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Sunset
note moyenne
2,6
109 notes dont 23 critiques
9% (2 critiques)
22% (5 critiques)
22% (5 critiques)
26% (6 critiques)
22% (5 critiques)
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Votre avis sur Sunset ?

23 critiques spectateurs

poet75
poet75

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1,5
Publiée le 20/03/2019
Pourquoi changer de recette ? Le procédé qu’avait utilisé le hongrois László Nemes dans « Le Fils de Saul » en 2015, un procédé qui était censé mettre le spectateur en immersion dans la réalité d’Auschwitz (rien que ça, comme si cela était possible !), ce procédé, le cinéaste le réitère pour, cette fois, proposer une plongée dans la supposée réalité de Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale. Nous voilà donc, du fait d’une méthode qui consiste à ne jamais quitter un personnage, collant aux basques d’une jeune femme du nom d’Irisz Leiter de retour dans la capitale hongroise et tentant d’obtenir un emploi dans un prestigieux magasin de chapeaux dont ses parents, comme on l’apprend rapidement, furent autrefois les propriétaires. Cette requête se heurte au refus du nouveau patron, Oszkar Brill, qui, néanmoins, curieusement, s’attache à la jeune fille. Celle-ci découvre, petit à petit, d’une part que son frère s’est compromis dans une tentative d’assassinat de Brill, d’autre part qu’il s’est engagé dans un groupe séditieux recourant volontiers à des agissements violents. Difficile d’en dire plus, non pas parce qu’il faut éviter de dévoiler l’intrigue du film, mais parce que celle-ci reste, en fin de compte, assez énigmatique. À force de filmer son héroïne, son visage et sa nuque, une héroïne jouée par une actrice pour le moins inexpressive, et en laissant souvent les décors et l’environnement dans le flou, c’est le film lui-même qui devient complètement indistinct. Le résultat de tout ça, c’est que, alors que plus d’une scène devrait susciter de l’émotion, le spectateur risque, au contraire, de rester totalement impavide et de s’ennuyer ferme. Non, décidément, la méthode Nemes ne produit pas de résultat emballant !
dominique P.
dominique P.

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1,0
Publiée le 22/03/2019
C'est une grande déception. En effet, je me faisais une joie de voir ce film, le sujet étant très intéressant. Au final, quel pensum ! En plus c'est très long (2 h 20) ! C'est très pénible à visionner, c'est très dur, très lourd et assez confus. Ce fut pour moi une vraie corvée ce visionnage. Alors oui les décors, les costumes sont très beaux et les acteurs jouent bien mais c'est tout. La façon dont est fait le film et tout ce qui s'y passe, c'est assez détestable en fin de compte.
Christoblog
Christoblog

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2,0
Publiée le 21/03/2019
Dans Sunset, Laszlo Nemes reprend exactement les mêmes techniques que dans Le fils de Saul : caméra toujours très proche du visage du personnage principal, absence de profondeur de champ exacerbée, bande-son hyper-travaillée au point de paraître parfois artificielle, confusion volontaire dans la narration. Alors que le sujet de son film précédent se prêtait admirablement bien à ses effets qui concourent tous à obscurcir et rendre flou (au propre comme au figuré) le hors champ, celui de Sunset aurait eu à l'inverse besoin d'éclaircissements. On ne comprend en effet pas grand-chose à cette histoire de chapelière qui cherche son frère à Budapest, alors que l'Empire austro-hongrois entame son déclin. Il est question de drame familial passé, de persécution des Juifs, de terrorisme anarchiste (je crois) et sûrement d'autres choses qui m'ont échappées. Si on accepte donc de ne pas tout comprendre d'un film, disons-même de ne pas en comprendre la plus grande partie, alors Sunset pourra impressionner par son formalisme brillant et ses qualités de mise en scène exceptionnelles. Peut-être certains pourront se laisser pénétrer par ce manque d'intrigue et cette narration atmosphérique, qui ne possède toutefois pas le pouvoir de fascination quasi-mystique que certains autres grands réalisateurs ont su porter à l'écran (Tarkowski, Angelopoulos). Je me suis ennuyé.
selenie
selenie

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3,0
Publiée le 21/03/2019
Première chose, Nemes filme son héroïne comme "Le Fils de Saul" (2015), en gros plan la suivant à chaque instant poussant l'immersion à son paroxysme. On salue le travail remarquable sur les décors et les costumes, visuellement le film est magnifique. Malheureusement le scénario est un vrai capharnaüm ! Bref ça part dans tous les sens sans qu'il n'y ait jamais de tenants et aboutissants. Pourtant oui on comprend le propos du cinéaste, certe on saisit la métaphore sur la destruction d'une civilisation, donc oui Irisz Leiter n'est qu'une simple messagère, témoin à l'insu de son plein gré de la fin d'un monde... Mais la moindre des choses était néanmoins d'offrir une ligne directrice fiable, une intrigue plus ou moins solide, un intérêt légitime à une simple histoire, bref on aurait aimé un minimum de cohérence et d'enjeu. Dommage... Site : Selenie
Hervé L
Hervé L

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2,0
Publiée le 07/04/2019
De très belles images une belle lumière mais un scénario décousu incompréhensible et l on suit une modiste bebette mais têtue à la recherche de son frère criminel et assassin sans rien comprendre des motifs bref très très ennuyeux
Blog Be French
Blog Be French

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3,5
Publiée le 23/11/2018
Seulement deux longs métrages à son actif et déjà une patte qui en impose... Laslo Nemes fait partie de ceux qui s'approprient l'Histoire pour créer une œuvre cinématographique. Après Le Fils de Saul, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2016, le cinéaste hongrois est donc de retour avec Sunset. Le récit a lieu à Budapest, en 1913. Irisz Leiter rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents. Mais ce retour en Hongrie entraînera son lot de secrets, de révélations et d'événements chaotiques... Nemes reprend le dispositif filmique de son premier film : une caméra immersive collée à son personnage. Un procédé qui permet d'entretenir le mystère, tout en livrant une expérience sonore envoûtante au spectateur. Niveau mise en scène et direction d'acteurs, le réalisateur hongrois maîtrise son sujet. Et que dire du travail du directeur de la photographie ? Matyas ERDÉLY accomplit un travail remarquable sur ce jeu entre lumière et obscurité profonde. Les reproches iront sûrement du côté du scénario... À vouloir trop en dire sur le tumulte de l'époque, Nemes se perd sur les multiples enjeux abordés tout au long du film. Mais ne vous y trompez pas... Sunset est un vrai objet de cinéma et une fable cruelle sur l’état du monde à l'aube de la Première Guerre Mondiale.
zorglub95
zorglub95

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4,5
Publiée le 23/03/2019
Budapest 1913. Une atmosphère envoutante et onirique. Filmé caméra à l'épaule, au plus près des personnages avec une focale courte avec des longs plans séquences. L'hyper-réalisme est la marque de fabrique de Laszlo Nemes. Aucun anachronisme dans les costumes, maquillages, décors et lumières. Des centaines de figurants et une sensation d'immersion totale dans le monde agonisant de l'Autriche-Hongrie du début du XXe siècle. Un film exceptionnel.
traversay1
traversay1

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3,0
Publiée le 20/03/2019
Le dernier plan séquence de Sunset est somptueux avec cette caméra qui chemine dans les boyaux des tranchées de la guerre de 14 pour se terminer sur un visage où se lit toute la détresse d'une fin du monde. Et c'est bien de cela que nous entretient Laszlo Nemes dans son deuxième long-métrage, après le choc du Fils de Saul. Sa méthode est restée la même avec ces deuxièmes plans presque systématiquement flous où l'on devine une agitation extrême. Dans Sunset, il s'agit du Budapest de 1914, perle de l'empire austro-hongrois qui rivalise d'élégance avec Vienne. Et du point de vue formel, le film est une merveille d'esthétisme et de raffinement (à noter aussi un époustouflant travail sur le son), pour mieux montrer combien les parfums de la décadence sont souvent les plus suaves. "Votre chapeau, s'il vous plait", telle est sans doute la phrase que l'on entend le plus souvent dans Sunset, tant ces dames, notamment, rivalisent pour porter le couvre-chef le plus excentrique qui soit. L'idée de donner le premier rôle à une chapellerie et à l'une de ses modistes est excellente car on y croise la meilleure société, du genre de celles qui dansent sur un volcan. Cette atmosphère très Mitteleuropa est magnifiquement rendue par Laszlo Nemes, c'est un fait indéniable, mais il faut bien en venir à ce qui cloche dans le film et il ne faut qu'une petite heure pour s'en rendre compte (soit même pas la moitié de la durée totale) : c'est le scénario. Malgré de bonnes bases de départ, celui-ci s'égare en effet dans une confusion qui ne se démentira plus où l'on devine des complots et des faux-semblants sans pour autant pouvoir les éclaircir. On a le sentiment très net que cette opacité est volontaire pour borner une époque qui se ment à elle-même. Mais le grand perdant, c'est le spectateur, qui cherche à comprendre les pistes du récit et n'est pas loin de trouver toutes les richesses du film assez vaines, en définitive. Mais pas complètement, quand même, parce que le talent de Nemes est irréfutable, mais on attend de lui à l'avenir qu'il rende ses intrigues aussi fluides que ses images. Et ce sera alors chapeau bas, à nouveau !
Lily
Lily

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4,0
Publiée le 26/03/2019
Je ne me suis pas ennuyée une seconde, j'ai suivi cette histoire comme j'aurais lu un polar voire un thriller dans un décor magnifique, il n'y a que dans les 15 dernières minutes que je me suis sentie larguée et que je n'ai plus très bien compris si l'on était dans le rêve ou dans la réalité. Mais qu'importe. Sans atteindre la puissance du Fils de Saul - mais peut-on égaler un chef-d'oeuvre ? - le film est vraiment splendide tant dans l'image que dans le son que dans l'interprétation.
Gfa Cro
Gfa Cro

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5,0
Publiée le 29/03/2019
Vu et avis le 20190328 J ai étonnement apprécié. Peut être que j avais envie d y croire, mais il me semble que le film fonctionne bien. C est sur qu il est difficile de croire qu il y ait autant de monde qui parle aussi peu autour d une même histoire. Ce n est même pas qu ils soient tous taiseux (ce qui en effet aurait été improbable), c est qu ils ne parlent pas de tout ce qui a trait à la famille leiter, encore que avec lili, on découvre sur la fin qu il y a d autres secrets. C est intelligent, bien fait, prenant, agréable et intéressant. J ai dit étonnement apprécié car je n aurais pas pensé pouvoir apprécier d un film aussi irrésolu (sans explication, avec les intrigues développées durant le film qui n ont pas de piste d explication - en tout cas à mes yeux). Après avoir pris mon billet, j ai vu que c était le même réalisateur que le fils de Saul. Les deux sont très proches : une personne très déterminée qui erre dans un espace assez réduit en quête de quelque chose et quasiment rien de ce qui se passe autour n importe, des gens qui flottent au milieu d autres gens. Mais la ou le fils de daim est lourd, grave et pesant, on a l impression que le film est démonstratif et prétentieux. Dans celui-là, tout au long du fil, on a l impression qu il y a une histoire, qu il se passe des choses, que l histoire évolue, cela donne du coup l impression que les film est au service de son histoire. En réalité, la seule histoire qui est racontée est les esquisses sur le passé de la famille. Sur l histoire contemporaine à l époque du film, il n y a quasiment pas d évolution de l histoire. A chaque fois qu elle découvre qu il y a quelque chose qu elle ne sait pas, il n y a jamais de réponse à ses questions.
AZZZO
AZZZO

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5,0
Publiée le 25/03/2019
Il ne faut pas s'y tromper, ce n'est pas d'une histoire de chapeau ou de frère retrouvé dont parle ce film mais de la Hongrie. Dans une époque qui ne se nourrit que d'explicite, le travail du réalisateur sera forcément jugé incompréhensible et ennuyeux. Pourtant ce film est un bijou. Dans la forme tout d'abord, car on retrouve les plans serrés, les lumières crépusculaires et les ambiances sonores du "Fils de Saul". Laszlo Nemes est en cela une personnalité artistique unique. Sur le fond également car c'est un film métaphorique subtil, à la façon de l'Underground d'Emir Kusturica. Cette demoiselle en quête de son identité aurait pu s'appeler Leitha, elle se nomme Leiter. Elle incarne la Hongrie d'avant-guerre, tiraillée entre la délicatesse de cette boutique viennoise et la violence de ce frère insoumis. Cisleithanie vs Transleithanie. Vienne vs Budapest. Unité vs nationalismes. Et au bout, le triomphe du nationalisme, l'implosion... et la guerre. C'est un film qui parle autant du passé de la Hongrie que de son présent, de l'histoire de notre continent que de ce qui l'attend. A condition de le comprendre...
montecristo59
montecristo59

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1,5
Publiée le 09/04/2019
L.Nemez a voulu se colleter aux prémisses balkaniques du premier grand embrasement industriel mondial, en se servant du petit bout de sa lorgnette comme il l'avait fait dans "Le fils de Saul". Cette fois, il prend pour prétexte le retour vers ses origines d'une orpheline cherchant à comprendre les ressorts de sa propre saga familiale hongroise. Je le dis clairement, autant son parti-pris avait pour moi fonctionné dans son premier opus, autant cette fois il m'a profondément ennuyé, voire agacé. Dans "Le fils de Saul", l'ambiance kafkaïenne des camps de la mort s'imposait à l'écran avec un sentiment d'urgence à survivre, presque idéalement servi par le procédé qui consiste à nous donner systématiquement à voir la vie "à hauteur d'homme". Mais c'est sans doute à cause de la mort omniprésente (par définition dans les KZ) que ça fonctionnait.... Ici, l'impossibilité d'une mise en perspective, générée par un procédé qui confine cette fois au tic, nous met dans l'impossibilité de comprendre quoi que ce soit au propos. On sort de là comme d'un magma décousu, quoique plutôt bien léché sur le plan esthétique, et la dernière scène dans les tranchées allemandes nous assène la conviction qu'on n'a décidément rien compris, sinon au film, du moins aux intentions de l'auteur. J'ai failli m'endormir, puis partir avant la fin. Je n'ai fait ni l'un ni l'autre mais il s'en est fallu de très peu...
die beste
die beste

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1,0
Publiée le 26/03/2019
Ennuyeux et incompréhensible ! Actrice complètement inexpressive. Images confuses et scénario sans intêret. Bref : à éviter !!!
Jacques Faussot
Jacques Faussot

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2,5
Publiée le 26/03/2019
Très beaux décors très beaux costumes très belle photo . mais l'histoire est confuse et l'on se perd rapidement
Bernard D.
Bernard D.

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2,5
Publiée le 24/03/2019
Alors que j’avais adoré « Le fils de Saul » (2015), le second film de László Nemes ne pas du tout convaincu. Irisz Leiter revient à Budapest en 1913 après 30 ans passés à Trieste, dans l’espoir de travailler dans un célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents morts dans l’incendie de ce magasin actuellement sous la tyrannie de Oszkar Brill. Ce dernier se montre tantôt bienveillant voire paternaliste, tantôt repoussant et Irisz qui apprend qu’elle a un frère, va partir dans une quête dont j’avoue ne pas avoir tout compris. Il est d’ailleurs difficile de savoir si elle est entrainée dans cette histoire ou – au contraire – si ce n’est pas elle qui la crée car « elle projette le mal qui est en elle, sa noirceur sur le monde ». Il s’ensuit une série scènes étranges : une comtesse que son frère (si tant est qu’il existe réellement ?) aurait tuée et qui est adepte du sado-masochisme ; un lieu bien mystérieux réservé aux hommes ; une ancienne modiste vitriolée ; une pièce du magasin qu’on redécouvre et qui aurait accueilli en son temps l’impératrice Sissy ; un mystérieux Von Koenig tout de blanc vêtu et dont la voiture est également blanche qui semble être le conseiller spécial de l’empereur François-Joseph d’Autriche ; un simulacre d’attentat anarchiste (?) annonçant Sarajevo … et à la fin notre Irisz de se retrouver – après un superbe plan digne de « Les Sentiers de la Gloire » de Kubrick (1957) - infirmière toujours avare de paroles, au sourire pincé mais au regard déterminé, dans une tranchée austro-hongroise au début de la première guerre mondiale. Si l’histoire m’a paru incompréhensible comme d’ailleurs peut-être à l’héroïne du film (?), la caméra est toujours alerte, suivant les personnages avec une utilisation savante de la profondeur de champ … avec une image superbe, des décors splendides et une bande son oppressante. J’attends donc avec impatience le troisième film de László Nemes.
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