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Harmonium
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Harmonium" et de son tournage !

Conception de la famille

Pour Koji Fukada, la famille s'oppose au fait que l'être humain porte en lui une solitude contre laquelle il ne peut pas lutter. Avec Harmonium, il est parti de ce constat pour décrire une famille dont les membres prennent conscience de cet état tout en étant obligés de cohabiter. Le metteur en scène développe :

"Le cinéma japonais idéalise le lien familial, mais en diffusant ainsi l’image d’une "famille idéale" démodée et stéréotypée, on renie les divers types de familles qui existent réellement. Je tiens à décrire une famille déjà effondrée parce que considérer l’effondrement d’une famille comme une tragédie c'est idéaliser ce qu'elle aurait pu être. Harmonium pose la question du système familial, il ébranle, montre la solitude originelle et fait apparaître le lien qui perdure, malgré tout."

Questionner la violence

Koji Fukada a commencé à penser à ce film en 2007 en imaginant que la venue d'un intrus violent pourrait être le point de départ de la réflexion d'un couple sur l'état de sa relation. Il a ensuite commencé à questionner la définition même de la violence. Le cinéaste explique :

"En fait la violence est inexplicable. Comme dans une catastrophe naturelle où les causes ne relèvent ni du bien ni du mal, le criminel, au moment de commettre son crime, ne peut expliquer avec précision les motifs de son action. Je pense que nous vivons dans une certaine ambiguïté ordinaire, loin du concept du Bien et du Mal. Je ne vois pas en Yasaka le symbole du Mal. Il n’est ni bon ni mauvais, je veux montrer que le Bien ou le Mal en chacun vient de ce que la relation à autrui fait de lui."

Retrouvailles

Le réalisateur Koji Fukada connaît bien son comédien Kanji Furutachi dans la mesure où les deux hommes travaillent ensemble depuis un court métrage que le premier a réalisé en 2008. Ils ont ainsi collaboré sur "Tokyo ningen kigeki" (2008), Hospitalité (2010), Au revoir l'été (2013), "Sayônara" (2015) et Harmonium (2016).

Tonalité plus sombre

Harmonium possède une tonalité plus sombre que les précédents films de Koji Fukada. Le metteur en scène a ainsi cherché à dépeindre la vie des hommes en s'approchant de la noirceur de leur coeur mais sans basculer complètement dedans. "Et pour cela il faut avoir conscience de jusqu'où on peut aller. Ce film, comparé aux précédents, est un pas de plus en avant vers les tréfonds de l’âme."

Proche de Rohmer

Koji Fukada se sent proche du travail d'Eric Rohmer en ce qui concerne le réalisme de son film. Il développe : "Il s’entretient avec les acteurs et ainsi construit un texte très précis. Avec ce texte, les acteurs vont développer un jeu qui leur est absolument propre. Rohmer est un génie de la construction du récit et c’est grâce à ce texte très strict qu'il dirige les comédiens. Il n’explique pas la psychologie des personnages mais donne à l’imaginer, avec cette structure précise , où, dans chaque scène, le comédien doit fabriquer son propre espace. Je crois qu'ainsi le comédien donne au spectateur le temps de développer son imagination. C'est le secret du réalisme moderne."
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