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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Numéro Une" et de son tournage !

Genèse du projet

La réalisatrice Tonie Marshall revient sur l'idée de départ qui a donné naissance à Numéro Une : "Il y a six ou sept ans, j’ai eu l’idée d’une série, Le Club, sur un réseau de femmes d’influence. Cette série interrogeait la difficulté pour les femmes d’accéder à des postes importants dans le milieu de la politique, de l’industrie, de la presse… J’ai proposé le projet à diverses chaînes. Seule Arte avait ouvert un oeil mais ils diffusaient Borgen, sur un sujet assez proche. Je continuais à penser à ce sujet et je me suis dit qu’il y avait là matière à un film si je réduisais le nombre de personnages et me concentrais sur un seul lieu de pouvoir. A l’abstraction de la politique, qui repose sur des compromis et des tractations, j’ai préféré le concret de l’industrie."

Collaboration scénaristique

Raphaëlle Bacqué, journaliste et grand reporter au Monde, a aidé Tonie Marshall dans l'élaboration de son scénario : "Je l'ai consultée régulièrement pendant l’écriture pour veiller à la crédibilité de l’histoire, elle m’a aidée à enquêter et permis de rencontrer des femmes qui occupent des hauts postes dans de grandes entreprises comme Anne Lauvergeon, Laurence Parisot, Claire Pedini, Pascale Sourisse… Elles m’ont confié beaucoup d’anecdotes, dont ces petites humiliations subies au quotidien dans ce milieu essentiellement masculin. Leurs témoignages ont beaucoup nourri le parcours de mon héroïne", confie la cinéaste.

Pas un film victimaire

Tonie Marshall se défend d'avoir mis en scène un film victimaire en pointant le sexisme ambiant dans les grandes entreprises : "Il est vrai que les grandes entreprises ont du mal à recruter des femmes à de hautes fonctions. Non pas parce qu’il n’y en a pas, mais parce qu’elles ne s’autorisent pas à postuler à ces postes et qu’on ne les y encourage pas. Ou encore certaines renoncent, parce qu’elles imaginent (ou elles savent) qu’ayant pris un poste convoité par des hommes, leur vie va devenir un enfer. Et pendant ce temps-là, les hommes grimpent, grimpent, même les moins bons !

Cela dit, Numéro Une se veut un film positif, et le contraire d’un film victimaire. Le discours victimaire me met souvent mal à l’aise. Je sais que le « doute » est un sentiment partagé par presque toutes les femmes,
mais, même atteintes ou blessées, nous devons essayer d’être dans l’avancée, toujours croire que les choses peuvent changer."

Influence Margin Call

Tonie Marshall revendique l'influence du film Margin Call dans la mise en scène de Numéro Une :

"C’était important de planter le décor du CAC 40, de montrer les bureaux, ce monde à part qu’est La Défense, avec ces tours qui abritent de puissantes entreprises. J’ai demandé à mon chef opérateur, Julien Roux, de regarder très attentivement Margin Call. Le film de J.C. Chandor est très bavard, parle de stratégies financières très compliquées mais même si beaucoup de choses nous échappent, on ne s’y ennuie jamais car l’intérêt est constant envers ces personnages qui faiblissent et se ressaisissent."

Filmer des éoliennes

Tonie Marshall a tenu à filmer une scène cruciale du film sur une plate-forme éolienne :

"J’adore tout ce qui est industriel et je trouve les parcs d’éoliennes en mer particulièrement photogéniques. Mais ça n’a pas été facile d’en filmer. Heureusement, une entreprise magnifique, Deme, basée à Anvers, nous a répondu : « Nous allons vous aider parce que nous sommes des amis du sujet du film. » Son patron joue son propre rôle dans le film."

Emmanuelle Devos apprend le chinois

C'est la seconde fois que Tonie Marshall travaille avec Emmanuelle Devos après Tontaine et Tonton :

"J’avais appelé mon personnage Emmanuelle avant de penser à elle, je ne pourrais vous dire pourquoi. Emmanuelle est quelqu’un que j’aime beaucoup, avec laquelle je me sens très libre, dans un rapport de vérité et de travail. Pour ce rôle, nous avons beaucoup travaillé sur son maintien, sa démarche, ses vêtements ou ses chaussures. Il fallait qu’elle attrape une assise, une tenue de corps et de langage propre aux fonctions de dirigeante d’entreprise. Il fallait aussi qu’elle apprenne le chinois ! Li Song, qui joue l’interprète dans le film, l’a coachée pendant des mois, c’est une langue difficile !"

Un anglais à Paris

Tonie Marshall explique pourquoi elle a choisi le comédien britannique John Lynch pour incarner le mari d'Emmanuelle Devos dans Numéro Une :

"Je cherchais un acteur anglais sachant parler un peu français et au physique solide. J’avais vu John Lynch dans The Fall, une très bonne série dont le personnage principal est justement une femme flic très libre. Je trouvais qu’il avait une humanité et une virilité – un côté irlandais ! – qui ne laisse aucun doute sur le fait qu’Emmanuelle et lui ont un vrai rapport amoureux et une sexualité", analyse la réalisatrice.

Le duo Berry / Biolay

La réalisatrice Tonie Marshall se confie sur sa volonté d'engager Richard Berry et Benjamin Biolay pour camper deux importants seconds rôles dans le film :

"Pour Beaumel, j’avais en tête un petit brun conquérant et nerveux comme Nicolas Sarkozy ou Henri Proglio, dont on m’a toujours dit qu’il était extrêmement gentil, attentif, avec toujours un petit mot pour chacun et jamais dans la morgue. Richard a tout de suite eu un rapport de bienveillance vis-à-vis de son personnage. Ce qui allait dans le sens Et le duo Richard Berry/Benjamin Biolay ? du film car je voulais que ce type soit quand même un peu sympathique, ni tout noir, ni tout blanc. Quant à Benjamin Biolay, je trouvais qu’il faisait un bon contrepoint à Richard Berry. Leur couple est étonnant, on les imagine bien tisser ensemble leur toile politique et professionnelle, être dans un rapport de conquête avec les femmes, partant en bordée ensemble."

César et moi

Tonie Marshall est la seule cinéaste à avoir remporté le César de la meilleure réalisation pour Vénus Beauté Institut en 2000. Elle fait le point sur la situation des réalisatrices en France :

"Le cinéma reste un cas à part selon moi. Je n’ai jamais entendu dire qu’un film ne se montait pas parce qu’il était fait par une femme. Je me souviens que Daniel Toscan du Plantier disait que deux mouvements avaient été prépondérants dans le cinéma français : la Nouvelle Vague et l’arrivée en masse des femmes dans le cinéma français à la fin des années 80. Je ne peux pas dire le contraire… Cela bouge aussi au niveau de la technique, avec des filles chef opératrices, machinos… La France est le pays où il y a le plus de réalisatrices femmes. Plus il y en aura, mieux ce sera même si je ne suis pas pour autant d’accord avec l’appellation « films de femmes ». Si tu es cinéaste, peu importe que tu sois homme ou femme… Ce qui importe surtout, ce sont les sensibilités, et la diversité."
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