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Le Chemin
note moyenne
2,9
37 notes dont 6 critiques
33% (2 critiques)
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Votre avis sur Le Chemin ?

6 critiques spectateurs

Yves G.

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1,5Mauvais
Publiée le 09/09/2017

Camille s'est retirée dans une mission catholique au Cambodge avec l'intention d'y prononcer ses vœux. Pour se rendre au village voisin où elle soigne une vieille femme, elle emprunte un chemin dont l'accès lui a été pourtant déconseillé qui traverse les ruines d'Angkor. Elle y rencontre Sambath, un Khmer qui passe par le même chemin pour aller pêcher et dont l'épouse se meurt d'un cancer généralisé. Le dernier film de Jeanne Labrune porte en lui la promesse d'une histoire d'amour follement exotique : l'histoire d'une jeune Française que la rencontre avec un beau Khmer détournera de son projet spirituel. Pourtant, "Le Chemin" dévie de ces rails. Il y est moins question d'une rencontre que de deux histoires en parallèle. D'un côté Jeanne, dont on ne saura rien du passé et des raisons de sa présence dans cette mission du bout du monde. Crise mystique ? déception amoureuse ? Échec universitaire (elle dit vaguement avec suivi sans succès des études de médecine) ? Quête d'exotisme ? On la voit encore et encore marcher au milieu des ruines (forcément) majestueuses du Bayon. Agathe Bonitzer lui prête ses traits. C'est peu dire que cette actrice qu'on voit (beaucoup) trop en tête d'affiche ("La Papesse Jeanne", "Tout de suite Maintenant", "À moi seule") ne me convainc guère. Je ne lui trouve aucun charme, aucune profondeur de jeu. De l'autre la femme de Sambath qui se meurt. On comprend que le cancer qu'elle croyait soigné récidive. Elle le cache à son mari. Elle essaie de lui faire bonne figure. mais sa santé empire. Ces deux histoires ne se croiseront qu'à l'extrême fin du film. mais c'est trop tard. Le spectateur s'est depuis longtemps désintéressé du sort de ses protagonistes. Ami lecteur, passe ton chemin et va plutôt voir cette semaine "Petit paysan".

Gfa C.

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2,5Moyen
Publiée le 13/09/2017

Vu et avis le 20170912 L'histoire du film ne fonctionne pas bien, pour le Cambodge. Le film n est pas vraiment raté, c est surtout que l histoire n arrive pas à prendre réellement. A mon avis, il y a trop de suggestions que la réalisatrice a cru explicites mais ne l' étaient pas assez. Le film devient obscur à force de ces noms dits, de ces suggestions à côté desquelles on passe. Par exemple, les poissons qui grouillent dans la rivière près du chemin. Au début j ai pensé que c était une scène de plus pour illustrer la beauté du Cambodge. La répétition de la scène m a fait penser ensuite qu elle illustre le désœuvrement, le quotidien, le temps qui passe. Arrivé vers le milieu du film, j ai pensé que son insistance marquait des articulations dans le film, dans les séquences et délimitait les évolutions (quelque chose du genre la découverte du chemin, les poissons, la découverte du garçon, les poissons, la découverte de la compagne du garçon, les poissons, la maladie, les poissons, la colère contre la maladie, ...). J'ai cherché du coup à comprendre ces séquences et n y suis pas arrivé. Du coup la lourdeur de cette séquence m a fait penser qu elle était supposée simplement symbolique de quelque chose qui m échappait. C était avant que sa pénibilité me fasse penser qu elle sert de remplissage, pour meubler lorsque le film ne savait plus quoi dire. Le soulagement de la fin du film me porte à croire qu il a une tentative de thème, de leitmotiv, de refrain, d effet esthétique, ..., qui ne me convainc pas. Cette histoire de poisson, outre que de m amuser, avait pour but d illustrer que le film est assez obscur. En fait, à vouloir faire trop sobre/épuré - conserver du mystère voire en ajouter sans en enlever avec la séquence de la bande de mimes au bord du chemin, le film en devient même un peu vide. Ainsi, je doute fort qu il y ait des indices pour savoir si le garçon est dupe de sa compagne, le chauffeur de moto est-il muet, la sœur traverse t elle une crise dans sa croyance, sur combien de temps environ le film est-il supposé se dérouler ? Le film me semble trop inaboutti. Assez agréable toutefois, le plaisir de voir des images du Cambodge peine à compenser l ennuis qu on fini par ressentir.

Anne B

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/09/2017

Tres beau film, tres bien filmé. Les images sont belles. On a vraiment l'impression d'être au Cambodge. C'est simple et dense à la fois. Les personnages sont filmes au plus près comme si on voulait sonder leur esprit. Mais ils gardent leur part de mystère. Un petit chef d'œuvre.

Daniel C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/09/2017

Jeanne Labrune produit ici un chef d'oeuvre. Un film sans tapage, à l'esthétique impeccable, non racoleuse. Cette esthétique est un mouvement à la fois visuel et sonore. Comme le racontait la cinéaste au cinéma L'Arlequin, il y a la structure inaugurale du scénario, inspirée d'un livre lu il y a une vingtaine d'années (un projet envisagé au Japon, qui n'a pu voir le jour) et qui réémerge aujourd'hui dans une écriture nouvelle, comme un rêve, dont la narration se dit, se répète, se transforme peu à peu, pour aboutir à une nouvelle construction, une "perlaboration", comme le disait Freud. Au commencement, il y a donc le scénario, mais il y a surtout le tournage, puis ce moment décisif du montage, durant lequel des scansions sont apportées dans l'histoire, par les choix opérés dans les sons et les séquences retenues. Dans ce film, les dialogues ne sont pas le moteur de l'action. Les registres perceptifs, les visions, les intuitions, les silences, les trajectoires ont toute leur part dans la "marche" du film. "Le chemin", c'est cette excursion dans la quête du désir, dans l'interrogation de ce que nos choix produisent et les rencontres qu'ils permettent entre les deux bornes de notre existence, que constituent notre venue au monde et notre trépas. Le Cambodge a connu des massacres et en porte les traces, le monde des morts reste ancré dans le sol et les temples. Camille (remarquable Agathe Bonitzer) explore cet univers. La question du coût des soins médicaux est une donnée de la réalité quotidienne au Cambodge. Souffrir d'un cancer au Cambodge, c'est s'exposer à devoir partir faire son traitement en Thaïlande. Notre "trou de la Sécu" n'est peut-être pas tant l'objet à combattre, mais un acquis à protéger absolument en nos contrées. Cela s'appelle, avec toute la noblesse de ce terme dans ce contexte, "un acquis social". Bravo chère Jeanne Labrune pour ce film engagé cinématographiquement et de manière connexe, politiquement.

Anne M.

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3,0Pas mal
Publiée le 08/09/2017

Camille vit dans une mission catholique au Cambodge de nos jours, elle envisage de prendre le voile. Tous les jours elle emprunte un chemin qui longe une rivière et les ruines de temples, pour soigner une villageoise. Elle va croiser Sambath, guide touristique qui part à la pêche. Sambath a une femme gravement malade. Les destins se croiseront forcément. Le film offre de très beaux plans et images parfois oniriques aux couleurs chaudes, à la végétation luxuriante et crée une atmosphère qui évoque bien les tropiques et la moiteur. Le chemin constitue certainement une métaphore de l’existence, où se croisent désirs, fantômes, souvenirs de la guerre, questions sur la vie, l’engagement, la foi. Ces sujets sont juste effleurés par la cinéaste et par les acteurs peu loquaces, dont la présence est à peine perceptible et le jeu assez théâtral. Le film passe avec légèreté et frôle juste, cela peut plaire ou déplaire. Mon blog : larroseurarrose.com

traversay1

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2,5Moyen
Publiée le 08/09/2017

Le chemin de Jeanne Labrune est celui qui, concrètement, serpente près d'une rivières et de ruines de temples d'Angkor. Mais il est aussi celui, spirituel, emprunté par son héroïne (Agathe Bonitzer, (plutôt mieux que d'habitude), jeune nonne en devenir. Il est aussi le lieu de rencontres, espacées, avec un homme (excellent Randal Douc) qui la sensibilise au passé du Cambodge. C'est ce que le film fait de mieux, capter l'âme d'un pays traumatisé par la période des Khmers rouges, alors que la mort est toujours partout et notamment dans la nature, témoin muet d'un génocide qui a créé des fantômes qui hantent les lieux. Mais le scénario manque de clarté et de conviction, se divisant en deux intrigues parallèles qui se rejoignent artificiellement. Le chemin est fait de sensations, d'apparitions et d'appréhensions, à la lisière du fantastique. Ce n'est pas le lenteur du film qui pose problème mais plutôt le sentiment que l'écriture est trop lâche pour véritablement nous agripper.

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