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Le Salaire de la Peur
note moyenne
4,1
3146 notes dont 151 critiques
39% (60 critiques)
46% (70 critiques)
8% (12 critiques)
5% (8 critiques)
1% (1 critique)
1% (1 critique)
Votre avis sur Le Salaire de la Peur ?

151 critiques spectateurs

chrischambers86

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/04/2009

"Le Salaire de la peur" fut à l'èpoque l'un des films les plus chers du cinèma français! Grand Prix international du festival de Cannes 1953 et prix d'interprètation masculine pour Charles Vanel, ce terrible suspense retrace le pèriple infernal de quatre aventuriers à bord de deux camions remplis de nitroglycèrine! C'est aussi une rèflexion sur la dignitè du travail humain où Yves Montand et Charles Vanel se montrent extraordinaires d'un bout à l'autre! A la base, un roman qui a fait le tour du monde, celui de Georges Arnaud! Un livre de sang, de sueur et de mort...A l'arrivèe un film humain et intense des annèes 50 avec 500 kilomètres de routes chaotiques, d'incidents de parcours et de bain empli de pètrôle! La mise en scène d'Henri-Georges Clouzot maintient une atmosphère poisseuse avec une histoire qui nous prend aux tripes immèdiatement! Entre les virages à nègocier et un crescendo d'atmosphère terriblement lourde, le film est traversè par des paysages âpre et sauvage! Chef d'oeuvre de duretè et de moiteur, personne n'oubliera la scène èprouvante, dans une mare de pètrole, d'un Vanel noir et visqueux! Telle est la poètique du risque salariè...

elbandito

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/03/2014

Classique du cinéma français, ce chef d’œuvre absolu a reçu la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1953. Cette aventure humaine aux personnages complexes est dotée d’une puissance de jeu incroyable grâce à son quatuor d’acteurs. Tourné entre la Bambouseraie d’Anduze et la Camargue, Clouzot parvient à restituer l’atmosphère poisseuse et étouffante de l’Amérique Centrale, qui semble une prison à ciel ouvert pour ces quatre morts qui marchent vers l’enfer. Sublime.

gimliamideselfes

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4,5Excellent
Publiée le 19/01/2015

Eh ben... je joue souvent à un jeu avec des amis : "pour combien tu fais..." (remplacez les points de suspension par lécher une barre de métro, manger des matière fécale (avec distinctions selon la fraicheur et l'origine du donneur...) et d'autres choses bien trop choquantes, même pour internet). Cependant, conduire un camion plein de nitroglycérine n'a jamais été une question posée... et je pense que j'aurai demandé plusieurs millions (et pas 2000 comme dans le film) et après avoir vu le film... c'est niet... Alors que je pensais que tout avais un prix... Parce que pour une fois on a un film qui porte bien son nom. C'est stressant, angoissant... L'Angoisse, c'est le mot qui définirait le mieux ce film... Si je ne savais pas trop de quoi ça parlait, si ce n'est qu'un type allait conduire un camion (mais c'est tout...), au début, c'est assez surprenant de voir, assez longtemps, un paysage de campagne d'Amérique centrale se développer, avec ses personnages, ses habitudes, ses amitiés, ses amours... Mais surtout sa misère, son ennui et son côté mortifère. Parce que rester là, c'est mourir. Il fallait au moins ça pour justifier le fait que des gens acceptent de conduire ce camion, montrer cette misère (alors c'est encore assez soft, c'est pas Terre sans pain de Bunuel non plus...), montrer ces gens pour que l'on s'attache à eux et que leur sort nous importe. Et puis le couperet tombe, ils sont quatre, ils vont partir dans deux camions et là... éloge de la lenteur. Clouzot a bien évidemment tout compris, tout, absolument tout... Dès qu'il sort, ce premier camion, dès qu'il sort du camp... on voit les pneus avancer tout doucement, il n'y a rien, aucun obstacle, rien... et déjà on sait qu'on va souffrir... Le plan de la sortie doit bien durer 30 secondes, où on voit juste ce camion en plan fixe avancer au pas... et c'est déjà fini, ils sont tous morts, on est mort avec eux... la marche funèbre peut commencer. Le fait de partir à deux camions, c'est juste génial ! Si on se doute que le camion de Montand, qui est le héros, arrivera plus loin que l'autre... ça permet d'alterner les points de vue, rajouter du stress, parce que finalement... on s'attache aux deux autres pilotes aussi. Et on voit ce brave gars qui n'avait peur de rien, un vrai dur qui balise à mort... et le pire, c'est que dans n'importe quel film il aurait été chiant comme personnage, un boulet scénaristique... mais là on le comprend... on le comprend... c'est normal d'avoir peur... on n'est pas humain si on n'a pas peur. Les péripéties s'enchaînent, toutes plus stressantes les unes que les autres... Comme quoi il ne faut pas une grande idée complexe pour faire du grand cinéma... une idée aussi simple que ça, avec une mise en scène aux petits oignons ça fait tout ! C'est la simplicité du truc qui fait la qualité du bidule ! Juste quatre types, de la nitro, deux camions et des embuches... et ça aurait pu durer 5 heures je n'aurai pas quitté mon canapé, j'en aurai été incapable ! tout bonnement incapable ! Et c'est ça le défaut du film, c'est beaucoup, beaucoup, beaucoup trop court... et je suis content qu'Arte ait la présence d'esprit de diffuser le remake demain soir... parce que j'ai envie d'en reprendre une couche, d'en reprendre pleine la gueule ! Claque monumentale, un sommet de précision...

L'homme le plus classe du monde

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/04/2013

Un film que j'ai vu pour la première fois tout petit, et qui m'avais profondément marqué à l'époque. Malgré une introduction un peu trop longue qui peine à rentrer dans le vif du sujet, "le salaire de la peur" nous tient en haleine tout au long du film grâce à un suspense quasi-insoutenable, qui commence dès que les protagonistes mettent un premier pied dans la camion et se termine seulement à la fin du film. On rentre tellement dans le film, qu'on transpire presque autant que les personnages. Difficile également de ne pas faire un petit peu de tachycardie à certains passages. Les gens qui n'ont pas vu ce film ne savent pas ce qu'est le vrai suspense !

NomdeZeus

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4,5Excellent
Publiée le 05/12/2014

LE chef d’œuvre du film d’aventure à la française. Après un démarrage quelque peu poussif, l’intrigue prend son envol avec le départ des deux camions pour ne plus jamais retomber. Charles Vanel et Yves Montant interprètent de façon magistrale deux hommes prêt à tous les sacrifices pour s’extraire de leur situation précaire. L’intrigue offre son lot de situations désespérées et le temps s’envole à une vitesse folle devant ce chef d’œuvre du suspense.

Docteur Jivago

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4,5Excellent
Publiée le 22/03/2014

Palme d'or au festival de Cannes et ours d'or à Berlin, "Le Salaire de la Peur", adaptation du roman de Georges Arnaud par Henri-Georges Clouzot nous envoie en Amérique centrale suivre un groupe d'Européen échoué à Las Piedras, une pauvre bourgade. Lorsqu'un puits de pétroles est détruit par un incendie, quatre d'entre eux acceptent de transporter un chargement de nitroglycérine sur 500 kilomètres au périls de leurs vies, avec comme but de toucher l'énorme prime pour fuir de pays. Divisé en deux parties, d'abord une longue première, décrivant méticuleusement la misère et la pauvreté de cette petite ville ainsi que tous les voyageurs et vagabonds qui y échouent. Décrivant aussi des hommes prêt à tout pour gagner un peu d'argents et étudiant des comportement parfois égoïste ou désespéré. Tout le long du film, Clouzot rajoute une dimension et un contexte politique et social. La deuxième partie, elle est aussi sur un rythme assez lent (mais adéquat), est sous la forme d'un road-movie sur cette longue route, à bord des dangereux camion où la encor il étudie méticuleusement l'âme humaine, et justifiant le titre du salaire de la peur. L'écriture est de très grande qualité, que ce soit au niveau du scénario mêlant intelligence, finesse et une belle, triste et complexe étude humaine à travers ses quatre personnages tout aussi bien écrit et notamment celui de Mario. Le suspense nous tien en haleine de bout en bout et le rythme lent est adéquat à ce récit très riche. Le montage est impeccable et la réalisation de Clouzot l'est tout autant. L’atmosphère âpres, parfois sombre et lourde est prenante, aidé par une absence de musique à l'exception de quelques touches classiques par rare moment. Le noir et blanc crépusculaire est impeccable et sublime les superbes paysages, extérieurs notamment. Côté interprétation, c'est dominé par un très grand et charismatique Yves Montant, donnant puissance et complexité à son personnage, les autres acteurs, à l'image de Charles Vanel ou Folco Lulli sont impeccable. Une très grande œuvre, d'une richesse d'écriture éblouissante et dont la vision pessimiste de l'homme fait froid dans le dos. Complexe et brillant.

dougray

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4,0Très bien
Publiée le 15/04/2015

"Le salaire de la peur" est souvent considéré comme le chef d’oeuvre de l’extraordinaire Henri-Georges Clouzot. C’est un peu injuste au vu des "Diaboliques" ou de "Quai des Orfèvres" qui étaient également des merveilles. Mais force est de reconnaître qu’on se trouve face à un très grand film dont l’ambition démesurée est pleinement récompensée. En effet, il ne faut pas oublier que "Le salaire de la peur" traite d’un sujet pouvant paraître limité (un road movie avec des camions pouvant exploser à tout moment) et s’accorde, de surcroît, une durée étonnement longue pour un film français de l’époque (près de 2h30). Mais, le génie de Clouzot est, bien évidemment, de ne pas avoir limiter l’intérêt de son film à la seule question de savoir si la nitroglycérine va exploser ou pas. Car, Le salarie de la peur est, avant tout, le portrait d’une bande de baroudeurs désabusés, perdus dans une Amérique Latine rêvée qui s’est transformé en prison infernale et qui tentent, par tous les moyens, de se payer le billet de retour au pays. Ce background apporte une formidable densité au récit et permet de rendre indispensable la longue introduction qui précède le départ des camions et qui, avec un autre réalisateur, aurait pu n’être qu’un fastidieux préalable à l’action. C’est grâce à cette introduction qu’on comprend les motivations des personnages dans cette mission suicide (l’appât du gain ayant moins d’importance que la perspective de quitter le pays) et qu’on apprécie à sa juste valeur leur évolution. Car, comme toujours chez Clouzot, la nature humaine et ses nombreuses contradictions est à l’honneur et le réalisateur ne cessent de prendre le spectateur à rebrousse-poil. A ce titre le personnage de Mario (charismatique Yves Montand) est un modèle du genre puisqu’il apparaît, tout d’abord, comme une sorte de prince charmant flegmatique et sûr de lui, puis se montre bien plus rustre et en quête d’un mentor, pour finalement, se révéler tête brûlée sans grands états d’âme ! Le personnage ne cesse de muer à mesure que l’intrigue avance… comme si Clouzot voulait rappeler que ce sont bien les événements qui façonnent les Hommes et que l’instinct de survie est le plus fort. Monsieur Jo (Charles Vanel) est, également, passionnant puisqu’il se présente comme un cador magnifique et se révèle être, finalement, un lâche trahit par ses nerfs (voir par son âge). Chacun des personnages a, donc, son histoire et ses motivations, de l’Italien condamné par la maladie (Folco Lulli) à l’Allemand mort à l’intérieur (Peter Van Eyck) en passant par la bonne amoureuse du héros (Véra Clouzot). Ce dernier personnage m’a, d’ailleurs, laissé un peu dubitatif et surprend de la part de Clouzot qui nous avait habitué, dans ses autres films, à des rôles de femmes fortes et qui fait de ce seul personnage féminin une sorte de chien à la botte du premier qui lui donne un peu d’affection ! Faut-il y voir une volonté du réalisateur de ne pas accorder trop d’importance aux femmes et d’accentuer l’ambiguïté de la relation entre Mario et Jo ? C’est fort possible… et ce d’autant plus que cette ambiguïté expliquerait, également, la scène finale, qui peut laisser dubitatif de prime abord (mais pourquoi risquer sa vie maintenant qu’il a obtenu ce qu’il veut ?) mais qui pourrait être une manifestation du remord du personnage suite au sort qu’il a réservé à son compagnon. Cette façon de voir le film semble, d’ailleurs, être confirmée par l’évolution de la relation entre Mario et Jo qui passe de l’euphorie suivant le coup de foudre de leur première rencontre à la déception en découvrant la vraie nature de l’autre… déception qui engendre la haine, fait commettre l’irréparable puis s’achève dans le regret et la mort. Le seul fait que l’on puisse interpréter "Le salaire de la peur" sous cet angle en dit long sur la richesse du propos et le talent de Clouzot… qui n’a pas oublié de soigner la forme en plus du fond. En effet, le réalisateur a su tirer le meilleur de son intrigue sur le plan du suspense en limitant le nombre d’obstacles rencontrés par les camions (ce qui permet d’éviter la redite) et en les rendant terriblement crédibles (ce qui permet une immersion du spectateur)… tout en passant d’un camion à l’autre afin de rythmer son intrigue. Mais, surtout, il nous offre des plans terriblement évocateurs (le puits en feu, la mare de pétrole où s’engouffrent les personnages…) et même des moments de grâce à inscrire au Panthéon du cinéma (l’explosion du premier camion est filmée avec génie). "Le Salaire de la peur" n’a donc pas usurpé sa flatteuse réputation et peut, sans doute, être considéré comme le plus grand film de son réalisateur.

_domimi_

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4,5Excellent
Publiée le 13/05/2014

A quoi reconnait-on (notamment) une œuvre cinématographique majeure : à son intemporalité, et la manière qu'elle a de s'imposer à vous le temps de sa projection. Nous sommes ici face à un film complexe et évolutif. Deux parties bien distinctes aussi bien dans la mise en scène qu'elles proposent, les émotions qu'elles véhiculent mais également la manière de traiter un des sujets central de ce film : la mort et les forment qu'elle peut prendre pour ces personnages (relative dans la 1ère partie, bien réelle dans la seconde). La maestria du film réside également dans l'impact que ces 2 parties vont avoir sur l'évolution des relations entre les 4 protagonistes (les pouvoirs et les ascendances s'inversent, les amitiés deviennent animosité) mais également sur le comportement de chacun : les faibles deviennent les forts, les admirés deviennent les moqués, la nature profonde de chacun s'exacerbe. Le tout servi par un quatuor d'acteurs exceptionnel qui tentent désespérément de s'accrocher à la vie alors que c'est la mort qui les a attrapé bien avant ce convoi.

Bub ... Haut les flingues,

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/03/2014

Ce film du grand Clouzot a pété la barre de l'angoisse, du suspens et du spectaculaire dans les années 1950. Aujourd'hui, quelques cinéphiles numérisés vont vous balancer que c'est une daube revue et re-revue, ce qu'ils sont incapables de piger c'est qu'il fut le premier de ce genre et qu'il a 61 ans. De plus, rien qu'à la lecture du casting, on réalise que H.G. Clouzot était un génie du cinéma, il ne prenait pas n'importe qui pour interpréter ses personnages.

Maitre Kurosawa

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4,5Excellent
Publiée le 14/02/2014

Une histoire d'amour, une histoire d'argent, mais surtout un grand film sur la peur: cette oeuvre d'Henri-Georges Clouzot est absolument remarquable. L'interprétation d'abord, qui s'apparente à de l'artillerie lourde, avec en point d'orgue le duo Montand-Vanel. La relation entre les deux hommes est passionnante et fait naître une tension oppressante, avec une évolution singulière des rapports de force qui s'exercent entre eux. Et si le film possède un suspense d'une qualité rare, c'est principalement grâce à sa construction. Une présentation de la situation lente et précise, avec des personnages déjà plus que tendus. Puis une partie centrale riche en rebondissements, inventive, et extrêmement bien rythmée. Enfin, la partie finale est un grand moment de mise en scène, où le spectateur, en totale empathie avec les personnages, compte les secondes tant il ne peut plus retenir sa respiration. Génial, cruel et flamboyant. Tout proche de la perfection, Clouzot est un géant !

soniadidierkmurgia

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4,5Excellent
Publiée le 07/01/2012

Le film sans doute le plus célèbre de Clouzot. On connaît par cœur l’histoire reprise en 1977 par Friedkin dans « Le convoi de la peur ». Pourtant à chaque vision le suspense marche à fond même si l'on sait que Vanel finira dans une mare de pétrole. C’est là sans doute le mystère des grands films . Pourtant « Le salaire de la peur » ne manque pas de défauts notamment une première partie un peu longuette où Montand montre les limites de son jeu dans des décors parfois peu crédibles. Vanel de son côté confirme qu’il est un immense acteur passant avec maestria et tout en mezza voce de la posture du caïd à celle du poltron. Sa prestation lui valu en 1952 le prix d'interprétation à Cannes. C’est sans doute la transfiguration de son personnage qui a intéressé Clouzot. Les conditions extrêmes révèlent les hommes à eux-mêmes et Montand et Vanel suivent deux trajectoires parallèles qui jamais ne se croiseront. Montand le dilettante un peu falot qui n’hésite pas à maltraiter une Vera Clouzot empreinte de dévotion, se dévoile comme un horrible arriviste quand il entrevoit la possibilité de devenir riche et n’hésitera pas à rouler sur la jambe de son copain d’infortune le moment venu. Vanel au final recueille plus de compassion de la part de Clouzot, car s’il est un faux dur, rouleur de mécaniques, il n’en demeure pas moins humain devant un danger qui en réalité devrait amener à la prudence le plus téméraire. Ces deux- là se jouent la comédie depuis le début et se la joueront jusqu’au bout, se contentant seulement d’inverser les rôles. Par opposition l’autre équipage nous montre la supériorité d’un collectif construit sur le respect mutuel. Il est vrai que les deux compères n’ont plus rien à espérer de leurs parcours respectifs. Assurément un film mené de main de maître qui nous en apprend beaucoup sur le comportement humain face à l'exceptionnel et à la peur.

titusdu59

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 20/12/2009

Un excellent film, aidé par d'excellents acteurs, et un scénario de folie, qui nous permet de ne pas nous ennuyer une minute. Un suspense brillament distillé par Clouzot qui fait frissonner jusqu'à la dernière minute.

Ti Nou

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3,0Pas mal
Publiée le 06/05/2009

Après une première heure irregardable et stéréotypée, le suspense se met enfin en place, la simplicité du concept n'ayant d'égal que son efficacité malgré des personnages et quelques rebondissements prévisibles.

RENGER

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3,0Pas mal
Publiée le 07/02/2008

Henri-Georges Clouzot adapte ici le roman homonyme de Georges Arnaud, publié en 1950. C’est l’année suivante qu’il entame le début du tournage de ce film qui laissera avec le temps, son empreinte dans l’histoire du cinéma français. Au cœur d’un vieux village pauvre et perdu au fin fond de l’Amérique centrale, un groupe d’hommes persistent à espérer une vie meilleure. En effet, ici, ils n’ont ni argent, ni travail, ils sont près à tout pour quitter ce trou paumé, même à accepter un boulot suicide comme celui de faire acheminer à travers les montagnes, deux poids lourds chargés de nitroglycérine. Tel le Messi, ils voient cette opportunité comme une très belle occasion pour fuir ce hameau, bien que cela soit à leurs risques et périls. Clouzot prend tout son temps pour installer sa trame et nous installer au cœur de son film. Sur les deux heures trente que compte son film, il passe plus d’une heure à filmer l’attente et l’ennui vécus par ces hommes, jusqu’au moment tant attendu, l’arrivée des fameux chargements, signe de leur délivrance ! Clouzot en profite pour nous offrir un sublime duo, un tandem que nous ne sommes pas près d’oublier, celui de Yves Montand (Paris brûle-t-il ? - 1966) et de Charles Vanel (La Main au collet - 1955), à la fois puissant et magnifique à l’écran, tout comme la dernière séquence du film, touchante et émouvante, une joie qui se transforme en tragédie ! Il est important de rappeler que cette œuvre à été couronnée lors de différents festivals à travers le monde, en témoignent ses nombreuses récompenses : le BAFTA du Meilleur film en 1955, l'Ours d'Or au Festival de Berlin en 1953, le prix d'interprétation masculine pour Charles Vanel et la Palme d’Or lors du 6ème festival de Cannes en 1953. A noter aussi, l’existence d’un remake US, celui de William Friedkin : Le Convoi de la peur (1977).

this is my movies

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4,0Très bien
Publiée le 05/02/2016

Un grand film d'aventure, qui brosse tout d'abord une galerie de personnages pas vraiment sympathiques mais qui a le mérite de bien exposer chacun d'entre eux ainsi que le contexte du drame à venir. Clouzot mène son histoire avec brio et nous embarque ensuite dans une aventure éprouvante, étouffante, tendue comme rarement et parcourue de morceaux de bravoure incroyable. Le film évolue sur un fil et nous tient en haleine de bout en bout, dominé par 4 acteurs au top et plus particulièrement Y. Montand qui domine son rôle avec beaucoup de maestria. Alors j'ai eu du mal à me faire à certaines personnalités et le récit est parfois un peu trop abscons mais ça reste un grand moment de cinéma. Un grand film, aussi beau plastiquement que dur psychologiquement. D'autres critiques à lire sur

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