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L'Affranchie
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note moyenne
3,3
14 notes dont 5 critiques
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5 critiques spectateurs

Polarix

Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 99 critiques

4,0Très bien
Publiée le 14/05/2017

Bjr gros coup de cœur pour ce film transalpin à voir en vo si possible. L'histoire de cette jeune fille qui découvre l'amour en dehors de son cercle de témoins de Jéhovah est bouleversante car n'est pas manichéenne les membres de sa famille ne sont pas des sectaires fous furieux ils vivent dans la société (le père travaille, les filles étudient) comme n'importe qui mais ils n'arrivent pas à déroger à des règles qui sont de l'ordre de la dérive sectaire (pas de relation avec une personne qui n'est pas témoin sous peine de reniement et d'exclusion) quitte à perdre un être cher comme ici leur fille. Hélas pour elle, l'amoureux vit une sorte de résilience de son côté en essayant d'effacer, de combattre son passé et toujours bien présent de délinquant.....franchement pas la peine d'en dire trop allez voir ce film parfait d'un bout à l'autre.

Christoblog

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4,0Très bien
Publiée le 02/05/2017

Sujet rarement traité au cinéma, le fonctionnement des Témoins de Jéhovah fournit ici un sujet palpitant, traité de main de maître. On ne peut que regretter la distribution quasiment confidentielle du film sur le territoire français, alors que son propos et sa forme sont susceptibles de séduire le plus grand nombre. Très joliment mis en scène, le film est parfaitement parfaitement interprété par deux jeunes acteurs. Le visage de Sara Serraiocco oscille perpétuellement entre extrême mobilité et détermination figée. Quant à son partenaire Michele Riondino, sorte de juvénile Samir Naceri italien (?!), il incarne parfaitement le séduisant hâbleur dont la violence sous-jacente affleure à peine. La force du film est de montrer la confrérerie sans caricature : on en viendrait presque à les aimer. Presque. La douceur des décisions iniques prises par ces extrémistes en costume de bien-pensants rend la démarche de Julia particulièrement intéressante : il lui faut toute la puissance de la réflexion intellectuelle pour triompher de l'émotion brute que véhicule ce qu'il faut bien appeler... une secte. Passionnant et très bien réalisé.

traversay1

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3,5Bien
Publiée le 21/04/2017

Pour les témoins de Jéhovah, le "monde" est constitué de toutes les personnes qui ne font pas partie de leur communauté et qu'il faut éviter le plus possible de fréquenter. La fille du monde (L'affranchie dans sa traduction française), premier film de Marco Danieli, a été inspiré par le cheminement de l'une des amies du réalisateur. On peut reprocher au métrage une certaine linéarité mais c'est à ce prix qu'il permet de saisir le combat d'une jeune femme pour acquérir sa liberté. Les témoins de Jéhovah sont assez souvent caricaturés au cinéma, pour une fois ils ont droit à un traitement honnête même si, sans doute ils ne seraient pas de cet avis. Film sur la foi mais surtout sur les choix à faire dans une vie, pour s'émanciper et trouver sa voie. L'aspect romanesque du film est fort, excessif parfois, mais son honnêteté intellectuelle n'est pas en cause. Il est en tous cas défendu par une interprète convaincante, Sara Serraiocco.

L'Info Tout Court

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4,0Très bien
Publiée le 19/04/2017

Dès le début, on pénètre ce cercle fermé avec précautions. Le réalisateur, lui même, garde du recul sur cette idéologie. Il la met en image avec le plus d’objectivité possible, sans jamais se laisser emporter par la facilité d’opinion. On découvre alors au travers de sa caméra un tout autre monde, fait de devoirs et d’interdits, où les libertés fondamentales sont bridées et les obligations nombreuses. Éducation, métier, vêtements, amis, amants, tout semble tracé d’avance sans possibilité d’évoluer.

https://linfotoutcourt.com/critique-laffranchie/

velocio

Suivre son activité 237 abonnés Lire ses 1 746 critiques

3,5Bien
Publiée le 03/04/2017

A 40 ans, le réalisateur italien Marco Danieli nous propose un premier long métrage de fiction qui mélange une histoire d’amour entre deux jeunes gens aux passés très différents avec un volet très bien documenté sur les témoins de Jéhovah, une religion (une secte ?) peu souvent présentée au cinéma et qui est beaucoup plus implantée en Italie qu’en France : près de 500 000 fidèles de l’autre côté des Alpes contre 250 000 de ce côté ci, 250 000 évangélisateurs réguliers contre 130 000. A 18 ans, Giulia est une jeune fille comme les autres, une jeune fille qui va au lycée et se montre particulièrement brillante dans ses études au point de devenir la première à gagner une olympiade de mathématiques en venant d’une section technique. Une jeune fille comme les autres ? Pas tout à fait, toutefois, car elle a été élevée dans le cadre de la communauté des témoins de Jéhovah et elle suit à la lettre les préceptes de cette religion. Encouragée par sa professeur de mathématiques, Giulia aimerait poursuivre ses études mais sa mère cherche à la convaincre qu’aller à l’université l’empêcherait de consacrer le temps nécessaire à la doctrine des témoins de Jéhovah. La rencontre avec Libero, le fils d’une femme qu’elle cherche à évangéliser, va bouleverser la vie de Giulia. Comme il sort de prison, elle va d’abord faire en sorte de l’aider à trouver un travail et, très vite, s’enticher de lui au point de s’écarter de sa communauté sans perdre totalement la foi pour autant. C’est particulièrement la crainte de se retrouver isolée dans un monde qu’on lui a toujours décrit comme étant dangereux et cruel qui explique les hésitations de Giulia face à cet amour qui nait en elle. Des hésitations qui sont en contradiction avec une volonté qui devient de plus en plus forte chez Giulia : à l’image de Libero (prénom qui n’est pas là par hasard !) dont on sent dès le début qu’il n’aime pas se faire dicter sa conduite, la jeune fille aspire de plus en plus à conduire elle-même sa vie. Les dictats de la communauté et de ses parents lui sont devenus insupportables mais les fuir ne signifie pas pour autant qu’elle doive suivre aveuglément les conseils de sa professeur de mathématiques ni se plier sans renâcler au mode de vie de Libero. Parmi les ingrédients qui font de ce film une réussite, on ne peut s’empêcher de mettre ses interprètes en exergue et, tout particulièrement, Sara Serraiocco qui joue le rôle de Giulia, et Michele Riondino, celui de Libero. De la première, qui jouait le rôle de Rita, une jeune aveugle, dans Salvo, de Fabio Grassadonia et Antonio Piazza, nous avions estimé qu’il était difficile de porter un jugement sur son jeu, vu le caractère très artificiel de ce que les réalisateurs lui avaient demandé de faire. Avec "L’affranchie", on peut se lancer : c’est une excellente comédienne qui traduit parfaitement toute la détermination et toutes les hésitations que son rôle lui impose. Quant à Michele Riondino, il a en particulier tourné avec Marco Bellochio dans "La belle endormie" et il est très convaincant dans son rôle de jeune homme mi voyou, mi charmeur. Une fois de plus, le cinéma italien prouve, avec "L’affranchie", qu’il est loin d’avoir rendu son dernier souffle. En effet, ce premier long métrage de Marco Danieli arrive à combiner de façon convaincante une partie documentaire au sein de la communauté des témoins de Jéhovah, la naissance d’une histoire d’amour et le passage à une vie d’adulte libre d’une jeune fille dont le mode de vie avait été, jusque là, dicté par sa communauté et ses parents. On n’a donc pas été surpris d’apprendre que Marco Danieli a obtenu, il y a très peu de temps, le David di Donatello (le César italien) du meilleur réalisateur débutant.

http://www.critique-film.fr/critique-laffranchie/

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