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    I Am Not Your Negro
    note moyenne
    4,3
    686 notes dont 50 critiques
    30% (15 critiques)
    52% (26 critiques)
    12% (6 critiques)
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    50 critiques spectateurs

    horasOscar
    horasOscar

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    5,0
    Publiée le 28 mai 2017
    J'ai tres rarement vu une Oeuvre de cette puissance. Et j'ai rarement vu une telle modestie et une telle puissance chez un réalisateur - Raoul Peck - entièrement au service de son sujet, la figure de James Baldwin, lui même au service de sa cause. Il y a une mise en abîme là. Et c'est beau - si l'on peut dire pour un sujet pareil - la bande son, l'écriture, les plans - sont au service de son propos. Courrez-y sans rien en savoir. Ne lisez aucune critique, ne laissez pas les gens vous en parler. Découvrez le vierge, sans rien en savoir, en salle, en 1ère exclusivité, et retournez le voir. Ce film est d'une richesse, d'une beauté, d'une intelligence incroyable.
    mazou31
    mazou31

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    5,0
    Publiée le 2 juin 2017
    Documentaire brillant, fort et bouleversant, réquisitoire contre le déni blanc américain face au racisme mais aussi appel à la fraternité. Je retiendrai cette citation de James Baldwin qui résume ce film de haute volée :« L'histoire des USA, c'est l'histoire des Noirs, et ce n'est pas une belle histoire. » Et documentaire inquiétant car s'il y a eu des progrès indéniables contre le racisme, n'y a-t-il pas les prémices d'une régression ?
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,0
    Publiée le 12 mai 2017
    A la fois profondément politique et délicatement littéraire, (;;;) un film captivant et utile dans le monde actuel.
    Christoblog
    Christoblog

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    3,0
    Publiée le 15 mai 2017
    Voilà un film qui n'est pas facile d'accès. Il ne constitue pas à proprement parler un tableau du racisme aux USA (comme je l'imaginais un peu benoîtement en ayant survolé la presse), mais un voyage à l'intérieur de la pensée d'un écrivain, James Baldwin. La bande-son est constituée de lecture d'extraits d'ouvrages de ce dernier, et du coup, le film oscille en permanence entre plusieurs pôles : la biographie de Baldwin (son séjour à Paris, son enfance, ses rencontres), ses pensées à propos de la société américaine (avec des fulgurances qui laissent parfois pantois) et des apports historiques, souvent glaçants. La mise en scène de Raoul Peck est très maîtrisée, recherchée, mais ne contribue pas à simplifier le propos. Au final, on est souvent désarçonné par ce que l'on voit et entend, parfois sidéré, et rarement ému. A défaut d'être vraiment captivante, l'expérience reste enrichissante et me laisse dans la bouche un arrière-goût prononcé de pessimisme quant à l'avenir de la société américaine. Rien ne semble avoir vraiment évolué depuis l'époque où Baldwin s'exprimait, et l'époque Obama apparaît aujourd'hui comme une parenthèse incongrue. A voir en cas d'ambiance intellectuelle émolliente nécessitant une stimulation ponctuelle.
    Bilade C.
    Bilade C.

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    4,0
    Publiée le 15 mai 2017
    Très bon documentaire. Édifiant dans son contenu et la profondeur des questions qu'il soulève. Manquant parfois de cohérence et de fluidité dans sa structure. Super musique et excellent travail de montage.
    ianshil
    ianshil

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    5,0
    Publiée le 31 mai 2017
    Film incroyable. Le montage est génial, très poétique, structure par un texte qui ne l'est pas moins. Il n'existe pas de meilleure manière de traiter ce sujet. Bravo
    dejihem
    dejihem

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    4,0
    Publiée le 16 mai 2017
    Bravo, félicitations au réalisateur, c'est magistralement mise en scène, magistralement interprété. Comme film de genre qui réussi à dire des choses très fortes sur le plan politique aux États-Unis le film est très réussi, à voir absolument.
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 20 mai 2017
    « J’en sais plus sur vous que vous sur moi, car vous n’avez jamais eu à me regarder, moi j’ai dû le faire, j’ai cet avantage… ». C’est en voix off que Samuel L. Jackson prête son talent aux paroles de l'écrivain noir américain James Baldwin, dont les écrits trouvent ici une illustration puissante à travers le documentaire de Raoul Peck. L'autre Histoire de l'Amérique. Une véritable déflagration qui chamboule très intelligemment les images d’archives, les nombreux extraits de films (dont beaucoup de westerns) et de la télévision, et les prises de paroles des témoins de l’époque (« un geste moral futile… » dira Ro bert Kennedy quand on lui demande d’intervenir). Si ce documentaire passionnant et édifiant dénonce ce que l’on savait déjà, il nous rappelle surtout que rien n’est jamais acquis dans bien des domaines et particulièrement ceux de la tolérance, du respect et de la dignité. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    soulman
    soulman

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    4,5
    Publiée le 18 juin 2017
    Un film passionnant et indispensable où le travail de documentariste de Raoul Peck est à la hauteur de la plume de James Baldwin. Malgré les deux mandats d'Obama, malgré la fin de la ségrégation, on se dit que bien peu de choses ont changé au pays de l'oncle Sam. Cela fait mal mais ce mal est nécessaire : à voir séance tenante !
    btravis1
    btravis1

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    2,0
    Publiée le 18 mai 2017
    Sujet fort mais documentaire fourre-tout, au montage hasardeux, finalement peu intéressant, la voix-off omniprésente alourdit le film surtout que les textes, qui passent certainement à l'écrit, sont parfois assez confus à l'écoute. Finalement, on ne retient que les interventions télévisuelles de James Baldwin (plus que ces textes du coup) qui sont l'atout majeur du film.
    poet75
    poet75

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    4,5
    Publiée le 16 mai 2017
    C'est sur la base d'un inédit de l'écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987) que Raoul Peck, cinéaste haïtien, a réalisé ce très impressionnant documentaire. La sélection d'images d'archives, formidablement montée par celui-ci, donne au texte de l'écrivain, lu dans sa version originale en voix off par Samuel L. Jackson, une puissance d'interpellation qui ne devrait laisser personne indifférent. Que nous soyons américains ou non, ces mots et ces phrases, et les images choisies par le réalisateur, nous atteignent, nous qui sommes tous tentés par les facilités destructrices des stéréotypes et qui avons si vite fait d'user de mots ou de termes méprisants envers les minorités. Dans son texte, James Baldwin se réfère à sa propre histoire, lui qui est né en 1924 dans le quartier de Harlem à New York et qui, dès l'âge de 24 ans, choqué par les actes de discrimination dont il fut le témoin ou la victime (double discrimination, d'ailleurs, puisque l'écrivain est noir et homosexuel), prend la décision de quitter son pays pour s'établir en France. Pourtant, en 1957, il estime que son devoir est de retourner chez lui, aux Etats-Unis, d'être aux côtés de ses frères en lutte, de s'impliquer dans le combat pour les droits civiques envers ceux qui en sont les exclus. James Baldwin se rapproche alors de trois des militants les plus célèbres pour la cause des Noirs aux Etats-Unis, Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. Tous trois, et en particulier les deux derniers, sont longuement évoqués dans le texte de Baldwin et donc également par le biais des images d'archives réunis par Raoul Peck. Mais le documentaire ne se cantonne pas à la simple commémoration de ces quelques figures iconiques, ni aux extraits de conférences et d'interviews données par l'écrivain, il a également l'ambition de montrer comment l'histoire du pays est inséparable de celle de sa minorité noire. L'histoire des Etats-Unis et celle des Noirs se confondent, explique Baldwin, et ce n'est pas une belle histoire. Il n'y a vraiment pas de quoi s'enorgueillir ! L'écrivain va encore plus loin, comparant le sort réservé aux Indiens d'Amérique, en grande partie massacrés ou entassés dans des réserves, à celui qui pèse sur la communauté noire, jamais vraiment intégrée dans le pays, même sous la présidence de Barack Obama. L'Amérique a toujours pris soin de privilégier les clichés lorsqu'il s'agit des Noirs, l'image diffusée étant délibérément caricaturale, afin de pouvoir mieux sinon les haïr en tout cas s'en méfier. Les Noirs eux-mêmes, évidemment, ne se sont jamais reconnus dans ces images de « Nègres » qu'ont leur mettait sous les yeux, y compris dans les spectacles, au cinéma ou à la télévision. Pour James Baldwin, l'Amérique ne sait comment se comporter envers les Noirs qu'elle a fait venir, contraints et forcés, pour travailler dans les champs de coton. Au fond, plus d'un, aujourd'hui, qu'il se l'avoue ou non, aimerait pouvoir se débarrasser d'eux (comme on s'est « débarrassé » des Indiens!). Quant à nous, Européens, Français, ne nous contentons pas d'écouter le texte de Baldwin et de voir les images rassemblées par Raoul Peck à la manière de simples spectateurs qui n'ont rien à voir avec ça ! Ce n'est certes pas notre histoire que celle de l'Amérique, mais notre histoire est-elle plus glorieuse et plus belle que celle des USA ? Pas sûr ! Que faisons-nous de nos propres minorités ? Comment nous sommes-nous comportés envers elles ? Quel sort réservons-nous aux Roms ? Quels clichés nous plaisons-nous à diffuser au sujet des Musulmans ? 9/10
    Joëlle Roubine
    Joëlle Roubine

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    3,5
    Publiée le 25 mai 2017
    La magnifique voix de Samuel L. Jackson récitant un texte de James Baldwin parmi les multiples images d'archives et extraits de films en dit très long sur les générations de Noirs sacrifiés mais aussi sur la haine irrationnelle. Grace à son montage particulièrement minutieux, le film de Raoul Peck soulève les questions les plus essentielles, comme la détestation de l'autre pour la seule et unique raison qu'il est noir de peau, un rejet qui a forcé des millions de citoyens américains à vivre sans identité parce que noirs nés dans un pays - d'immigration pourtant - qui s'est décrété blanc. N'oublions jamais.
    Ewen Blake
    Ewen Blake

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    4,0
    Publiée le 2 octobre 2017
    [Notes : je ne comprend pas pourquoi ma critique est modérée : elle ne comprend aucun propos révisionniste ! ce serait un comble] Un documentaire sur l'histoire de la négritude aux US à travers les témoignages de Medgar Evers, Martin Luther King, Malcolm X et l'éloquent James Baldwin également narrateur. Celui-ci étant mort c'est Morgan freeman qui se charge de lire ses écrits. La narration très littéraire est originale mais également exigeante. Elle rend le propos moins accessible aux masses ce qui est paradoxal pour un documentaire dont le thème est la lutte contre les inégalités. J'avoue avoir été un peu paumé en début de documentaire cherchant à intégrer le contexte, les idées articulées, les images et la voix off. Le tout en VO. De ma position de spectateur semi éduqué j'ai aussi ressenti beaucoup de prétention et d'emphase dans la voix du narrateur. A moins que mon jugement ne soit basé sur la personne qui l'exprime. On remet forcément en cause ses certitudes en regardant un documentaire pareil. Le montage est souvent inspiré, par exemple lors de l'expression par Malcolm X de la violence (longtemps niée) dont souffre sa communauté. Son besoin de la verbaliser et de la traduire en actions est illustrée avec les manifestations de Ferguson... 50ans plus tard. Le documentaire brasse beaucoup d'éléments : spoiler: les clips montrent des manifestants avec pancartes white power et des policiers qui brutalisent sans vergogne devant caméra. La construction d'une histoire fantasmée de la création de l'amérique : le massacre d'indiens premiers occupants de leur terre est transformés en une "conquête de l'ouest" héroïque. Le cinéma qui reflète et renforce le rapport de soumission entre "race". La scène dans laquelle Malcolm X dénonce la position de soumission adoptée par la communauté noire depuis des siècles. Il met en cause l'influence de la pensée chrétienne qui enjoint à tendre l'autre joue lorsque l'on se fait frapper. Il s'oppose ainsi à la résistance sans violence prônée par Martin Luther King "MLK is just a 20th century modern Uncle Tom". La condition des noirs est le résultat du racisme d'une partie de la population mais aussi de l'ignorance de ce qu'est la vie d'un noir par ceux dont le jugement ne semble pas biaisé par les préjugés. Il l'est aussi car c'est le prix de la ségrégation : l'ignorance de la réalité d'Harlem, de l'autre coté du périph. La réponse de Kennedy lorsqu'on lui demande que la première noire à intégrer une école soit accompagnée par un représentant de l'Etat, un policier. Cet engagement moral qui symbolise que ceux qui crachent sur cette enfant crache aussi sur l'Etat ne sera jamais donné, Kennedy la qualifiant d'un "meaningless moral gesture". La haine du noir pour le blanc basée sur la rage et la volonté de l'écarter de son chemin tandis que celle du blanc est basée sur la peur. "We have a 100years debt to pay." Nous avons une capacité limitée à accepter la réalité et la TV a une fonction de réassurerance en nous présentant une réalité fantasmée. Elle affaiblit aussi notre capacité à être témoin du monde tel qu'il est vraiment. La thèse du narrateur veut qu'en 1960 un homme noir est en danger de mort à chaque fois qu'il marche seul dans une rue et croise un blanc ou même un policier. Qu'une jeune fille blanche est plus en sécurité dans les rues la nuit, seule plutôt qu'accompagné d'un noir. Le moment dans lequel les USA sont le plus ségrégationné est à l'heure de la messe le dimanche car il existe une chapelle pour les blancs et une chapelle pour les noirs. Qu'est ce que cela dit sur ce pays prétendument chrétien ? J'ai été plusieurs fois choqué par la binéralité des discours blanc VS noir et moins convaincu par la fin qui n'offre aucune solution et se perd même dans des élans lyriques convenus : "nous n'avons pas besoin de chiffre mais de passion", "Les gens qui disent prendre la cause des noirs à cœur ne pensent vraiment qu'à leur profit" (avec un background sur les chiffres du nasdak). Difficile aussi de souscrire à l'analyse selon laquelle les américains (encore une fois on parle d'un ensemble sans nuance) ne sont pas conscient des limites du modèle de l'American way of life. L'objectif professé en conclusion est en tout cas atteint : "nothing can be changed until it is faced". Dommage toutefois de ne pas être allé plus loin.
    Le film d'Ariane
    Le film d'Ariane

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    4,0
    Publiée le 6 juin 2017
    Ce documentaire diffusé sur Arte récemment est sorti en salles le 10 mai dernier. Par la voix de l’écrivain américain James Baldwin, le réalisateur interroge la violence faite aux Noirs depuis toujours. Peu connu en France (alors même qu’il y passa une grande partie de sa vie et qu’il y mourut en 1987, dans sa maison de Saint-Paul-de-Vence) cet humaniste magnifique au talent d’orateur exceptionnel, s’est fait le porte-parole de la cause noire dans son pays où il a combattu sans relâche les injustices à l’égard de sa communauté. Aux côtés de ses frères de combat (Medgar Evers, Malcom X et Martin Luther King) qu’il a tous enterrés, ce poète sensible a dézingué les préjugés avec une constance et une détermination aussi implacables que fut sa pensée, lumineuse et incontestable. À base de documents tous plus stupéfiants les uns que les autres (archives, extraits de films et interviews), Peck fait le parallèle entre la réalité décrite par Baldwin dans les années 60 et celle constatée aujourd’hui. Très sobrement commentées par Samuel L. Jackson (Joey Starr en VF), les images, malgré un montage un brin confus, foudroient : l’Amérique blanche, malgré l’inscription des droits civiques des Noirs dans la Constitution, n’a guère fait de progrès et les Afro-américains sont toujours une minorité opprimée. « J’imagine qu’une des raisons pour lesquelles les gens s’accrochent à leurs haines avec tellement d’obstination, écrivait Baldwin, est qu’ils sentent qu’une fois la haine partie, ils devront affronter leurs souffrances. » Une explication glaçante pour tenter de comprendre l’expression la plus ignominieuse de la bêtise humaine : le racisme. Un film nécessaire et passionnant.
    Jean-Patrick Lerendu
    Jean-Patrick Lerendu

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    4,0
    Publiée le 15 juin 2017
    Voici un excellent documentaire par lequel il est admirablement raconter ce racisme qui persiste ente le blanc et le noir qui fait qu'il est difficile de penser qu'il pourrait finir par être une histoire ancienne qui ne pourra que nous faire bien rire. Tout y est décrit de façon juste et équitable, il faut absolument le voir!
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