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Le Portrait de Dorian Gray
note moyenne
3,8
421 notes dont 44 critiques
23% (10 critiques)
52% (23 critiques)
14% (6 critiques)
9% (4 critiques)
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Votre avis sur Le Portrait de Dorian Gray ?

44 critiques spectateurs

Estonius

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4,5
Publiée le 29/06/2014
Le film est fascinant de par son sujet, de par son traitement et de par la présence de Sanders (qui incarne les idées d'Oscar Wilde et qu'on aurait tort de réduire à ses attitudes les plus cyniques) de plus il est esthétiquement superbe. Le fond est plus discutable puisque la lecture du film au premier degré est morale, il s'agit là d'une dérive par rapport au roman de Wilde qui lui est amoral (et non pas immoral). Le personnage de Lord Henry (joué par Sanders) est ambiguë, d'un côté on apprécie ses vannes propres à effrayer la bien pensance, de l'autre il est présenté comme une sorte de "pousse-au-crime". Si le roman s'achève sur la mort de Gray, le film y ajoute une scène où ses proches viennent constater le décès, tout ça afin d'entendre Sanders marmonner un "Mon Dieu, pardonnez-moi !" absolument déplacé. En fait Wilde expliquait que l'hédonisme n'était sans doute pas à la portée de tout un chacun et que la seule erreur de Sir Henry était d'avoir influencé Dorian qui n'était pas prêt pour ça ! Alors que dans le film on semble nous dire que l'hédonisme est une pente qui conduit à la déloyauté, à l'égoïsme et même au crime. Malgré ces réserves (il est probable que la dernière scène ait été imposé par la prod) le film reste remarquable.
harry karamanlis

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4,5
Publiée le 14/05/2010
Un très grand film américain des années 40, assez loin de la production de l'époque. Lewin est un réalisateur assez à part. Les images, noir et blanc très esthétisant oblige, sont une grande réussite et contribuent fortement à la réussite du film. On sent progresser un malaise indéniable à mesure que Dorian Gray s'enfonce dans le vice. L'autre point fort de cette géniale adaptation de Wilde c'est l'interprétation de George Sanders, dont le rôle de dandy-cynique lui va comme un gant (et dont il usera et abusera un peu tout au long de sa carrière).
willydemon

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2,5
Publiée le 19/03/2011
Fidèle au livre.. mais vraiment rien de plus. Pas inoubliable, loin de là.
Frédéric P

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4,0
Publiée le 11/04/2018
Version érudite du mythe d’Oscar Wilde. Des beaux restes d’expressionnisme dans ce film en noir et blanc mais agrémenté de couleur dans le tableau. Le balancement de la lampe rappelle l’ampoule du Corbeau. Certains plans sont des citations de peintures comme l’infante.
Cinéphiles 44

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3,5
Publiée le 15/10/2017
Le Portrait de Dorian Gray, réalisé par Albert Lewin en 1945, est l’adaptation du roman d'Oscar Wilde publié en 1890. Basil Hallward peint le portrait d'un séduisant jeune homme, Dorian Gray. Ce dernier s’éprend d’une chanteuse de cabaret mais finit par la quitter. Celle-ci se suicide. C’est alors que Dorian constate que son portrait a changé d’expression. Peu à peu, le tableau va devenir hideux alors que lui, conserve les sublimes traits de sa jeunesse. Albert Lewin signe l’une des œuvres les plus noires de l’âge d’or hollywoodien. Dans un noir et blanc très contrasté, le cinéaste sait nous surprendre en introduisant une technicolor très saturée pour nous montrer la beauté, puis la laideur du tableau de Dorian Gray. Il prouve ici que la beauté est éphémère et que l’art est une manière de la rendre éternelle. Mais avec le vœu du protagoniste va lui offrir cette beauté éternelle au point de le figer dans le temps, sans l’expression qu’ont tous êtres humains à travers les âges. La peinture va alors révéler la vérité et être le témoin d’une âme de plus en plus sombre. Malgré une mise en scène sans lâcher-prise qui nous empêche de ressentir une certaine empathie, Le Portrait de Dorian Gray offre une lecture intéressante au roman d’Oscar Wilde. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Yudith S.

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3,5
Publiée le 08/10/2017
Bonjour, Je viens de voir le film le portrait de Dorian Gray, j´ai trouvé que ce film est interesant et realiste parce qu´il descrit la situation d´ un homme qui change des habitudes de vie pour préserver la beauté,sans faire attention a ses sentiments,et ceux d´outres personnes.D´ailleurs est une critique pour tous les personnes qui pensent que la beauté est pour tout la vie et ils n´ acceptent pas que la beuté est efimere.
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 12/05/2016
En seulement cinq films au détour d'une courte décennie (de 1942 à 1953), Albert Lewin, homme de culture raffiné aura montré sa capacité à adapter des œuvres mythiques de la littérature européenne, en saisissant toute la signification à travers des scénarii qu'il écrivait lui-même. Les thématiques qui hantent l'œuvre de Lewin sont le refus de vieillir, la mort ou la dualité de l'âme humaine mais aussi le rôle de l'art pour aider l'homme à transcender sa misérable condition. Les œuvres de Somerset Maugham, de Guy de Maupassant et d'Oscar Wilde étaient donc les vecteurs idéaux pour transposer à l'écran les interrogations philosophiques du réalisateur, ancien diplômé d'Harvard devenu scénariste à la MGM puis assistant personnel d'Irving Thalberg et enfin producteur du studio jusqu'à la mort de ce dernier en 1937. Rejoignant la Paramount jusqu'en 1941, il se lance dans la réalisation en 1942 se produisant lui-même au sein de la Loew-Lewin Inc qu'il fonde avec son ami David L. Loew. "Le portrait de Dorian Gray" est son deuxième film (produit par la MGM) dans lequel tout en conservant l'esprit général du roman de Wilde paru en 1890, il parvient à l'adapter astucieusement pour le conformer aux canons hollywoodiens et le modeler à ses vues. C'est ainsi que dans le seul but de donner une fin morale à ce conte fantastique plutôt morbide, il crée le personnage de Gladys (Dona Reed), fille de Basil Hallward (Lowell Gilmore) l'artiste qui peint le fameux portrait de Dorian Gray. Jeune dandy encore assez naïf et pur, Dorian Gray passe à son insu un pacte avec le diable, son enveloppe corporelle conservant sa jeunesse pendant que les stigmates de ses tourments terrestres s'imprimeront sur le portrait peint de son insolente jeunesse par Basil Hallward. Dès lors, un peu comme le docteur Jekyll de Robert Stevenson qui oscillait entre le bien et le mal après l'absorption d'une potion concoctée par ses propres soins, Dorian Gray subit alternativement l'influence de Basil Hallward qui lui propose de trouver la paix intérieure en lisant La vie de Bouddha et celle d'un vieil aristocrate désabusé, Lord Henry Votton (George Sanders), qui l'incite à vivre ses pulsions sans entrave à grand renfort d'aphorismes cyniques et désespérés sur la condition humaine ("Quand l'intelligence parait sur un visage, elle en détruit la beauté", "Vous oubliez que je suis marié ! - Le charme du mariage c'est qu'il exige le mensonge et le secret", "Je préfère les êtres aux principes et surtout les êtres sans principes", "Il n'y a pas de bonne influence. Toute influence est immorale. Le but de la vie est de réaliser parfaitement sa nature"," Pour moi, "Toujours" est un mot qui me fait frémir. Avec ce mot, les femmes gâchent les plus beaux rêves"). Comme chez Stevenson, les méandres du scénario fait de rebondissements dramatiques amènent le jeune homme à spoiler: subir un retour tragique à sa condition de mortel une fois le pouvoir du tableau maléfique détruit. Quelque subterfuge qu'il utilise l'homme ne peut donc se débarrasser de sa conscience qui le hante, ici un tableau devenu vivant renvoyant à l'éternel jeune homme, la marque visible de sa vie de débauche. C'est par cette dualité que Wilde dénonçait dans son roman l'hypocrisie de la société victorienne de son temps. Comme il en prendra l'habitude, Albert Lewin transperce le noir et blanc de son film de quelques fulgurances en couleur exposant des peintures commandées spécialement pour ses films à des artistes contemporains célèbres. Ici tout d'abord une peinture de facture classique d'Henrique Menida (peintre portugais) représentant la beauté androgyne de Dorian Gray, une autre ensuite tourmentée et bariolée d'Ivan Le Lorraine Allbright (peintre américain) exsudant le stupre et la décrépitude. Sur le premier tableau s'affiche le visage glabre et androgyne d'un jeune acteur débutant, Hurd Hartfield, que Lewin a eu l'audace de placer en tête d'affiche pour ce rôle difficile. La légende veut que Greta Garbo ait songé à sortir de sa retraite pour incarner le rôle de Dorian Gray afin de rendre hommage à l'ambivalence bien connue d'Oscar Wilde qu'elle même revendiquait. Mais les problèmes prévisibles avec la censure ont amené Louis B Mayer à renoncer à cette idée séduisante. Lourde responsabilité donc pesant sur les épaules de Hurd Hartfield heureusement épaulé par le génial George Sanders très en phase intellectuellement avec Lewin avec qui il fera trois films dont le génial "The private affairs of Bel Ami" (1947) où il trouvera sans doute son plus grand rôle. Le raffinement de Lewin l'amenant à dépasser très souvent les budgets alloués, son refus de transiger sur ses exigences artistiques et les très faibles retombées économiques de ses deux derniers films l'ont précipité vers une retraite anticipée qui donne encore plus de prix à une filmographie très restreinte marquée du sceau de la recherche esthétique et des dialogues brillants au travers de la diffusion des grandes œuvres littéraires du patrimoine européen dont il raffolait.
brunocinoche

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2,5
Publiée le 03/12/2015
Encore un exemple de grands livres qui ne font pas de grands films. La mise en scène est trop plate pour transporter le spectateur. Du coup, même les acteurs sont guère convaincants. Reste l'excellent récit d'Oscar Wilde qui aurait mérité une adaptation beaucoup moins sage.
weihnachtsmann

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4,0
Publiée le 05/11/2015
Mystique, philosophique, mystérieux et fascinant. L'attrait de la jeunesse mélangé à des croyances obscures font que cet homme en signant un pacte avec le diable a mis en scène son propre destin funeste. La noirceur de son âme se dévoile "je suis l'enfer et le ciel". L'homme porte également cette ambiguïté dans son être entier....... Superbe version
michmonde

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4,5
Publiée le 05/06/2014
Quelques petites libertés pas dérangeantes du tout par rapport au roman de Oscar Wilde, le seul qu'ait écrit cet auteur à la réputation sulfureuse et qui devait lui valoir d'être voué aux gémonies, par la bienpensance de l'époque, pour ses aspects immoraux. Le film m'est apparu réussi pour, non seulement de par le fait qu'il restitue parfaitement l'atmosphère mystérieuse du livre mais également de par sa réalisation très soignée, à la fois classique et moderne, ses dialogues teintés, certes, d'amoralité et de cynisme mais néanmoins savoureusement subtils, notamment dans les répliques de Lord Henry Wotton, campé par l'inébranlable Georges Sanders, et l'excellente composition de Hurd Hatfield qui incarne à merveille Dorian Gray. Une interprétation fascinante et toute en sobriété par laquelle il parvient à représenter le personnage dans toute sa complexité, tiraillé entre sa volonté de jeunesse éternelle et une culpabilité, refoulée tant bien que mal , de devoir employer des moyens odieux pour perdurer dans sa logique et conserver son secret. Le besoin naitra ensuite de faire un choix entre son hédonisme le conduisant à la débauche ou la repentance envers lui-même et celle qu'il aime, de plus en plus accaparé par la transformation hideuse de son portrait lui révélant le coté néfaste de son intériorité. Une belle histoire riche de sens sur la question du salut de l'âme, déjà exploité par Goethe avec "Faust", mise en image de manière très fine, sans complaisances dans le fond ou excès d'artifices dans la forme, malgré quelques gros-plans en technicolor, sur le portrait, qui nuisent un peu à son homogénéité bien que cela puisse s'expliquer comme une preuve d'amour pour la peinture de la part d'Albert Lewin qui employa également cette technique dans ces deux premiers films.
cylon86

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4,0
Publiée le 20/11/2013
Albert Lewin réalise là la meilleure adaptation du roman d'Oscar Wilde et colle parfaitement à l'univers de l'auteur, teinté de cynisme et d'un peu de mysticisme. En effet, Dorian Gray ne semble jamais vieillir tandis que le portrait de lui qu'a effectué un de ses amis peintres ne cesse de s'enlaidir tandis que l'âme de Dorian se pervertit. Conte cruel, "Le portrait de Dorian Gray" est une très belle réussite. Albert Lewin, cinéaste peu connu et peu prolifique mais réputé pour son intellect et sa culture met ici tout son talent au service d'une histoire qu'il adapte avec brio, gardant le génie de Wilde dans la représentation de la société londonienne du XIXème siècle et dans la psychologie des personnages (en particulier celle de Lord Wotton, aristocrate cynique qui ne se prive de rien interprété par l'irrésistible George Sanders). Les dialogues sont en effets excellents et la mise en scène (à la superbe photographie) est soignée, nous plongeant au cœur d'une atmosphère de plus en plus inquiétante au fur et à mesure que l'âme, et donc le portrait, de Dorian se dégrade. Dans ce rôle difficile, Hurd Hatfield est d'ailleurs impeccable, notamment grâce à sa beauté froide et à son visage renfermé mais néanmoins expressif qu'il arbore durant tout le film.
Yves G.

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3,5
Publiée le 15/09/2013
On présente souvent "Le portrait de Dorian Gray" comme un roman illustrant le thème de la jeunesse éternelle. Car Dorian Gray jouit du don miraculeux de ne pas supporter les stigmates des ans, ayant transmis cette tare au portrait qui a été fait de lui dans la fleur de son âge. Ce thème serait d'une étonnante modernité. Ce n'est pourtant pas celui du roman d'Oscar Wilde écrit en 1890 ni de son adaptation à l'écran en 1944. Pour les deux, il y est moins question d'âge, de vieillissement, que de morale. Les deux reposent sur deux postulats. Le premier est discutable : nous porterions sur notre visage le témoignage des bienfaits et des méfaits de nos vies. L'autre franchement fantastique : Dorian Gray a réussi à transmettre à son portrait ce poids. Le roman d'Oscar Wilde faisait l'éloge du dandysme. Le film de Albert Lewin est beaucoup plus moralisateur. Chez Oscar Wilde, Dorian Gray bénéficie de l'impunité que lui donne son visage éternellement jeune pour se vautrer dans la débauche - voire horresco referens dans la pédérastie. Chez Albert Lewin, le héros est dévoré par le remords de ses méfaits et réussit in extremis à s'amender dans un geste ultime. Evidemment, toute référence, même implicite, à son homosexualité est gommée. Le film de Lewin a été influencé par la psychanalyse freudienne dont Holywood était entiché ("La maison du docteur Edwards" de Hitchcock est réalisé la même année). Dorian Gray remise son portrait au grenier, dans une pièce interdite à quiconque, comme on refoule ses pulsions dans son subconscient. Mais il ne parvient pas à les y contenir.
Thomas B.

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3,5
Publiée le 23/08/2013
Vendu comme film d'épouvante, "Le Portrait de Dorian Gray" tient toutes ses promesses en la matière, malgré un style suranné et légèrement défraîchi. Impeccablement drapé de ses plus beaux atours, plongé dans une introspection de tous les instants, Hurd Hatfield déambule tel un fantôme noir entouré de personnages plus ou moins intéressants. Et la taille de la somptueuse demeure qu'il habite (et qui finit par rendre claustrophobe) n'a d'égale que celle de son ego cruel mais caché. Au contraire de la fameuse peinture maléfique qui se déforme peu à peu, prenant l'aspect de l'Enfer, ses traits restent désespérément figés dans une jeunesse éternelle qui a brûlé son existence sans pour autant le toucher personnellement. Réfléchissant à la bonté, à l'âge et au temps, à la femme aussi, devenant objet de désir fatal et condamné par le regard froid de Gray, Albert Lewin signe ici une adaptation de bonne facture, malgré quelques langueurs. La scène finale, véritable apogée de la tension montante du scénario, laisse de glace autant qu'elle glace, par la simplicité de son jeu, la pénombre de son décor et la voix entêtante d'un narrateur omniprésent tout au long de l'intrigue. On aurait aimé justement que les femmes soient plus présentes (Reed et Lansbury), mais "Le Portrait... " reste un film profondément masculin, tout autant qu'il est un film d'Homme. Difficile de s'attaquer à Wilde, monument énigmatique de la littérature anglo-saxonne. On pardonnera donc à Lewin ses erreurs, et à certains acteurs la fausseté de leur ton. 3,5/5
real-disciple

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4,0
Publiée le 07/12/2012
Un beau film fantastique, remarquablement mis en scène (utilisation des objets, de la couleur, du champ, de la lumière, de l'espace) et avec une bonne interprétation des acteurs. Si le film manque un peu d'émotion, cela demeure un classique du genre.
Arthur Debussy

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4,0
Publiée le 18/05/2012
La transposition du «Portrait de Dorian Gray» de l'écrit à l'écran par Albert Lewin m'a vraiment conquis! Bien sûr rien ne remplace la lecture du roman original, mais sa mise en image lui reste fidèle et fait même preuve d'une grande sensibilité. Le classicisme, voire le conformisme de la mise en scène, certes de très bonne facture, ne fait pas de ce long métrage une merveille du 7e art, où images et sons se conjuguent avec subtilité et beauté pour créer quelque chose d'unique. Certains passages sont bien trop convenus, certains effets de caméra et autre symboles récurrents sont parfois trop appuyés. Idem pour la distribution, solide mais peu audacieuse. Néanmoins ces faiblesses prennent part au charme du film, et sont de toute façon compensée par une atmosphère prenante de bout en bout, et surtout l'interprétation fascinante et très équivoque de Hurd Hatfield. Il suffit d'une ombre sur son visage d'ange pour lui donner une dimension incroyable, une ambiguïté malfaisante absolument magnétique. Certainement que le roman de Wilde y est pour beaucoup, mais le jeu magistral (sans en avoir l'air) d'Hatfield exprime la plus grande des contradictions entre vice et pureté, haine et amour, mensonge et vérité, horreur et beauté. Il laisse planer avec une intensité sourde le doute le plus malfaisant sur sa conduite de dépravé à la noble allure, sur son âme damnée et pourtant capable d'aimer. La fin s'achêve un peu comme un mélo, sur un ajout du réalisateur à l'oeuvre d'origine. Toutefois, il faut bien le dire, le talent de Wilde, les thématiques convoquées d'une façon si intelligente et subtile (surtout à propos de la culpabilité et du vice), le charisme incroyable d'Hurd Hatfield, l'expressionisme de certaines séquences, beaucoup de qualités font de ce film une oeuvre fascinante et hautement recommandable! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
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