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    I Am Not Your Negro
    note moyenne
    4,3
    679 notes dont 49 critiques
    31% (15 critiques)
    53% (26 critiques)
    10% (5 critiques)
    6% (3 critiques)
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    49 critiques spectateurs

    Martin D.
    Martin D.

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    5,0
    J'avais découvert Baldwin l'été dernier en traduisant un livre d'une féministe étasunienne, Andrea Dworkin, qui a fouillé les romans et les essais de J.B. pour son propre essai, INTERCOURSE, et j'ai trouvé particulièrement émouvant de voir l'auteur articuler en conférence et lors d'une entrevue télé le pavé qu'il jette dans notre confort moral. Raoul Peck a fait un magnifique travail d'archive pour déliter le racisme sous-jacent à la culture nord-américaine depuis un siècle et demi, mais surtout pour faire sentir la profonde émotion d'un homme qui dit la vérité sur sa vie et les nôtres. C'est un film que je recommande sans hésitation à quiconque veut mener une réflexion sur la remontée du racisme et de l'idéologie de la suprématie blanche.
    Marie-Pierre V.
    Marie-Pierre V.

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    5,0
    Œuvre indispensable pour comprendre les États Unis et être noir aux USA. Baldwin force le respect , nous ouvre les yeux et nous met en face de nos préjugés . C'est intelligent , émouvant, et surtout porte à réfléchir
    Arnaud R
    Arnaud R

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    4,5
    Un documentaire exceptionnel qui chronique la question raciale aux États unis à travers les âges et les yeux d'un James Baldwin plein de philosophie et de colère en même temps. La condition noire aux États Unis est bien encore précaire et il est important de voir à quel point elle a toujours été mise en difficulté malgré les belles évolutions effectuées.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,5
    Voici un documentaire à voir absolument, indispensable pour saisir les folles théories sociales, qui peuvent voir le jour. L'histoire doit être enseignée dans toute l'ampleur de ses dérives mortifères. L'humain ne se différencie pas par son origine ou sa couleur de peau. Ceci n'est qu'un tour de passe-passe pour exercer le pouvoir, pour dominer une partie de la population, l'asservir au nom de principes absurdes, ridicules et qui ont pu s'affirmer comme vérités scientifiques. Quand la haine devient le vecteur rassembleur, il y a danger. L'esclavage est un crime. Il a constitué la norme à une époque et c'est une hérésie. Les leaders noirs, qui ont été assassinés, l'ont été par des meurtriers. Le scandale provoqué par la scolarisation de jeunes filles noires relève de l'indécence. C'est un fait, qui s'est produit. Tant que la négritude devra être revendiquée ou affirmée, les blancs auront à se remettre en question et se demander quelle part est la leur, la nôtre, la mienne pour qu'il en soit encore ainsi. Méfions nous des idéologies qui prônent la haine, qui soufflent sur les braises de l'exclusion. Ce documentaire de Raoul Peck nous donne matière à penser et c'est plus que nécessaire par les temps, qui courent.
    Clef en or Dulac
    Clef en or Dulac

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    4,0
    Le film de Raoul Peck Je ne suis pas votre nègre, a rencontré un certain succès aux États-Unis et l’on ne peut qu’admirer l’engouement qu’il suscite tant il est exigeant. Exigeant parce que c’est un documentaire, exigeant car sa narration en voix-off est très littéraire : elle se compose en effet uniquement de textes de James Baldwin, dont la pensée construite et éclairante s’affirme dans un style élaboré, élégant. Il peut se révéler ardu de suivre cette pensée, qui plus est transmise par la voix étouffée de Joey Starr - Samuel L Jackson en Anglais -, tout en décryptant les sons, les inscriptions et surtout les images d’archives, qui superposent différents exemples du racisme de la société américaine, envers ses propres citoyens d’origine africaine, du 19e au 21e siècle : des lynchages dans les États du Sud aux violences policières qui ont engendré les émeutes de Los Angeles ou le mouvement « Black Lives Matter ». Raoul Peck démontre donc magistralement qu’il n’est pas vain de faire le pari de l’intelligence et que les spectateurs sont en mal d’une parole intellectuelle et philosophique aujourd’hui disparue des grands médias. Il est sain, voire salutaire de nous plonger, ces jours-ci, dans la pensée d’un homme qui a finement observé la société américaine et ses écueils : l’extermination et la ségrégation, dès l’origine, puis la perpétuation d’une domination, adossée à un racisme construit et conforté notamment par l’image des afro-américains qu’a véhiculé le cinéma. Par parenthèse, de Naissance d’une nation à La Prisonnière du désert – ce dernier film recelant néanmoins une critique de la furie raciste du cow-boy – s’affirme la même terreur des Blancs d’imaginer la femme blanche violée par l’Indien ou le Noir, fantasme horrifique qui révèle le délire de la pureté de la race, mais qui est diamétralement opposé à la réalité historique du métissage aux États-Unis, qui advint, au contraire, des viols des esclaves noires par les maîtres blancs. Baldwin écrit, et il parle. Formé pour être prédicateur, il s’adresse, à la télévision comme dans des conférences universitaires, avec une froideur ou une rage contenue dont il sait jouer. Certaines de ses théories nous sont familières : déshumaniser l’autre c’est faire oublier que c’est la façon dont on traite ce prochain qui est inhumaine, et permettre que cela advienne – un invariant des sociétés racistes et des discours qui ont pu mener à des génocides. Pourtant, il ne faut cesser de le rappeler – oui, nous diabolisons les clandestins pour nous dédouaner de les exploiter à mort ! Le propos de Baldwin dépasse tellement son contexte que le prétexte du film : un projet de livre sur trois personnages emblématiques de la lutte contre les droits civiques des Afro-américains, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King, tous trois assassinés, deviendrait presque secondaire. La lucidité de Balwin, son sens de la formule, parfois proche de l’aphorisme, sont vivifiants : « le Blanc est la métaphore du pouvoir » ; le nègre est une construction mentale du Blanc et en tant que telle, elle ne regarde que celui-ci, aussi l’auteur lâche-t-il : « je ne suis pas votre nègre ». D’autres observations, moins communes, font mouche : Baldwin remarque que les Blancs ne connaissent pas les Noirs, ni les ghettos où vivent ceux-ci, tandis que les Noirs connaissent intimement les Blancs. Enfin, autre écueil de l’Amérique – l’analyse est encore une fois éclairante sur le présent – Baldwin décrit l’échec de la sphère intime, le vide existentiel abyssal des vies privées des Américains, qui sont incapables d’être en prise avec leurs émotions, piégés par la sphère publique, la consommation, le divertissement. Pour résister, lisons, parlons, écoutons ; regardons Peck nous raconter Baldwin. zemovieblog.wordpress.com
    jean-paul K.
    jean-paul K.

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    3,5
    Si le début n'est guère passionnant car on a l'impression d'une lecture d'un livre; de plus la voix rocailleuse de JoeyStarr est parfois difficile à comprendre. Puis l'histoire se met en place, devient passionnante et gagne encore en intensité avec les interviews et débats.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    5,0
    Excellent documentaire tant sur le plan de la richesse des archives que sur les commentaires. Si la lutte sociale des noirs américains et els meurtres de Malcolm X et Martin Luther King sont connus, les archives que proposent ce documentaire sont souvent rares, passionnantes, et enrichissantes. Elles ont surtout ici remarquablement utilisées pour étayer les propos de l'écrivain James Baldwin, véritable découverte (pour moi, en tout cas) de ce film. Propos profonds et subtils d'un écrivain talentueux et meurtri, mots de révolte mais aussi émotion et superbe réflexion sur l'humanité. Ces mots, portés avec une étonnante sobriété par Joey Starr nous vont droit au cœur tout comme ces étonnantes images de haine de répression mais aussi d'espoir et d'amour.
    Barlet O
    Barlet O

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    5,0
    (...) Baldwin décrit un monde lointain, une mentalité révolue de sentiment de domination légitime et absolue des Blancs sur les Noirs, dont Peck nous montre à chaque instant qu’elle est toujours là, vivante, visible. Les élections aux Etats-Unis et maintenant en France en sont la preuve la plus indéniable, les images de jeunes abattus par la police et le mouvement Black Lives Matter en sont la continuation macabre et militante. La voix caverneuse de Joey Starr en français (Samuel L. Jackson en anglais) retranscrit à merveille le ton à la fois acerbe et visionnaire de Baldwin. (...) Le documentaire de Peck est d’une profondeur rare, pétrie de complexité limpide qu’il laisse le public intégrer. (...) Baldwin comprenait son époque mieux qu’elle-même et l’incarnait dans toute sa complexité. « Si je ne suis pas ton nègre, alors qui peut bien l’être ? » La réflexion de Baldwin est faite d’évidences et de tautologies difficiles à intégrer ; Raoul Peck nous les livre en 90 minutes de lumineuse démonstration.
    Carlos Stins
    Carlos Stins

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    5,0
    Le racisme est un sujet très régulièrement abordé au cinéma, parfois de manière discutable, et l'on pouvait craindre d’assister à un documentaire moralisateur un peu bateau mais ce documentaire traite du sujet avec tellement de justesse et de dignité qu'il m'a profondément surpris et ému. En effet, Raoul Peck traite à travers les écrits de James Baldwin du racisme selon un angle plus élargi et donne une vision complète du problème. Le sujet est abordé petit à petit et dans toute sa complexité. Le documentaire réussit à nous faire adopter le point de vue d'un afro américain et déconstruit les clichés pour apporter un message fort et indispensable. En s'appuyant sur de superbes images d'archive, le documentaire mue petit à petit pour nous montrer toute l'évolution qu'a connu le problème raciale jusqu'à aujourd'hui. Ce documentaire est immanquable tant il aborde avec courage et finesse un sujet passionnant et essentiel.
    Gérard Delteil
    Gérard Delteil

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    4,5
    Les films, fiction et documentaires, sur la lutte pour les droits civiques ne manquent pas. Pourtant celui-ci a une force exceptionnelle. La beauté et la cruauté des images comme l'intelligence du texte de Baldwin qui a servi de synopsis nous prennent aux tripes. Raoul Peck nous montre une fois de plus qu'il est un cinéaste de haut vol dont l'engagement est sans compromis. C'est peut-être pour cela qu'il tourne relativement peu. On peut se réjouir que ce film, initialement diffusé sur Arte, passe maintenant dans les salles. Bien plus qu'un docu supplémentaire, c'est du grand cinema !
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    4,0
    Ce documentaire, aux qualités cinématographiques réelles, est une belle synthèse de l’histoire des luttes pour les droits civiques aux EU ; ce qui en fait un film indispensable et un film référence. Raoul Peck construit son film autour de ces 30 pages écrites par James Baldwin en 1979, ébauche d’un ouvrage qui ne verra jamais le jour. Son propos est construit autour de 3 figures phares de ce combat et qui périront toutes trois dans un attentat : Medgar Evers, Malcolm X, Martin Luther King. Ce beau texte précis et intelligent constitue le seul commentaire du film. Et la justesse de Peck est de s’écarter du destin de ces trois hommes maintes fois exploité pour se concentrer sur la condition noire (esclavage, abolitionnisme, lutte pour l’égalité des droits,…) et plus largement sur l’identité même de l’Amérique. Peck utilise dans son film aussi diverses images d’archives où l’on voie James Baldwin lui-même, tout en douceur et en élégance, étayer sa pensée bien peu simpliste, ni pessimiste ou même raciste comme ses détracteurs ont essayé de les travestir. Au bout de sa pensée, l’homme noir, le nègre, est une pure construction de l’homme blanc dans une Amérique blanche ne souhaitant pas partager le pouvoir. Et Baldwin de rappeler intelligemment à un de ses détracteurs que les Kennedy sont sur le sol américain que depuis 40 ans et arrivent au pouvoir suprême alors que certains de ses frères sont là depuis 400 ans. Combien de temps faudra-t-il encore attendre ? Ou encore ce prof de philo de Yale, pas le pékin moyen, qui minimise outrageusement la condition des noirs. Et encore le cynisme des entrepreneurs américains qui voient un marché de niche dans cette nouvelle classe moyenne nègre à exploiter. Le constat de Baldwin est tragique pour l’Amérique. Une société cynique, repliée sur elle-même, sans cœur, guidée par une consommation toute puissante et anesthésiante qui conduit à une végétation intellectuelle… En aparté, cette végétation intellectuelle fait aussi écho chez nous, aujourd’hui, avec une société du spectacle, du loisir et un individualisme galopant étouffant nos démocraties, fin de la parenthèse. Baldwin montre bien aussi comment l’homme blanc est devenu un colosse aux pieds d’argile en excluant les noirs. Il le résume ainsi : moi je vous connais alors que vous ne me connaissez pas ; la société est construite par les blancs, la télé, le cinéma,… Il prend comme exemple l’immature personnage récurrent joué par John Wayne en disant lui-même s’être cru blanc ; mais avoir compris son altérité avec les indiens et que sa place était à côté de celle des Indiens et non du blanc. L’absence de visibilité du noir dans les sphères de pouvoir a conduit à sa méconnaissance par les blancs et aux fantasmes les plus improbables. Un film à revoir tant son contenu est riche et appelle à réfléchir sur l’humanité. mon blog: tout-un-cinema.blogspot.fr
    Roman G.
    Roman G.

    Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 20 critiques

    5,0
    Un documentaire indispensable pour mieux comprendre, voir découvrir tant d'années de luttes pour simplement être vu, intégrer en tant qu'hommes, en tant que femmes. Un documentaire des témoignages d'hier pour mieux écrire demain ...
    DestroyGunner
    DestroyGunner

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    4,5
    Très impressionnant documentaire, sur un personnage, et les personnalités historiques qui l'environnent, fascinant(es).
    Ufuk K
    Ufuk K

    Suivre son activité 185 abonnés Lire ses 36 critiques

    4,0
    Ce documentaire nominee lors des derniers oscars et encensé par la critique est académique mais indispensable . En effet même si celui-ci met du temps à se mettre en route ce documentaire devient par la suite passionnant démontrant parfaitement bien le mécanisme et les conséquences du racisme des blancs d'Amérique envers la communauté noire américaine.
    btravis1
    btravis1

    Suivre son activité 64 abonnés Lire ses 74 critiques

    2,0
    Sujet fort mais documentaire fourre-tout, au montage hasardeux, finalement peu intéressant, la voix-off omniprésente alourdit le film surtout que les textes, qui passent certainement à l'écrit, sont parfois assez confus à l'écoute. Finalement, on ne retient que les interventions télévisuelles de James Baldwin (plus que ces textes du coup) qui sont l'atout majeur du film.
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