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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Va, Toto !" et de son tournage !

Naissance du projet

Va, toto ! émane directement du quotidien de Pierre Creton. Un matin, son amie Madeleine découvre sur le seuil de sa maison un marcassin dont la mère venait d’être tuée par les chasseurs. Le réalisateur explique comment ce projet est né à partir de cet événement :

"C’est un long mûrissement. Il faut revenir vingt ans plus tôt : ma rencontre avec Madeleine, mon désir de la filmer et son refus. A l’arrivée de toto, soudain, elle me propose de filmer. Or filmer toto, c’était aussi filmer Madeleine, c’était une manière de satisfaire ce désir ancien. Ce que j’aime bien, et ce n’est pas la première fois que cela arrive, c’est de partir d’une demande. Comme si le film ne venait pas de moi, mais d’elle. Je filme à son invitation, vingt ans après son premier refus. Cette longue attente me plaît, elle rejoint la notion de territoire : il faut de la patience, de l’observation, laisser les choses advenir selon leur rythme et leur circulation. Y compris celle des animaux, car c’est bien l’arrivée subite de toto qui a tout déclenché."

Tournage

Pierre Creton a alors commencé à filmer seul. Il s'est installé chez Madeleine, laissant le matériel chez elle le soir, et filmant le quotidien avec toto, jour après jour. Cette phase a duré le temps de la présence de toto chez Madeleine, soit huit mois. "Je filme avec la caméra que j’ai sous la main, en DV 4/3. lorsque cette aventure sera devenue un film, avec un scénario écrit, des moyens de production, le tournage principal se fera en équipe réduite et avec une autre caméra, en 16/9", confie le metteur en scène.

Filmer Toto

Toto le marcassin était très impressionné par le pied de la caméra. Lorsque Pierre Creton mettait la caméra sur le pied, ça l’attirait et il venait sans cesse le chahuter. Le cinéaste se rappelle : "Heureusement toto n’étais pas seul, d’autres animaux permettaient de l’emmener ailleurs que devant la caméra. notamment le chien de Madeleine, qui joue un rôle important dans le film. Il a fait un peu le passeur entre moi, toto et Madeleine, il a permis quelque chose entre nous. il a accueilli toto autant que Madeleine, mais sur son versant animal."

Voix intérieures

Va, Toto ! est conduit par les voix intérieures des personnages. Ces voix fictionnelles ou romanesques constituent l’enjeu même du film. Pierre Creton explique : "Je crois qu’on fait tous ça, se raconter sa propre vie. et que ce n’est pas tout à fait avec sa propre voix, mais avec une voix fictionnelle, romanesque. Je crois qu’on a tous des voix, pas juste une voix. Pour aller au bout de cette impression-là, j’ai pensé à des acteurs pour dire les textes des voix intérieures des personnages : Françoise lebrun, Jean-François Stévenin, Rufus, Grégory Gadebois et Evelyne Didi. Ce choix des voix étrangères répond aussi à la nécessité de donner une distance à chacun par rapport au récit de sa vie. Comme je faisais le choix de filmer de vraies personnes, avec leur vraie vie, cette distance était nécessaire. S’ils avaient parlé avec leur propre voix, ça aurait été cruel, impudique."

Split screens

Dans le film, tout ce qui appartient au premier tournage est monté en split screens. Pierre Creton a eu recours à ce procédé pour une raison tout d'abord formelle : au montage, il fallait trouver un moyen d’agencer le 4/3 du premier tournage et le 16/9 du second ; accoler deux images 4/3 permettait de tout ramener au 16/9 sans avoir à déformer l’image 4/3. Le metteur en scène développe :

"L’autre raison, c’est que j’y ai vu immédiatement la forme d’un livre ouvert, page de gauche et page de droite. Cela me plaisait car très vite après l’arrivée du marcassin dans nos vies, Madeleine, Monette et moi avons eu envie d’écrire le « journal de toto ». on l’a fait tous les trois. J’ai commencé d’écrire et de filmer en même temps. a ce moment-là, je n’étais vraiment pas convaincu qu’il y aurait un film. et comme j’ai pris tout de suite un grand plaisir à l’écriture quotidienne du journal de toto, j’ai pensé que les images me servaient à écrire. Qu’au lieu d’écrire le scénario d’un film à venir, je filmais le brouillon, les notes d’un livre en cours d’écriture."

Temps long

Le tournage de Va, toto ! s’est étalé sur un temps long, selon un rythme lent et régulier : pendant une année, un weekend par mois. Seule la partie indienne a été tournée en un bloc de quinze jours. "A l’époque du tournage, j’étais employé dans une ferme située près de chez Joseph, où je faisais la traite. Ce qui s’est retrouvé dans le scénario, puis dans le film, simplement car c’était la réalité de ma vie. il n’était pas question de mettre en scène artificiellement. Et puis, comme toujours, je tenais à cet équilibre, à cette manière de mêler ma vie quotidienne et ma pratique artistique, mon travail avec les agriculteurs et la réalisation du film. Je me suis donc arrangé avec mon employeur pour être libre un weekend par mois. « Cinéaste du dimanche », ça me va très bien. Ou cinéaste amateur, au sens où l’entend Roland Barthes : celui qui aime", se rappelle Pierre Creton.
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