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    Le Ruisseau, le pré vert et le doux visage
    note moyenne
    3,2
    69 notes dont 16 critiques
    répartition des 16 critiques par note
    1 critique
    7 critiques
    4 critiques
    3 critiques
    1 critique
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    16 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 30 décembre 2016
    Le ruisseau, le pré vert et le doux visage ? Trois éléments qui caractérisent le paradis selon la poésie arabe. Nous sommes en Egypte et le film de Yousry Nasrallah est on ne peut plus kitsch, du moins si l'on se réfère aux critères occidentaux. Mais il s'agit bien d'un héritier des grandes comédies, musicales ou pas, du cinéma égyptien des années 50 et 60. Un déluge de couleurs chatoyantes, de nourritures plantureuses et de chansons et danses orientales. Le cholestérol menace ! Il y a des éléments dramatiques aussi dans le film mais bel et bien noyés dans un déferlement de bonne humeur et de tolérance comme pour contrecarrer la morosité ambiante, surtout dans un pays où l'après révolution se révèle plus que décevante. On ne comprend pas tout des liens familiaux mais cela n'a qu'une importance relative qui passe après la tonicité de l'ensemble et sa touffeur ébouriffante.
    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    4,5
    Publiée le 23 décembre 2016
    (...) Il y a aujourd’hui urgence à représenter cette joie de vivre et d’être ensemble qui déjoue les peurs et les menaces pour affirmer le désir comme moteur de liberté. L’extraordinaire final du film déjoue avec brio les pesanteurs pour plonger tout le monde dans le même bain de sensualité. Ce final n’est possible que par la grâce des corps qu’une caméra mobile et un tournage en extérieurs mettent tout le film en exergue. C’est dans cette allégresse que se joue la résistance à ce qui nous entrave et qu’en pleine conscience du réel, ce film émouvant parce que réjouissant engage à ne pas laisser tomber les bras.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 23 décembre 2016
    Comment dire ? Youssef Chahine n'est pas très loin.... le film a un scénario assez surprenant, un faux air de comédie qui critique sur la fin, une société qui sous les apparences est capable du pire, spoiler: d'intolérance allant jusqu'au crime..... Le film en sa première partie (est ce un hasard ?) est très coloré (couleurs vives faisant penser au regretté technicolor) et est proche dans son rythme et sa joie d'une comédie musicale...... spoiler: Dialogues amoureux, légers, leçons de cuisine, fête de mariage, le ton est à l'insouciance, à l'exotisme méditerranéen.... Pas de prosélytisme d'aucune sorte, des personnages proches de nous, une technique joyeuse, des lumières attirantes, quelques histoires d'amour, le film est une belle invitation à chasser ses idées sombres....Je conseille....
    Laurent C.
    Laurent C.

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    3,5
    Publiée le 22 décembre 2016
    Marivaux et Molière s'invitent en Egypte dans cette jolie fable d'amours secrètes, de négociations, de menaces et de fêtes. Le cinéma fait voyager et c'est tout le mérite de drôle de ce film, tourné à la manière d'un tableau de Rousseau ou d'une pièce de théâtre. Les couleurs sont très vives, les personnages avec leurs récits amoureux, se mélangent à ce village exotique et délicat, où le spectateur a soudain le sentiment d'ouvrir une page de littérature française, mais près de deux siècles avant nous. Le réalisateur parvient à exhaler de son film les innombrables odeurs qui peuplent ce village. Car, "Le Ruisseau le Pré vert et le doux Visage" est un voyage dans l'alchimie culinaire d'un village égyptien. On y découvre avec délectation mille et un plats, dont certains ne trompent personne quand on remplace par exemple le thym par la coriandre. En ces temps troublés au Nord de l'Afrique, le long métrage propose une image joyeuse d'un pays musulman dont on ne peut ignorer les traumatismes qu'il traverse. Les femmes se dévoilent pour danser, elles charment les hommes, trompent leur mari, se marient en secret, se disputent et montrent, non sans joie du réalisateur, que c'est elles qui façonnent le monde. On regrettera une histoire un peu complexe, des longueurs qui auraient mérité quelques coupes au montage, mais malgré tout, c'est un film réjouissant et succulent comme ces grandes marmites où, tour à tour, l'on transporte les femmes mariées et les vieilles dames, ou l'on y prépare les viandes et les épices.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,5
    Publiée le 2 janvier 2017
    Quel film magnifique ! Outre la belle histoire avec ses tensions dramatiques, le kitch des spectacles bollywoodiens, ce film est un beau voyage, qui nous montre comment circule le désir de ce côté de la Méditerranée. Le voile est partout, mais pas le voile islamique, le voile qui dissimule autant qu'il expose le désir. C'est un jeu de montré-caché permanent, où l'amant n'est pas dans le placard, mais où d'autres codes sont à l'oeuvre... Sous couvert de légèreté, la dignité du peuple est centrale. Les riches, les malfrats ne méritent pas l'estime. Le verbe est parfois corrosif à fleuret moucheté. L'oralité est au rendez-vous : les plaisirs de la bouche sont au rendez-vous, ils disent parfois l'amour, la considération, le respect. En tout cas, l'inacceptable ne saurait durer indéfiniment. A un moment, quand c'est trop, eh bien, il faut que cela cesse. L'arrière fond politique est perceptible, alors que l'histoire semble assez intemporelle. Rien ne laisse présumer que la place Tahir a déjà rassemblé autour de l'opposition, puis du rejet du régime en place. Quel beau film ! Le recours aux abeilles à la fin est troublant. Sans doute, la mielleuse épouse méprisante laisse-t-elle transparaitre ainsi combien elle n'est vraiment pas quelqu'un d'estimable. Bravo Yousry Nasrallah ! Commencer l'année 2017 en compagnie de votre chef d'oeuvre dans une salle remplie de spectateurs est enthousiasmant !
    soulman
    soulman

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    4,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    Un des films les plus salutaires de cette fin d'année, que l'on devait prescrire à tous les dépressifs et que le sécu devrait rembourser à tous les spectateurs... C'est tout simplement l'Egypte que convoque ici Yousry Nasrallah et, avant tout, son peuple, avec ses tics, son sens du compromis, sa bassesse parfois, mais surtout son goût pour la vie, pour l'amour, pour le plaisir de partager, d'être ensemble. Si le personnage du méchant bourgeois est caricatural, le reste des caractères est particulièrement bien croqué, tant les cuisiniers que l'ensemble des femmes, qui ne rêvent que de passion et du grand amour. Cette oeuvre chorale réussit de surcroît à intégrer quelques moments musicaux de pure beauté, comme celui où une grande vedette de variété vient chanter et danser un play-back endiablé avec la danseuse locale. Choukrane, Yousry bey !
    Jeo Jo
    Jeo Jo

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    5,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    Une magnifique fresque romanesque au fil de fiançailles bariolées où les convives s'affairent autour d'un festin qui va révéler les amours des uns, et trahisons des autres.
    Xavier B.
    Xavier B.

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    4,5
    Publiée le 21 décembre 2016
    Un film étonnant de Y Nasrallah qui choisit de nous plonger dans une Égypte voluptueuse et gourmande. A l’occasion de préparatifs d’un mariage, la cuisine traditionnelle est élevée au rang d’art, presque de religion, les anciens amoureux se retrouvent et se frôlent, de nouveaux couples illégitimes se nouent. Quand vient la noce, la caméra nous entraîne essentiellement du coté des femmes, où s’exprime une magnifique sensualité. Il y a quand même des méchants, riches et prétentieux, qui seront joliment ridiculisés. Le spectacle est très plaisant, plein de fraîcheur, un peu fou. Une ode à la liberté. St Pierre d’Oléron , Visions d’Afrique-15 octobre 2016
    Loïck G.
    Loïck G.

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    2,0
    Publiée le 30 décembre 2016
    Il me manque peut-être les codes, les repères, la culture pour adhérer à ce film qui part dans tous les sens pour dire l’aliénation des femmes et des hommes aussi, prisonniers d’un système social séculaire. Le mariage secret d’une femme va contraindre sa famille à réagir violemment alors qu’un mariage rituel se prépare au cours duquel un nouvel ordre économique tente d’imposer sa puissance. Deux arguments intéressants dans un scénario qui les noie tous les deux. Pour en savoir plus
    velocio
    velocio

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    2,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    Depuis l'excellent "Femmes du Caire", on guette les sorties des films de Yousry Nasrallah en espérant retrouver les qualités décelées dans ce film. Il y a 4 ans, on avait été un brin déçu par "Après la bataille" et là, avec "Le ruisseau, ...", eh bien, on est encore plus déçu ! Est-ce le fait que le scénario de "Femmes du Caire" avait été écrit par Waheed Hamed, également scénariste d'un autre grand film égyptien, "L'immeuble Yacoubian", qui avait amené ce film sur les sommets ? En tout cas, il y a un problème de scénario auquel se rajoute un problème de réalisation dans "Le ruisseau, le pré vert et le doux visage" : un scénario très compliqué, trop compliqué, avec énormément de personnages et un réalisateur qui ne fait pas grand chose pour aider les spectateurs à s'y retrouver. C'est dommage car le fond est intéressant, avec un portrait inattendu de l'Egypte contemporaine sous forme d'un hymne aux plaisirs de la chair et de la (bonne) chère, à l'amour et à la liberté. Et puis, comme toujours chez Nasrallah, les femmes ne se laissent pas faire ! Vraiment dommage que le film soit si brouillon.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 18 janvier 2017
    A Belqas, une petite ville du delta du Nil, Yehia est l’heureux propriétaire d’un commerce florissant : il organise tous les banquets de la ville avec l’aide de ses fils, Refaat, un cuisinier surdoué, et Galal un coureur de jupons invétéré. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si l’autocrate local ne s’était mis en tête d’exproprier Yahia de son commerce et de le transformer en fast-food. Le cinéma égyptien ne cesse de nous étonner. Longtemps résumé au seul Youssef Chahine, il démontre, depuis une dizaine d’années qu’il ne se limite pas à la seule œuvre de son réalisateur le plus célèbre. Le cinéma y est devenu un instrument politique pour documenter les évolutions contradictoires que le pays connaît depuis les révolutions arabes. J’ai déjà parlé ici des films de Mohamed Diab ("Clash", "Les femmes du bus 678"). Yousry Nasrallah a signé en 2012 "Après la bataille" qui a pour héros un des chameliers, instrumentalisé par la police de Moubarak, qui avaient chargé en février 2011 les jeunes révolutionnaires de la place Tahrir. "Le Ruisseau, le pré vert et le doux visage" fonctionne selon un tout autre principe : celui du comte oriental. Avec ses héros et ses méchants, ses histoires d’amour et ses meurtres iniques. Mais il n’en dit pas moins sur la société égyptienne, étouffée par une corruption endémique et des interdits religieux qu’elle réussit, avec un malin plaisir, à contourner. Car le dernier film du Yousry Nasrallah est un pied-de-nez audacieux à la censure. Cette fable épicurienne est un hymne à la nourriture, à l’amour, à la musique et à la danse. Quelque part entre Bollywood et "La La Land", Yousry Nasrallah nous fait danser au rythme de la pop égyptienne.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    2,0
    Publiée le 30 novembre 2016
    Prenez le pire d’Almodovar, versez quelques grains de Monty Python, ajoutez les mauvaises notes de Salé Sucré d’Ang Lee, mélangez avec une sauce Boolywood et faites cuire dans les scènes ratées du Parrain et vous obtiendrez le long titre Le Ruisseau, le Pré vert et le Doux Visage. L’égyptien Yousry Nasrallah signe une comédie cheap où il vous arrivera de rire oui. En effet, le jeu des acteurs est tellement exagéré, les plans accumulent les faux raccords, les séquences sont souvent ridicules, la photographie ressemble à celle des années 90 et les séquences s’enchaînent par des ellipses trop faciles. Du coup, impossible de ne pas rire. Malheureusement, on n’a pas l’impression que tout ça était volontaire. Voici un film fourre-tout familial où il se passe plein de choses mais où rien n’est développé. L’objectif était pourtant de parler d’amour, de la liberté d’aimer, sujet tabou en Egypte. Mais la comédie domestique se noie dans un bouillon de n’importe quoi à l’image de la danseuse qui porte son cœur sur les fesses. Qui osera s'y perdre comprendra… D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
    ferdinand
    ferdinand

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    4,0
    Publiée le 8 février 2017
    Agréable surprise, une comédie égyptienne comme on on n'en avait plus vu depuis la disparition de Youssef ,Chahine, un vrai plaisir devant une sensualité sans complexe, des méchants promoteurs dégommés, une troupe d'acteurs et d'actrices assez déchainés une bonne humeur communicative, et pas question de religion Voila un auteur en grand progrès, après "Femmes du Caire" et "Après la bataille".
    dimelot
    dimelot

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    1,0
    Publiée le 28 décembre 2016
    Ce film est d'un ennui mortel. Il ne s'y passe rien, pas d'histoire, c'est long, si long! Après avoir subi plus d'une heure de mariage et de "youlouloulou" à vous crever un tympan, vient la scène de l'enterrement où l'on pense en reprendre pour une hure de plus. Ce film aurait dû rester dans son marché local ou en Inde.
    Spaceboy2095-2.0
    Spaceboy2095-2.0

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    3,0
    Publiée le 10 janvier 2017
    Un soap-opéra, qu'il soit américain, brésilien ou égyptien, reste un soap-opéra. Ce film a pour lui une grande gaieté, une bonne dose d'énergie et une image très colorée mais son intrigue et le jeu des acteur ne dépasse jamais le niveau de l’anecdotique. Il ne faut pas y chercher une métaphore de l’Égypte d'aujourd'hui tant les situations sont extravagantes et relèvent vraiment du vaudeville et du soap-opéra. La seule dimension sociologique de ce film est peut-être à voir dans les corps de ces femmes, qui dans un film hollywoodien ou français passeraient pour horriblement obèses, que l'on voit danser, bouger s'amuser et séduire. C'est agréable à regarder mais c'est tout de même un peu longuet et sans véritable enjeu.
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