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Une Famille heureuse
note moyenne
3,8
179 notes dont 23 critiques
13% (3 critiques)
30% (7 critiques)
30% (7 critiques)
22% (5 critiques)
4% (1 critique)
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Votre avis sur Une Famille heureuse ?

23 critiques spectateurs

traversay1
traversay1

Suivre son activité 485 abonnés Lire ses 3 044 critiques

4,0
Ils signent désormais de leurs prénoms Nana et Simon. C'est plus simple, il est vrai, que d'utiliser leurs patronymes : Ekvtimishvili et Gross mais c'est bien le même duo germano-géorgien (ou l'inverse plutôt), qui est également l'auteur d'un joli premier film : Eka et Natia. Les voici de retour avec Une famille heureuse, titre fort ironique, qui dresse le portrait d'une femme prénommée Manana, qui, le jour de son 52ème anniversaire, décide de prendre du recul en quittant sa smala familiale (3 générations) pour un appartement à elle seule. Il n'est pas nécessaire de connaître ses motivations, le film les expose de façon subtile et douce, tout au long d'une intrigue qui alterne moments de disputes dans le cocon familial (car elle y retourne souvent) et d'émancipation sereine. Une famille heureuse fait immédiatement penser aux films roumains, de Puiu et Mungiu, avec le tempérament géorgien en plus, illustré notamment par le goût pour la cuisine et le vin ainsi que pour les chansons traditionnelles qui donnent lieu à plusieurs scènes musicales magnifiques. Le film renvoie aussi à un autre long-métrage géorgien, inédit celui-ci, Ligne de crédit de Salome Alexi, chronique d'une femme seule élevant son enfant. C'est évidemment à chaque fois une évocation féministe d'une société passée sans transition du socialisme au capitalisme mais dans laquelle la condition féminine reste soumise à d'ancestrales traditions patriarcales. Manana est la femme qui part et qui assume sa décision et les dommages collatéraux, et on apprécie beaucoup la manière fluide et limpide dont usent les cinéastes pour raconter cette libération tranquille.
Yves G.
Yves G.

Suivre son activité 314 abonnés Lire ses 1 636 critiques

3,5
Manana est professeure de lettres dans un lycée de Tbilissi. Elle fête son cinquante-deuxième anniversaire dans l'appartement qu'elle partage avec son père grabataire, sa mère envahissante, son époux taiseux, sa fille et son gendre éperdument amoureux, son fils amorphe. Une famille ordinaire ? Sans doute. Une famille heureuse ? Pas si sûr. Car devant toute sa famille attablée, Manana annonce son intention de quitter le foyer et de s'installer seule ailleurs. Un film en forme d'oxymore. Nana & Simon, un couple à la ville, filme à l'écran les apories d'une famille heureuse. Comme on les connaît, comme on les aime. Bruyantes, hautes en couleurs. Vivant au rythme de dîners pantagruéliques où tout le monde parle, se coupe la parole, s'admoneste - la mise en scène est admirable qui réussit à rendre parfaitement lisible ces scènes excessivement confuses .... et on ne peut s'empêcher une pensée solidaire pour l'auteur des sous-titres qui a dû avoir bien du mal pour décider ce qu'il fallait retranscrire de ces voix enchevêtrés. "Une famille heureuse" est à la fois un film terriblement exotique et absolument universel. Un film terriblement exotique. L'action se déroule en Géorgie. Je ne l'avais pas compris en en voyant la bande-annonce et, faute de reconnaître le géorgien et ses intonations, hésitais : Turquie ? Arménie ? Bosnie ? Pour qui comme moi maîtrise mal sa géographie, la Géorgie est un espace d'autant plus fascinant qu'on le situe mal. Pas tout à fait méditerranéen. Pas vraiment européen. De moins en moins soviétique. Toujours un peu slave. "Une famille heureuse" porte la trace de cet atavisme. Il documente le poids de la famille dans la société géorgienne patriarcale, la difficulté de s'en affranchir, le regard toujours envahissant des parents et des amis qui limitent sinon interdisent l'autonomie, surtout celle des femmes. Un film absolument universel. Mais pour autant, "Une famille heureuse" traite d'un sujet universel : la crise de la quarantaine au féminin. C'est un pont-aux-ânes du film français : "Aurore", "Marie-Francine" pour ne citer que deux films sortis ces dernières semaines. Mais, ce qui est intéressant est qu'en France, la cinquantenaire déprime car elle vit seule et cherche éperdument à refaire sa vie. Alors que la cinquantenaire géorgienne déprime parce qu'elle vit dans un appartement trop bruyant au milieu d'une famille envahissante dont elle veut se séparer.
Roger O.
Roger O.

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4,0
Sur les affiches, les réalisateurs sont désignés par leurs seuls prénoms Nana et Simon: il s'agit de Nana Ekvtimishvili et Simon Gross. Une famille heureuse est un film géorgien, donc rare. Le point de départ de l'intrigue se retrouve dans de nombreux films contemporains: une mère de famille, professeur, décide, le jour de son anniversaire, de ne pas le fêter et de quitter le domicile où s'entassent plusieurs générations, des grands-parents aux petits-enfants adolescents. Scandale dans la famille! Tous vont tenter de retenir la femme indigne, celle qui ne respecte pas les traditions, la soumission à l'ordre patriarcal, le jeu de rôles imposé par la société. Têtue, indifférente aux reproches de sa mère qui, elle, n'a jamais quitté sa cuisine, laissant ses enfants se débrouiller avec leur propre vie, elle va s'installer seule dans un petit logement, où elle peut, enfin, écouter de la musique et le bruissement des feuilles d'arbres, tout en continuant de corriger ses copies. Un film qui réserve des moments vrais de bonheur égoïste, où les autres sont oubliés parce qu'ils ont trop empiété sur le jardin privé de l'héroïne; un film où, finalement on se sent bien, car les Géorgiens ont le sens de la fête et du chant; ; un film où l'on rit parfois des hommes qui se veulent protecteurs mais où les femmes osent s'exprimer et évoquer leur sexualité subie; un film où la caméra ne fait pas les pieds au mur, mais où on respire la vie et la ville. Un film incarné. La famille n'est évidemment pas le refuge du bonheur, comme le titre nous l'a ironiquement indiqué: elle est l'endroit du mensonge, de l'hypocrisie. Le dernier plan laisse planer un doute sur le pardon accordé à celui qui a trompé cette femme.
Gfa Cro
Gfa Cro

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 512 critiques

5,0
Vu et avis le 20170530 Fin, intelligent, intéressant, bien fait. Je ne vois pas trop ce que je pourrais espérer de plus. Ne manque que de pouvoir le regarder en boucle. Ce film me parle dans ce qu il dit, sa façon de le dire. Il a une dose de mystère, il y a assez de choses que je ne comprend pas, pour pouvoir le revoir même rapidement. Et ces choses sont suffisamment accessoires, peu nombreuses, pour que je n en ai pas pour autant le désir. Une famille heureuse à un tes juste équilibre bien rare. Il dégage une grande sérénité discrète qu'il transmet bien. Je pense même qu il peut aider ses spectateurs.
cortomanu
cortomanu

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3,0
Comme son personnage principal ce film montre plus qu'il ne démontre, évoque plus qu'il n'explique. Avec finesse et élégance non découvrons cette femme qui veut rompre avec la vie qui lui est assignée de façon très simple et l'incompréhension que cela génère. Pas inoubliable mais beau et bon film.
CATHERINE P.
CATHERINE P.

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3,0
Un beau portrait de femme, de combat de femme courageuse ( pléonasme), dans la douceur et la détermination ...
Frederic R.
Frederic R.

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4,5
Excellent film avec des personnages attachants dans des plans séquences gorgés d'émotion.Ces Géorgiens sont bien sympathiques même s'ils ont du mal à comprendre les motivations de la professeur qui quitte sa famille(sans explication jusqu'à la fin du film).Ils se retrouvent avec bonheur,se disputent avec vigueur mais sans méchanceté,boivent sec et surtout chantent à la fin.C'est plein de réalisme et de vie comme les films de Cassavetes mais avec la névrose en moins et le sourire en plus.En un mot : une très intéressante découverte.
ARGOL
ARGOL

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5,0
Ô 7e Art ! Du grand art. Voilà le niveau d’élévation auquel Nana Ekvtimishvili et Simon Groß portent le cinéma quand ils s’y mettent. Déjà, avec Eka & Natia (Grzeli nateli dgeebi), j’avais été comblé. On retrouve d’ailleurs avec bonheur les actrices du précédent film dans celui-ci. Elles appartiennent à la famille cinématographique que les auteurs nous invitent à rejoindre. Plutôt deux fois qu’une ! « Servez-moi s’il vous plaît un verre de vin, je reste ! » pourrais-je répondre à une authentique invitation. On retrouve les actrices, mais pas seulement. On retrouve la famille avec ses passions, ses tensions, ses traditions et ses transgressions (thème central des deux films), l’appartement charmant tout de guingois et de peinture craquelée, la musique et le chant, la beauté des rapports humains, et en fait la grande humanité des auteurs, incarnée de manière particulièrement touchante et délicate par la bande d’acteurs géniaux qui participent à ce nouvel opus... On retrouve le bonheur, la délicatesse, la justesse, l’émotion... Les chansons qui ponctuent l’histoire sont plus belles les unes que les autres (bravo à l’ingénieur du son et au mixeur pour ce magnifique travail sur le film). On pourrait n’aller voir « Une famille heureuse » que pour sa musique. Il me semble impossible de ne pas être ému par cette histoire tellement bien racontée, d’une émancipation, celle d’une femme qui traverse une épreuve morale terrible, mais de manière intérieure et subtile, en ménageant les autres, en leur conservant son amour et sa patience... Quel bel équilibre dans la narration, jalonnée de moments de comédie désopilants, et de moments plus durs. La Géorgie nous apparaît si proche, si familière malgré son éloignement. Je voudrais être à Tbilissi avec eux, apprendre à chanter, et rejoindre leurs chœurs pour faire résonner encore le Bonheur... Du grand cinéma !
moreapacifique1
moreapacifique1

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 90 critiques

4,5
Superbe film qui pose les vraies questions sur les femmes et leur famille. Jeu extraordinaire des acteurs, chants envoutants.
Agathe R.
Agathe R.

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1,5
N’allez voir « Une famille heureuse » que pour sa musique. Une histoire d'une femme qui souhaite son émancipation en restant disponible pour ses proches... Une histoire banale en fait, c’est ennuyeux…
cosette2010
cosette2010

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3,0
Ce film est la peinture de la société géorgienne, mélange d'une certaine modernité puisque le divorce est possible et les jeunes semblent relativement libres de gérer leurs relations amoureuses et de traditions tribales intrusives à la bienveillance toute relative. Une femme de 52 ans, professeur de littérature décide de quitter l'ambiance étouffante d'un appartement miteux exiguë et surpeuplé pour reprendre sa liberté. On la voit goûter la tranquillité de sa solitude nouvelle. Cependant que fait elle de cette pseudo nouvelle liberté? rien. À quoi bon alors ? 2 heures pour ça ? Le jeu des acteurs est très inégal et la note générale de ce film clairement surcotée. Une déception.
velocio
velocio

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2,5
Manana est partie, Manana a quitté le domicile conjugal et familial. Bon, je l'admets, le jeu de mot est plutôt médiocre car Manana, c'est un femme géorgienne de 52 ans, professeure dans un lycée de Tbilissi et qui, un beau jour, décide de quitter le domicile conjugal pour intégrer un petit appartement dans lequel elle va vivre seule. Il faut dire que, depuis 25 ans qu'elle est mariée avec Soso, le couple partage son appartement avec Lamara et Otar, les parents de Manana et que sont venus se rajouter Nino, leur fille aînée, qui s'est mariée avec Vakho, et Lasha, leur fils, qui quitte rarement son ordinateur. De cette vie qui ne lui permet pas de s'épanouir pleinement, Manana n'en veut plus et décide donc de vivre pour elle-même. Bien entendu, l'entourage qui vivait avec elle, plus son frère Rezo, plus d'autres proches, tout ce monde va essayer de la convaincre de retourner vivre dans ce qui est son foyer, Manana elle-même continuant à suivre de près la vie de sa famille. De ce thème a priori très prometteur, le duo formé de la géorgienne Nana Ekvtimishvili et de l'allemand Simon Groß ont fait un film qui est loin de tenir toutes ses promesses et qui s'avère beaucoup trop long : si, de ci de là, quelques scènes fortes remontent l'intérêt du spectateur, il y a trop de scènes qui manquent de souffle ou qui s'égarent dans des discussions ou des disputes sans fin. Deux petites remarques : on retrouve comme Directeur de la photographie le roumain Tudor Vladimir Panduru qui a travaillé sur "Cinéma mon amour" et sur "Baccalauréat" ; la comédienne géorgienne Ia Shugliashvili qui interprète le rôle de Manana ressemble physiquement à Agnès Jaoui, également interprète récente, dans "Aurore" d'une femme en pleine crise de la cinquantaine.
Jada B.
Jada B.

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4,0
Un très très bon film. Ça fait du bien. Des personnages forts. Un scénario rondement menée. L'histoire de cette héroïne qui n'en peut plus des membres de sa famille bien trop envahissants et qui prend une décision radicale en quittant son foyer. Une petite perle.
isa.kupiec
isa.kupiec

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4,0
Un film excellent qui fait découvrir un pays, sa modernité et ses racines... le rôle de la femme aujourd'hui, qui se doit de se sacrifier. On ne voit pas venir le tournant du film mais tous les personnages sont attachants et c'est une très belle découverte!
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

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2,5
Dans une société géorgienne patriarcale et orthodoxe, l’héroïne, incarnée par Ia Shugliashvili, rompt les barreaux de la sacrosainte cellule familiale. L’impersonnalité du titre surprend alors que cette mère de famille est l’invariable centre de gravité du récit. La mise en scène des plans-séquences privilégie les cadres serrés alternativement dédiés à l’héroïne ou surpeuplés. L’agencement de ces derniers nous rappelle ceux de Sieranevada (2016, Cristi Puiu). Notons également l’attention particulière portée aux bruits d’ambiance notamment dans cette scène où, sous l’effet du vent, des feuilles d’arbres semblent battre la mesure d’un grand air de musique classique. Nana Ekvtimishvili et Simon Gross ne jugent aucun de leurs personnages, ne motivent aucun de leurs actes ou décisions, et dénuent Une famille heureuse de tout psychologisme. Le parcours buissonnier de leur héroïne, professeure en réapprentissage de la vie, paraît alors aussi libre que le scénario, ténu et sans surprise, du film.
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