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    I Am Not Your Negro
    note moyenne
    4,3
    687 notes dont 50 critiques
    30% (15 critiques)
    52% (26 critiques)
    12% (6 critiques)
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    50 critiques spectateurs

    montecristo59
    montecristo59

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    4,5
    Publiée le 25 juillet 2017
    Raoul Peck nous en met plein la vue et les oreilles et signe là un docu essentiel. Plein la vue en nous exposant, par thématiques abordées en chapitres, la vision de James Baldwin sur son pays si... haimé qu'il l'a fui une bonne partie de sa vie pour tenir la peur à distance. Peck nous livre donc, en l'illustrant magistralement, la vision dont Baldwin, intellectuel noir et homo assumé, avait commencé à faire à la fin de sa vie un livre qu'il n'a pas eu le temps de finir. Vision sans concession, pointue comme le stylet d'un graveur visionnaire extra-lucide, vision amère-amour, chargée à bloc d'émotion contenue et maîtrisée, exprimée en mots précis qui font mouche au fil de l'histoire des 3M (M.Evers, Malcom.X et M.L.King qui marquèrent à en mourir la lutte pour l'égalité raciale)... Oui le blanc a peur du noir qu'il a asservi et c'est sa peur inavouée, refoulée, qui sous-tend sa violence, autant d'ailleurs que son négationnisme (la nation des rois du monde se croit l'exemple de la démocratie mais elle tolère des svastikas brandies par de jeunes blancs conspuant leurs concitoyens noirs manifestants dans les années 60/70). Entre les noirs-et-blancs parfois jaillissent, comme des éclairs d'espérance trop brefs, des séquences d'images colorées souvent flashies, symboles outranciers du consumérisme narcotique à mesure qu'on s'avance vers le présent, jusqu'à Obama, le dernier des espoirs déçus ... Oui l'homme noir autant que l'homme blanc a produit les USA, il a sa place à la table du partage, oui il doit peser sur le bilan. Enfin bref, ces évidences vont de soi mais ça fait pas de mal de se les entendre répéter, quitte à frémir d'indignation au spectacle régulier des exactions policières ou, à la fin du docu, à une ballade des pendus pas vraiment subliminale... Plein la vue, donc, et plein les oreilles grâce à une bande son au cordeau où le blues des origines colle à l'image comme pour un duo de sorcellerie, ponctuant de loin en loin la diction de Joe Star pour la version française... Un seul petit regret pour moi, qui ne suis pas assez anglophone mais suffisamment pour comprendre des morceaux de texte écrit : le défilement des sous-titres, rapide et collant bien au phrasé, me rendait indécis et j'essayais trop souvent de lire le texte original en écoutant la traduction que nous en disait J.Star, gymnastique dont j'aurais dû me dispenser pour mieux profiter de la musique des mots français, fort bien choisis. Mais je ne m'en prends qu'à moi-même, ça n'enlève rien à la puissance intrinsèque globale de ce moment d'intensité à la fin duquel ne me venait qu'un mot : Bravo !
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    3,5
    Publiée le 1 août 2017
    Sélectionné aux Oscars 2017, ce magnifique documentaire sublime la prose de James Baldwin autant qu'il met en lumière la vie de cet auteur noir américain trop peu connu, compagnon de route de Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King. En résulte un film d'une très grande poésie, très politique aussi, superbe réflexion sur la condition des Noirs aux États-Unis et, par un jeu de miroir, critique acerbe de la société américaine empreinte de marxisme. Puissant et stimulant.
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    4,0
    Publiée le 9 septembre 2017
    Le point de départ est la correspondance entre l’écrivain américain James BALDWIN (1924-1987) et son agent littéraire, commencée en mars 1979 à l’âge de 55 ans. Il a vécu aussi en France, ayant quitté les Etats-Unis en 1968 (à 44 ans). Il est d’ailleurs décédé à Saint-Paul-de-Vence (06). L'écrivain raconte ainsi une histoire des Etats-Unis à travers 3 grandes figures noires, Martin Luther King (1929-1968), Malcom X (1925-1965) et Medgar Evers (1925-1963), tous les 3 assassinés respectivement à 39, 40 et 38 ans. Le film est une belle réflexion sur les violences subies par les Noirs aux Etats-Unis, relevant plus de l’essai mis en images que du documentaire, les propos de l’écrivain étant illustrés, à la fois par des extraits de films [« La pente » (1931) d’Harry Beaumont avec Joan Crawford, « King Kong » (1933) de Merian C. Cooper et Ernest Schoedsack, « La chevauchée fantastique » (1939) de John Ford, « La ville gronde » (1937) de Mervin LeRoy, « Imitation of life » (1934) de John Stahl, « Devine qui vient dîner » (1967) de Stanley Kramer par exemples] que des images d’archives. spoiler: Dans les westerns, James Baldwin s’identifie plutôt aux indiens. On y apprend que le F.B.I. le surveillait dès 1966 et le soupçonnait d’homosexualité (avérée), qu’il a rencontré Robert Kennedy (1925-1968), alors ministre de la Justice, en compagnie de l’écrivain noire Lorraine Hansberry (1930-1965), décédée à 34 ans d’un cancer du pancréas. Le frère du président, lors d’un discours, prédit qu’il y aurait un président américain noir dans 40 ans (sic). Il confesse avoir connu une jeune fille blanche aux Etats-Unis mais ils n’étaient jamais ensemble à l’extérieur, partant en décalé, prenant le métro en s’ignorant et rejoignant des amis communs par des chemins différents. 
    Jiminou76
    Jiminou76

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    5,0
    Publiée le 8 janvier 2018
    Incroyable documentaire qui par ses paroles nous renvoie à toute notre actualité, des migrants au port d'arme, à la religion, à la société de consommation ou à notre prétendue fierté... Le travail est remarquable même s'il manque un peu de clarté, surtout au démarrage. Plus encore, les images des affrontements contemporaines américains méritant de mise en contexte pour mieux affirmer les liens toujours actuels avec le propos.
    velocio
    velocio

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    3,0
    Publiée le 26 juin 2019
    Un documentaire intéressant même si, malheureusement, il ne nous apprend pas grand chose que l'on ne sache déjà. On est surpris par le ton monocorde adopté par Joey Starr : au point que, pendant tout le film, j'ai cru que la voix off était celle de Jean Claude Ameisen.
    Yves G.
    Yves G.

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    2,0
    Publiée le 6 juin 2017
    En 1979, l'intellectuel noir américain James Baldwin (1924-1987) a commencé l'écriture d'un livre qu'il n'a jamais achevé. "Remember This House" raconte la lutte de trois de ses cadets, morts assassinés avant quarante ans : le leader des "Black Panthers" Malcom X (1925-1964), le militant pour les droits civiques Martin Luther King (1929-1968), le membre de la NAACP Medgar Evers (1925-1963). Le réalisateur haïtien Raoul Peck le met en images et lui donne la voix, belle et grave, de Samuel Jackson (Joey Starr dans la version française). Deux idées forces traversent son documentaire diffusé fin avril sur Arte avant de sortir deux semaines plus tard au cinéma. La première est de faire résonner le passé et le présent. En entrelaçant des images d'archives et des images d'actualité, Raoul Peck veut montrer que les combats d'hier sont toujours d'actualité. Le mouvement "Black Lives Matter" lancé en 2013 résonne avec la lutte pour l'émancipation des Noirs menée par la NAACP dans les années 60 ; les violences policières dont étaient hier victimes les Noirs sont toujours de mise aujourd'hui (la mort de Eric Garner en 2014 ("I can't breathe"), celle de Michael Brown la même année à Ferguson). La seconde idée force est peut-être la plus stimulante. Elle consiste à replacer la question noire au centre de l'histoire sociale américaine, à refuser qu'elle n'en constitue qu'un appendice désagréable. Pour le dire autrement, Baldwin soutient que le WASP protestant n'existe que dans la négation du Noir : négation qui prenait hier la forme de l'esclavage, qui prit ensuite celle de la ségrégation, qui prend aujourd'hui celle plus insidieuse de la relégation géographique (les ghettos noirs) et culturels (la culture noire). L’œuvre de Baldwin est un cri. Un cri contre l'injustice qui est faite aux Noirs d'Amérique. Un cri contre leur assignation à une condition dévalorisante. Un cri dont il raconte comment il est monté dans sa gorge lorsqu'encore enfant il découvrit qu'il n'était pas blanc dans une société où il allait de soi de l'être.
    Wener Max
    Wener Max

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    5,0
    Publiée le 6 juin 2017
    Film intelligent qui révèle toute la force de l'écriture de Baldwin pour exprimer un problème social plus que jamais au coeur de l'actualité américaine et au delà. Indispensable.
    Mathieu L.
    Mathieu L.

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    5,0
    Publiée le 5 août 2017
    Excellent documentaire, Comprendre, sans juger et pardonner pour ne pas reproduire les erreurs du passée, À tous ceux qui prônent la paix dans ce monde, et en la mémoire de tous ceux qui l'ont fait et se sont battu pour : ce documentaire est un message d'espoir, à voir et revoir,
    Santu2b
    Santu2b

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    4,0
    Publiée le 1 janvier 2018
    L'année 2017 fut chargée pour Raoul Peck avec la fiction "Le jeune Karl Marx" et ce documentaire. Deux oeuvres, si l'on peut dire, complémentaires l'une de l'autre. Pour cette seconde oeuvre nommée à l'oscar du meilleur documentaire, le cinéaste a l'ingénieuse idée de se baser exclusivement sur les écrits de James Baldwin afin de traiter son sujet. En une heure trente, le cinéaste va à l'essentiel. Son message est juste, millimétré et efficace. Le film comporte des images d'archives de première main et se sert généreusement du cinéma en tant que support d'analyse, ce qui ravira les amoureux du septième art. Mais à la manière de "Le Chagrin et la Pitié" en son temps, ce film témoigne d'une réelle inventivité du genre documentaire. Ainsi Peck a l'astucieuse idée de mélanger les écrits de Baldwin avec des images d'aujourd'hui. Dès lors, par cette technique il atteint son but ultime : faire comprendre à quel point son propos demeure d'actualité.
    Serge_la
    Serge_la

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    4,0
    Publiée le 5 mars 2018
    Super capsule temporelle de James Baldwin, parti vivre à Paris pour soigner son psyché battu par les États-Unis. Il était écrivain et argumentait avec passion au sujet des troubles de ses co-citoyens. L'envahisseur WASP (white anglo-saxon protestant) s'accroche toujours aujourd'hui.
    Jean-luc G
    Jean-luc G

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    4,0
    Publiée le 6 octobre 2018
    Ce documentaire puissant traite du racisme ordinaire, historique , qui mine viscéralement une partie des Etats-Unis. L'élection de Obama n'était -elle qu'un arbre qui cache la forêt? Vous ne connaissez pas James Baldwin? - comme moi jusqu'ici. Voilà l'occasion de vous rattraper. Une pensée puissante, pénétrante, qui s'est forgée des convictions, car l'homme qui écrit a été confronté à la violence contre les nègres dès son plus jeune âge et a connu les émeutes de l'époque des sixties, quand disparaissaient sous les balles Martin Luther King ou Malcom X. Raoul Peck, haïtien d'origine, met son talent pour donner force et vivacité aux écrits de Baldwin, avec la voix off de Joey Starr dans la version française, dont la voix saccadée et hargneuse colle parfaitement à la situation. Baldwin a ensuite émigré et fini sa vie en France, et pose des questions sous un angle inattendu. Pourquoi le pouvoir blanc, qui a su rayer les indiens du territoire des USA, garde-t-il des nègres à coté de lui? Qui sont là depuis 400 ans, donc aussi légitimes que les hommes blancs dans ce, somme toute, jeune pays. "Il n'y a pas de problème noir, mais un problème américain" nous dit-il en substance. Peck fait ici un documentaire certes, mais s'autorise à épouser l'engagement politique de son personnage, à souligner son intelligence, sa répartie, son art oratoire. Il donne vie à un livre embryonnaire que Balwin n'avait jamais pu terminer...car porteur d'événements trop douloureux à revivre. A découvrir absolument alors que le 45 ème président de USA, élu démocratiquement continue son travail de retour en arrière. TV1 - octobre 2018
    Stéphane C
    Stéphane C

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    5,0
    Publiée le 5 juin 2017
    "L'histoire des Noirs, c'est l'histoire des américains et ce n'est pas une belle histoire ...". Rien n'est plus paradoxal pour une Nation que de se revendiquer libre alors qu'en réalité elle ne l'est pas. Un très beau documentaire narré par l'auteur James Baldwin et qui résume les luttes sociales et raciales afro-américaines des dernières décennies à travers ses trois figures emblématiques (Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King). Ce film, très esthétique sur la forme, au montage dense est basé sur des images d'archives, interviews, mais aussi de nombreux extraits de classiques hollywoodiens ... Superbe !
    papalou
    papalou

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    4,5
    Publiée le 10 juin 2017
    Quoi rajouter à ce documentaire ? Que dire de plus dans une chronique sur le discours explicite de James Baldwin ! J'ai visionné la VO avec la voix de Samuel Lee Jackson. Les quelques extraits que j'ai entendu avec la voix de Joey Starr, ne m'avait pas vraiment convaincu. Pourtant bon choix sur le papier , mais ratage car il y a 2 prise de la VF pour raison technique et la seconde a été retenu malgré la voix et les conditions d'enregistrement, dommage . James Baldwin exprime la vision du monde au travers ses yeux de "negre"! Et elle est terrible de lucidité de clairvoyance et de prémonition 40 ans avant ce jour! Sur ce sujet complexe James Baldwin apporte des arguments simple et clair. Il m'a semblé assez rare d'entendre de comprendre des écrits et discours de manière aussi simple. Surtout sa capacité à transmettre à moi spectateurs de couleurs blanche toute la tragédie de l'existence du peuple nègre nord américain ! Inutile de vous le dire la transposition vers nos "nègre" à nous Européen nous explose à la figure! Raoul Peck apporte une lecture tres actuelle des proposé de JB et le montage sa créativité est à la hauteur de fond .... Et c'est atterrant de constater le conservatisme de la classe blanche dominante avec même un President Barack Obama... Encore plus avec un Donald Trump et sa courte vue du monde et des situations des ses concitoyens. Donc magistrale ! Ps: Je recommande le hors série du point "comprendre l'autre" les textes fondamentaux commentés . Il complète, structure la compréhension sociologique ethnologique du monde . Il n'y a pas de peuple primitif, il y a des peuples des modes de pensées différentes qui ne sont pas à hiérarchiser les uns par rapport aux autres.
    Emmanuelle E.
    Emmanuelle E.

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    4,5
    Publiée le 10 juin 2017
    absolument puissant et tellement incroyable cette lucidité et cette force dans l'argumentation on se laisse emporter dans cette incroyable aventure humaine qui reste d'actualité encore aujourd'hui
    Obligeance française
    Obligeance française

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    4,0
    Publiée le 25 août 2017
    Un documentaire d'une grande pédagogie et très touchant. Tout simplement émouvant . Une œuvre portée parfaitement par la voix de Joey Starr en version française .
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