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    Une famille syrienne
    note moyenne
    3,9
    368 notes dont 46 critiques
    répartition des 46 critiques par note
    8 critiques
    23 critiques
    8 critiques
    6 critiques
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    1 critique
    Votre avis sur Une famille syrienne ?

    46 critiques spectateurs

    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 632 abonnés Lire ses 1 208 critiques

    3,5
    Publiée le 6 septembre 2017
    Sur un sujet brûlant d’actualité, la guerre en Syrie, le cinéaste belge Philippe van Leeuw tire un film déchirant et qui sort des sentiers battus et des clichés du cinéma arabe. En nous faisant vivre la journée d’une famille syrienne sous forme d’un huis-clos, il fait ce que tous les médias ne font pas et devraient faire. Il nous plonge dans l’intimité de ce que les civils syriens vivent au quotidien dans leurs maisons et leurs appartements pendant que les bombes explosent et les balles sifflent. Tout l’aspect armé du conflit reste hors champ. Cela n’empêche pas « Une famille syrienne » d’être bien plus explicite que n’importe quel reportage de guerre ou page d’actualité nous serinant toujours les mêmes images de quartiers détruits ou de soldats se battant sur le front. Prendre la guerre par ce prisme est une grande idée de cinéma. On sort de la salle grandi et beaucoup plus conscient de ce que peuvent endurer des millions de personnes à travers le monde, que ce soit dans cette guerre ou une autre. Et que les civils deviennent la chair à canon des guerres d’aujourd’hui parfois en lieu et place des combattants professionnels. On ne sortira jamais de ce grand appartement où vivent une famille à priori aisée (comme quoi aucune classe sociale n’échappe à la guerre), leur bonne et un jeune couple de l’immeuble qu’ils hébergent depuis que leur logement a été détruit. Durant une petite heure et demie (le long-métrage a le mérite d’être court et intense), on vit leur souffrance, on ressent leurs peurs et on comprend leur désarroi. C’est un petit peu long au démarrage et des mini-intrigues amoureuses apparaissent inutiles face à la force du propos. Des petits défauts dérisoires au regard de l’impact émotionnel et moral de cette œuvre atypique. Le constat est pessimiste et le film semble annoncer que cette journée est la répétition de centaines d’autres avant et après. Mais il montre aussi la dignité d’un peuple divisé entre ceux qui veulent partir et ceux qui ne quitteront leur pays pour rien au monde. Centré autour d’une scène d’horreur de tous les jours difficilement soutenable mais pleine de tension, le cinéaste ne se fait cependant jamais voyeur. Il nous met face au visage les atrocités commises en temps de guerre devenues des banalités, où plus aucune loi si ce n’est celle du plus fort ne prévaut. Le travail sur le son des bruits de guerre au loin ou tout près est sensationnel et nous fait avoir peur avec les occupants de l’appartement. « Une famille syrienne » n’est pas un film d’abord facile ; mais c’est assurément un film nécessaire qui montre la guerre du point de vue des civils, tout comme leur quotidien fait de privations et d’enfermement, ce n’est pas si souvent.
    Christoblog
    Christoblog

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    4,0
    Publiée le 10 septembre 2017
    Une famille syrienne est un étouffant huis-clos, qui fonctionne sur les mêmes mécanismes que le cinéma d'Asghar Farhadi : dilemme moral, suspense psychologique, attention portée à chaque personnage. Le résultat est tout à fait prenant. Dans un appartement encore préservé (le dernier habité de l'immeuble) vit cloitrée toute une famille : une mère courage (formidable Hiam Abbass), un grand-père silencieux, deux jeunes filles adolescentes, un petit garçon, un cousin, une servante asiatique et un couple de voisin avec leur bébé. Philippe Van Leeuw installe avec beaucoup de brio un sentiment d'intense claustration, par la grâce de très beaux mouvements de caméra et de cadrages parfaits. Il réussit aussi à faire sentir la volonté de vivre des jeunes, et les états d'âmes de l'ancien. C'est un intense sentiment de vie qui se dégage du film, plusieurs fois brutalisé par des évènements provenant du dehors, qui bouleversent l'équilibre du groupe. La scène pivot du film, dont je ne dirai rien ici, est bouleversante d'intensité. Tous les acteurs y sont extraordinaires. Au-delà du témoignage saisissant qu'il constitue, Une famille syrienne enthousiasme par sa compacité et sa profondeur psychologique.
    dominique P.
    dominique P.

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    4,5
    Publiée le 8 septembre 2017
    C'est un excellent film qui nous montre une famille cloîtrée dans son appartement en Syrie. La guerre fait rage, pratiquement tout le monde a fui la ville et une famille ne veut pas partir. Les protagonistes ont décidé de rester et hébergent également un couple de voisins. C'est un huit clos étouffant, angoissant, très bien vu. Cela se passe sur une durée de 24 h et nous sommes plongés avec eux dans cet appartement et nous vivons leur peur, leur survie. C'est un film à ne pas louper.
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    4,0
    Publiée le 2 août 2017
    Une famille vit cloitrée dans un appartement, le seul habité d’un immeuble. Elle héberge un jeune couple voisin avec bébé qui a décidé de quitter la Syrie le soir même, ayant trouvé un passeur. Le matin, le mari sort de l’appartement spoiler: et se fait tiré par un « sniper ». Seule la servante de la famille a été témoin, par la fenêtre, du meurtre ; elle en parle à sa patronne (Hiam ABBASS), qui vit avec ses 3 enfants (qui assurent l’approvisionnement en eau lors d’accalmie) et son beau-père (son mari s’étant absenté pour rejoindre des combattants) et qui n’ose pas le dire à la jeune femme . La journée continue sous tension avec des gens armés qui veulent entrer dans l’appartement… Un film choc, poignant qui rend bien compte de l’enfermement vécu par les civils syriens (d'où le titre anglophone, néologisme plus explicite et plus fort que le titre français). La caméra portée à l’épaule (mais sans tremblements) circule avec aisance dans l’appartement, lui ôtant toute théâtralité, un format 16/9 et des plans de 3-4 mn donnent du réalisme aux scènes. .
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 6 septembre 2017
    C’est en tant que Directeur de la photographie que le belge Philippe Van Leeuw a commencé en 1991 sa carrière cinématographique. C’était avec "Le jour du chat", un court métrage de son compatriote Alain Berliner ("Ma vie en rose"). En1999, il est le Directeur de la photographie d’Alain Dumont sur "La vie de Jésus". En 2009, sort son premier film en tant que réalisateur (et, également, scénariste) : "Le jour où Dieu est parti en voyage", un film abordant le génocide au Rwanda. Philippe Van Leeuw est manifestement un homme marqué par les situations intolérables créées et entretenues par la rapacité et la lâcheté des grandes puissances, le titre de son deuxième film, "Une famille syrienne", en disant plus qu’un long discours sur ce qu’il a entrepris de montrer. Des films sur la guerre, sur les guerres, sur les horreurs qu’elles engendrent, on en a vu beaucoup depuis que le cinéma existe : des scènes de bataille, des sabotages, des pillages, des actes héroïques, des trahisons, etc, on a vu tout cela de nombreuses fois. On a même vu des comédies et certaines étaient très drôles. Par contre, des films qui relatent de façon intimiste, sans pathos, la journée d’une famille ordinaire réfugiée dans son appartement, au milieu d’une ville prise dans la folie des combats entre clans rivaux, avec son lot de pillages et de viols, le cinéma ne nous en a pas présenté beaucoup. On apprécie d’autant plus "Une famille syrienne" que cette rareté cinématographique est une véritable réussite. Tourné au Liban et parlant de ce que vivent les syriens depuis de trop nombreuses années, ce film a bien sûr une portée beaucoup plus vaste : tous les pays du monde où se passent de tels conflits ! On ne manquera pas d’ajouter que le réalisateur Philippe de Leeuw fait preuve de grandes qualités cinématographiques et que la distribution est superbe. Ce film faisait partie de la sélection Panorama lors de la dernière Berlinade, en février dernier, et il y a obtenu le Prix du Public et le Prix Label Europa Cinemas.
    lima77
    lima77

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    5,0
    Publiée le 5 septembre 2017
    un film poignant, qui montre combien le quotidien de civils en zone de guerre est un cauchemar, qui pousse la nature humaine dans ses retranchements. Et on comprend mieux pourquoi tant de personnes abandonnent tout et fuient. à voir absolument
    alpha-pixel
    alpha-pixel

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    5,0
    Publiée le 10 septembre 2017
    « Laisse le monde dehors. Il ne vaut plus rien. » C’est la première réplique du film. Le dehors et le dedans : dans les villes de la Syrie en guerre, y aurait-il aujourd’hui un monde du dehors, violent, barbare, où on peut sniper des anonymes et vendre des bébés, ayant perdu toute humanité ? Et un monde du dedans, bienveillant, celui où la vie devenue si fragile et provisoire constitue la valeur ultime ? Entre le dehors et le dedans, entre la férocité impitoyable et l’humanité la plus attentionnée, il y a la porte d’un appartement. C’est un des premiers plans du film : la porte est une vraie barricade derrière laquelle se retrancher, avec son œilleton minuscule pour regarder peut-être la mort venir. Entre le dehors et le dedans, il y a aussi les rideaux toujours tirés, les tissus et les verres que les explosions soudaines soufflent, rabattant tout le monde vers le seul endroit sûr, loin du dehors, celui d’où les femmes ont depuis toujours tout dirigé : la cuisine. Dehors donc, les hommes se battent, on ne sait pour quoi, ce n’est pas le sujet. Ils sont quelque part dans les ruines de cette guerre urbaine, morts ou vifs, blessés peut-être. Dedans, dans cet immeuble encore en partie debout, les femmes, le grand-père, les ados, les enfants, prennent grand soin les uns des autres. Pour rester vivants, il leur faut des nerfs, de l’amour, de la dureté, de la discipline. Et d’abord le courage de cette discipline lorsqu’il arrive que la vie soit en péril imminent, lorsque qu’il advient que le dehors passe la porte. Alors il faut déserter l’innocence, forcer leur amour à passer au second plan. L’amour poussé au second plan, cela peut être terrible, et ce sera un nœud dramatique du film. Certains critiques reprochent au film une « vision occidentalisée de la guerre », une mise en scène d’un huis clos trop cinématographique. Par la plume de J.P., Libé parle même « d’imaginaire préconçu de spectateur occidental distant ». Connaît-il bien les guerres urbaines pour oser un tel jugement ? Il se trouve que j’étais ado à Alger en pleine guerre. J’en parle parce que le film m’a rappelé une manière de vivre qui était exactement la nôtre : les provisions d’eau, les portes barricadées, les fenêtres à ne pas approcher, les explosions incessantes, les cachettes où ordre était donné à l’avance de se coucher en cas de mitraillage. Sa propre sécurité primant toute morale (pour ne pas ajouter des victimes aux victimes, il fallait se terrer, et même si des voisins criaient « à la garde » et se faisaient égorger). Et de même le rôle majeur des femmes pour organiser la protection familiale, la façon dont le danger rapprochait tout le monde. Comment malgré tout, nous continuions à vivre comme si rien n’était. « Une famille syrienne » est un film remarquable, qui montre avec tact et véracité cet univers du dedans, ce monde de femmes, de familles si peu dévoilé dans les films de guerre. Mais il n’est pas seulement cette sorte de document fictionnel autour du conflit à Damas. Il est aussi un drame bouleversant, intelligemment mené, évitant tout excès de pathos parce qu’il est interdite aux protagonistes, posant de graves questions d’ordre moral, et de plus interprété par des acteurs exceptionnels. Ne le ratez pas. Voir plus sur mon blog alphapixel.blogspot.fr
    Jmartine
    Jmartine

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    4,5
    Publiée le 11 septembre 2017
    Saisissant, oppressant, prenant, huis clos d’une rare intensité….tous ces qualificatifs peuvent s’appliquer au film Philippe Van Leeuw, Une famille Syrienne…Bien entendu le film n’a pas été tourné en Syrie mais à Beyrouth et cela importe peu…la guerre, elle est présente, on entend les explosions de bombes, les survols d’hélicoptères ou des avions, les tirs de snipers…mais on ne la voit pas…enfermés que nous sommes dans le huis-clos d’un vaste appartement, le dernier occupé d’un immeuble endommagé par les bombardements…on ne sait même pas dans quelle ville il se situe…Damas, Alep….il pourrait tout aussi bien se situer dans une autre guerre….Dans cet appartement se terrent trois générations, le grand père Abou, fantôme d’une autre époque, la mère Oum Yasan, ses deux filles et son jeune fils, la servante Delhani…la famille a accueilli un jeune couple et son bébé, sinistrés d’un étage supérieur et Karim un neveu….on croit comprendre que le père est engagé dans une des factions combattantes…le temps d’une journée, sans pratiquement sortir de ce vaste appartement dont le décor respire d’un monde ancien, on partage d’angoisse et l’impuissance de cette famille, la violence est au dehors, mais des alertes stressantes, des pas dans l’escalier, font monter l’angoisse …la pénurie de nourriture, d’eau s’ajoute à cet isolement…De temps en temps, la radio ou le téléphone portables permettent de maintenir le lien avec l’extérieur….Philippe Van Leeuw parvient à communiquer la peur sourde dans laquelle vit la famille…caméra à l’épaule, il traverse les pièces de l’appartement dans les pas de Oum Yasan, interprétée avec intensité par Hiam Abbas…pilier de la maison, elle ne doit pas flancher…Halima, interprétée par Diamand Bou Abboud, est cette jeune femme recueillie avec son bébé…victime de l’intrusion de soudards dont on ne sait de quelle faction, son sacrifice permettra d’éviter le pire…ces deux femmes ont reçu, conjointement, le prix d’interprétation féminine au dernier Festival du film francophone d’Angoulême…Le réalisateur recevant le prix de la mise en scène…le film a reçu par ailleurs le prix du public à la 67ièm Berlinade, section Panorama…Un film d’une incroyable densité qui mérite absolument d’être vu…
    daniel N.
    daniel N.

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    5,0
    Publiée le 28 août 2017
    J'ai eu la chance de voir ce film a Angoulême. On sent la violence sans jamais la voir vraiment. Quel suspens, on vit l'inquiétude de ces hommes et femmes comme si on était avec eux. Jamais la guerre n'avait été filmée du point de vue d'une famille, Une réussite.
    rondcarretriangle
    rondcarretriangle

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2017
    Je sors du cinéma et je suis encore sous le coup de l'émotion. Une famille syrienne me fait prendre conscience de ce que vivent les civils en Syrie. Allez voir ce film, il le faut !
    traversay1
    traversay1

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    2,0
    Publiée le 5 septembre 2017
    Tourné à Beyrouth, Une famille syrienne entend évoquer la guerre en Syrie à travers un huis-clos où une famille cloîtrée s'attend au pire. Pourquoi pas mais aucune scène pendant toute la durée du film ne cherche véritablement à expliquer les tenants et aboutissants du conflit. Une famille syrienne pourrait se dérouler en Bosnie ou ailleurs sans qu'aucune virgule ne soit changée au scénario. Une parabole alors sur toutes les guerres du monde en parlant de ceux qui en souffrent (les simples citoyens) sans que jamais leur sort ne soit évoqué par les articles des journaux ou les reportages télévisés ? Peut-être mais il aurait alors fallu que le dispositif soit moins théâtral et davantage cinématographique. Les personnages, y compris celui de la grande Hiam Abbass, n'ont malheureusement aucune épaisseur et leur psychologie se limite à l'angoisse qui étreint les habitants de la ville où règne le chaos. Cela pourrait être pardonné si lors des scènes les plus violentes, le réalisateur ne montrait pas un véritable sadisme vis-à-vis des femmes de son film, notamment. Il y a là une complaisance un peu suspecte, simplement destinée à faire montrer l'adrénaline, et qui se révèle singulièrement déplaisante.
    Marie-Pierre P.
    Marie-Pierre P.

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    4,5
    Publiée le 7 septembre 2017
    Film bouleversant et admirablement interprété par des comédiens de haut niveau! L'un des meilleurs films que j'ai vus cette année. A voir absolument!
    Laurent C.
    Laurent C.

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    4,0
    Publiée le 20 septembre 2017
    Le vieil homme est debout dans un vaste appartement, d'apparence bourgeoise. Il regarde à travers la fenêtre ce qui reste de sa ville, totalement détruite, en pleine décomposition, et il pleure. Voilà le début tout en nuance de ce grand film "Une Famille Syrienne". Tout le récit se passe à l'intérieur de ce même appartement où une femme cache une partie de sa famille, une servante et un jeune couple voisin. Dehors, la guerre fait rage et l'on entend les obus fracturer le ciel. Ce film constitue un huis clos des plus tragiques. Il regarde à travers l'intimité peureuse d'une famille, les affres d'une guerre dont on ne sait identifier ni les causes profondes, ni les ennemis. L'on sait juste que des snipers se terrent sur les toits et peuvent de façon totalement subjective, abattre des civils. La violence traverse de long en large ce film aux accents à la fois politiques et tragiques. Tout est fait pour dénoncer un combat absurde où les victimes sont des familles, et les bourreaux, des citoyens d'apparence normale. Le réalisateur évite les partis pris. Il choisit d'ancrer sa caméra au cœur d'un appartement où, quand on ne se cache pas pour se protéger des bombes, on rit, on mange, on se lave malgré la pénurie d'eau. Le film rappelle les nombreux témoignages sur la seconde guerre mondiale comme si la répétition ne faisait qu'accentuer la stupidité de la guerre. Le spectateur est terrassé tant par l'horreur qui se déroule devant ses yeux que sa propre passivité devant un conflit dont personne ignore l'existence. "Une Famille Syrienne" est une œuvre grave et belle, comme une urgence à nous rappeler qu'au-delà du film, la guerre continue de tuer en Syrie.
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 11 septembre 2017
    Dans l’appartement d’un immeuble syrien dévasté, une famille résiste à la mitraille et aux assauts des barbares. Elle se cloître et demeure unie, craignant le sniper qui vient d’abattre une nouvelle victime. On n’en dit rien, et la vie poursuit son cours malgré le poids de ce silence. C’est pourtant désormais une absence qu’il va bien falloir révéler avant peut-être de quitter les lieux. Des rebelles au régime ne laissent que la nuit pour réfléchir quand la guerre, dehors reprend son cours inexorable. Dans cette détresse calfeutrée le réalisateur Philippe Van Leeuw dresse le constat de nos infos quotidiennes et assassines. Des mois et des mois que les bombes s’abattent sur des innocents, dans des quartiers rebelles, peut-être, des îlots de résistance, c’est probable. Fuir veut bien dire quelque chose. Van Leeuw ne montre pas du doigt, mais dénonce. Il ne prend pas parti, mais accuse. Hiam Abbass lui prête son regard complice avec deux autres excellentes comédiennes Diamand Bou Abboud dans le rôle de la voisine et Juliette Navis, la bonne (vraiment) à tout faire de la maisonnée. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
    momo M.
    momo M.

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    4,0
    Publiée le 9 septembre 2017
    comment ne pas sortir bouleversé de cette séance ? Ce film poignant montre la journée d'une famille syrienne cloîtrée dans son appartement dans un immeuble vidé de tout occupant. On ne voit rien de l’extérieur mais on entant les tirs des snipers et on sursaute au bruit des bombes. Ce film n'est pas politique mais humain, on ne sait pas quel camp est en train de tirer. Ce que l'ont ressent c'est l’insupportable pression psychologique qui pèse sur tous ces gens et aucune violence ne nous est épargnée.
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