, outre encore une fois une très belle photographie qui laisse les tâches de rousseur de Chevillotte briller de mille deux, c'est la tendresse. Garrel filme quelque chose que les autres ne filment pas, ou rarement, il filme les gens se toucher, il me le contact entre les êtres et ça donne un film extrêmement charnel. Les gens vont s'embrasser, mais pas que, ils vont se caresser les cheveux, se toucher la nuque, se palper lorsqu'ils se prennent dans les bras ce qui ne fait que renforcer l'impression de vérité des personnages et donc notre identification. Ils ne font pas semblant que leurs corps se touchent. Le tout, bien entendu, sans jamais tomber dans la vulgarité. Bref, un film plein de tendresse qui prend le temps, malgré sa courte durée, de montrer ce qu'est un couple sans jamais trop en faire ou être didactique. Il laisse la vie se développer à l'écran. C'est beau.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 3 juin 2017
    Il est des films dont la bande-annonce suffit à me séduire. "La La land" évidemment. Mais aussi cet "Amant d'un jour" dont le beau noir et blanc m'a immédiatement séduit. Mon coup de foudre doit beaucoup - il me faut le confesser - au beau visage grave de Louis Chevillotte qui, d'une voix suave, rappelle à son professeur de philosophie leur première rencontre : "Quand tu as dit la philosophie n'est pas un divorce avec la vie/ Tu m'as regardée / Tu t'es arrêté juste en face de moi / Je me suis sentie complètement toute nue / Je suis tombée amoureuse de toi" Pourquoi ce titre ? pourquoi cette affiche ? Le sujet du film est moins le donjuanisme féminin d'Ariane, jouée par la lumineuse Louise Chevillotte, que le trio qu'elle forme avec son professeur de philosophie, dont elle partage l'appartement, et la fille de celui-ci, Jeanne, qui s'y réfugie après une rupture douloureuse. Trio d'une grande modernité à une époque où les différences d'âge dans le couple et les familles recomposées sont désormais monnaie courante. Trio qui n'en interroge pas moins les rapports homme-femme. Première question lourde de relents œdipiens : comment un homme peut-il cohabiter avec deux femmes du même âge, sa fille et son amante ? Second sujet examiné, lui, du point de vue féminin : la fidélité. Jeanne fait le deuil d'un amour exclusif et se dit incapable d'aimer un autre homme que le garçon dont elle est séparée. Ariane prône au contraire le libertinage et revendique son droit de jouir de chaque rencontre. Ainsi posés les caractères semblent voués à une évolution prévisible. On prend le pari que, sous l'influence d'Ariane, Jeanne oubliera progressivement son fiancé et rencontrera un nouvel amoureux, tandis que, sous celle de Jeanne, Ariane se lassera de ses aventures éphémères pour se fidéliser. Il n'en sera rien. La fin de "L'Amant d'un jour" a déjoué tous mes pronostics. Ce dénouement a eu l'avantage de me surprendre. mais il ne m'a pas convaincu pour autant.
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