Notez des films
Mon AlloCiné
    La Vie invisible d'Eurídice Gusmão
    note moyenne
    3,9
    308 notes dont 47 critiques
    répartition des 47 critiques par note
    14 critiques
    25 critiques
    4 critiques
    3 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur La Vie invisible d'Eurídice Gusmão ?

    47 critiques spectateurs

    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 593 abonnés Lire ses 3 170 critiques

    4,0
    Publiée le 13 décembre 2019
    Le très beau premier roman de Martha Batalha, Les mille talents d'Euridice Gusmao, séduisait par sa fantaisie et sa gaieté colorée pour un sujet qui évoquait l'émancipation d'une femme brésilienne depuis les années 50 jusqu'à nos jours. Le film de Karim Aïnouz est loin d'être une adaptation fidèle, notamment par sa tonalité mélodramatique, mais il a conservé ce portrait de la condition féminine dans une époque pas si lointaine, avec la prééminence du patriarcat, comme une photographie sociale qui fait largement écho à ce que vit actuellement le pays dirigé par Bolsonero, président qui n'a rien à "envier" à son homologue américain par bien des aspects. Oublions donc le livre (à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas) pour nous plonger dans La vie invisible d'Euridice Gusmao, film qui assume totalement ses partis-pris romanesques dans ce récit de l'existence parallèle de deux sœurs qu'une volonté masculine a séparé malgré elles. Un mélodrame, oui, aux images chatoyantes, mais qui joue plutôt la sobriété que la flamboyance et dont l'émotion contenue ne se libère que dans son dénouement déchirant. L'histoire d'un amour et d'une complicité sacrifiés sur l'autel des préjugés et du machisme ambiant et que Karim Aînouz, le cinéaste talentueux de Madame Sata et du Ciel de Suely, traite avec une belle fluidité, notamment en jouant sur des ellipses temporelles perçues à travers les lettres écrites par la sœur d'Eurydice, Guida. Les deux actrices principales sont d'ailleurs admirables sans jamais forcer la note à l'image de l'unité de ton de ce splendide métrage carioca qui ne laisse pas les yeux secs.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 390 abonnés Lire ses 1 193 critiques

    5,0
    Publiée le 15 décembre 2019
    Quel souffle, quelle ampleur dans ce mélodrame tropical ! J'ai été complètement absorbé tout au long des 2h20 du film brésilien de Karim Aïnouz. La reconstitution des années 50 est superbe, que ce soit dans les intérieurs, les rues, les véhicules, les mentalités. Superbe et dure à la fois, puisque le film est avant tout un tableau de la tyrannie patriarcale sur la vie et le corps des femmes. La vie invisible est une charge constante et réaliste contre le machisme omniprésent. Le substrat politique du film, évident, est sublimé par les péripéties mélodramatiques de la narration, le jeu incarné des actrices, la qualité de la mise en scène qui donne à sentir la consistance du temps qui passe. Certaines scènes sont absolument déchirantes (la presque rencontre du restaurant, les boucles d'oreille, la mort de l'amie, les scènes finales). C'est beau, souvent discutable d'un point de vue esthétique, pas toujours subtil. Un mélodrame pour coeur d'artichaut au long cours, sensible à la dureté intrinsèque de la vie.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

    Suivre son activité 212 abonnés Lire ses 2 866 critiques

    4,0
    Publiée le 21 mai 2019
    Euridice et Guida sont inséparables. Elles vivent chez leurs parents et aspirent à une belle vie. La première qui a dix-huit ans, rêve de devenir pianiste, tandis que la seconde, vingt ans, souhaite juste être une femme libre et trouver l’amour. Mais nous sommes au Brésil dans les années cinquante et les femmes subissent la pression des hommes. Les deux jeunes femmes vont être séparées malgré elles et à cause des hommes qui les entourent. Bien qu’elles essaient de se retrouver, les mensonges du père feront que sera déchiré leur destin commun. Karim Aïnouz les suit de près dans leurs souffrances mais préfère laisser libre le spectateur de s’émouvoir ou de se révolter. Sa mise en scène n’en fait jamais trop puisque la prestance des deux actrices et leurs histoires contrariées sur plusieurs décennies suffisent à nous toucher. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
    islander29
    islander29

    Suivre son activité 296 abonnés Lire ses 1 846 critiques

    4,5
    Publiée le 13 décembre 2019
    Ouah, on est dans du grand cinéma….Le film est d'une photographie et d'un cadrage absolument parfait….La musique est émouvante. C'est déjà un classique….L'histoire de ces deux sœurs à Rio dans les années cinquante, est magistralement écrite. Quel ignoble personnage que le père, quand il prend sa fille dans ses bras, lui murmurant, ici, il n'y a plus de fille plus de papa...C'est un film de sentiments, à part….On ne peut être que touchés par cette histoire, et la gracieuse ellipse de temps de la fin du film...Quelle émotion aussi de retrouver l'immense actrice brésilienne Fernanda Monténégro (Eurydice vieillie), la Dora de Central do Brasil (Walter Salles)...Côté décors c'est somptueux ( a t-on filmé certains plans à Bahia ???) et les intérieurs sont soignés, en accord total avec les années 50...cette fresque de deux sœurs que le destin sépare, a tout du grand film, ( on notera la scène admirable de l'aquarium), et ne vous fiez pas à la longueur du film, elle est anecdotique...Je conseille…..
    Edouard d.
    Edouard d.

    Suivre son activité 1 abonné Lire sa critique

    5,0
    Publiée le 12 décembre 2019
    Un très beau mélodrame, classique dans le contenu mais si beau dans la forme, dans ce Rio aux couleurs si belles. Et porte par de très bonnes actrices, les deux soeurs sont eblouissantes. Cela donne aussi un aperçu du métissage carioca et des différences sociales, du combat pour l émancipation des femmes dans les années cinquante
    Victor A.
    Victor A.

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 219 critiques

    4,0
    Publiée le 27 mai 2019
    La vie invisible d’Euridice Gusmao est un film tire larme, mais un très bin film tire larme. Les premières minutes nous permettent de s’attacher énormément aux deux personnages principales. Attachés assez tôt au personnages on peut se sentir assez vite très mal pour les deux femmes. Le final est magistral et difficile à oublier.
    Soquartz
    Soquartz

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 5 critiques

    5,0
    Publiée le 12 décembre 2019
    Bonheur absolu, une histoire tellement crédible et inouïe, où toute une vie peut s'organiser autour de mensonges reposant sur des principes moraux d'origine culturels qui ne sont pas jugés ici, juste constatés. Les acteurs sont excellents, tous, évidemment les deux actrices sont bouleversantes. C'est magnifique, un des plus beaux films que j'ai vu cette année.
    yoganhedef
    yoganhedef

    Suivre son activité Lire ses 20 critiques

    5,0
    Publiée le 12 décembre 2019
    film bouleversant !!! Un chef d'oeuvre ! que d'émotion, quelle intensité, quelle histoire de vie magnifiquement restituée.ce film vaut bien plus que la note spectateur actuelle !
    Hugo Legrand Nathan
    Hugo Legrand Nathan

    Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 24 décembre 2019
    Esthétique de très haut niveau. Photographie et direction artistique sublime. Direction d'actrice intense. Quel très beau film ! Bravo Karim Ainouz
    velocio
    velocio

    Suivre son activité 350 abonnés Lire ses 2 132 critiques

    3,0
    Publiée le 11 décembre 2019
    Descendant d’une famille algérienne, Karim Aïnouz, né en 1966, a d’abord suivi des études d’architecture à Brasilia avant de commencer à se former en cinéma à l’Université de New-York. Après avoir été, en 1991, l’assistant de Todd Haynes sur son film Poison, il a réalisé son premier court métrage en 1993. Ensuite, Karim Aïnouz a réalisé son premier long métrage, "Madame Satã", en 2002, et, après qu’il ait alterné documentaires et films de fiction, son dernier film, "La vie invisible d’Eurídice Gusmão", a fait partie de la sélection Un Certain Regard de Cannes 2019 et il y a obtenu le Grand Prix Un Certain Regard. Abritant un certain nombre de longueurs, souffrant parfois d’une mise en scène un peu trop paresseuse, "La vie invisible d’Eurídice Gusmão" n’est sûrement pas un film parfait. C’est toutefois un film plein d’intérêt dans la mesure où il montre, dans un pays, le Brésil, le début du combat des femmes pour sortir de la condition dans laquelle elles étaient enfermées, pour sortir de leur invisibilité. L’autre intérêt du film est de montrer combien le comportement obtus de certains parents peut être à l’origine du malheur de leurs enfants.
    Yves G.
    Yves G.

    Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 1 808 critiques

    3,0
    Publiée le 27 décembre 2019
    À Rio, au début des années cinquante, Eurídice et Guida sont les deux filles d'un couple de la petite bourgeoisie carioca. Une amitiés indéfectible unit les deux sœurs que le destin va briser. Guida, l'aînée, va en effet déserter le foyer familial pour suivre en Europe un beau marin grec qui lui fera un enfant et l'abandonnera. Pendant ce temps, Eurídice, la cadette, se marie sans amour avec un bonnet de nuit qui lui fera deux enfants et qui lui fermera la carrière de pianiste à laquelle elle rêvait. Quand Guida revient à Rio, enceinte et abandonnée, ses parents lui ferment leur porte et la condamnent à une vie misérable. Ils lui font croire que sa sœur est partie en Europe et privent ainsi Guida de sa seule amie. À lui seul le titre du film de Karim Aïnouz - qu'on avait remarqué il y a une quinzaine d'années pour son premier film "Madame Sata", mais qui était depuis demeuré quasiment invisible de ce côté-ci de l'Atlantique - est déjà terriblement exotique. Il a le même parfum que les titres des romans de García Márquez : "Cent années de solitude", "L'Amour au temps du choléra", "L'Incroyable et Triste Histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique"… Ce titre est le même que celui du roman de Martha Batalha dont ce film est l'adaptation infidèle. Adaptation infidèle car, si le livre est centré sur la seule Eurídice et sur la vie invisible qu'elle s'imagine pour s'évader d'un mariage désespérant, le film a, lui, un tout autre sujet. C'est moins Eurídice qui en est l'héroïne que Guida, l'aînée plus extravertie, qui fait le mur pour aller danser, s'enfuit avec un beau marin et décide courageusement de faire sa vie seule quand ses parents lui tournent le dos. Eurídice, elle, a un rôle plus effacé. Elle ne refuse pas le mariage auquel ses parents la contraignent. Elle tombe enceinte alors qu'elle ne le souhaitait pas. Elle ne réussit pas à accomplir son rêve de devenir pianiste, pas plus qu'elle ne réussit à retrouver sa sœur qu'elle croit partie en Europe. Le courage de ses deux femmes - et d'une troisième, Filomena, qui recueille Guida et lui offre un toit - contraste avec le machisme et la veulerie des hommes. D'abord Manuel, le père de Guida qui, au nom de préceptes d'un autre âge, chasse sa fille et son bâtard. Mais aussi Antenor, le mari de Eurídice, qui la viole sans vergogne le soir de leur nuit de noce et se montrera ensuite, toute sa vie durant, ridiculement machiste. "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão" dure deux heures et vingt minutes ; mais la richesse de son scénario et la multiplicité de ses rebondissements qui s'étalent sur plus d'un demi-siècle font trouver le temps trop court. Surtout "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão" se conclut par un épilogue mélodramatique qui émouvra les plus insensibles. La bande-annonce
    Ufuk K
    Ufuk K

    Suivre son activité 180 abonnés Lire ses 763 critiques

    4,0
    Publiée le 14 décembre 2019
    " la vie invisible d' Eurdice Gusmao" primé cette année au festival de Cannes dans la section un certain regard est un mélo sentimental passionnant. En effet ce film qui représentera le Brésil au prochain oscar et qui s'etalle sur cinquante années peut se suivre comme une telenova prenante de bout en bout ou bien comme une tragédie grecque bouleversante où deux sœurs qui s'aime passionnellement finisse par se perdre de vue dans une société brésilienne archi domine par les hommes.
    Petra
    Petra

    Suivre son activité Lire ses 17 critiques

    1,5
    Publiée le 21 décembre 2019
    Je n'ai pas supporté ce film , machiste , avec des situations année 1950 , peut être hélas encore d'actualité , la femme est un sexe juste bonne à obéir et être abusée de son corps ... Je ne le recommande pas malgré les jolies vues sur Rio . C'est un film pesant , on ne sort pas détendu .... Nous sommes en 2020 bientot , pourquoi nous faire vivre de telles situations ( abus sexuel dans le couple ) . Quel vilain regard sur la femme alors que les 2 artistes sont principales sont douceur et beauté. Merci de bien vouloir publier mon avis .
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 568 abonnés Lire ses 1 083 critiques

    4,0
    Publiée le 15 janvier 2020
    Voilà une œuvre qu’on n’attendait pas aussi forte et belle. Il n’en demeure pas moins qu’elle nous emporte durablement dans son tourbillon romanesque et nous hypnotise la rétine durant plus de deux heures avec maestria. Auréolé d’un Grand Prix mérité dans la section Un Certain Regard au dernier festival de Cannes, le film de Karim Aïnouz confirme la vitalité (et la diversité) du cinéma brésilien contemporain à l’instar de son compatriote Kleber Mendonca Filho (le beau « Aquarius ») et d’un cinéma argentin voisin tout aussi prolixe, des films de Lucrecia Marel (« La Cienaga ») à ceux de Michel Franco (le tétanisant « Despues de Lucia »). Avec « La vie invisible d’Euridice Gusmao », on nage en plein mélodrame à l’ancienne, de ces tragédies comme on n’en fait plus qui vous étreignent sans discontinuer et dont les émotions vous transpercent de toutes parts. Mais attention on n’est pas non plus dans un film passéiste ou désuet bien qu’il se situe dans les années cinquante et soixante; ce qui permet ainsi la plausibilité d’une histoire qui ne le serait plus de notre temps avec tous les moyens de communication actuels. Non, c’est une œuvre malgré tout moderne qui pourrait avoir une certaine résonance dans le Brésil d’aujourd’hui, un Brésil qui fait un pas en arrière dans le progressisme social et religieux avec son nouveau dirigeant. Mais attention, on est avant tout dans un beau drame feutré et cet aspect n’est qu’une interprétation contextuelle et ce n’est pas du tout le sujet du film. L’histoire, faite d’occasions manquées et de coïncidences malheureuses, est parfaitement écrite et chorégraphiée. Elle nous déchire le cœur. Difficile à résumer sans en déflorer la teneur, on dira juste que c’est celle de deux sœurs séparées par un triste coup du sort et un père braqué sur des traditions archaïques. Deux jeunes femmes qui vont se manquer durant des années, des décennies, alors qu’elles vivent dans la même ville. Une sororité gâchée par un mensonge honteux. Aïnouz filme ces tristes événements d’une manière à la fois éminemment réaliste mais en même temps avec un lyrisme inattendu. Et le mélange des deux fonctionne à merveille sur le plan visuel entre couleurs chatoyantes et scènes éthérées (la scène de liesse dans le bar avec le marin grec) qui côtoient d’autres totalement ancrées dans un réalisme cru (la nuit de noces après le mariage). La lumière, les textures et les angles d’une caméra nonchalante sont en tous points admirables et font penser à un certain cinéma asiatique, dont le « In the mood for love » de Wong-Kar Waï (la photographie est ici signée de la française Hélène Louvart) en premier lieu. Esthétiquement, cette saga féministe est donc un diamant taillé avec soin, beau et envoûtant. Elle prend la forme d’une fresque tragique alternant moments de douceur et d’autres plus cruels. Ces deux destinées qui se parlent sans se répondre impriment durablement notre esprit jusqu’à un final littéralement bouleversant et déchirant. Du grand cinéma exotique et romanesque et une excellente surprise. Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
    Laurent C.
    Laurent C.

    Suivre son activité 161 abonnés Lire ses 1 045 critiques

    4,5
    Publiée le 20 janvier 2020
    Elles sont deux sœurs, inséparables, l'une se rêvant comme pianiste, et l'autre aspirant à une émancipation sociale et amoureuse. Au milieu d'elles deux, il y a un père, autoritaire, brutal, dénué d'empathie. Le drame principal de ce récit s'articule autour de figures masculines d'une profonde inconsistance, ou, quand ce n'est pas le cas, d'une désolante grossièreté. A l'heure où les combats contre les féminicides ou les violences conjugales parviennent enfin à devenir audibles, "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão" constitue un film emblématique de la lutte de deux femmes pour exister au sein d'un Brésil écartelé entre une économie émergente et la continuation d'une culture machiste et réactionnaire. "La Vie invisible d'Eurídice Gusmão" est peut-être le film le plus surprenant et le plus abouti de l'année 2019. Il traverse l'existence de deux femmes que le destin va éloigner irrémédiablement l'une de l'autre. Il y a dans ce récit cinématographique dense, quelque chose qui fait penser aux œuvres d'Almodovar. Les femmes occupent le premier plan. Elles sont dotées d'une énergie magnifique qui leur donne la puissance d'agir sur leur destin. Elles se transforment en de véritables piliers politiques, au sein d'une société fragile, peinant à faire valoir l'égalité économique pour tous ses citoyens. Elles contribuent en effet, grâce à leur engagement, leur sens de la solidarité, à promouvoir un air de liberté. Voilà donc un film absolument fascinant et fulgurant. On rentre et on quitte cette histoire sur une séquence forestière qui donne la part belle à une vision somptueuse de la capitale brésilienne. S'agit-il d'un mirage ? Sans doute, car la grande leçon de cette fresque familiale, montre que le progrès social et culturel viendra des femmes, si les hommes acceptent un temps soit peu de renoncer à leur pouvoir mortifère.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top