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3 jours à Quiberon
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "3 jours à Quiberon" et de son tournage !

Genèse

À l’origine du projet on trouve le producteur français Denis Poncet, malheureusement disparu en 2014, et ami de l'actrice Marie Bäumer. Il savait qu’à cause de sa ressemblance étonnante avec elle, on lui proposait depuis toujours de jouer Romy Schneider, sans succès. Poncet, grâce à sa femme allemande, connaissait le travail du photographe Robert Lebeck et a découvert la toute dernière interview donnée par Romy Schneider en allemand au magazine Stern. C'est ainsi qu'il a proposé 3 jours à Quibéron à la réalisatrice Emily Atef, dont le film L'Étranger en moi était très apprécié par Baümer.
Atef raconte : "La chose qui m’a tout de suite frappée, c’est que ces photos de Robert Lebeck, ce ne sont pas du tout les photos d’un mythe, d’une grande actrice impressionnante, mais les portraits sans filtre d’une femme à nu, sans maquillage, absolument pure dans sa détresse. Ça a fortement résonné avec mon cinéma. Tous mes films, d’une certaine façon, parlent de ça. Une femme, quel que soit son âge, qui traverse une crise existentielle, prise entre ses démons intérieurs et son envie de vivre."

Thématiques multiples

3 jours à Quibéron ne fait pas que dessiner un portrait de l'actrice Romy Schneider, qui cherche "à tout concilier, sa vie privée, son rôle de mère, son travail, tout ça est très moderne" selon la réalisatrice. Il s'agit aussi de parler d'éthique : "Le journaliste est prêt à tout pour obtenir son interview mais au bout du compte, ces trois jours changent complètement sa vision des choses. Et il ne fera plus jamais son métier de la même façon."

Entre fiction et réalité

La réalisatrice s'est nourrie d'une base documentaire pour son film. Elle a pu rencontrer le photographe Robert Lebeck avant sa mort en 2014 qui lui a fourni toutes les pellicules des photos prises à Quibéron, soit 600 images. Le journaliste Michael Jürgs s'est également montré très disponible. La cinéaste a conservé certains passages de l'interview mais en a écrit d'autres. Enfin, elle a rencontré l'amie de Romy Schneider qui était présente à Quiberon mais celle-ci ne souhaitait pas que son personnage apparaisse dans le film : "Or, je tenais énormément à avoir en contrepoint cette féminité, cette présence issue d’un autre monde que celui du show-business. Je ne voulais pas que le film se résume à « Romy et les hommes », ou « Romy et la presse ». Alors j’ai demandé à cette femme si elle acceptait que j’invente complètement un personnage. Elle a dit oui et c’est devenu Hilde, une copine d’enfance avec qui Romy a une intimité profonde qui remonte à l’Autriche."

Tournage

Les extérieurs du film ont été tournés à Quiberon, sur les lieux réels, tandis que les intérieurs ont été filmés sur une île de la mer du Nord.

Des photos au film

La réalisatrice a très tôt fait le choix de tourner en noir et blanc : "Je ne pouvais imaginer les scènes que comme ça, à cause des photos de Lebeck qui m’ont longtemps accompagnée. Et c’est comme un pont pour la fiction, de se détacher des innombrables images de documentaires et de reportages sur Romy. Avec Thomas Kiennast, nous avons cherché à traduire la sensualité qui se dégageait des photos de Lebeck. Très vite, nous avons su que c’est avec les mouvements de caméra, la durée des plans, tous ces détails qui nous ont nourris avant le tournage, que nous pourrions y arriver. Il était primordial pour moi d’arriver à traduire ce que j’appellerai un peu maladroitement « un humanisme sensuel » de Romy… cette manière d’accueillir le monde et les gens qu’elle côtoie, qu’ils soient ses amis ou de parfaits inconnus, avec une générosité teintée de son charme et de sa sensualité."

Incarner le mythe Romy

Depuis l'âge de seize ans, on fait remarquer à l'actrice Marie Baümer sa ressemblance avec Romy Schneider. De nombreux projets de biopics télévisés lui ont été proposés mais la comédienne les a toujours refusés car "je ne voulais la jouer qu’au cinéma, et je n’aime pas les biopics qui compressent toute une vie en deux heures" explique-t-elle. Elle a finalement été séduite par l'idée d'un film intime en noir et blanc qui se concentrerait sur la fin de la vie de l'actrice mythique.
Marie Baümer a ressenti une grosse pression deux mois avant le tournage : "tout à coup, j’ai ressenti un choc : quelle folie d’accepter ce rôle ! L’icône était vraiment là, dans ma tête. A partir de ce moment-là, ça a été beaucoup de souffrance. J’essayais de garder de la distance entre elle et moi pendant la préparation mais au tournage, ce n’était plus possible. Ça m’a déchirée, un état qui était bénéfique au film, mais c’était très dur."

Polémique

Sarah Biasini, fille de Romy Schneider, a fait savoir qu'elle appréciait peu le film pour lequel elle n'avait pas été consultée. "J'ai appris complètement par hasard que ce film se faisait. J'ai cherché à obtenir le scénario, que j'ai lu. J'ai ensuite écrit à la productrice et distributrice Sophie Dulac qui ne m'a pas répondu. Dans le scénario déjà, je voyais des scènes qui étaient complètement caricaturales, et qui la faisaient passer pour une femme qu'elle n'était pas" a-t-elle déclaré au micro de France Inter.
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