Mon AlloCiné
Le Salaire de la Peur
note moyenne
4,1
3185 notes dont 157 critiques
40% (63 critiques)
45% (71 critiques)
8% (13 critiques)
5% (8 critiques)
1% (1 critique)
1% (1 critique)
Votre avis sur Le Salaire de la Peur ?

157 critiques spectateurs

Bernard D.

Suivre son activité 13 abonnés Lire ses 107 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/02/2018

Quel plaisir que de pouvoir revoir sur grand écran « Le salaire de la peur » de Clouzot sorti en 1953. La première partie montrant ce petit village d’Amérique du sud brûlé par le soleil et où traîne une faune de persona non grata dans leur différents pays, enfermés « dans une prison à ciel ouvert » est peut-être un peu longue même si elle permet de comprendre pourquoi tous sont prêts à accepter cette mission dangereuse. Vera Clouzot n’est pas spécialement mise en valeur car exploitée par le tenancier d'un bar-hôtel-épicerie … interprété par Dario Moreno ! Quelques touches « politiques » également vis-à-vis d'une société pétrolière américaine… ce qui vaudra au film quelques coupures par la censure américaine ! Mais ensuite et malgré les 2 h 30 de ce film, quel plaisir que de retrouver le tandem Yves Montand – Charles Vanel car même en connaissant l’histoire et son issue, on se laisse envahir par le suspense de ce convoi pour le moins explosif ! L’image est magnifique avec une série de gros plans montrant la peur de chacun et des cadrages audacieux pour l’époque. A l’esthétique du film, s’ajoute une analyse psychologique fine des 2 conducteurs Spoiler: oscillant entre des mots très durs « Salop, fumier, ordure …. Tu n’es qu’une gonzesse » et des gestes de compassion touchants. Les acteurs – comme toujours avec Clouzot – donnent le meilleur d’eux-mêmes et Charles Vanel dont la jambe est écrasée dans une mare de mazout restera un grand moment de cinéma … surtout quand on sait que Clouzot a imposé au grand Charles Vanel de l’époque, de jouer réellement dans une mare de mazout pour être au plus proche de la réalité. Le tandem conduisant le second camion, formé par Luigi, maçon italien aux poumons ravagés par le ciment, et Bimba est tout aussi touchant. Bref un film magistral en termes de suspense ce qui a valu à HG Clouzot le surnom de "Hitchcock français" et d’obtenir la même année la palme d’or à Cannes et le Lion d’or à Berlin, Clouzot étant avec avec Michelangelo Antonioni et Robert Altman, le seul cinéaste à avoir remporté les 3 récompenses suprêmes des 3 principaux festivals européens.

Cinéphiles 44

Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 1 871 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/02/2018

Nous sommes dans un village d’Amérique du Sud où quelques Européens ont échoués espérant trouver du travail. L’occasion se présente lorsqu’une compagnie pétrolière propose deux milles dollars à qui voudra bien être chauffeur et transporter de la nitroglycérine pour éteindre un feu dans un puits de pétrole à 500 kilomètres. Le chargement est explosif, la mission suicidaire. Bon nombre vont alors lâcher l’affaire, mais quatre hommes postulent. Après une heure d’hésitations et de questionnements sur cette mission qui met en jeu des vies pour le l’argent, Henri-Georges Clouzot nous emmène sur les routes en piteuses états avec ses protagonistes joués notamment par Yves Montand et Charles Vanel. Le cinéaste réalise un film étouffant, fascinant, et sans aucun doute stressant du fait que la mort rôde à tout moment dans le chargement des camions. Clouzot a si bien préparé son intrigue qu’il ne lui reste qu’à nous montrer des cailloux sur une route, un virage trop serré, des gouttes de sueur sur des fronts ou faire fumer ses personnages près des camions. Grand Prix à Cannes, meilleur film aux BAFTA et Ours d’Or à la Berlinale en 1953, le chef d’œuvre méritait bien une ressortie en version restaurée en 2017. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com

Nicolas L.

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 134 critiques

3,5Bien
Publiée le 10/01/2018

Puissant malgré l'époque (le film date tout de même de 1953). Une intro un peu longue mais après quel suspense !!

7eme critique

Suivre son activité 104 abonnés Lire ses 2 586 critiques

4,0Très bien
Publiée le 09/01/2018

Le convoi de l'extrême ! Henri-Georges Clouzot nous propose un film à grande tension avec ce concept de transport de nitroglycérine en terrain périlleux. "Le salaire de la peur" est une aventure aussi prenante que stressante, emportée par des acteurs d'exception et une brillante mise en scène.

ronny1

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 262 critiques

4,0Très bien
Publiée le 19/11/2017

LE SALAIRE DE LA PEUR est un condensé de l'art de Clouzot. Une première partie un peu longue, permet la mise en place des personnages et de leurs relations masochistes, dont Vera Clouzot est une victime aussi touchante que sexy. Cet univers topographiquement très précis (un village d'Amérique du sud filmé en Camargue !) devient rapidement concentrationnaire. Pour en sortir il faut de l'argent, postulat qui amène la deuxième partie : le transport de la nitroglycérine sur 500 km de route défoncée, moyennant une forte prime. Commence alors un enchaînement de morceaux de bravoure, mais pas que… La tension et la peur exacerbera la relation entre Montand (dont c'est le premier grand rôle au cinéma) et le génial Charles Vanel (Gabin refusa le rôle). Le courage de l'un et la peur de l'autre finiront par inverser le rapport dominant dominé. Le réalisateur réussit parfaitement la synthèse entre un thriller psychologique et le film d'action pur, une première à l'époque, réalisant un film « américain » à la John Huston, la noirceur en plus, Clouzot étant nettement moins optimiste sur la nature humaine. Le film rencontra un immense succès planétaire et inspira un remake (remarquable) de William Friedkin. La tragique et ironique scène du BEAU DANUBE BLEU décida certainement Kubrick pour un des choix musicaux dans 2001.

fredstroup

Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 65 critiques

4,0Très bien
Publiée le 12/11/2017

Des repris de justice exilés dans un pays latino-américain acceptent une mission périlleuse pour gagner une prime : transporter de la nitroglycérine en camion sur des pistes défoncées pour aller éteindre un puit de pétrole. Scène d’exposition des personnages un peu longue avant que le convoi ne parte. Extraordinaires images dans la mare de pétrole. Suspense. La manière machiste de se comporter du personnage joué par Montand avec Vera Clouzot dérange aujourd’hui ainsi que quelques remarques racistes.

Xavi_de_Paris

Suivre son activité 31 abonnés Lire ses 2 437 critiques

4,0Très bien
Publiée le 28/10/2017

Un très grand classique du cinéma français, et une très belle réussite à tous les niveaux. Après une introduction certes un peu longue, le film se lance dans le vif du sujet. Et là, le moins que l'on puisse dire c'est que le film n'a pas pris une ride. D'un point-de-vue technique, il n'y a rien à redire, et le suspense est superbement mis en scène dans une intrigue qui tient en haleine jusqu'au bout. Les acteurs sont impeccables, incarnant chacun à leur manière tous types de personnalités et de réactions face à l'adversité.

Arzhur M.

Suivre son activité Lire ses 3 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 03/10/2017

Bof, j'avais jamais vu... Une petite frappe qui traite ses potes et sa nana comme du mou de veau..... Ce film est trop long, il faut attendre 1 h avant qu'il ne se passe quelque chose et en définitive, çà ne casse pas trois pattes à un canard... Il parait que Gabin a refusé le rôle, je comprends pourquoi... Et voir Charles Vanel bedonnant jouer les caids du bar, c'est comme demander à Christian Clavier de jouer Terminator... Sorcerer ou le convoi de la peur est un remake de 1977, avec Roy Schreider et Bruno Cremer et est mille fois mieux!!! ....... Le salaire de la peur a sûrement été à son époque un grand film, à l'heure actuelle, il n'est même pas un bon souvenir.... Une mention spéciale pour la fin "nanardesque" du film, bref à oublier !!!!

ludovic-50

Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 249 critiques

4,0Très bien
Publiée le 11/06/2017

Si le film s'avère quelque peu long et pas particulièrement passionnant en première partie, la deuxième est tout autre chose et réunis ici tous les ingrédients d'un bon film d'aventure mettant en pression les personnages dont leur objectif est de livrer une cargaison hautement dangereuses de nitroglycérine. Les acteurs sont très bons notamment Yves Montand et Charles Vanel. Une histoire très prenante mettant le spectateur dans le suspens et l'angoisse jusqu'au bout mais aussi très humains ou chacun s'entraide pour arrivé à destination vivant. Un road movie excellent et qui nous tiens donc en haleine avec une fin surprenante et tragique à la fois. A voir

Matis H.

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 138 critiques

4,5Excellent
Publiée le 29/10/2016

Quelle claque. Avec "Le Salaire de la Peur" Henri-Georges Clouzot prouve qu'on peut faire du grand cinéma avec un concept simple : quatre chauffeurs, deux camions et plusieurs centaines de litres de nitroglycérine. Et ça fonctionne parfaitement. Ça fonctionne car Clouzot a eu l'intelligence de créer des personnages avant de les mettre face à cette situation. Le long-métrage surprend donc, se posant pendant une bonne heure au milieu de ce paysage d'Amérique centrale, dépeignant ses habitudes, ses amitiés, ses amours, mais surtout sa misère. Misère d'un paradis perdu, où tout le monde se rend et ne rêve plus que de partir. C'est par ce biais que l'on s'attache aux personnages, car l'empathie, au vu de leur situation désespérée, est immédiate. A préciser que le tout est magnifiquement mis en image par la superbe photographie et les cadres somptueux. De plus, cela fonctionne aussi parce que Clouzot sait créer l'angoisse, la tension, car la mise en scène prend vraiment son temps pour l'instaurer, le premier démarrage de moteur annonce le début d'une lente marche funèbre, à ce moment on sait ce qui attend les protagonistes, et cela avant même le départ des camions, la scène du chargement de la nitroglycérine est par ailleurs remarquable. Tout est millimétré, on compte les secondes, chaque plan sur un pneu devient source de stress, le bruit du bois qui craque sous le poids d'un des véhicules nous cloue sur place, c'est parfaitement maitrisé et les deux heures et demi passent à une vitesse folle, il aurait presque fallut plus. Le réalisateur français parvient à créer des images chocs, autant dans la première partie que dans la seconde, qui hanteront le spectateur pour longtemps Spoiler: (Les pieds du pendu derrière l'arbre, le corps de Charles Vanel recouvert de pétrole). Avec son récit d'une grande simplicité, Henri-Georges Clouzot réalise une oeuvre aussi désespérée que ses personnages, ces derniers étant prêts à tout pour s'en sortir. Un long-métrage qui, grâce à sa mise en scène d'une maitrise rare et sa noirceur social, touche à la perfection. "Il y a des 'ricains ici ?" "Tu parles, quand il y a du pétrole ils sont pas loin" comme il est parfois triste d'avoir raison.

Shephard69

Suivre son activité 55 abonnés Lire ses 1 701 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/09/2016

Après une longue première partie qui met lentement en place ses personnages et son canevas de rapports humains superbement complexes et fouillés, un film qui prend ensuite tout son essor dans une seconde moitié qui réserve une plongée fascinante sur les mécanismes de la peur au travers de scènes au suspense suffocant magnifiquement mises en scène. Une œuvre qui m'a fait penser au film de John Huston "Le trésor de la Sierra Madre" pour son ambiance d'aventures dans un cadre exotique miséreux. Yves Montand, que je découvre ici, livre une prestation charismatique et dont le charme et la prestance font beaucoup à Humphrey Bogart. Un chef d'œuvre d'anthologie qui mérite amplement sa réputation et ses récompenses.

Eselce

Suivre son activité 51 abonnés Lire ses 3 723 critiques

4,5Excellent
Publiée le 05/09/2016

Un début trop long, je dois reconnaître que les américains ont presque eu raison de raccourcir les 45 premières minutes. Mais elles ont un intérêt : Présenter le personnage "Jo" en dur à cuir jusqu'au départ du camion. Charles Vanel nous offre une prestation impressionnante, bien plus que les autres acteurs ! Passer du courageux et intrépide au lâche et faible, c'est toute une performance ! Charles Vanel face à Yves Montand, c'est beau. J'ai aimé les péripéties du film et les difficultés rencontrées. Magnifiques prises de vue dans les moments de stress. Lorsque les camions démarrent, il n'y a pas que les châssis qui grincent, le spectateurs s'accroche tout autant. Un excellent divertissement, encore aujourd'hui !

Tiger V.

Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 1 248 critiques

4,0Très bien
Publiée le 23/05/2016

Voilà un film qui montre la magie du cinéma des années 60. Un film qui date beaucoup mais qui a eu son effet sur moi lors du visionnage. Un scénario simple, original et efficace comme le transport de la nitroglycérine avec quelques idées bien trouvés. Gros inconvénient du scénario, le début est vraiment lent à démarrer. Un casting qui joue bien leurs rôles. On se croit dans le feu de l'action. Des péripéties diversifiées et risquées. C'est fou ce que dégage ce film en suspense et en tension. Et sans arrêt en plus. Que dire de plus, il suffit d'être embarqué pour passer un bon moment de cinéma. Malgré le début lent, on ne se lasse pas de ce film qui dégage une efficacité comme on peut voir pour certains films de nos jours.

Dark V.

Suivre son activité Lire ses 63 critiques

4,0Très bien
Publiée le 07/04/2016

voilà un film d'action bien mené de bout en bout et qui ne prend pas le spectateur pour un imbécile. Suffisamment rare pour être regardé

David D.

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 146 critiques

4,5Excellent
Publiée le 01/03/2016

Un coin d'Amérique Centrale où il n'y a à première vue que du pétrole et des sierras, 2 camions remplis ras la casquette de bidons de nitro dont un seul litre réduit en poussière un rocher de 10 tonnes, 4 durs expatriés qui n'ont plus rien d'autre à perdre que leur vie... "Le Salaire de la peur", film de l'année 1953 (1er prix à Cannes, Berlin et Londres) est aussi une des plus grande réussite du cinéma français. La première partie qui plante (un peu) le décor et (beaucoup) les personnages est indispensable, et aurait même pu à elle seule faire l'objet d'un film noir aux couleurs exotiques très correct. Seulement, il y a la seconde, passionnante, pleine de suspense et de scènes toutes réussis, mais surtout étudié, pensé, millimétré pour faire du grand cinéma. Et des dialogues dont pas un seul n'est inutile ou mauvais: même les phrases murmurés possèdent couleur et esprit. Le film repose aussi sur une idée excellente et parfaitement exploité: révéler les personnages devant les événements. Le principal, Mario , est sans doute le moins sympathique et peut-être même le moins profond. Mais, fort bien joué par Yves Montand, il centralise avec brio la plupart des (bonnes) idées du film. Mario, corse d'origine passé (on imagine vite et mal) par Paris, petite frappe sans envergure, raciste par lâcheté, macho par frime, et immature sous ses airs de caïd, se révélera un vrai dur, courageux autant que sans guère d’états d'âme. Récompense comme punition viendront toute deux justement pour cet anti-héros. Le personnage de Jo est le sommet de la carrière de Charles Vanel, qui détient par ailleurs le record de longévité du cinéma français (75 ans entre sa première -un court-métrage de 1912- et sa dernière -le film "Les saisons du plaisir" en 1987- apparition sur les écrans !) et sera justement récompensé à Cannes pour son rôle dans "Le Salaire de la peur" Vrai caïd parisien, qui a roulé sa bosse un peu partout et jusque avec le directeur local américain d'une compagnie pétrolière par le passé, tout en frime et sang-froid, il se révélera doucement (on en a un premier aperçus dés son exagéré contrôle du camion avant le départ) couard et sa fierté se liquéfiera plus vite qu'un filet de pétrole surgissant d'un pipe-line crevé. Nostalgique, vieillissant, égoïste et lâche, il n'en marquera pas moins le spectateur par ses défauts humains et l'incroyable prestation de Charles Vannel totalement habité par son personnage, plus réaliste et moins grandiloquent que le jeu d'Yves Montand a qui il donne, par moment, une vrai leçon de comédien -ce n'est pas peu dire devant la prestation déjà réussi de Montand- Il y a aussi, et ils sont aussi indispensables que la première partie du film, les 2 autres chauffeurs: Luigi (comme dans le célèbre jeu 40 ans plus tard, il jouera avec et contre Mario selon le déroulement de la partie ;) ) joué par Folco Lulli (peu connu en France), est régulièrement la bouffée d'air pur du film (air pur dont il a lui d'abord bien besoin, condamné par une maladie des poumons à court terme si il ne trouve pas le moyen de quitter le pays et son métier de maçon), joyeux et attachant, naïf et courageux. Il fait équipe avec un allemand (le duo germano-italien étant bien plus sympathique que celui Hitler-Mussolini quelques années auparavant, clin d’œil historique quasi contemporain de HG Clouzot?) sombre, "mort" déjà dans les mines de sel nazi (où l'a peut-être conduit son homosexualité plus ou moins refoulé, comme il le confiera à Luigi), ce Bimba (Peter van Eyck), tout en sang-froid et ingéniosité, est sans doute celui qui avait le plus de chance de mener un camion à bon port. Sa participation au quatuor du film, en tout cas, apporte de l'équilibre à l'ensemble. Équilibré en tout est une des premières impression qui ressort de ce film, en tout cas, et même le personnage de Linda (Vera Clouzot), à première vue inutile, participe à l'éclairage sur le personnage principal et illuminera la fin de ce chef-d'oeuvre.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top