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Une famille syrienne
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Une famille syrienne" et de son tournage !

Un sentiment d'injustice

L'idée de faire ce film centré sur la journée d’une famille syrienne vivant confinée dans son appartement est venue à Philippe Van Leeuw d'un sentiment d'injustice. Le metteur en scène explique : "Quand la Communauté Internationale s’est engagée en Libye avec tous les moyens nécessaires, militaires et politiques, au même moment, en Syrie, les manifestations pacifiques étaient réprimées par la terreur, et là, personne n’a bougé. Comme pour mon premier film, Le Jour où Dieu est parti en voyage, qui abordait le génocide au Rwanda, je suis parti de cette colère, de ce sentiment d’impuissance face à des choses terribles qui se passent sous nos yeux."

Au coeur de l'humain

Si la réalité de la guerre est très présente dans Une famille syrienne, elle reste essentiellement hors-champ. On voit ainsi beaucoup d’images des conflits armés à la télévision, mais on ne voit pas comment les gens se débrouillent au quotidien dans cette réalité dont ils sont otages. Philippe Van Leeuw confie :

"Dans Une famille syrienne, je voulais mettre des images sur ces personnes qui subissent la guerre au jour le jour, quelles que soient leurs convictions politiques. Qu'on ne se méprenne pourtant pas, je pense bien entendu que Bachar Al-Assad est un tortionnaire, que ceux qui le soutiennent sont encore pires que lui. Mais dans Une famille syrienne, je ne fais pas de politique, ou plutôt j’essaie de me situer en dehors des polémiques partisanes, ce n’est pas mon propos. Je veux être au cœur de l’humain, avec un contexte historique et géopolitique aussi réduit que possible."

L'idée du huis clos

L'idée du huis clos est venue à Philippe Van Leeuw d'une amie chef opératrice syrienne, avec laquelle il avait travaillé au Liban. Lorsqu'elle était de passage à Paris, elle a dit au réalisateur qu'elle n'a pas de nouvelles de son père, qui habite à Alep (une grande ville de Syrie), depuis trois semaines, si ce n'est qu'il vit dans son appartement dont il ne peut sortir à cause des bombardements.

"Je suis parti de là : imaginer cet homme dans son appartement. En me disant : et si cela m’arrivait à moi ? Quels seraient mes propres ressorts, comment fait - on pour tenir ? Pour répondre à de telles questions, pas besoin d’aller enquêter en Syrie, de se documenter ou de lire des témoignages. L’important est de plonger dans l’humain. L’idée était de raconter le quotidien d'une famille ordinaire en imaginant les pénuries avec lesquelles il faut composer pour que ce quotidien conserve une apparence de normalité. Normalité qui est le seul faux-fuyant contre le déchaînement de violence qui s'abat indistinctement et sans crier", se rappelle le cinéaste.

Tournage à Beyrouth

Une famille syrienne a été tourné à Beyrouth parce qu'il était impossible pour Philippe Van Leeuw de réaliser son film en Syrie et qu'il voulait garder une proximité socio-culturelle aussi forte que possible avec ce pays. Il précise : "Aussi bien au niveau de la langue ou de l'histoire récente que des détails du quotidien tels qu’une cafetière, un meuble... Le Liban étant le jardin – ou la cour – de la Syrie, l’idée d’y tourner s’est imposée tout de suite. Et puis j’avais déjà fait deux films à Beyrouth en tant que chef opérateur, je connaissais bien la ville."

Hiam Abass indissociable du film

La célèbre comédienne israélienne Hiam Abass explique comment elle est arrivée sur ce projet par le biais du rôle de Oum Yazan, une femme qui fait face à sa vie, à son destin, au destin de sa famille et de cette voisine qui vient trouver refuge chez elle :

"Philippe Van Leeuw pensait à moi en écrivant, en tout cas, c’est ce qu’il m’a dit ! Et quand, à un moment donné, il m’a fait lire son scénario, j’ai dit : « Il faut le faire ! ». Il n’avait pas encore le budget, il n’était pas encore sûr de pouvoir réaliser le film mais on a gardé le contact, il me tenait au courant des avancées du projet. Il y a eu une vraie rencontre avec Philippe autour de ce projet très important pour moi politiquement. La guerre en Syrie dure et continue de durer, on ne comprend pas très bien ce qui se passe, on se demande si et quand elle va s’arrêter."
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