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Le Salaire de la Peur
note moyenne
4,1
3239 notes dont 160 critiques
41% (65 critiques)
44% (71 critiques)
9% (14 critiques)
5% (8 critiques)
1% (1 critique)
1% (1 critique)
Votre avis sur Le Salaire de la Peur ?

160 critiques spectateurs

marmottefurieuse

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/10/2018

Un grand film qui commence de manière lente avant l'arrivée de Jo (Charles Vanel). L'action se déroule dans une petite ville d'un pays de l'Amérique du Sud ou centrale où vivent quelques étrangers indésirables (Italiens, Français, britanniques, allemands) dans leur pays respectif. Mario (Yves Montand) est un jeune homme français qui est venu se perdre dans cette contrée du monde déshéritée alors que le sol regorge de pétrole exploité par une société américaine. Pourtant, le ton du film va radicalement changer après un accident survenu sur l'une des installations de la société pétrolière. une mission quasi-suicide est montée de toute pièce : convoyer de la nitroglycérine sur deux camions adaptés sommairement et faire 500 kilomètres dans des conditions de sécurité inexistantes. De la sueur et de la peur pour justifier une prime de 2000 dollars pour ceux qui rempliront la mission. Deux convois partent avec à leurs bords Jo (Vanel) remarquable en faux dur, Mario (Montand) le jeune casse-cou insolent et quelque peu mauvais garçon qui néglige l'amour que lui porte Linda (Vera Clouzot), Luigi (Lulli) le gentil et débonnaire Calabrais et Bimba (Van Eyck) l'allemand que tout le monde craint. La deuxième partie est une succession de péripéties où l'esprit de camaraderie va être mis à contribution. Mais c'est surtout la fin qui marque les esprits avec l'agonie de Jo, maculé de pétrole qui repose sa tête sur Mario. une scène émouvante et intime dans la cabine du camion où les deux compères s'échangent leurs dernières paroles. Enfin, la toute dernière scène avec Mario qui périt bêtement sur le chemin du retour alors que le plus terrible avait été parcouru et que Linda se réjouit de son retour en dansant est terrible pour le spectateur... Un film immanquable.

cheesecake631

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3,5Bien
Publiée le 23/07/2018

Un film culte qui mérite le détour pour son discours réaliste et cru, enlevé par un Yves Montand plus sérieux que d'ordinaire. Le Salaire de la peur nous montre le parcours catastrophique de convoyeurs de glycérine, qui peuvent perdre la vie au premier cahot sur la route, et sont donc littéralement "payés pour mourir". Beaucoup n'en réchapperont pas... Et c'est bien ce qui nous émeut dans ce film, on sait que de tels hommes ont existé pour le confort de l'industrie, et l'on suit alors les déboires d'Yves Montand avec d'autant plus de chagrin (le sort réservé à l'ami est tout bonnement horrible et son agonie face à un Montand dépité par la situation est bien triste). Le final nous révolte du peu de compréhension du directeur du convoi face aux victimes qu'il a provoquées, on a tremblé pendant deux heures pour un constat bien pessimiste. D'ailleurs, le film accuse une durée trop longue (plus de 2h30) pour rester passionnant de bout en bout, surtout que le début est laborieux avec son bavardage interminable, on le voit une fois, mais deux... Un drame réaliste émouvant et dur, qui fait suite à un début long et mou, et dont la durée en rebutera plus d'un spectateur. Mais en finalité une prise de conscience assez triste.

Le raleur

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4,0Très bien
Publiée le 23/03/2018

Jeudi 8 mars 2018 : j'ai redecouvert ce film avec un immense plaisir trente ans après l'avoir vu Du très grand "Clouzot" ou suspens, aventure et comédie se complètent à merveille sans ennui.

Gfa C.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/03/2018

Vu et avis le 20180208 Première fois que je le vois en entier. Sous une apparente simplicité, un film riche. Je pense que le thème principal du film est la camaraderie. Dans le film elle subit plusieurs épreuve le manque d agent et le désœuvrement, les femmes (le jour de congé de Linda entre autre), l appât du gain (le mouchoir blanc, les planches pour signaler le trou), la peur (jo et le ponton vermoulu, Luigi qui essaie d éteindre la mèche). Le film est très long, on sent bien qu'il est long, mais il passe très vite quand même.

Bernard D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/02/2018

Quel plaisir que de pouvoir revoir sur grand écran « Le salaire de la peur » de Clouzot sorti en 1953. La première partie montrant ce petit village d’Amérique du sud brûlé par le soleil et où traîne une faune de persona non grata dans leur différents pays, enfermés « dans une prison à ciel ouvert » est peut-être un peu longue même si elle permet de comprendre pourquoi tous sont prêts à accepter cette mission dangereuse. Vera Clouzot n’est pas spécialement mise en valeur car exploitée par le tenancier d'un bar-hôtel-épicerie … interprété par Dario Moreno ! Quelques touches « politiques » également vis-à-vis d'une société pétrolière américaine… ce qui vaudra au film quelques coupures par la censure américaine ! Mais ensuite et malgré les 2 h 30 de ce film, quel plaisir que de retrouver le tandem Yves Montand – Charles Vanel car même en connaissant l’histoire et son issue, on se laisse envahir par le suspense de ce convoi pour le moins explosif ! L’image est magnifique avec une série de gros plans montrant la peur de chacun et des cadrages audacieux pour l’époque. A l’esthétique du film, s’ajoute une analyse psychologique fine des 2 conducteurs Spoiler: oscillant entre des mots très durs « Salop, fumier, ordure …. Tu n’es qu’une gonzesse » et des gestes de compassion touchants. Les acteurs – comme toujours avec Clouzot – donnent le meilleur d’eux-mêmes et Charles Vanel dont la jambe est écrasée dans une mare de mazout restera un grand moment de cinéma … surtout quand on sait que Clouzot a imposé au grand Charles Vanel de l’époque, de jouer réellement dans une mare de mazout pour être au plus proche de la réalité. Le tandem conduisant le second camion, formé par Luigi, maçon italien aux poumons ravagés par le ciment, et Bimba est tout aussi touchant. Bref un film magistral en termes de suspense ce qui a valu à HG Clouzot le surnom de "Hitchcock français" et d’obtenir la même année la palme d’or à Cannes et le Lion d’or à Berlin, Clouzot étant avec avec Michelangelo Antonioni et Robert Altman, le seul cinéaste à avoir remporté les 3 récompenses suprêmes des 3 principaux festivals européens.

Cinéphiles 44

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/02/2018

Nous sommes dans un village d’Amérique du Sud où quelques Européens ont échoués espérant trouver du travail. L’occasion se présente lorsqu’une compagnie pétrolière propose deux milles dollars à qui voudra bien être chauffeur et transporter de la nitroglycérine pour éteindre un feu dans un puits de pétrole à 500 kilomètres. Le chargement est explosif, la mission suicidaire. Bon nombre vont alors lâcher l’affaire, mais quatre hommes postulent. Après une heure d’hésitations et de questionnements sur cette mission qui met en jeu des vies pour le l’argent, Henri-Georges Clouzot nous emmène sur les routes en piteuses états avec ses protagonistes joués notamment par Yves Montand et Charles Vanel. Le cinéaste réalise un film étouffant, fascinant, et sans aucun doute stressant du fait que la mort rôde à tout moment dans le chargement des camions. Clouzot a si bien préparé son intrigue qu’il ne lui reste qu’à nous montrer des cailloux sur une route, un virage trop serré, des gouttes de sueur sur des fronts ou faire fumer ses personnages près des camions. Grand Prix à Cannes, meilleur film aux BAFTA et Ours d’Or à la Berlinale en 1953, le chef d’œuvre méritait bien une ressortie en version restaurée en 2017. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com

Nicolas L.

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3,5Bien
Publiée le 10/01/2018

Puissant malgré l'époque (le film date tout de même de 1953). Une intro un peu longue mais après quel suspense !!

7eme critique

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4,0Très bien
Publiée le 09/01/2018

Le convoi de l'extrême ! Henri-Georges Clouzot nous propose un film à grande tension avec ce concept de transport de nitroglycérine en terrain périlleux. "Le salaire de la peur" est une aventure aussi prenante que stressante, emportée par des acteurs d'exception et une brillante mise en scène.

ronny1

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4,0Très bien
Publiée le 19/11/2017

LE SALAIRE DE LA PEUR est un condensé de l'art de Clouzot. Une première partie un peu longue, permet la mise en place des personnages et de leurs relations masochistes, dont Vera Clouzot est une victime aussi touchante que sexy. Cet univers topographiquement très précis (un village d'Amérique du sud filmé en Camargue !) devient rapidement concentrationnaire. Pour en sortir il faut de l'argent, postulat qui amène la deuxième partie : le transport de la nitroglycérine sur 500 km de route défoncée, moyennant une forte prime. Commence alors un enchaînement de morceaux de bravoure, mais pas que… La tension et la peur exacerbera la relation entre Montand (dont c'est le premier grand rôle au cinéma) et le génial Charles Vanel (Gabin refusa le rôle). Le courage de l'un et la peur de l'autre finiront par inverser le rapport dominant dominé. Le réalisateur réussit parfaitement la synthèse entre un thriller psychologique et le film d'action pur, une première à l'époque, réalisant un film « américain » à la John Huston, la noirceur en plus, Clouzot étant nettement moins optimiste sur la nature humaine. Le film rencontra un immense succès planétaire et inspira un remake (remarquable) de William Friedkin. La tragique et ironique scène du BEAU DANUBE BLEU décida certainement Kubrick pour un des choix musicaux dans 2001.

Frédéric P

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4,0Très bien
Publiée le 12/11/2017

Des repris de justice exilés dans un pays latino-américain acceptent une mission périlleuse pour gagner une prime : transporter de la nitroglycérine en camion sur des pistes défoncées pour aller éteindre un puit de pétrole. Scène d’exposition des personnages un peu longue avant que le convoi ne parte. Extraordinaires images dans la mare de pétrole. Suspense. La manière machiste de se comporter du personnage joué par Montand avec Vera Clouzot dérange aujourd’hui ainsi que quelques remarques racistes.

Xavi_de_Paris

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4,0Très bien
Publiée le 28/10/2017

Un très grand classique du cinéma français, et une très belle réussite à tous les niveaux. Après une introduction certes un peu longue, le film se lance dans le vif du sujet. Et là, le moins que l'on puisse dire c'est que le film n'a pas pris une ride. D'un point-de-vue technique, il n'y a rien à redire, et le suspense est superbement mis en scène dans une intrigue qui tient en haleine jusqu'au bout. Les acteurs sont impeccables, incarnant chacun à leur manière tous types de personnalités et de réactions face à l'adversité.

Arzhur M.

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2,0Pas terrible
Publiée le 03/10/2017

Bof, j'avais jamais vu... Une petite frappe qui traite ses potes et sa nana comme du mou de veau..... Ce film est trop long, il faut attendre 1 h avant qu'il ne se passe quelque chose et en définitive, çà ne casse pas trois pattes à un canard... Il parait que Gabin a refusé le rôle, je comprends pourquoi... Et voir Charles Vanel bedonnant jouer les caids du bar, c'est comme demander à Christian Clavier de jouer Terminator... Sorcerer ou le convoi de la peur est un remake de 1977, avec Roy Schreider et Bruno Cremer et est mille fois mieux!!! ....... Le salaire de la peur a sûrement été à son époque un grand film, à l'heure actuelle, il n'est même pas un bon souvenir.... Une mention spéciale pour la fin "nanardesque" du film, bref à oublier !!!!

ludovic-50

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4,0Très bien
Publiée le 11/06/2017

Si le film s'avère quelque peu long et pas particulièrement passionnant en première partie, la deuxième est tout autre chose et réunis ici tous les ingrédients d'un bon film d'aventure mettant en pression les personnages dont leur objectif est de livrer une cargaison hautement dangereuses de nitroglycérine. Les acteurs sont très bons notamment Yves Montand et Charles Vanel. Une histoire très prenante mettant le spectateur dans le suspens et l'angoisse jusqu'au bout mais aussi très humains ou chacun s'entraide pour arrivé à destination vivant. Un road movie excellent et qui nous tiens donc en haleine avec une fin surprenante et tragique à la fois. A voir

Matis H.

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4,5Excellent
Publiée le 29/10/2016

Quelle claque. Avec "Le Salaire de la Peur" Henri-Georges Clouzot prouve qu'on peut faire du grand cinéma avec un concept simple : quatre chauffeurs, deux camions et plusieurs centaines de litres de nitroglycérine. Et ça fonctionne parfaitement. Ça fonctionne car Clouzot a eu l'intelligence de créer des personnages avant de les mettre face à cette situation. Le long-métrage surprend donc, se posant pendant une bonne heure au milieu de ce paysage d'Amérique centrale, dépeignant ses habitudes, ses amitiés, ses amours, mais surtout sa misère. Misère d'un paradis perdu, où tout le monde se rend et ne rêve plus que de partir. C'est par ce biais que l'on s'attache aux personnages, car l'empathie, au vu de leur situation désespérée, est immédiate. A préciser que le tout est magnifiquement mis en image par la superbe photographie et les cadres somptueux. De plus, cela fonctionne aussi parce que Clouzot sait créer l'angoisse, la tension, car la mise en scène prend vraiment son temps pour l'instaurer, le premier démarrage de moteur annonce le début d'une lente marche funèbre, à ce moment on sait ce qui attend les protagonistes, et cela avant même le départ des camions, la scène du chargement de la nitroglycérine est par ailleurs remarquable. Tout est millimétré, on compte les secondes, chaque plan sur un pneu devient source de stress, le bruit du bois qui craque sous le poids d'un des véhicules nous cloue sur place, c'est parfaitement maitrisé et les deux heures et demi passent à une vitesse folle, il aurait presque fallut plus. Le réalisateur français parvient à créer des images chocs, autant dans la première partie que dans la seconde, qui hanteront le spectateur pour longtemps Spoiler: (Les pieds du pendu derrière l'arbre, le corps de Charles Vanel recouvert de pétrole). Avec son récit d'une grande simplicité, Henri-Georges Clouzot réalise une oeuvre aussi désespérée que ses personnages, ces derniers étant prêts à tout pour s'en sortir. Un long-métrage qui, grâce à sa mise en scène d'une maitrise rare et sa noirceur social, touche à la perfection. "Il y a des 'ricains ici ?" "Tu parles, quand il y a du pétrole ils sont pas loin" comme il est parfois triste d'avoir raison.

Shephard69

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/09/2016

Après une longue première partie qui met lentement en place ses personnages et son canevas de rapports humains superbement complexes et fouillés, un film qui prend ensuite tout son essor dans une seconde moitié qui réserve une plongée fascinante sur les mécanismes de la peur au travers de scènes au suspense suffocant magnifiquement mises en scène. Une œuvre qui m'a fait penser au film de John Huston "Le trésor de la Sierra Madre" pour son ambiance d'aventures dans un cadre exotique miséreux. Yves Montand, que je découvre ici, livre une prestation charismatique et dont le charme et la prestance font beaucoup à Humphrey Bogart. Un chef d'œuvre d'anthologie qui mérite amplement sa réputation et ses récompenses.

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