Mon AlloCiné
    Le Jeune Ahmed
    note moyenne
    3,2
    493 notes dont 72 critiques
    3% (2 critiques)
    39% (28 critiques)
    35% (25 critiques)
    14% (10 critiques)
    6% (4 critiques)
    4% (3 critiques)
    Votre avis sur Le Jeune Ahmed ?

    72 critiques spectateurs

    dominique P.
    dominique P.

    Suivre son activité 474 abonnés Lire ses 425 critiques

    3,0
    Je suis adepte du cinéma social des frères Dardenne, j'aime tous leurs films. Celui-ci, même s'il est très bien fait et très pertinent, est moins bon que leurs précédents. Pour moi c'est lié au sujet qui est assez pénible à regarder. On ressent à la fois de l'énervement et de la pitié pour cet adolescent et cela rend la séance plutôt désagréable.
    btravis1
    btravis1

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 74 critiques

    4,0
    Film terrifiant mais réalisé avec subtilité. Le jeune Ahmed, musulman de plus en plus pratiquant, boit les paroles de l'imam du quartier, qui est devenu son père de substitution. Le film montre cette transformation et le climat de tension permanente qui s'instaure ensuite, car on sent que le jeune Ahmed peut agir à tout moment. On ne décèle pas forcément de méchanceté en lui, mais chaque acte extérieur qui entrave sa religion, ou du moins l'idée que lui en a faîte son mentor, est ressentie comme une agression, et il ne sait réagir que par une violence à degré variable. A souligner que les comédiens sont tous très bons.
    Charles R
    Charles R

    Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 206 critiques

    4,5
    Décidément la radicalisation islamiste inspire les cinéastes car, après "L'adieu à la nuit", le dernier film de Téchiné, voici la dernière production des frères Dardenne, "Le jeune Ahmed", qui aborde avec infiniment de tact ce sujet hautement délicat. Voici donc un jeune de 15 ans, issu de l'immigration, qui, du jour au lendemain, a changé de comportement tant vis-à-vis des femmes que vis-à-vis de lui-même (obsession du péché et des ablutions prétendument réparatrices, fixation sur la prière dans un désir toujours affiché de "pureté"...). Et s'il en est ainsi, c'est que le garçon agit sous l'influence d'un imam qui l'incite à la violence vis-à-vis des "Juifs et des Croisés" - dixit l'imam, épicier de sa profession -, et lui fait miroiter le djihad comme perspective d'avenir lui permettant, comble de la félicité, d'accéder au statut de martyr. L'adolescent n'hésitera pas à passer à l'acte et c'est ainsi qu'il cherchera à tuer une enseignante "apostate", d'où son enfermement dans un centre pénitentiaire où des éducateurs chercheront à le délivrer de cette puissance maléfique qui s'est introduite en lui. Le film des frères Dardenne est conforme à l'idéal de sobriété qui caractérise leur cinéma. Bressons des temps modernes, ils savent mieux que quiconque développer des thèmes de société de la manière la plus rigoureuse qui soit : absence totale de clichés esthétiques, recours à la musique aussi rare que possible, plans fixes ou mouvants cernant avec une infinie justesse les motivations et le comportement du personnage principal. Mais au-delà des qualités formelles et des principes stylistiques des deux frères, on ne pourra qu'être sensible à la volonté de ne surtout pas accabler leur "jeune Ahmed", mais de le présenter comme une victime d'une idéologie meurtrière issue de ce que la religion peut produire de pire, la fanatisme. Or, le parcours de l'adolescent tel qu'il nous est présenté tend à une forme de rédemption envisageable et, si le film offre une fin aussi ouverte, c'est que les frères Dardenne ne renoncent pas à une issue favorable tant au jeune homme qu'à son entourage. Optimisme déraisonnable ? Non, car avec les Dardenne rien n'est sûr mais tout est possible pour envisager des lendemains meilleurs.
    L'AlsacienMarseillais
    L'AlsacienMarseillais

    Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 781 critiques

    2,5
    J'étais très mitigé à la sortie de salle du "Jeune Ahmed". Et j'ai pas compris lorsqu'il a remporté le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes. C'est vrai qu'avec son style cru et épuré, le dernier film des frères Dardenne ne peut laisser indifférent, surtout avec un tel sujet d'actualité en toile de fond. Ce portrait d'un enfant radicalisé est raconté sans artifices dans les émotions ou dans la mise en scène. Rien n'est forcé, un peu à l'image d'un documentaire qui s'empare du moindre instant sans se soucier d'un rendu cohérent. En tant que spectateur, tout nous parait sobre mais étrangement captivant. Car on observe le drame humain avant de catégoriser le film dans les faits divers de société spectaculaire. "L'adieu à la nuit" a récemment abordé le même sujet, avec plus de nuances émotionnelles et "Le disciple" avec davantage de théâtralité. "Le jeune Ahmed" n'est donc pas le premier à tenter de percer l'inexplicable et son "vide" a tendance à laisser dubitatif. En effet, le film ne nous donne jamais ce qu'on attend, que ce soit des réponses, des motifs ou des émotions. Et c'est sans doute la force et la faiblesse du film. En fait, dans ce grand rien se raconte beaucoup de choses. C'est vraiment à double tranchant. D'un côté, c'est cinématographiquement pauvre mais de l'autre, cette simple observation aiguë d'un quotidien crie une violence sans prôner aucune vérité. Personnellement, j'ai été gêné par le manque de charisme de Idir Ben Addi tout comme celui des acteurs secondaires qui frôlent l'amateurisme. C'était même déstabilisant par moment. Personnellement, je n'ai pas eu de claque, ça ne m'a pas glacé. La fin m'a laissé sceptique. Le personnage est trop contenu et il n'évolue pas assez à mon goût pour être percutant. Mais le parti prix de montrer le strict minimum, par ce "vide" (scénaristique, émotionnel, musique...) en quelque sorte, fascine et attise notre curiosité.
    ninilechat
    ninilechat

    Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 334 critiques

    2,5
    Luc et Jean-Pierre Dardenne, chantres inspirés de "ceux qui ne sont rien", et tout particulièrement des enfants -qui a pu oublier la petite Rosetta, courant comme un hamster pour survivre, pour vivre! font cette fois ci un flop retentissant. On ne peut pas réussir à tous les coups, même quand on est les meilleurs....          Ahmed (Idir Ben Addi), 13 ans, est tombé sous la coupe d'un imam (Othmane Moumen). Courageux imam qui a déjà envoyé au djihad et à la mort un cousin d'Ahmed, et qui préfère l'héroïsme pour les autres -lui tient à sa vie pépère dans sa petite épicerie, coupée de prêches incendiaires dans sa mosquée. Et qui poursuit tout particulièrement de sa vindicte Inès (Myriem Akheddiou), qui le soir surveille les devoirs des enfants et prétend leur apprendre l'arabe dans autre chose que dans le Coran, et même les faire chanter! Elle a beaucoup aidé Ahmed -et maintenant il ne veut même plus lui serrer la main. A treize ans, on n'est plus un enfant. On ne touche donc plus une femme!         Le personnage le plus vrai, et le plus émouvant du film est certainement la mère d'Ahmed, qui boit du vin (que dire de la soeur qui porte des robes très décolletées et a un copain!), et qui ne comprend pas ce qui lui arrive, lorsque son fils agresse Inès chez elle, essaye de la tuer, et se retrouve en centre éducatif fermé. On propose à Ahmed de travailler dans une ferme: le chien, animal impur, lui lèche la main. Mauvais début. Mais le gamin n'a pas renoncé à son idée fixe -tuer l'apostate, et pour cela, il n'hésitera pas à jouer les repentis....         On suit le garçon au long d'interminables ablutions, d'interminables prières, pour meubler l'heure et demi de film, mais on sent que les Dardenne, en dépit de leur bonne volonté, n'ont pas réussi à entrer en empathie avec ce personnage décérébré, qui marche comme un robot, la tête baissée. La scène de tentative de séduction tentée par la jeune fille des fermiers vaut son pesant de crottin sec.... A éviter
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 212 abonnés Lire ses 354 critiques

    3,0
    On connaît désormais bien les frères Dardenne, leur fort ancrage social, leur caméra à l'épaule et leurs plans-séquences tendus. Avec pour sujet le fondamentalisme religieux, on pouvait espérer des cinéastes qu'ils renouvellent leur mise en scène; or, rien ne change, ce qui est à la fois une bonne nouvelle et une déception. Bonne nouvelle parce qu'une fois de plus on reconnait leur capacité à donner à chaque scène, qu'elle soit décisive ou non, une intensité qui lui est propre : par le jeu réaliste des acteurs, par l'attention de la caméra et la précision de ses mouvements, on ressent une tension quasi continue. Mais reste que ce système mis en place est bien connu et ne parvient pas tout à fait à faire oublier un scénario somme toute assez schématique, trop calqué sur le sujet affronté. Les grandes étapes obligatoires du portrait d'un jeune radicalisé sont cochées (relation avec l'imam, mère désespérée, victime apeurée, centre de déradicalisation) et menacent de rendre l'ensemble anecdotique; mais la fascination des cinéastes pour l'acteur principal, le formidable Idir Ben Addi, permet au spectateur de rester captivé devant la trajectoire d'un garçon présenté comme un véritable monstre à sang froid, persuadé qu'il agit dans le bien de tous et incapable d'empathie avec qui que ce soit. Mais alors que les Dardenne se sont efforcés de dresser plan après plan un portrait cohérent et glaçant de leur personnage, le dernier plan du film – contradictoire, simpliste et donc inacceptable – rappelle à quel point les deux frères se sont adoucis ces dernières années, péchant par un sentimentalisme qui les écarte sensiblement d'une certaine justesse. Aux spectateurs qui n'aiment pas la cruauté, il faut rappeler qu'elle est dans certains cas une condition à un ajustement parfait au réel. Cette condition, les frères Dardenne oublient ou refusent de s'y plier dans un final décevant.
    Christoblog
    Christoblog

    Suivre son activité 376 abonnés Lire ses 683 critiques

    3,0
    Drôle de film que le dernier Dardenne. Le jeune Ahmed commence comme un tableau plutôt gentillet et réaliste d'une radicalisation somme toute innocente, car concernant un enfant. La façon dont le film bascule assez vite dans l'impensable constitue sa grande force. On est littéralement sonné par l'acte d'Ahmed, qu'on ne comprend pas et que notre esprit n'arrive pas à envisager, alors que finalement tout a été mis bien en évidence sous nos yeux. Cette contradiction est poussée à son comble lors du deuxième épisode du même type, qui génère une tension psychologique hors du commun. Suivant obstinément leur idée initiale, dans un style réaliste servi par une mise en scène déliée, les Dardenne arrive cependant dans un cul-de-sac narratif. Le jusqu'au-boutisme d'Ahmed est tellement brut et limpide qu'il envoie le scénario dans un mur, et amène le film à se terminer sur une pirouette guère satisfaisante, qui semble l'écourter artificiellement. Le jeune Ahmed ne ressemble pas tellement aux autres films des Dardenne : son caractère d'épure un peu sèche n'a pas grand-chose à voir avec la densité et la complexité de leurs oeuvres les plus remarquables (Le gamin au vélo par exemple). La stimulation intellectuelle qu'il génère est toutefois agréable.
    Arectos
    Arectos

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 15 critiques

    2,0
    Dès le début du film, il faut pouvoir accepter que le jeune Ahmed est une victime de lui-même. Victime de son innocence, victime de son aveuglement. il n'a que 13 ans. On rentre alors dans l'absence de jugement vis à vis du personnage, d'autres diront, l'angélisme des frères Dardenne. spoiler: Éloigné de l'influence de son imam, sous surveillance, la bienveillance appuyé des éducateurs ne remettent jamais en question la religion du jeune homme. Son acte, pourtant grave, est constamment décorrélé de ses croyances. Seule, sa mère, en plein désarroi, l'implore de changer et la rencontre d'une fille le confronteront à ses convictions profondes. Le film n'offre alors aucune alternative à penser, même l'amour à du mal à percer le dogme religieux dans lequel le jeune homme s’est enfermé, le projetant dans une impasse avec le spectateur.
    Marcellechat
    Marcellechat

    Suivre son activité

    4,0
    Très bon film. Pas de jugement ni de morale asséné. C'est rare ! Le jeu des acteurs est sobre et juste
    didbail
    didbail

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 344 critiques

    4,0
    La radicalisation de jeunes musulmans est au cœur des problèmes de notre société. Sur ce sujet sensible, les frères Dardenne parviennent une fois encore à trouver la juste distance. Depuis la Promesse, ils ont toujours su nous faire partager les affres des adolescents ou des jeunes adultes qui tiennent le premier rôle de leurs films. C'est encore une fois le cas.
    soulman
    soulman

    Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 75 critiques

    4,5
    Les frères ne s’embarrassent jamais de fioritures pas plus qu'ils louvoient vers le politiquement correct. Ici, ils vont à l'essentiel et Ahmed ne donne ni explications ni justification à sa radicalisation. Il se dégage malgré tout de ce court récit un humanisme étonnant, conforté par la belle dernière scène : l'espoir reste permis mais à quel prix...?
    QuelquesFilms.com
    QuelquesFilms.com

    Suivre son activité 83 abonnés Lire ses 985 critiques

    2,5
    Le réalisme social des Frères Dardenne se tient, à quelques exceptions près (la relation avec la jeune agricultrice, bien artificielle). L’intensité est là, même si l’on peut regretter une conduction dramatique assez didactique et balisée. En contraste, le dénouement rompt trop brusquement avec l’esprit qui prédominait jusque-là pour ne pas paraître plaqué et maladroit. Avis mitigé, donc.
    AZZZO
    AZZZO

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 4 critiques

    4,5
    A quelques courtes semaines d'intervalle, deux films ont abordé le sujet de la radicalisation. Celui des frères Dardenne répond de manière subtile au maladroit "Adieu à la nuit" d'André Téchiné. Quand l'un est bavard, explicatif et si mal interprété qu'il sonne faux, l'autre parle peu, se contente de suivre Ahmed pour montrer au spectateur que le fanatisme, quel qu'il soit, est une illusion qui coupe les individues de la réalité. Avares en explications, les Dardenne préfèrent semer de petits indices pour ceux qui veulent bien les suivre, à l'instar de la courte mais limpide scène des lunettes qui explique la "chute" du film.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 435 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    3,0
    Ce qui interpelle et intéresse c'est que Ahmed est dans une conviction sans faille où tous ceux qui veulent l'aider, toutes les tentatives de "sevrage" semblent toutes vouées à l'échec (ou pas !). C'est bel et bien sur ce dernier point que le film des Dardennes est d'une justesse aussi effroyable que triste. Par contre les cinéastes sont un peu plus maladroit avec la relation entre les deux ados, la jeune fille est trop peu étoffée et leur "idylle" s'en ressent, on n'y croit pas une seconde. Mais la vraie déception reste la fin, une fin facile et peu inventive qui soumet surtout que les deux cinéaste n'ont pas su comment se sortir de cette histoire. La dernière déclaration du jeune Ahmed semble donc vaine, incompréhensible et incohérente... Site : Selenie
    ANDRÉ T.
    ANDRÉ T.

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 128 critiques

    3,5
    ou l' histoire d’une radicalisation qui passe par une adhésion à la foi musulmane un peu fondamentaliste ? Dans une famille « intégrée » les Dardenne nous montrent l’emprise progressive de l’imam au détriment de la famille…. J’ai aimé les détails de la vie quotidienne et la place que prend la prière et l’adhésion d’Ahmed à sa foi….qui l’amène à « vouloir du mal », même à ceux qui ne lui veulent que du bien ? Et c’est ce que nous voulons comprendre à tout prix! Pourtant, bien que toujours au plus près d’Ahmed, tout nous échappe….. On le voit un moment bref, tiraillé entre un appel à la vraie vie et un comportement radical. À tort ou à raison, j’ai été peu convaincu par le « jeu » du jeune Ahmed, peu expressif ??? également par certains éducateurs ?
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top