Notez des films
Mon AlloCiné
    Ad Astra
    note moyenne
    3,0
    5379 notes dont 914 critiques
    répartition des 914 critiques par note
    78 critiques
    167 critiques
    161 critiques
    204 critiques
    165 critiques
    139 critiques
    Votre avis sur Ad Astra ?

    914 critiques spectateurs

    elbandito
    elbandito

    Suivre son activité 205 abonnés Lire ses 618 critiques

    4,0
    Publiée le 18 octobre 2019
    Toujours très inspiré par la relation père-fils, James Gray offre un très grand rôle à Brad Pitt, charismatique astronaute à la recherche d’un père, héros disparu et qu’il n’a jamais vraiment connu. Tommy Lee Jones campe ce père qui a toujours fui ses responsabilités familiales, mettant en avant son obsession de vouloir découvrir une forme de vie intelligente aux confins de l’espace. Le fait de situer cette épopée sauvage, poétique et dépressive dans un futur proche permet au réalisateur de prendre des libertés quant aux capacités des Terriens à voyager dans la galaxie, et le résultat est passionnant et terriblement triste à la fois.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 70 abonnés Lire ses 86 critiques

    4,5
    Publiée le 6 décembre 2019
    Le film s’ouvre sur une chute, celle d’un fils abandonné par son père et dont la mission à venir consiste justement à se mettre en route, à partir à sa recherche, vers les étoiles. Le trajet effectué par le personnage de Roy est d’essence christique, ou plutôt contre-christique puisqu’il s’agit, à terme, non de se sacrifier au nom de l’humaine condition, mais de se soumettre au statut de père. Dans ce monde dépourvu de Dieu où les astronautes prient néanmoins pour couvrir leur mission d’une protection supérieure, Roy se réfugie dans un long soliloque, s’entretient avec la seule divinité qui lui soit accessible, lui-même. En mettant à mort le père, en le laissant disparaître du champ de vision, englouti par l’immensité de l’univers, il fait le deuil d’une souffrance qui aussitôt renaît sous une forme différente, telle une passation de flambeau : l’absence du père doit être comblée, et le fils deviendra à son tour père vivant, aimant et soumettant. Aussi cyclique et froide que les environnements confinés dans lesquels évoluent les protagonistes, la vision que propose James Gray du genre humain se revendique d’un fatalisme à fleur de peau qui bouleverse et prend au corps. Ad Astra est un drame organique qui n’est composé que de nerfs curieusement privés de réaction sensible : le visage du beau Brad Pitt reste impassible, une larme finit par couler, mais sèche vite. La lassitude règne en maître ici. Les étapes qui scandent la quête de Roy rejouent la descente dans les tréfonds de son intériorité tourmentée et finalement aussi vide que la galaxie : on passe d’une course lunaire contre le temps à une lutte bestiale avec des singes de laboratoire, puis à l’exécution de l’équipage. Le fils marche dans les pas du père, et ne peut rien y faire. Les hommes sont définis comme des « vampires du cosmos », ils projettent dans l’univers leur solitude colonisatrice qui ne peut s’empêcher de restaurer le mal dont elle est porteuse. Il n’y a pas de Faute, par conséquent, dans la mesure où l’humain tout entier s’enracine en elle. « Le fils souffre des péchés de son père », et s’en affranchit à endossant le fardeau à son tour. James Gray réussit à marier l’intime au spectaculaire le plus grandiose, offre une passionnante odyssée spatiale dont on ressort malmené, encore sous le coup des débris stellaires qui vinrent heurter notre héros. Pourtant, la grandiloquence demeure tenue à l’écart : les courses-poursuites se désagrègent comme le corps de cosmonautes exposés à des gaz mortels, la chute initiale n’est rapportée que par le biais d’une focalisation interne. Ne restent que des poussières d’instants. Les Space Cowboys ont rendu leur dernier souffle. Ne reste que l’homme seul devant son crépuscule.
    Cinememories
    Cinememories

    Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 399 critiques

    4,0
    Publiée le 2 octobre 2019
    Il apprécie la diversité, nous autres spectateurs également. Et pourtant, James Gray se revendique comme un auteur, qui explore souvent les mêmes thèmes, à savoir les dilemmes familiaux. Il commence par aborder la fratrie (Little Odessa, The Yards, La Nuit Nous Appartient, The Immigrant). Il bascule ensuite vers la relation de couple (Two Lovers) avant de poursuivre avec la relation père-fils, ou encore l’héritage de l’humanité dans l’inconnu (The Lost City Of Z). Il se rapproche ainsi de sa dernière œuvre, mais n’use plus d’un climat mafieux ou historique. Il cherche un souffle plus épique dans la science-fiction et réussit son pari. Il déverse de la psychanalyse en abondance, qui rappelle sans effort un « Apocalypse Now » en orbite. L’odyssée d’un homme devient existentielle et ce dernier devrait se confronter à lui-même, au bout d’un parcours Freudien. Roy McBride, incarné par un Brad Pitt serein et toujours doté de con charisme légendaire, est mis dos au mur. Il touche le fond dans une entrée en matière, frisant les hautes sensations de la mélancolie. D’entrée, on ne nous cache rien, si ce n’est la mission confuse qui le ramènerait à son père Clifford (Tommy Lee Jones), héros national sur le papier. On comprend rapidement un sentiment de solitude, qui nous traversera le long d’un périple, non sans danger. La mise en scène sert d’ailleurs magnifiquement ce détail. On nous projette dans le scaphandre avec une telle facilité, qu’on se fait entraîner à l’intérieur de l’esprit de Roy. Mais l’astuce abuse parfois de ces voix-off, qu’on l’on préférerait absente lorsqu’il est trop explicatif. Le spectateur n’est pas toujours baby-sitter tout le long du voyage, mais ces voix peuvent en garder certains à la surface du projet, en brouillant les lignes sur les multiples couches de lecture possibles. Par ailleurs, ce film souligne ce qui fait défaut à notre espèce, encore primitif. Les hommes ne sont pas préparés mentalement ou sentimentalement afin de coexister dans un environnement plus hostile que la Terre, d’où les échecs d’explorations que l’on mentionne avec parcimonie. Le problème est déplacé, que ce soit ici ou là-haut. Roy le démontre à travers les obstacles qu’il rencontre, rappelant ainsi le parcours hasardeux de son père. Mais il reste l’ombre de cette figure, qu’il admire et qu’il attend. Mais attendre, ce n’est pas avancé. Il se doit donc d’explorer son cocon émotionnel afin d’agir. On traite ici deux facettes du personnage, le premier dépourvu de sentiment, car cela permet de garder le contrôle sur ce qui l’entoure. Mais lorsque l’on commence à douter ou à avoir peur, c’est le vide qui s’empare de nous et de tout ce qu’on connaît. Les repères restent derrière nous et le spectateur lui-même devrait se doter des compétences d’explorateur aguerri pour sortir guéri de ce voyage funambulisé. L’exploration est caractéristique de l’Homme et de ses ambitions les plus profonds. Le pas vers l’avenir semble inévitable, mais Gray pose tout de même un frein considérable sur les conquêtes qui nous déchirent de l’intérieur. Bien qu’il ne puisse s’agir que d’un support pour lancer « Ad Astra » (« Vers les étoiles »), il n’optera que pour la face pessimiste, qui ne rime pas avec le lot de nuances et des cohérences sentimentales dans sa globalité, du moins cela ne sonne pas toujours juste. Mais pour ce qui est du voyage personnel, intime et décalé, il est évident que l’espace reste le territoire de jeu idéal pour se confronter à la perspective même des limites de soi, tout en flirtant entre la vie et la mort.
    Rémi B
    Rémi B

    Suivre son activité 53 abonnés

    3,0
    Publiée le 23 septembre 2019
    De très belles images, Brad tout en sobriété, mais on dirait que les critiques dithyrambiques ont oublié l'intérêt d'avoir un scénario qui se tient et qui nous tient
    Hash07
    Hash07

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 1 590 critiques

    3,0
    Publiée le 20 septembre 2019
    Brad Pitt porte à lui seul tout le film, tout en livrant une belle prestation, malgré de nombreuses longueurs se laisse regarder.
    HawkMan
    HawkMan

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 35 critiques

    3,5
    Publiée le 18 octobre 2019
    Nouveau film spatial, Ad Astra n'atteint pas les si sublimes 2001, Gravity ou Interstellar mais voilà on se prend vite à suivre cette histoire dans le futur où Brad Pitt incarne un astronaute émérite, expérimenté, toujours en self control et fils d'une légende de la NASA qui fut porté disparu dans une expédition parti rechercher de la vie hors de notre système solaire. Brad est envoyé pour Saturne pour retrouver le vaisseau de son père, perdu, et où des ondes magnétiques menacent l'humanité. Ad Astra est un film au rythme lent, philosophique, porté quasi à 100% sur la composition de Brad Pitt. Certaines séquences laissent à désirer devant l'improbabilité scientifique des faits mais d'autres feront rêver tel le passage sur la planète Mars. Bref : un film à contempler, la tête dans les étoiles.
    T-Tiff
    T-Tiff

    Suivre son activité 30 abonnés Lire ses 656 critiques

    4,0
    Publiée le 23 septembre 2019
    "Ad Astra" se place dans la lignée des films réalistes sur l'espace, qui ont obtenu un succès notoire ces dernières années. Mais ici, le film est plus psychologique et philosophique, et s'attarde probablement moins sur les justifications à son histoire. Autrement dit, le film nous place d'emblée dans une époque pas si loin de nous où la conquête spatiale nous a amené à coloniser la Lune et à partir aux confins de notre système solaire. On ne s'attarde pas tellement sur le contexte géopolitique, mais il sert tout de même habilement comme background de l'intrigue. Le film joue délibérément sur un rythme très lent, mais qui permet d'être quasiment en apesanteur pendant les deux heures de projection. Nous suivons donc le personnage incarné avec brio par Brad Pitt, parti retrouver son père à l'autre bout du système. Il faut vraiment souligner l'incroyable performance de l'acteur. Si les dialogues déçoivent parfois un peu, et si certains raccourcis de l'intrigue peuvent agacer, le film réussi quand même un tour de force. S'approchant parfois de "2001, l'odyssée de l'espace" par la force de sa réflexion sur la place de l'homme dans l'Univers, le film présente aussi un relation père-fils très intéressante. "Ad Astra" est sans aucun doute le meilleur film sur l'espace depuis "Interstellar" et "Gravity", même s’il est moins terre-à-terre que ces deux œuvres, et donc probablement moins accessible.
    ManoCornuta
    ManoCornuta

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 205 critiques

    3,5
    Publiée le 22 septembre 2019
    Brad Pitt revient en grande forme ces derniers temps, cette fois-ci avec James Gray aux commandes pour une incursion brillante sur le terrain de la SF. L'histoire en elle-même comporte nombre d'éléments plutôt prévisibles, mais de manière globale la réalisation fait un boulot impeccable, la photographie est bluffante pour un résultat qui fleure bon le réalisme à la 2001, l'Odyssée de l'Espace (je remets le titre en entier pour les deux ou trois ignares du fond). Le film ressemble quand même furieusement à un one-man-show, pourtant dans cet exercice Brad Pitt fait étalage de toute une palette de subtilités (jeux de regards notamment) en héros fatigué qui va avoir une occasion de solder les comptes de son passé au bout du système solaire. Plus contemplatif que bourré d'action, plus sidérant de froideur que de clinquant, bourré de questionnements philosophiques, Ad Astra parvient à nous faire saisir le vertige de l'exploration spatiale sans lasser, même si l'on n'atteint pas les sommets de quelques devanciers dans le genre.
    janus72
    janus72

    Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 2 critiques

    2,5
    Publiée le 16 octobre 2019
    La suite de Space Cowboy ? Galimatias spacio-philosophique qui fait juste sourire pour ses incohérences et quelques moments inénarrables ! Ah ce retour final en traversant les anneaux d'astéroïdes avec son p'tit bouclier maison, tel Superman . . . N'est pas Kubrick ou Tarkovski qui veut :*)
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 86 critiques

    4,0
    Publiée le 8 novembre 2019
    Ad Astra est un beau film de SF. L'intrigue n'est pas forcément la plus palpitante mais elle fonctionne très convenablement. Roy McBride (Brad Pitt) est obligé de faire un long voyage et traverser le système solaire pour contacter son père, Clifford (Tommy Lee Jones) que l'on croyait disparu et qui semble être à l'origine de surcharges électriques menaçant la Terre. Cela nous permet de voyager dans l'espace et de découvrir de nouveaux mondes tels que la Lune ou Mars après avoir été complètement colonisé par l'Homme (la station lunaire étant notamment devenue un gigantesque duty free d'aéroport et la Lune elle-même étant devenu un lieu de combat pour l'appropriation des ressources naturelles). Le film est plutôt avare en rebondissement, mais ça ne m'a pas plus dérangé que ça. Ce voyage dans l'espace m'a beaucoup bercé. Les plans sont majestueux. Comme beaucoup de film de SF se passant dans l'espace, le film mise beaucoup sur une esthétique grandiose (qui s'apprécie pleinement dans une salle de cinéma). Et on ne peut clairement pas dire que l'on ressort déçu du film sur ce point. Brad Pitt est parfait de sobriété (et son rôle de personnage taiseux et peu expansif est au final très intéressant à suivre). L'acteur aura joué tous les rôles dans la carrière (strip-teaseur, cow-boy, flic, voyou, il ne lui manquait plus que le costume d'astronaute). Tommy Lee Jones est très bon également. Sans être le chef-d'oeuvre de science-fiction de la décennie, c'est d'excellente qualité.
    HamsterPsycho
    HamsterPsycho

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 74 critiques

    4,0
    Publiée le 24 septembre 2019
    AD ASTRA est un film clivant, soit on aime soit on déteste. Tout le monde admettra que les images sont magnifiques, esthétiques (parfois trop) et la musique envoûtante. Par contre le film a sans doute été présenté sous un faux angle, celui de l'aventure spatiale. Mais on est loin d'un film d'action ou d'un "Seul sur Mars". L'introspection est omniprésente, largement plus que dans "Interstellar" qui en offrait déjà une certaine dose. Ici c'est davantage un film d'introspection et de philosophie abordé sous l'angle de l'aventure spatiale que l'inverse. D'où certainement la circonspection d'un grand nombre de spectateur qui ont vu cette bande-annonce qui faisait la part belle aux scènes d'action pure et semblait promettre quasiment une rencontre du 3ème type. Une fois qu'on a compris ça, ça se regarde bien. Il faut toutefois avouer qu'à force de s'interroger en permanence, l'accumulation de questions en voix-off devient pesant au fur et à mesure du film. Mais le message général fait sens et est parfaitement audible. Enfin, certains ont vus dans certains détails des allusions bibliques peu subtiles; mais peut-être que c'est justement parce que ce ne sont pas des références bibliques...?
    Min S
    Min S

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 9 critiques

    3,5
    Publiée le 29 septembre 2019
    AF Astra est un film avec un rythme assez lent mais on comprends bien que c'est voulu. Le sujet et intéressant et réaliste, Brad est parfait !
    cineccita
    cineccita

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 1 017 critiques

    3,5
    Publiée le 30 septembre 2019
    Malgré un scénario science fiction, c'est réaliste. Par ses prises de vue sur notre galaxie et les planètes, son mystere, le film est assez fascinant et nous transporte.
    7fabcool7
    7fabcool7

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 191 critiques

    4,0
    Publiée le 25 septembre 2019
    C'est très beau mais lent. Mais faut prendre le temps d'aller le voir au ciné surtout en IMAX car les images sont bluffantes et vraiment magnifiques. Brat Pitt est comme toujours excellent!.C'est mieux et plus beau que Gravity mais moins bien que Interstellar. Bizarre d'ailleurs qu'il ne l'est pas tourné en 3D. Donc à voir une fois au cinéma pour la beauté des images!
    Newstrum
    Newstrum

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 3 critiques

    3,5
    Publiée le 22 septembre 2019
    C'est un film qui exhale un immense sentiment de solitude. La subjectivité de la narration est si extrême que Gray ne prend même plus la peine de créer des personnages secondaires avec lesquels Roy, seul dans l'univers, puisse interagir. C'est une odyssée inversée (celle du fils pour retrouver le père) autant qu'une psychanalyse pour tuer un père dépeint comme un ogre, figure récurrente du cinéma de Gray. Les scènes d'action ne sont pas toujours bien intégrées à la narration mais on ressent très bien la détresse et la solitude de Roy, ce qui rend le film attachant et émouvant. Brad Pitt est très bien. Voir mon analyse complète sur Newstrum : https://newstrum.wordpress.com/2019/09/21/ad-astra-de-james-gray-telemaque-dans-lespace/
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top