Mon AlloCiné
Jusqu’à la Garde
note moyenne
4,1
1866 notes dont 310 critiques
25% (77 critiques)
42% (130 critiques)
15% (45 critiques)
7% (21 critiques)
6% (20 critiques)
5% (17 critiques)
Votre avis sur Jusqu’à la Garde ?

310 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 930 abonnés Lire ses 1 257 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/11/2017

« Jusqu’à La Garde » arrive sans prévenir à nous asséner un véritable coup de massue dont on reste encore groggy longtemps après... Sans artifice, dans le plus grand dépouillement, et avec une adresse remarquable et un tact exemplaire, le cinéaste Xavier Legrand arrive à nous mettre sur les rails d’une histoire très douloureuse dont on ne voit absolument pas les véritables tenants et aboutissants avant un bon moment. Car si l’on part d’un problème de garde d’enfant à répartir entre deux parents séparés, rien ne nous permet de saisir vers quelle voie on se dirige, ni de saisir toute l’horreur et ses raisons qui se profilent à l’horizon... Le cinéaste nous laisse en effet toutes les hypothèses en main sans donner une quelconque clé pour la suite à venir. Le cheminement de ce couple qui se déchire en se disputant la garde de leurs fils Julien, va donc se dessiner, se préciser petit à petit alors que chacun des parents ne se dévoile pas encore vraiment pour tout comprendre ! C’est ici un cinéma vrai, puissant, violent, sans aucun pathos ou bon sentiment, qui va révéler des acteurs en prise directe avec leur rôle, interprété dans la plus grande sincérité, la plus grande pureté, à la limite d’un documentaire et dont le petit Thomas Gioria est ahurissant dans son interprétation on ne peut plus crédible dans la retranscription de la peur... Tout se lit sur ce visage terrorisé, dépassé par des faits concrets et irrémédiables qui le dépassent... On reste tétanisé de voir ses acteurs aussi justes, aussi sobres, dans une composition extrêmement difficile (Léa Drucker et Denis Ménochet), nous amener sur un sujet sensible et délicat, dont l’issue est quelquefois dramatique... Un film fort, sorte de témoignage glacé et terriblement authentique à l’impact évident, dont on ne peut qu’être remué, bouleversé et pour longtemps ! Bravo et encore bravo !

angelo F.

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 95 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/02/2018

Ce film est assommant tellement il prend aux tripes et s'avère vrai. Un véritable coup de poing et on sort de la salle, complètement sonnés et bouleversés. Aussi, les critiques très négatives restent un véritable mystère pour moi.

btravis1

Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 483 critiques

4,0Très bien
Publiée le 15/02/2018

Film au sujet délicat, dur sur le fond et totalement maîtrisé sur la forme. En effet, le réalisateur a la bonne idée de nous présenter l'histoire via la juge d'instruction, c'est à dire avec les pièces du dossier, quelques témoignages. Et on comprend vite la difficulté pour elle, et donc pour nous, de savoir qui dit vrai quand on a seulement un regard extérieur sur la situation et finalement peu d'éléments probants. Du coup, une fois le jugement délibéré, on se pose pas mal de questions, on ne comprend pas toujours les réactions des protagonistes et au fur et à mesure que le film avance, le film lève le voile sur la vraie personnalité de certains, jusqu'au final, certes attendu mais efficace. Le choix des comédiens, aux physiques communs, est judicieux et renforce la crédibilité du film.

velocio

Suivre son activité 266 abonnés Lire ses 1 908 critiques

4,5Excellent
Publiée le 05/02/2018

Il y a 5 ans, le comédien Xavier Legrand avait réalisé "Avant que de tout perdre", un court-métrage de 30 minutes sur les violences conjugales qui avait remporté le Grand prix du Festival de Clermont-Ferrand 2013 et obtenu le César du meilleur court-métrage en 2014. Dans la distribution de ce court-métrage, on trouvait Léa Drucker, Denis Ménochet et Mathilde Auneveux. Trois interprètes que l’on retrouve dans "Jusqu’à la garde", premier long métrage de Xavier Legrand. Un film doublement primé lors de la dernière Mostra de Venise : Lion d’argent du meilleur réalisateur et Lion du futur (Meilleur premier film, l’équivalent de la Caméra d’Or cannoise). La décision que va prendre la juge a une importance capitale, et elle doit la prendre en l’espace de 20 minutes : le couple Besson a divorcé et il s’agit maintenant de savoir ce que vont devenir Julien et Joséphine, les enfants de ce couple, garde alternée ou garde exclusive pour la mère. La réponse est particulièrement importante en ce qui concerne Julien, qui n’a que 11 ans et dont la suite du film va nous amener à comprendre qu’il a une peur bleue d’un père qu’il sait violent. Mais là, dans une extraordinaire scène d’ouverture, ce sont les avocates de Miriam et d’Antoine qui s’expriment et, grâce au grand talent des deux comédiennes qui les interprètent, on entre de plain-pied dans le film, en ayant l’impression d’être vraiment dans le cabinet de la juge. Laquelle des deux avocates cette dernière doit-elle croire ? L’avocate de Miriam décrit un Antoine particulièrement possessif et violent : cette assertion reflète-t-elle ou non la vérité ? L’avocate d’Antoine nie bien sûr ce caractère violent : pour elle, il est anormal que Miriam veuille empêcher Antoine de témoigner son amour pour sa fille et son fils. Xavier Legrand, en greffant de façon magistrale les codes du thriller sur un drame social, a tapé très fort pour ce qui est son premier long métrage. Très vite, le spectateur comprend qu’il va à coup sûr se passer entre Miriam et Antoine au moins une scène d’une grande intensité et, du début à la fin du film, la tension que ressent le spectateur est particulièrement intense. Une tension qui est exacerbée par le choix de faire de Miriam et, surtout, d’Antoine des personnages aux facettes multiples : les questions que se posait la juge dans la scène d’exposition, on peut continuer à se les poser durant une bonne partie du film, le pervers narcissique Antoine sachant parfois apparaître comme étant un être incompris qu’on pourrait presque plaindre. Une tension qui provient aussi de l’utilisation que fait Xavier Legrand des bruits du quotidien, ces bruits tels celui que fait une clé lors de l’ouverture d’une porte et que les femmes battues et qui vivent avec la peur au ventre savent interpréter comme autant de signaux pouvant annoncer l’arrivée d’un épisode violent. Même si la grande force du film réside surtout dans la façon dont le réalisateur nous tient en haleine, avec en point d’orgue ce mélange de crainte et d’espérance un peu perverse de voir arriver LA scène dont tout laisse penser qu’elle pourrait être d’une grande violence, Xavier Legrand fait également preuve de grandes qualités cinématographiques dans des scènes non directement liées à cette montée en puissance du suspense mais qu’on aurait tort de qualifier d’annexes : par exemple, la façon étonnante et intelligente dont il filme la scène où Joséphine procède à un test de grossesse. En fait, dès son premier long métrage, Xavier Legrand s’invite à la table des grands réalisateurs, quelque part entre Pialat et Haneke. Dans le rôle de Miriam, Léa Drucker sait donner à son personnage le juste dosage de force et de fragilité face à la peur qui la tenaille et à son désir de protéger ses enfants. A ses côtés, Denis Ménochet est impressionnant dans son rôle de pervers narcissique, mélange de ce qu’on peut prendre pour de l’amour paternel et de violence qui ne demande qu’à se manifester. Quant au jeune Thomas Gioria, l’interprète de Julien, cet enfant pris en otage entre son père et sa mère, c’est une véritable révélation qui arrive à exprimer avec peu de mots mais beaucoup de spontanéité toutes les émotions que le comportement de son père lui fait traverser. Il faut pas mal de courage pour se lancer, dès son premier long métrage, dans un film qui n’a, a priori, rien de facile, ni même de plaisant. Heureusement, le résultat est un film d’une force exceptionnelle, un film qui coupe le souffle, qu’on reçoit comme un coup de poing. Il est évident qu’avec "Jusqu’à la garde", un grand réalisateur est né, un réalisateur dont on va attendre les prochains films avec impatience et un peu de crainte : arrivera-t-il de nouveau à se montrer aussi proche de la perfection ?

Laure D.

Suivre son activité Lire ses 2 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/02/2018

Je ne m'attendais pas du tout à ça, courrez le voir sans lire les critiques pour ne pas vous spoiler. J'ai pris une grande claque c'était un fort moment riche en émotion, vous n'en sortirez pas indifférent.

closer444

Suivre son activité 422 abonnés Lire ses 804 critiques

4,0Très bien
Publiée le 30/01/2018

Ce premier film est un coup de maître et on ne serait pas étonné d’en voir un remake américain dans les années à venir. « Jusqu’à la garde » commence comme un drame judiciaire où lors d’une longue séquence dans le bureau d’une juge on nous expose les différents entre un homme et une femme en instance de divorce, notamment concernant la garde des enfants. Tous les faits sont expliqués de manière concise, le sens du cadrage et le découpage des plans instaurant déjà une tension plus que palpable. Si le metteur en scène se garde bien de faire pencher la balance pour l’un ou l’autre, on sent néanmoins que quelque chose cloche sans pour autant savoir quelle direction le film va prendre. Et sur l’heure et demie que dure le film, le spectateur ne va pas cesser d’être malmené (et c’est la réussite du film) dans un film coup de poing tout le temps surprenant entre pics de tension et accès de fureur. Après une ellipse narrative maîtrisée, le long-métrage devient complètement anxiogène et instaure une pression permanente. Le drame familial se mue alors peu à peu en thriller domestique implacable. Et c’est là qu’on prend toute la dimension des enjeux du film où un père déséquilibré s’insinue dans la vie de son ex-femme et ses enfants jusqu’à l’irréparable. « Jusqu’à la garde » doit beaucoup à ses interprètes qui livrent des performances impressionnantes. On redécouvre Léa Drucker, actrice quelque peu sous estimée et sous exploitée par le cinéma français, qui s’avère parfaite dans ce rôle de mère apeurée. On applaudit également le choix du réalisateur Xavier Legrand qui a su caster un enfant au-delà de tous les superlatifs en la personne du jeune Thomas Gioria. Très émouvant, on ressent directement une forte empathie pour lui, il parvient à nous transmettre sa peur avec brio. Mais c’est Denis Ménochet, instantanément césarisable, qui retient le plus l’attention. Il est littéralement terrifiant dans ses accès de folie, passant de la douceur à la fureur avec une pertinence inouïe. Legrand sait filmer, on le constate lors de longues séquences en voiture à déconseiller aux claustrophobes et où s’accroche à notre siège. Il rend chaque apparition de Ménochet inquiétante, chacune d’elle devenant synonyme d’angoisse. Mais, surtout, on est scotché par un final en forme d’home invasion tout à fait exemplaire en termes de mise en scène qui pousse la terreur domestique et la tension dramatique à leur paroxysme. « Jusqu’à la garde » s’avère un impressionnant thriller où à chacune des peu nombreuses séquences (le film va vite), on sent que tout peut basculer. La force de frappe de cette œuvre est puissante et magistrale. Cela faisait longtemps qu’un film français ne nous avait pas secoué de la sorte, sans cesse oppressant et éprouvant pour le spectateur tout en faisant bien attention de rester dans un réalisme brut qui accroît sa portée émotionnelle. Tout juste lui reprochera-t-on de ne pas donner assez de temps dans la première moitié du film au personnage de la mère, mais c’est bien peu pour cette œuvre impressionnante et mémorable. Plus de critiques sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.

ARGOL

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 51 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/02/2018

Lorsque le générique de fin est apparu sur l’immense écran de la salle 21, j’avais le souffle coupé et les larmes aux yeux, bouleversé par l’histoire qu’on venait de me raconter. Je me suis précipité en dehors de la salle pour m’extirper de l’emprise sous laquelle j’étais tombé, pour respirer et me calmer. J’étais d’ailleurs content d’être seul parce que j’aurais été incapable de dire un mot. Le cœur palpitant, totalement emballé par cette expérience unique, j’ai envoyé un SMS à un collègue cinéphile en exagérant mon impression : « Ça vaut 10 Dardenne ! » J’ai descendu les marches du complexe en tremblotant et en me disant que je ne pouvais pas écrire tout de suite, que je devais prendre le bon air du boulevard MacDonald et retrouver ma sérénité. M’avait-on habilement manipulé ? Peut-être. J’étais en tout cas conquis, heureux d’avoir vu un aussi bon film alors que le cinéma français me déçoit la plupart du temps. Le dénouement ne m’a certes pas plu (j’allais dire « convaincu », mais en réalité si), mais il est fort malgré tout d’une vérité, certes à laquelle certains d’entre nous ne voulons pas croire/adhérer, ou à laquelle nous voudrions substituer une écriture poétique, mais qui s’inscrit en réalité dans une vision cohérente de la vie, sinon de certaines vies (plus dures que les nôtres). La direction d’acteurs est d’une justesse rarissime, et les interprètes sont tous d’une puissance dramatique qui impressionne. Le plus troublant est le petit garçon qui interprète Julien, l’enfant qui se retrouve au cœur de la tourmente, instrumentalisé et martyrisé par des parents qui se déchirent. J’en avais le cœur brisé. On pense bien sûr à « Faut d’amour » d’Andrey Zvyagintsev. Et puis Xavier Legrand, dont c’est le premier long métrage en tant que réalisateur, n’a pas oublié le cinéma. Ses cadres sont absolument splendides, tantôt au plus près des visages et des émotions, tantôt en mouvement pour des plans-séquences somptueux... Son titre anglais est lui aussi très beau : « Custody ». Présenté à Venise (c’est pourtant du cinéma cannois selon moi), il a déjà été vendu dans de nombreux pays. C’est le meilleur du cinéma français, élégant, puissant, universel. Bravo. À ne surtout pas rater !

dominique P.

Suivre son activité 241 abonnés Lire ses 1 559 critiques

4,5Excellent
Publiée le 07/02/2018

Ce film est à la fois remarquable, bouleversant et très dur à visionner. Un véritable choc qui dépeint bien ce que vivent et ce qu'on vécu malheureusement beaucoup de couples avec enfants. Spoiler: La toute fin est particulièrement terrible.

poet75

Suivre son activité 133 abonnés Lire ses 540 critiques

3,5Bien
Publiée le 07/02/2018

Le souhait de Julien (Thomas Gioria), 11 ans, ne laisse place à aucun doute : il veut rester avec sa mère. Pour la juge qui reçoit ses parents, Miriam (Léa Drucker) et Antoine (Denis Ménochet), un couple déchiré, la décision n’est cependant pas si simple à prendre. Pour ce qui concerne la fille aînée du couple, pas de problème, elle a presque 18 ans, c’est donc à elle de se prononcer. Mais dès qu’il s’agit de Julien, c’est autrement compliqué. Malgré les vœux qu’il a exprimés, peut-on priver un enfant de cet âge-là de la garde de son père ? Ce qui corse le tout, ce sont les propos des avocates. Celle qui représente la mère parle de violence et d’insécurité, mais sans pouvoir présenter de preuves convaincantes, ce qui laisse tout loisir à l’avocate du père de contre-attaquer. Spoiler: Le suspens ne dure pas bien longtemps : la juge a tranché en faveur du père, lui accordant le droit de garde qu’il réclamait. Sur ce point, pas d’expectative. Mais reste la question lancinante posée dans le bureau de la juge et qui n’a pas reçu de réponse évidente : le père est-il, oui ou non, l’homme violent décrit par l’avocate de Miriam ? Subtilement, la réalisation de ce film nous conduit, petit à petit, vers la vérité ou, du moins, ce qu’on peut en percevoir. Car, bien sûr, le réalisateur s’est gardé de mettre en scène des personnages trop schématiques. Pour traiter de la violence conjugale et de ses conséquences, Xavier Legrand nous met en présence d’un homme complexe, un homme qui peut sembler, par moments, presque monolithique, mais qui révèle malgré lui ses propres failles. Lui-même apparaît fragilisé quand il est en présence de ses propres parents, ce qui explique peut-être en partie ses ambiguïtés et ses désirs malsains et maladroits de s’affirmer en tant que père et époux. Quand il réussit à se trouver en présence de Miriam, l’étreinte qu’il lui accorde fait ressortir toute son incertitude : elle est à la fois marque d’une affection malhabile et tentative d’emprise sur sa partenaire, au point de presque l’étouffer. Astucieusement, le film prend de plus en plus l’allure d’un thriller, s’achevant par une séquence si impressionnante qu’elle cloue le spectateur dans son fauteuil. On sort d’une telle projection muet de stupéfaction. À la 74ème Mostra de Venise, le film a obtenu le Lion d’Argent de la meilleure mise en scène, une récompense plus que méritée !

leobis

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 178 critiques

2,5Moyen
Publiée le 12/02/2018

Le thème du film est certes un sujet d'actualité, puisque la garde partagée fait l'objet actuellement d'un débat sociétal. Malheureusement le scénario est très mal construit. Les scènes sont souvent trop longues, du coup on a des difficultés à entrer pleinement dans le film, de plus les acteurs ont tendance à surjouer et en deviennent plus crédibles.La dernière séquence du film pourrait nous rappeler éventuellement "Shining" mais est loin d'être aussi bien traitée.

traversay1

Suivre son activité 388 abonnés Lire ses 2 766 critiques

4,0Très bien
Publiée le 07/02/2018

Tout ce que touche Xavier Legrand semble se transformer en or. César du meilleur court-métrage et nommé aux Oscars, doublement récompensé à Venise pour son premier long, l'impressionnant Jusqu'à la garde. Un film qui commence comme Kramer contre Kramer et se termine comme Shining. En gros, et sans vouloir trop en dire sur les dernières scènes du film, vraiment terrifiantes. Comédien de théâtre, au départ, Xavier Legrand a eu l'ambition de retranscrire les thèmes de la tragédie grecque dans une oeuvre contemporaine, avec une lente montée des périls. Son sujet, pas si souvent abordé, ou alors de manière psychologique, est celui des violences conjugales. Il le traite avec subtilité puis avec une tension de plus en plus prégnante au fil des minutes mais sans rien qui puisse laisser présager un dénouement aussi frontal, proche de l'horreur pure. Contrairement à la plupart des films d'aujourd'hui, Jusqu'à la garde est composé de longues scènes qui s'étirent, quitte à provoquer le malaise, mais qui ont le mérite de donner de la chair et de la densité. Une façon aussi d'impliquer le spectateur, en lui donnant des clés, mais sans juger outre mesure. Un film marquant, dont on doit aussi saluer l'ensemble de l'interprétation et notamment celle de l'époustouflant Denis Ménochet.

janus72

Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 147 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 07/02/2018

Film plombant qui n'est surtout pas destiné à ceux qui ont déjà le moral dans les chaussettes... Denis Ménochet - Léa Drucker & le jeune Thomas Gioria sont parfaits, mais tout ici reste un un peu prévisible avec ce scénario malheureusement sans véritable grande surprise. Spoiler: La femme qui veut absolument protéger ses enfants d'un père bipolaire et violent. Un type dérangé qui pense faire pour le mieux et un justice qui ne fonctionne que sur des faits avérés. Un parcours inéluctable - long - trop même vers le pétage de plomb et on se dit que tout ceci ferait un bon téléfilm sur France 3. Bref, pas vraiment ce que je souhaitais absolument voir cette après-midi au cinéma.

alice025

Suivre son activité 422 abonnés Lire ses 799 critiques

4,0Très bien
Publiée le 11/02/2018

Un drame dur, poignant et dont on ne ressort pas indemne. C'est l'histoire d'un couple qui divorce, voulant chacun obtenir la garde du fils. La mère accuse le père d'être violent, lui nie totalement. Qui a raison, qui a tort ? C'est au fur et à mesure que la vérité va petit à petit éclater, mais tout en subtilité jusqu'au final extrêmement éprouvant. Le jeu des acteurs est tellement authentique, en particulier celui de Denis Ménochet qui m'a bluffé. Un sujet qui malheureusement doit toucher beaucoup de personnes. A voir vivement. cinephle-critique.over-blog.com

EricDebarnot

Suivre son activité 117 abonnés Lire ses 1 287 critiques

4,0Très bien
Publiée le 15/02/2018

Plus d'une centaine de femmes meurent chaque année en France, assassinées par leur conjoint. Ces chiffres, terribles, ne sont même pas officiels car, honnêtement, la société s'en moque. Du coup, cela vaut aussi la peine de regarder "Jusqu'à la garde" sous cet éclairage-là... même si, et c'est heureux, le film de Xavier Legrand est tout sauf de la sociologie : c'est avant tout du cinéma, et même du GRAND... S'ouvrant sur une scène magnifique de précision et de justesse qui rappellera inévitablement les meilleurs moments de Depardon, "Jusqu'à la Garde" nous présente le dilemme de départ de sa "fiction" : que pouvons-nous penser, comme le juge aux affaires familiales, de ce couple qui s'est déchiré et nous livre deux versions antagonistes d'une vérité que nous n'avons aucun moyen de connaître ? Dès lors, Legrand applique au "drame psychologique français" (quelle horreur !) les recettes du thriller le plus efficace, et nous emmène dans un crescendo de tension à la recherche de cette vérité et des conséquences de cette première scène. Jusqu'à une remarquable conclusion, qui nous fera vivre avec une intensité exceptionnelle la terreur abjecte de ce que l'on classe, avec beaucoup de légèreté, dans la rubrique des "violences familiales" de notre journal du matin. Glacial, tendu comme une corde d'acier, tranchant comme une lame, tous les clichés nous viennent à l'esprit pendant les 90 minutes de ce chemin de croix que Legrand nous fait parcourir, en osmose complète avec ses personnages qui nous deviennent très vite tous très chers : grâce à une excellente direction d'acteurs (l'enfant de 10 ans est particulièrement remarquable, ce qui est très rare dans un film français), et surtout grâce au choix - culotté de nos jours - de plutôt se positionner comme héritier de Pialat et de Cassavetes (la meilleure manière d'éviter les écueils de la sociologie et de la psychologie, on le sait...), "Jusqu'à la Garde" devient un trip intime total. Et s'il nous abandonne finalement aussi hébétés dans le noir, c'est qu'il a fait ressurgir en nous les souvenirs trop bien enfouis de certaines nuits de notre petite enfance, quand nous écoutions, terrorisés au fond de notre lit, les cris de notre mère, sur laquelle pleuvaient les coups de la folie paternelle.

SaintPauly

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 63 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 08/02/2018

«Jusqu'à la garde» est comme un crayon de papier en boucle : il va nulle part et il n'y a pas de but. Sérieusement, 90 minutes d'exposition pour 3 minutes de climax raté? Oui, le réalisateur Xavier Legrand fait bien monter la tension et maintient un sens d'effroi qui pèse, mais la banalité de l'histoire est les décisions ridicules qui prennent les personnages rend l'effroi quelque chose lié au fait de regarder le film plutôt que le film en lui-même.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top