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Vice
note moyenne
4,0
1805 notes dont 195 critiques
12% (23 critiques)
46% (90 critiques)
26% (50 critiques)
10% (20 critiques)
5% (9 critiques)
2% (4 critiques)
Votre avis sur Vice ?

195 critiques spectateurs

benoitG80
benoitG80

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4,0
Publiée le 15/02/2019
« Vice » le portrait édifiant d’un homme de l’ombre qui vire à la satire politique en dénonçant brillamment par une démonstration impeccable les agissements d’un Dick Cheney plus qu’opportuniste (et dirigé de main de fer par son épouse !), alors vice-président de Georges W. Bush ! Avec sa politique ultra-conservatrice et agressive, cet homme a en effet laissé son empreinte indélébile sur un monde laissé au bord du précipice, et qui en porte par ailleurs toujours les stigmates... Ce film après une première partie relativement moyenne, quoique instructive sur l’histoire du personnage, se met enfin en marche dès septembre 2001, avec l’attentat du World Trade Center... Le chaos règne complètement et l’homme aux dents longues révèle sa personnalité comme jamais, avec des prises de décisions qui suscitent bien des réactions dans ceux qui l’entourent à ce moment précis ! Manipulateur, conspirateur, rien ne l’arrête et c’est donc à partir de cet instant T, que tout devient passionnant en interpellant le spectateur exactement comme il se doit... On entre en effet dans les coulisses de ce couple Cheney, qui tire les ficelles ensemble et de manière diabolique ! Une véritable association de presque « malfaiteurs » car en êtres intéressés et malfaisants, ces deux-là font la paire comme il se doit ! Incroyable, impensable, les qualificatifs manquent presque pour les désigner et à ce jeu, Christian Bale, époustouflant en véritable caméléon transformiste et surtout Amy Adams, plus que convaincante dans le rôle de Lynne, une maîtresse femme, intelligente, ambitieuse, féroce dans ses idées là aussi ultra-conservatrices, au point de devenir une véritable machine de guerre ! Le film en devient ainsi par ce prisme, une analyse terrible du couple à travers lequel on pointe tous les dysfonctionnements, que ce soit sur le plan familial avec cette prise de position avec leur fille, qu’au niveau de leurs intérêts propres quand on pense à leur cause personnelle et à l’enrichissement gigantesque que ce conflit en Irak leur a permis, en tant que PDG de Halliburton ! Pour arriver à ses fins et à ce résultat parfaitement efficace, Adam McKay a recours à un montage étonnant avec des allers-retours incessants dont la narration elle-même en devient de plus en plus profonde et pertinente à mesure que le film avance ! Pas de doute, ce cinéma après un « Big Short » assez phénoménal, est malgré ici quelques défauts à ses débuts, une sacrée piqûre de rappel sur un personnage caché et oublié, qui a fait de sacrés ravages encore présents et ressentis actuellement, (quand on pense à notre propre politique en France !), et dont rien que ce fameux interview final en dit long sur sa personnalité profonde !
Yves G.
Yves G.

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4,0
Publiée le 13/02/2019
Dick Cheney fut pendant huit ans le vice-président de George W. Bush. L'homme, secret et taciturne, est entouré d'un épais mystère. On lui prête la responsabilité de la "Guerre contre la terreur" après le 11-septembre : invasion de l'Afghanistan en 2001, de l'Irak en 2003. La fiction soigneusement documentée de Adam McKay lève le voile sur cet inconnu. "Vice" est un régal, un vrai jeu de massacres qui dézingue l'un des hommes politiques américains les plus haïs des États-Unis, du moins dans le camp démocrate - dont on sait qu'il n'est pas nécessairement majoritaire outre-Atlantique. Comme cette sensibilité politique-là est largement représentée à Hollywood, il n'est pas étonnant que Vice y fasse sensation, engrangeant pas moins de huit nominations aux Oscars - et dont il serait injuste qu'il ne reparte pas au moins avec celui du meilleur acteur pour Christian Bale méconnaissable. Adam McKay, le réalisateur, s'est fait un nom en signant dans les années 2000 plusieurs comédies déjantées avec Will Ferrell ("Présentateur vedette", "Ricky Bobby", "Frangins malgré eux") avant de donner un tour plus sérieux à sa carrière. Nommé cinq fois aux Oscars 2016, "The Big Short" racontait la crise des subprime avec un mélange unique d'humour et de sérieux. C'est la même recette que Adam McKay utilise dans "Vice" où il retrouve Christian Bale (Dick Cheney) et Steve Carell (Donald Rumsfeld). Will Ferrell aurait fait un très bon George W. qu'il a imité plusieurs fois dans le Saturday Night Live ; mais le rôle est échu à Sam Rockwell qui en fait un idiot goguenard hanté par l'écrasante figure paternelle. "Vice" est une vraie réussite cinématographique qui maintient le rythme de la narration durant plus de deux heures sans une seconde d'ennui, en multipliant les ruptures de ton. Il a le culot d'imaginer en son mitan une fin alternative (que se serait-il passé si Cheney avait abandonné la politique après l'élection de Clinton ?) ou un face-à-face shakespearien entre Dick et son épouse Lynne, véritable Lady Macbeth, au moment d'accepter le poste de vice-président, une charge purement symbolique qui n'a d'intérêt que si le président accepte de déléguer à son titulaire des pouvoirs. Pour autant, "Vice" a deux défauts. Le premier est de faire la part trop belle aux événements qui précèdent le 11-septembre. Certes, on apprend comment Cheney a commencé sa carrière auprès de Rumsfeld, comment il est devenu Chef de cabinet de Gérald Ford, représentant du Wyoming et ministre de la défense de George H. Bush. Mais, on passe trop vite sur la façon dont Cheney a réussi à transformer le 11-septembre en "opportunité" : opportunité de faire la guerre en Afghanistan d'abord, puis en Irak ensuite quand bien même la possession par le régime de Saddam d'armes de destruction massive et ses liens avec Al Qaeda relevaient plus du fantasme que de la réalité. Le second est plus gênant. Il est annoncé dès le titre. On comprend qu'il y sera question de vice et de vice-président. Car le portrait de Cheney est à charge. À charge quasi-exclusivement - si ce n'est peut-être pour évoquer sa relation à sa fille lesbienne. Et c'est ce manque de nuance qui lèse le film. Manque de nuance dans la description d'un homme chargé de tous les maux de la terre : terne, ambitieux, calculateur, sans scrupule.... Manque de nuance dans la description d'une administration dont Cheney n'était pas le seul à tirer les ficelles. À force de décrire Cheney comme un "super-vilain", "Vice" le prive de crédibilité et d'humanité.
AZZZO
AZZZO

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5,0
Publiée le 13/02/2019
On comprend dès la bande-annonce qu'Adam Mc Kay a décidé d'exploser l'ère Bush-Cheney au bazooka. Mais, même si le film reste à charge avec des simplifications et quelques raccourcis, on assiste à une oeuvre plus subtile. Dans le fond tout d'abord, car le scénariste-réalisateur montre avec quelle facilité il est possible de contourner les règles de la plus grande démocratie au monde pour parvenir au pouvoir et prendre des décisions au service d'intérêts privés. Dans la forme ensuite, car la démarche artistique est très originale, entre le documentaire et le biopic, entre le comique et le brûlot à la Mickaël Moore. Toute la charge est contenue dans les plans et les choix de réalisation. C'est incisif, cynique, féroce, incroyablement drôle et intelligent.
dominique P.
dominique P.

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4,5
Publiée le 14/02/2019
C'est une histoire qui fait froid dans le dos. C'est un film à la fois brillant et glaçant. Brillant par la mise en scène originale et remarquable et glaçant par les horreurs qui nous sont racontées. On nous raconte la vie de cet homme des années 60 jusqu'en 2008. On voit sa vie privée, familiale et professionnelle. C'est surtout sa carrière politique qui est dans le viseur. Cet homme a eu le champ libre pour diriger les USA en sous-main, en ayant ses bureaux un peu partout (Sénat, Pentagone, CIA). Ainsi le voit-on casser les efforts écologiques des années Carter, affaiblir la réglementation des grandes sociétés, et surtout favoriser grandement la guerre en Irak. Le tout grâce à des tours de passe-passe, des combines machiavéliques. C'était un génie du bluff, de la manipulation, du mensonge, qui a profité d’une faille du système. Voilà la saveur troublante de cette farce pour le moins instructive, dominée par la performance de Christian Bale, lequel donne chair à la caricature, créant un mastodonte inquiétant, inexpressif, de moins en moins fantoche, de plus en plus inébranlable — voir son stoïcisme lors de ses infarctus à répétition. Mais aussi une crapule qui a largement privatisé le pouvoir pour servir ses intérêts financiers. A titre indicatif, on apprend au passage qu’après l’invasion de l’Irak la valeur de l’action Halliburton, multinationale parapétrolière dont il était le Pdg, avait augmenté de 500 % ! Bravo au réalisateur pour ce film remarquable et instructif.
selenie
selenie

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4,0
Publiée le 14/02/2019
Le film débute avec un encart qui annonce la couleur : tout est vrai ! Une affirmation osée et culottée, rare qui mérité qu'on s'y attarde. Car si tout est vrai le film est construit de toute façon à charge et s'il est un pamphlet anti- Cheney il est et reste avant tout une diatribe satirique mordante du système américain et de sa toute puissance. Si on comprend le projet, si on adore le pamphlet militant et l'humour qui va avec on peut toutefois être gêné par une charge en règle sans la moindre neutralité et/ou objectivité, une vue unilatérale qui ne correspond évidemment pas à une vision historique des faits. Néanmoins, l'exercice de style est flamboyant et la densité du propos reste d'une actualité probante. Site : Selenie
ninilechat
ninilechat

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5,0
Publiée le 14/02/2019
Plus passionnant qu'un polar coréen, plus passionnant qu'un thriller. L'histoire d'un vice- président. Ah bon? Bof.... Vous iriez voir un film, vous, sur... mettons Brice Hortefeux (c'est le premier nom qui me vient à l'esprit, mais naturellement je n'ai rien contre lui!! et il n'a d'ailleurs jamais été vice-président. On n'en a pas! Juste ami et conseiller...         Et bien, je mets 5 étoiles. Voilà. Parce que c'est juste le genre de film que j'aime regarder: politique, historique, sarcastique, en plein dans le mille et décalé en même  temps par son ton insolent. Que le cinéma français est à peu près incapable même d'imaginer..... (si, il y a eu Quai d'Orsay..... avec le sérieux et le talent de Tavernier, mais ce n'était pas un feu d'artifice comme le film de Adam McKay, de moi parfaitement inconnu!         Il y a le cinéma méditatif et le cinéma frénétique. Celui là est sur-frénétique. Il nous balance à un rythme de mitraillettes des séquences qui se déroulent à différentes époques, des images d'archives, des images de gens, des bandes-annonces, un faux générique de fin, un intriguant personnage récurrent (Jesse Plemons) de brave péquenot (un jour en mort cérébrale il donnera son coeur à Cheney), des passages chez Guignol, car oui, ces grands de ce monde sont traités avec autant de désinvolture que des marionnettes; quand après avoir mijoté quelque mauvais coup, ils se regardent d'un air satisfait, évidemment on est chez Guignol; ils choisissent, après le 11 septembre, un arsenal de mesures restrictives autour d'une table, sur un menu de restaurant. Décision unanime des convives: on prend tout! Guignol's band!         Dans les biopics, on hésite souvent à prendre des acteurs "trop ressemblants" parce qu'ils ne le sont jamais assez et que cela introduit une gêne. Ici: ça marche! Sam Rockwell? Non, Georges W.! Vous vous souvenez de l'air ahuri qu'il l'avait, lorsque on l'informa de l'attaque du WTC alors qu'il visitait une école (dont on l'exfiltra d'urgence). Eh bien, ce visage de crétin.... Sam Rockwell le restitue à la perfection. De même, Tyler Perry EST Colin Powell, avec ce malheur qu'il ressentait, de ne pas être assez courageux pour contrecarrer les délirants projets de l'invasion de l'Iraq. Pour Donald Rumsfeld (Steve Carell) je ne sais trop car je ne me souviens pas du tout de sa tête, mais j'imagine que c'est aussi génial... Il me semble pas contre que Condoleezza Rice était plus jeune et plus pimpante que LisaGay Hamilton.         Quant à Christian Bale, empâté, bouffi, c'est simple, il ne se ressemble plus! Il est l'autre! Là encore, performance du grimage, car il est rare qu'un personnage interprété sur un intervalle de trente ans soit vraiment convaincant. Ici, oui!         Dick Cheney, donc, est un jeune homme médiocre, renvoyé de l'Université où il ne fait rien que picoler et vomir partout, arrêté plusieurs fois en état d'ivresse. Mais voilà: il est amoureux. Et pour Lynne (Amy Adams), il va accepter de se réformer.... car ce qu'on nous narre, c'est bien l'ascension d'un couple, les Macbeth en somme. Elle est presque pire que lui: lorsqu'il a une crise cardiaque (il en aura d'autres) et qu'elle fait campagne à sa place dans le Wyoming, elle professe une extrême-droite.... extrême         Il faut mentionner le seul bon point de cet ignoble personnage (tout le monde en a un, après tout Hitler aimait la musique): lorsqu'il apprend que sa fille cadette est gay (très mauvais pour un politique de droite!) non seulement il ne la laisse pas tomber, mais il s'oppose (discrètement) aux opposants au mariage gay. Mais à part cela! Entrant comme attaché au Congrès, et sans aucune opinion politique, Donald Rumsfeld lui plait. Il s'attache à ses basques. Devient chef de cabinet de la maison blanche, puis secrétaire à la défense sous papa Bush, intervient au Panama et au Koweit (tempête du désert). C'est un neo-conservateur particulièrement dangereux. Il passe dans le privé, dans l'industrie pétrolière (Halliburton).        Lorsqu'on vient le chercher pour faire partie du ticket avec Georges W., les Cheney/ Macbeth commencent par refuser; vice-président, c'est rien du tout. Puis Dick comprend que l'irrésolution et la pusillanimité du fiston Bush lui permettront de tirer les ficelles.... et de mener sa politique nauséabonde. Le vrai président, ce sera lui! Pendant que Bush est exfiltré dans son bunker, Cheney gère les lendemain du 11 novembre. Entre autres, il est responsable du mensonge sur les armes de destruction massive soit-disant possédées par Saddam Hussein qui ont permis la désastreuse intervention en Iraq, mais aussi à Halliburton de faire de bonnes affaires.        Il vit toujours, lui qui est directement responsable de la mort de dizaines de milliers de personnes. Ah, il considère Trump comme un dangereux gauchiste....        Quelle vie! vous comprenez que c'est à la fois un polar, un thriller, un film de guerre..... En tous cas c'est génial. A ne manquer sous aucun prétexte. Si vous aimez la politique contemporaine, naturellement!
matthewb
matthewb

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4,5
Publiée le 09/02/2019
Film remarquable sur les dessous du pouvoir, tous les moyens pour l'atteindre et le conserver et leurs terribles conséquences pour les populations. Ce film est rythmé, profond et cynique. Les acteurs sont excellents avec une palme pour Christian Bale époustouflant. A voir, revoir et à méditer...
Fan Thomas
Fan Thomas

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5,0
Publiée le 11/02/2019
Vu en avant première hier soir (c'est-à-dire avant tout le monde, et toc !), il faut reconnaître que ce film est bourré d'inventivité au niveau de la narration. C'est franchement brillant d'avoir fait des recherches sur cet homme pour le mettre au centre d'un film. En effet, ce qui frappe les personnes comme moi, qui ont connu l'administration Bush a travers la télévision, c'est qu'on se souvient parfaitement de Rice, Rumsfeld ou Powell pour les comparer à leurs acteurs respectifs, mais ce Dick Cheney, pas moyen de remettre sa tête... Le film n'est pas "un brûlot gauchiste" où l'Amérique exorcise ses démons pour la nième fois, mais il expose méthodiquement les faits depuis la chaîne de décision (avec pas mal de cynisme et d'humour noir) jusqu'aux conséquences finales souvent dramatiques. Les performances des acteurs sont hors norme, Sam Rockwell est vraiment excellent. Je vous recommande vivement d'aller le voir.
Thomas
Thomas

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3,5
Publiée le 14/02/2019
Malgré la réalisation rythmée d'Adam McKay, la première moitié du film reste sans grand intérêt. Sans juger de la véracité des scènes montrées, la 2eme partie a le mérite d'être bien plus captivante. Globalement, le film tire ses points forts de la performance de Christian Bale (brillant, comme à son habitude) et de la mise en scène de McKay, qui regorge d'artifices plus ou moins pertinents mais qui fonctionnent très bien pour la plupart.
Philippe H.
Philippe H.

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3,5
Publiée le 03/02/2019
Éclairant, mais outrancier et un peu déjanté. Au moins, on ne s’ennuie pas. Et le parti pris est reconnu. Il faut rester jusqu’au bout du générique de fin ...
Naughty Dog
Naughty Dog

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3,5
Publiée le 22/01/2019
Adam McKay revient après The Big Short, pour un biopic sur un des hommes les plus influents mais aussi les plus secrets de l'Histoire des Etats Unis : Dick Cheney ! Pour se faire, il s'allie à Christian Bale dans le rôle titre, quasi méconnaissable et qui livre une interprétation qui mérite le respect. C'est simple, le film est vraiment captivant grâce à lui, apportant un côté terrifiant mais aussi bougon qui transpire l'ambivalence. Vice débute dans les années 60, où l'on découvre petit à petit quel type d'homme il était (le voir grimper les strates de la politique avec une facilité aussi déconcertante à de quoi faire sourire), jusqu'à la Guerre d'Irak en passant par l'affaire du Watergate. Car oui, amateur de subtilité, passez votre chemin, Adam McKay crache sur l'Amérique de Bush et le fait bien savoir, via notamment les diverses réunions et la manière de dépeindre les hommes du gouvernement comme des incapables opportunistes, renvoyant un peu au cinéma d'Oliver Stone. Le script est cependant assez didactique et inégal par moments, avec une réalisation avec certaines idées mais globalement assez fonctionnelle, McKay se lâche véritablement dans les scènes de dialogue et d'humour cynique, magnifié par un casting de très bonne facture (Amy Adams, Steve Carell, Jesse Plemons ou encore Sam Rockwell parfait en George W.Bush). Biopic avant tout, la vie familiale de Cheney est également passée en revue, peut-être au détriment des frasques politiques, là où accéder un peu à l'intimité du personnage aurait pu avoir une vraie plus-value. A noter une photographie de Greg Frasier (Rogue One) de bonne facture et une très bonne OST de Nicholas Britell, réhaussant pas mal de séquences, le tout allié à un vrai bon montage. Le film aurait clairement gagné à être plus virulent et moins didactique par une voix-off présente tout du long, mais le tout s'avère cohérent, intéressant, actuel et truffé d'idées à intervalles réguliers (notamment via des ruptures du 4e mur) à défaut de d'incarnation dans sa mise en scène, son écriture et son message.
PLR
PLR

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4,5
Publiée le 16/02/2019
Politique U.S., fonctionnement des institutions, luttes de pouvoir, d’influence, intérêts, calculs diplomatiques, géopolitique, marketing politique… autour d’un personnage qui, avec ses visions personnelles, a été un acteur majeur de l’histoire contemporaine. Il n’en sortira certainement pas grandi aux yeux d’un large public pour lequel la politique américaine est toujours un peu trouble et calculatrice pour préserver ses intérêts, sans trop s’embarrasser y compris avec ses meilleurs alliés. Quant à ses ennemis, mieux vaut ne pas se trouver sur son passage comme chacun sait. L’affaire est traitée sur un ton pamphlétaire avec procès finalement à charge comme s’y adonnent régulièrement des cinéastes américains, voulant témoigner des affaires politiques de leur pays. Haletant, passionnant. Inquiétant aussi.
JohnnyRV
JohnnyRV

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3,5
Publiée le 14/02/2019
Adam McKay est un réalisateur remarquable, et il le prouve encore une fois ici. Il livre une énorme satire sur le gouvernement Bush, et il n’y va pas de main morte ! Son parti pris ne plaira sans doute pas à tout le monde c’est certain. Perso j’ai trouvé cool le fait qu’il ne prenne pas de pincettes et qu’il nous dise « voilà comment je vois cet homme et cette histoire, maintenant demerdez vous avec ça. ». Le film peut être compliqué à suivre parfois, il faut un certain bagage pour en comprendre toute la nuance, c’est d’ailleurs pour ça qu’un second visionnage est nécessaire. J’aime beaucoup toutes les symboliques qu’utilise le real pour nous faire passer son message : la pêche, le coeur, et même la restauration. La mise en scène est un délire, qui s’avère être géniale comme lourde par moment. Le montage est complètement loufoque, psychédélique parfois. Le film s’inspire aussi beaucoup de House Of Cards, surtout sur la fin. Christian Bale est magistral, mais ça c’était prévisible. Tout le cast est incroyable d’ailleurs. Bref, Vice est le film politique à l’état pur. Un biopic à l’humour noir qui fera sans aucun doute grincer des dents, mais superbement réalisé et magnifiquement interprété.
AlloFreemous
AlloFreemous

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4,0
Publiée le 14/02/2019
Une mise en scène vraiment originale et des acteurs très convaincants pour cette mise en lumière d'une éminence grise.
Cool_92
Cool_92

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4,0
Publiée le 14/02/2019
Un des meilleurs films de l'année. Un parti pris assumé contre ce criminel de guerre qu'est Cheney. Incroyable de voir à quel point il avait un coup d'avance et il contrôlait son gouvernement d'incompétents, Bush y compris. La scène où il demande les pleins pouvoirs à Bush entre 2 morceaux de poulet est tellement réaliste. Ce film est un mélange de biopic et de docu style Michael Moore. Et justement, ce n'est pas un biopic chiant classique et habituel. Christian Bale livre en plus une prestation 4 étoiles qui finit de convaincre. A voir.
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