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    Ad Astra
    note moyenne
    3,1
    4872 notes dont 842 critiques
    9% (77 critiques)
    19% (159 critiques)
    17% (145 critiques)
    22% (184 critiques)
    18% (153 critiques)
    15% (124 critiques)
    Votre avis sur Ad Astra ?

    842 critiques spectateurs

    levieuxnick
    levieuxnick

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    1,5
    Publiée le 19 septembre 2019
    Décevant ! Trop long, scènes interminables dans l'espace, déjà vues mille fois ( 2001,Gravity...) et scénario psychologique lourd et primaire ( avec plein d'invraisemblances) James Gray est le chouchou de certains critiques, on se demande pourquoi !
    Eric62360
    Eric62360

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    0,5
    Publiée le 21 septembre 2019
    Décevant, ennuyeux... J'ai failli partir avant la fin du film tant l'intrigue est inintéressante... Une histoire sans fond sans consistance... Que fait Brad Pitt dans cette galère ????
    Patrick Pouchart
    Patrick Pouchart

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    1,0
    Publiée le 20 septembre 2019
    je me suis accroche pour tenir 1h, je n'ai pas tenu davantage scenes de violence inutiles et irrealistes aberrations diverses et variees
    Christophe S
    Christophe S

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    5,0
    Publiée le 23 septembre 2019
    Sidérant. Un fils et un père, chacun à chaque bout de l'univers, de leurs univers respectifs, confrontés à leurs peurs, à leurs échecs, une pure projection de chacun d'entre nous dans cet écrin, cet espace, d'une beauté implacable. C'est filmé d'une manière où le spectateur est au plus près des acteurs et de l'émotion (oui de l'émotion), avec un sens du rythme très beau, une bande son en totale harmonie avec l'image. Il s'agit avant tout de poésie, d'amour, et d'abandon. Un très très beau film.
    Rémy C.
    Rémy C.

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    0,5
    Publiée le 19 septembre 2019
    Aussi vide que l'espace.... Scenario creux, le nucléaire sauve la terre voila voila jai pas reussi a lacher ma larmichette. Sorry brad.
    Chloe F
    Chloe F

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    0,5
    Publiée le 22 septembre 2019
    Film très très lent. " Psychologique" pour qualifier les plaintes de Brad Pitt sans fond, de plus les incohérences empêche de rentrer véritablement dans le film.
    vince z
    vince z

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    2,0
    Publiée le 18 septembre 2019
    Un film avec des séquences sympathiques surtout dans la première moitié... malheureusement le réalisateur se perd dans un scénario bien trop trop lourd et pompeux . Très bonne performance d'un brad Pitt bien en place.
    M Roland65
    M Roland65

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    5,0
    Publiée le 22 octobre 2019
    James Gray a réalisé un film très ambitieux et singulier . Sur le rêve d'être astronaute et de ses capacités à vaincre ses peurs, la solitude et l'éloignement à l'extrême, les qualités qui seront indispensables au voyage spatiale dans les limites des possibilités des sciences connus (ici le bout de notre système solaire, les anneaux de Neptune, point finale de notre conquête spatiale). une aventure psychologique et philosophique, sur la quête de la vie extraterrestre aussi, mais dans un décor de science fiction digne des plus grands films du même genre (Interstellar, 2001, sunshine, gravity etc ). pour avoir compris les mauvaises critiques, c'est l'anti super blockbuster du genre (si vous voulez de l'action pure ou êtes un pointilleux scientifiques, alors vous allez être très déçu ou vous risquez de ronfler sur certaines séquences monotones, j'en ai vu à la dernière séance et de passer à côté du charme de cette immersion spatiale). Mon seul souhait qu'il y ai encore plus de films de sciences fiction de cette qualité. Déjà vu trois fois...
    batiaz
    batiaz

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    2,0
    Publiée le 24 septembre 2019
    Inter…éssant ou Inter…minable? Je ne sais pas trop quoi dire de ce film, est-il fabuleux ou est-ce de l’esbroufe totale? Probablement un peu des deux. J'ai eu la chance de le voir dans une salle de qualité, au 2ème soir d'exploitation, sans aucun bruit parasite car nous n'étions...que 6 dans la salle. Imaginons le simple scénario d’un homme à la recherche de son paternel, un marin au long cours, l’ayant abandonné enfant pour fuir sur une île hostile et déserte suite à une expédition polaire. Devenu adulte, l’enfant, lui aussi navigateur, décide de traverser les océans sur un bateau à voile afin de faire face à son paternel..et à lui-même. Le pitch sent le film d’auteur français à plein nez, genre: Romain Duris, rasé de près, participant à la route du Rhum avant de choisir son propre chemin. Transposez-le à Hollywood et le décor devient l’espace, ajoutez-y quelques explosions, des pirates (sur un bateau ça fonctionne aussi) et une touche de suspense et vous avez Ad Astra. L’image et les décors sont magnifiques, il se rapprochent du style d’interstellar, mixé avec 2001 Odyssée de l’espace pour son aspect réaliste, Mais il porte les mêmes défauts que ses pairs: les plans sont inter….minables, d’une lenteur si démonstrative que cela ressemble parfois plus à un documentaire ‘live’ qu’à un film. On ressent parfaitement que les soubresauts d’action et de suspense sont là uniquement pour donner des impulsions de vie au film, comme un coeur artificiel qui se contracte machinalement pour empêcher le corps de mourir. L’histoire de cette relation père-fils me parle personnellement, et je ne suis probablement pas le seul. Et je pense que nous sommes tous touchés par une forme de solitude à un moment ou un autre de nos vies. Et bien que beaucoup soient entourés d’amis et de familles, pour certains le bonheur n’est souvent qu’une façade sociale. La voix off l’évoque parfaitement lorsqu’elle dit avoir ‘toujours le sourire face à quelqu’un’. Par exemple, l’entretien psychologique à répétition est très intéressant car il est une sorte de balisage social, de reformatage utile à recalibrer McBride, à la conserver dans le moule. J’ai trouvé intéressant que Grey montre que l’homme, où qu’il soit, reproduit les mêmes travers que dans son milieu social initial: où qu’il aille, l’homme finit par reprendre ses habitudes destructrices, non pas par les choix qu’il s’impose mais par les ordres ou les usages qui lui ont été imposés par la société. Pourtant le traitement ne m’a absolument pas touché, je n’ai pas réussi une seule seconde à avoir de l’empathie pour Roy McBride. Que Brad Pitt joue à la perfection le rôle que lui a imposé James Grey ou qu’il donne sa propre interprétation n'y change rien, je n’ai aucun sentiment pour le protagoniste principal, je ne m’identifie pas du tout à l'astronaute bien que son histoire personnelle me parle réellement. Les seconds rôles n’ont aucune personnalité non plus (les ressent-on au travers des yeux de McBride?), Liv Tyler, Donald Sutherland et même Tommy Lee Jones sont de simples accessoires de façade. La seule qui donne une petite impulsion au scénario est Ruth Negga, mais cela ne dure qu’un instant avant d’enchaîner sur un des moments des plus WTF du film. Car bien que ce film soit hyper-réaliste, il bouscule à plusieurs reprises la suspension consentie d’incrédulité et ça c’est vraiment dommage. La finalité du film m’est à l’évidence totalement passée au dessus, la faute peut-être aux teasers qui nous faisaient miroiter quelque chose d’incroyable alors qu’en fait, tout est très très consensuel. Et c’est là aussi qu'Ad Astra échoue face à Interstellar ou 2001 qui, dans leur finalité, étendaient leurs univers bien au delà de l’écran tout en ouvrant des pistes de réflexion sur l’humanité, sa condition et sa place dans l’univers. Grey a beau essayer, Ad Astra n’y arrive pas, et il l'a probablement voulu comme ça vu que le but de ce voyage initiatique est "soi-même". Mais alors comment se satisfaire d’un tel film dont la recette semblait sublime pour au final ressembler à un simple soufflé sans gluten. J’ai pas mal d’empathie généralement, j’adore les films d’espace et même si c'est dingue que je puiss dire ça, je pense que ce scénario n’a rien à faire dans le vide spatial, il se serait contenté d’une simple croisière en solitaire et d’un journal de bord en papier, ça me semblerait bien plus satisfaisant.
    Alissen A
    Alissen A

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    5,0
    Publiée le 24 septembre 2019
    Merveilleux visuellement et surtout psychologiquement. Je remercie le réalisateur pour le message qui a voulu être transmis. Je comprends que le film ai eu un accueil mitigé tant celui ci est complexe. Pour finir, Brad Pitt est un acteur on ne peut plus talentueux et qui réalise ici un très belle prestation. Un film magnifique et surtout profond sur la quête de sens et la place de l'humanité dans l'immensité.
    Ahmed S
    Ahmed S

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    1,0
    Publiée le 18 septembre 2019
    Je suis sérieusement très déçu de ce film qui aurait pu être d une toute autre prestation. Le synopsis du film en jeté plein la vue, nous laissant attendre a un chef d pieuvre de science fiction. Hélas, rien de très spécial ne se passe dans ce film, en dehors de [spoiller] l idée des voyages en plusieurs étapes avec notamment une base lunaire [fin spoiler] Bref, à oublier. Vous ne raterez rien. En aucun cas le chef d œuvre annoncé ici et là ! ps : j ai faillit m endormir à 2-3 reprises. Heureusement je me sentais aller LOL
    Zig M.
    Zig M.

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    0,5
    Publiée le 21 septembre 2019
    long, très long, je suis resté jusqu'au bout, mais, je regrette d'avoir pris ma place, on a du mal à suivre l'histoire, çà part dans tous les sens, sans vraiment de cohérence, le scénario est presque vide, et sans vraiment d'intérêt, çà paraît baclé... Un film très (trop) psychologique, ennuyant, il ne se passe pas grand chose.... Je m'attendais à en avoir pleins les yeux, à voir un truc qui me collerais à mon siège, mais, çà ne décolle pas, (pas comme les fusées, çà , il y en a des décollages, mais à part çà, le vide sidéral), nul, nul, nul.... Si vous avez du temps à perdre allez-y, sinon, il y a sûrement mieux à faire que de perdre son temps à aller voir ce gros navet!
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    4,0
    Publiée le 28 septembre 2019
    Comme toujours dans les films de James Gray, la famille est au centre d'Ad Astra. Il s'agit d'un père et d'un fils, Tommy Lee Jones et Brad Pitt, tenus avec sobriété et force émotionnelle, qui devront se retrouver et renouer contact dans une quête de soi perpétuelle. La thématique de son premier film de science-fiction tient ainsi sur un post-it, comme souvent; c'est par le traitement très humain de son maigre scénario (Pitt qui s'en va dans l'espace pour suivre les traces de son père et retrouver le chemin de la vie) qu'Ad Astra s'érige comme un grand film de science-fiction. Purement anti-spectaculaire, il décevra les amateurs d'Interstellar et Gravity : pourtant fait pour un budget tout de même conséquent de 90 millions de dollars (c'est à ce jour son film le plus couteux), il pouvait justement laissait présager d'un enfermement pour son auteur dans la case cinéma mainstream bourrin pour amateurs de blockbusters de fin d'année. Certes, il s'en inspire grandement sur la fin, particulièrement en ce qui concerne la réalisation de son film, à mi-chemin sur sa dernière demi-heure entre les deux films cités et 2001 : L'odyssée de l'espace, auquel il rend de superbes hommages. Il garde du coup cette même finesse de cadrage qui avait rendu ses trois premiers films à ce point magiques (un peu moins pour the Yards, le moins bon de sa trilogie Crime et Famille), composant dès la première image (sublime bon vers le futur inattendu) un tableau de l'espace absolument incroyable à voir, d'un réalisme rarement atteint et d'une réussite formelle de tous les niveaux, où le soleil tiendra une place principale et salutaire au sein d'une photographie déjà bien talentueuse. A l'image de ce combat sur la lune tourné comme un jeu-vidéo (l'utilisation de la première personne, soit au travers des yeux de Brad Pitt, inclue malignement le spectateur dans l'intrigue), Gray rivalise d'inventivité pour caractériser sa mise en scène : il se réinvente constamment, assume autant ses références que ce qu'il est capable d'inventer comme manière de montrer les astres, évidemment figure essentielle de ce voyage à la Crusoe initiatique et touchant, loin du déroulé cauchemardesque de la Nuit nous appartient. De cette quête de l'anti-spectaculaire, retenons le paradoxe de se baser pourtant, concept oblige, sur une galerie d'effets spéciaux tous bluffants, et dont il aurait pu se servir pour faire comme la majorité des réalisateurs actuels, jouer sur la corde sensible du voyage spatial et ne pas se fouler pour mieux mettre en scène des images qui auront de très grande chance d'intéresser, par leur simple modernité numérique, une grande part du public. Cela, il le fait par le respect de la science : James Gray joue admirablement bien avec les coupures de son de cet espace abyssal duquel on ne voit pas d'échappatoire envisageable, proposant une qualité de bruitages phénoménale, qui rappelle les grands jours de la diffusion du très bon Gravity au cinéma. S'y ajoute sa mise en scène très posée qui cherche toujours le bon cadre bien tranquille, où les scènes de dialogue d'avant/après mission propagent un sentiment de mélancolie des plus touchants. Idée certifiée par les interventions récurrentes de la voix-off de Brad Pitt, Ad Astra est un film profondément humain, qui sous prétexte de proposer un divertissement populaire de qualité décide de proposer, en filigrane, les thématiques chères à son auteur, et de le ranger dès lors dans la case des films à grand spectacle intimistes et sensibles, plus proches de l'oeuvre humaine que du du bon gros divertissement pas à l'échelle de l'homme, visuellement incompréhensible et qui ne développe jamais ses personnages. Vous aurez le temps de vous y accommoder, à ce fameux développement psychologique : déjà parce que Brad Pitt, très fin, nous présente un personnage immensément solitaire et, tout comme dans Little Odessa, dont la vie est régie/gâchée par tous les mauvais choix qu'il a pu prendre jusqu'ici; ensuite parce qu'il est mené par un casting plutôt rare et rythmé par les apparitions remarquées de Donald Sutherland (presque Guest Star de l'entreprise) et Tommy Lee Jones (fantastique capitaine égaré). Il ne faut ainsi pas s'attendre à voir, avec Ad Astra, un film de science-fiction bourré d'action : il suit une logique très précise de quête de soi dans un océan de souvenirs et de cauchemars, rythmés par la très jolie partition de Max Richter et les mots touchants des dialogues toujours très réussis de Gray. Reprenant des thématiques qu'il aborda dès son premier film, l'auteur les met en scène ici avec une disproportion qu'on pouvait difficilement lui soupçonner, trouvant une apothéose impressionnante dans un final spectaculaire pourtant très humain, où il prouve une dernière fois qu'on est aujourd'hui capables de faire des films à grand spectacle qui allient effets spéciaux très présents et humanité touchante. Parce qu'il s'agit de cela, ici; Ad Astra est une oeuvre profondément touchante et sensible qui laisse un message pourtant simple en tête : il n'y a qu'en se perdant que l'homme peut se trouver. Cela se passera loin de chez lui, de son confort : le voyage, l'inconnu, la prise de risque et les retrouvailles familiales difficiles son autant de thématiques qu'il aborde avec un grand savoir faire, pour ne pas dire qu'il excelle dans leur représentation. On se retrouve donc avec un Brad Pitt loin de son come-back viril et cool de Once Upon a Time in Hollywood; plus intime, plus profond, il livre une performance touchante en donnant un grand relief à ce personnage dans l'humanité s'est perdue à trop vouloir poursuivre des fantômes. Sorte d'homme maudit par l'héritage de son père, il craint de suivre la même voie que lui, que je ne vous révèlerai clairement pas dans cette critique. Il tient ici l'une de ses performances les plus simples et, en même temps, l'une des plus touchantes; face à cette détresse sentimentale venant de quelqu'un de paradoxalement très froid, on ne peut véritablement rester de marbre face à son destin terriblement emballé, que Gray prend d'un point de départ basique pour en faire une aventure au parcours mythologique immense, filmant l'acteur comme un être de l'espace plus qu'un homme, comme une machine à découvertes qui nous domine par ses capacités physiologiques hors normes et son sens de la débrouillardise phénoménal. On le suit avec grand intérêt jusqu'au final éblouissant, fin et joliment empaqueté, dont la conclusion, toujours propre et soignée, laisse une grande impression au spectateur. Ad Astra, continuité du cinéma de James Gray, semble n'avoir servi qu'à transposer des thématiques chères à son auteur dans un milieu artistique qu'il ne maîtrisait pas encore, le cinéma de science-fiction. Si c'est à présent chose faîte, il faut surtout signaler qu'il vient de signer, avec son coup d'essai, l'un des films de science-fiction les plus profonds des 20 premières années de notre 21ème siècle.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 20 septembre 2019
    Qui aurait pu penser que James Gray, le cinéaste new-yorkais par excellence, et avec quelle maestria, se laisserait tenter par des voyages en terre inconnue ? Après The Lost City of Z, le réalisateur nous embarque cette fois aux confins de l'espace avec Ad Astra, une odyssée de science-fiction qui n'a plus rien de terre à terre. Quoique, finalement si, puisque que la recherche de traces de vie sur d'autres planètes n'est qu'un sujet périphérique qui passe après une histoire familiale qui nous ramène à une thématique familière pour répandre quelques nuances de Gray. L'esthétique du film et la mise en scène du cinéaste ne sont pas en cause mais comme il est lourd cet Ad Astra avec sa voix off introspective qui illustre l'idée que dans l'espace, personne ne vous entend penser. A part les spectateurs bien sûr, qui peuvent être sensibles à l'atmosphère engourdie et ouatée mais un peu moins aux états d'âme de son héros, dont la tristesse est fort contagieuse mais ne suscite aucune émotion véritable et quasiment pas de suspense puisque l'on devine facilement qui le voyageur spatial va retrouver sur Neptune avant de dire Au-revoir là-haut. Brd Pitt surprend pourtant dans le bon sens avec une sobriété de bon aloi mais le film est vraiment trop centré sur lui et ses pensées intimes au point que l'environnement ne devient qu'un prétexte et que le film aurait tout aussi bien pu se passer au fond de l'océan ou au beau milieu du désert, avec les mêmes thématiques. Enfin, ce n'est pas très grave, tout cela, James Gray reste un cinéaste passionnant, mais surtout sur le plancher des vaches.
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    3,5
    Publiée le 20 septembre 2019
    Il y a une grande beauté à regarder ces odyssées situées dans l'infiniment grand pour mieux examiner l'infiniment petit. Comme si cosmos était le lieu idéal pour une introspection humaine. Gravity ou plus récemment First Man tordaient les attentes avec leurs personnages principaux, levant les yeux vers les étoiles pour ne pas regarder en face leur peine. Roy McBride est de ceux-là. Son voyage aux confins de l'espace n'est pas tant l'aventure stellaire qu'on imagine (bien que cette dimension soit présente) que l'exploration de son âme en peine. À mesure que le film avance, c'est autant d'étapes qu'on passe vers le vrai sujet du film. "Don't Let Go", telle était la base-line du survival spatial d'Alfonso Cuarón. Une façon d'inviter son héroïne à faire son deuil et reprendre vie. À ceci Ad Astra semble répondre "Let it Go", une autre manière d'envisager l'issue du trauma matriciel de McBride, pour lui permettre de revenir sur Terre. Bien sûr, James Gray n'oublie pas de soigner le décorum de son film. Et c'est souvent impressionnant. On passe de moments de suspension (souvent) à séquences sous tension, et Gray maîtrise les deux registres. Puis le travail sur la photographie (somptueuse) et la bande sonore achève de donner à ce voyage le confort d'une première classe. Son gros défaut demeure d'arriver tardivement après Cuarón, Christopher Nolan ou Damien Chazelle. Pour peu que vous ayez également vu Annihilation d'Alex Garland (pas situé dans l'univers celui-là), vous ne risquez pas d'être surpris par le ton (résolument dépressif) d'Ad Astra. Enlevez le substrat SF, vous obtenez un drame psychanalytique tout ce qu'il y a de plus banal. Ce qui peut rendre la dernière partie longue et peu inspirée, à mes yeux. Et c'est un peu dommage, car Brad Pitt - au jeu contenu - est brillant. Clairement, 2019 restera une belle année pour lui après le récit semi-fantasmagorique de Tarantino Once upon a time in...Hollywood. Ni un grand ni un petit pas. Juste une belle foulée.
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