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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Wùlu" et de son tournage !

Parcours du cinéaste

Ayant grandi à Marseille, Daouda Coulibaly (II) a obtenu un DEA de philosophie/économie jusqu'à ce qu'un événement ébranle ses certitudes et l'amène à "traîner" sur les plateaux de cinéma. Le jeune homme est alors devenu régisseur puis monteur, tout en nourrissant parallèlement l'envie de réaliser des films se centrant sur la vaste problématique d'être africain. Il explique :

"Qu’est-ce que cela revêt, signifie ? Je me rends compte en vivant en France que l’image de l’Afrique que nous avons est celle véhiculée par les médias. On ne creuse pas très en profondeur. C’est la famine, la misère, les vastes paysages de savane... Ce n’est pas l’Afrique que je connais. On oublie qu’il y a des grandes villes en Afrique. J’ai envie de me servir du cinéma comme d’un outil pour la présenter autrement. Mon premier court tourne en festivals, me permet de rencontrer des gens et d’en faire un deuxième..."

Culture bambara

Pour Daouda Coulibaly (II), le titre du film fait surtout référence à un rite d’initiation bambara qui figure au générique. Le metteur en scène développe : "Y faire référence me permet aussi d’évoquer une culture traditionnelle. Qui dit d’où l’on vient, quelles sont nos origines. Cela me semblait intéressant de l’évoquer en préambule car elle symbolise certaines valeurs, qui sont celles de Ladji au début du film. C’est le respect de soi, travailler pour la communauté. Dans la culture bambara tu n’existes pas parce que tu as un corps, tu existes car tu es utile à la communauté. Inutile, tu es considéré comme un paria. Et cela m’intéressait de montrer le parcours d’un homme qui a grandi avec ces valeurs traditionnelles et qui va être confronté à celles du monde moderne comme celles de l’argent. Entre les deux, Ladji va devoir apprendre à s’adapter pour assurer sa survie."

Criminalité en Afrique de l'Ouest

Daouda Coulibaly (II) a toujours été fasciné par la figure du criminel, en particulier ceux que l’on peut rencontrer en Afrique de l’Ouest. Il confie à ce sujet : "Il faut vraiment ne plus rien avoir à perdre pour devenir un criminel en Afrique. J’ai vu des types se faire lyncher car ils avaient arraché un portefeuille. Face à une telle sentence, à un tel risque, à ce tribunal populaire qui exécute la punition immédiatement, comment fait-on pourtant pour franchir le pas ?"

L'affaire "Air cocaïne"

Daouda Coulibaly (II) voulait aussi aborder la question de la criminalisation de la société africaine via un film de fiction. Mais l'amorce de Wùlu réside également dans la fameuse affaire "Air cocaïne" survenue en 2013 où 700 kg de cocaïne ont été saisis dans un avion d'affaires. "Une histoire incroyable que même le scénariste le plus doué n’aurait pas pu inventer et qui permet de mesurer l’ampleur du trafic de cocaïne en Afrique", selon le réalisateur.

Le choix Ibrahim Koma

Daouda Coulibaly (II) pensait au départ trouver l'interprète de Ladji à Bamako au Mali, où il a rencontré plus de deux cents personnes, mais sans avoir de réel coup de coeur. Le réalisateur a alors fait la connaissance de Ibrahim Koma qui vit à Paris. Il se rappelle :

"Nous discutons et au bout de deux minutes, il se comporte comme s’il était engagé (rires). Il pose des questions sur le personnage, souligne ce qui lui échappe. Fait immédiatement preuve d’implication. Pour préparer le film, il s’est rendu à Bamako, a été logé dans un institut qui recueille des enfants des rues, a fait plusieurs séjours avec eux restant à chaque fois plusieurs semaines, a fait des stages pour apprendre à conduire un minibus… Et un jour, les gens se sont adressés à lui en bambara en lui donnant des ordres comme s’il était un apprenti chauffeur parmi d’autres. Et là je me suis dit ça y est, il est à sa place. Il s’était dissimulé dans le paysage."

De fable à polar

A l'origine, Daouda Coulibaly (II) envisageait de réaliser un film qui serait une fable, mais au cours des conversations avec son producteur Eric Nevé, l’idée d’un polar a progressivement commencé à germer.

Ladji n'est pas un Tony Montana !

Pour Daouda Coulibaly (II), le personnage principal de Ladji est une victime et c'est ce qui le rattache au spectateur. "Il n’aurait jamais dû se retrouver là où il en est. Il est sérieux, travailleur, intelligent, rusé, il mérite mieux. Il ne demande pas grand-chose. Ce n’est pas un Tony Montana. Le fait qu’il soit aussi taiseux, mutique, nous renvoie à sa dimension d’anti héros. Je ne voulais surtout pas faire d’un gangster un modèle d’identification mais je voulais plutôt que les jeunes puissent s’identifier à un jeune homme confronté à des difficultés", explique le cinéaste.

Changement de plans !

La chanteuse Inna Modja campe Aminata. A l'origine, Daouda Coulibaly (II) avait pensé à elle pour se glisser dans la peau du personnage d'Assitan (Mariame N'Diaye) parce qu'il la voyait un peu trop sophistiquée. Il se rappelle : "Mais, hasard de casting, elle fait des essais pour Aminata et elle est déjà incroyable. Elle a sa force. En plus, Inna connaît Bamako, elle y a grandi. Elle sait exactement qui est Aminata. C’est une actrice qui est capable de s’adapter à tout et très vite. Il y a plusieurs Aminata dans le film et elle a été capable d’en saisir la moindre nuance à chaque fois."

Filmer dans l'urgence

Même si Wùlu s’apparente au cinéma de genre, pour la mise en scène du film Daouda Coulibaly (II) s'est éloigné de ses références en la matière. "Nous ne sommes pas dans les mêmes conditions de travail, il faut très souvent improviser, le feu de l’action nous pousse à changer ce qui était prévu. C’est bien d’avoir pensé avant au découpage, cela nous rassure, nous aide mais après une fois sur le plateau, c’est avant tout l’histoire que l’on veut raconter que l’on doit avoir en tête. Le seul vecteur de la mise en scène c’est cela, c’est le personnage de Ladji", confie le metteur en scène.

Format scope

Daouda Coulibaly (II) a fait le choix de tourner Wùlu en scope, ce qui a permis de filmer les personnages au sein d'un même cadre (en l'occurrence Ladji et Aminata, pour mieux capter la force propre à leur relation). Le scope permet aussi selon le metteur en scène "d’avoir une scène "attaque de diligence", d’évoquer le western, l’immensité du territoire, etc." Il poursuit : "Il permet de pouvoir jouer dans le même plan l’intimité du héros et le monde qui l’entoure, et filmer à la fois sa douleur, son ambition, sa place dans le monde… Le scope ouvre le champ des possibilités, donne de l’espace. On peut être à la fois dans le détail, dans l’intime, et embrasser quelque chose de plus large, donner une respiration indispensable à un film qui colle à son héros."
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