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La reprise du thème central de « La prisonnière » de Proust : l’irréductible séparation de l’homme et de la femme, la jalousie obsessionnelle masculine pour l’homosexualité féminine. Le film d’Akerman est paradoxalement dépouillé, malgré sa lenteur et son décorum très bourgeois. Aucune scène n’est décorative ou inutile, tout traduit la tension obsessionnelle. Le dialogue entre l’homme et la femme mêle curieusement le vouvoiement bourgeois et distant avec le tutoiement familier. Le cinéma d’Akerman n’a rien de facile, il ne fait aucune concession à la rapidité, la facilité de lecture. Un peu comme le texte de Proust. La pénombre omniprésente, la musique funèbre, donne une ambiance crépusculaire impressionnante.
Ajoutée le 03 mars 2012 à 20h38 Signaler un abus
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