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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Colle" et de son tournage !

Genèse du projet

Alexandre Castagnetti revient sur la genèse du projet La Colle :

"J’étais en train d’achever le montage de Tamara, mon précédent film, quand les producteurs Mathias Rubin et Éric Juhérian m’ont suggéré la lecture du scénario de La Colle, écrit par Christophe Turpin. Ils m’ont pitché le projet et j’ai tout de suite accroché à cette thématique de classe, de groupe. Je porte en effet un vif intérêt à l’exploration de la période adolescente. par le prisme de l’école. Ce qu’on retrouve d’ailleurs dans Tamara. Ici, l’intrigue est condensée et le fait que nous ne soyons pas obligés d’aller dans quinze décors différents pour raconter une histoire riche m’a plu."

Un jour sans fin à l'école

La Colle est inspiré par les films cultes Un jour sans fin d'Harold Ramis et Breakfast Club de John Hughes. Le cinéaste Alexandre Castagnetti a notamment voulu aller plus loin dans le concept :

"J’ai trouvé qu’un travail supplémentaire pouvait être fait d’une part sur l’exploitation comique de la répétition, et d’autre part sur la caractérisation du groupe et le contour des multiples personnages. Christophe Turpin m’a généreusement donné toute liberté et j’ai planché là-dessus avec un jeune auteur, Ali Marhyar, lequel a co-créé la série Casting(s) avec Pierre Niney. Ensemble, on a beaucoup travaillé sur le langage. À ses prémices, le scénario était plus centré sur l’histoire d’amour. J’y ai greffé plus de blagues et suis allé encore plus loin dans l’exploitation des nombreuses péripéties qu’implique le voyage temporel, en détournant çà et là les vannes d’Un jour sans fin."

Un casting intense

Alexandre Castagnetti se confie sur la phase de casting de La Colle :

"Elle a été courte car tout s’est enchaîné dans une urgence incroyable. Je n’ai jamais fait un film aussi vite. C’était à la fois galvanisant et dense. Mon objectif ? Débusquer une personnalité intéressante pour chaque personnage. En tout et pour tout, j’ai rencontré une vingtaine d’acteurs par rôle. Le plus jeune a 13 ans et le plus âgé en a 27. J’ai abordé cette étape sans a priori, en me référant à des choses que j’avais vues et appréciées. Karidja Touré m’a vraiment bluffé dans Bande de Filles de Céline Sciamma.
Quant à Arthur Mazet, il m’a convaincu grâce notamment à la web-série En passant pécho."

2 films en une semaine !

L'acteur, humoriste et chanteur Issa Doumbia est à l'affiche de comédies sortant le même jour : Sales Gosses et La Colle.

Trouver la bonne école

Au départ, Alexandre Castagnetti a imaginé un lycée comme il y en a dans pas mal de villes moyennes de France. Un bâtiment historique, assez vieux. Et, à partir de cette base, il a envisagé des superpositions de couches avec de belles matières nobles, des tags et des éléments dégradés. Il fallait en effet un univers marqué graphiquement par le passage de tous ces collés et ces cancres. Un univers qui puisse représenter la continuité de la punition infligée.

L'équipe a donc axé ses recherches sur un lycée ancien et disponible, pour des raisons pratiques, sur une durée assez longue sachant que la majeure partie du tournage, étalé sur six semaines, se ferait à l’intérieur. Le truc, c’est que trouver un établissement scolaire accessible en dehors des périodes de vacances relève de la mission quasi impossible. Pour y parvenir, le cinéaste a passé du temps sur le net, à arpenter des sites d’exploration urbaine.

Il est finalement tombé sur des photos d’un lycée abandonné. Seul hic : aucune source n’était mentionnée. Puis un beau jour, son repéreur l’a miraculeusement retrouvé à Braine-l’Alleud, à une trentaine de kilomètres de Bruxelles. Comme le budget du film ne permettait pas de rénover l'endroit, le metteur en scène a décidé de garder cette idée de bâtiment désaffecté pour appuyer le côté fantastique du film. À noter que le lycée en question a été détruit juste après le tournage.

Mise en scène du huis-clos

Pour nourrir son inspiration concernant la mise en scène de La Colle, dont la quasi intégralité de l'action se situe dans une pièce, Alexandre Castagnetti a revu notamment Entre les murs de Laurent Cantet, 12 Hommes en colère de Sidney Lumet et a découvert sur le tard Breakfast Club :

"Par la suite, j’ai réfléchi à mon intention première : capter l’énergie et la spontanéité des comédiens. C’était la clé de voûte de mon projet filmique. Pouvoir saisir cette force et cette richesse sans être obligé de tourner réplique par réplique, car nous n’avions qu’une seule caméra. Au son, j’ai fait en sorte d’avoir quelqu’un qui suive tout le monde. Cela participait dans ma volonté de restituer, au plus près, l’ambiance d’une salle de classe. Je voulais que les spectateurs ressentent les mouvements, les vannes qui fusent, qu’ils vivent ou revivent cette expérience", se souvient le cinéaste.

Autres références

Outre Un jour sans fin, le réalisateur Alexandre Castagnetti cite également d'autres références de films mettant en scène un voyage dans le temps comme Retour vers le futur, L'effet papillon, Terminator, Edge of Tomorrow ou Source Code :

"Le voyage dans le temps est un classique dans l’art. Je voulais m’en servir comme un outil qui permet au héros de dépasser ses peurs. Pour lui, cette brèche temporelle est l’occasion de prendre des risques, de tenter des choses qu’il ne tenterait jamais dans la vraie vie. Se profile ainsi une forme de quête initiatique : il va grandir d’un coup. En effet, les expériences et les échecs le façonnent et le construisent en accéléré. Ici, la boucle, ce sont les deux heures de colle. Mais elle peut être encore plus courte – à peine plus de trois minutes – si Benjamin s’éloigne de sa belle Leila. Telles sont les règles en présence. L’amour doit les unir. Cela rend sa mission encore plus frénétique. Je voulais que le spectateur ressente la même excitation fébrile que le “gamer“ qui veut finir un tableau de jeu vidéo et qui recommence sans cesse", analyse le cinéaste.

La chanson du dimanche

Le réalisateur Alexandre Castagnetti formait avec son compère Clément Marchand le duo insolite de La Chanson du dimanche. Les deux hommes ont composé en deux jours et enregistré en post-synchro la chanson "On est les mêmes", entendue à la fin du film.

"Elle résume bien l’idée du film. Je veux pousser à la bienveillance car, plus jeune, j’étais pote avec tout le monde, même avec les « gangsters » qui me provoquaient alors que j’étais premier de la classe. La Colle, c’est mon histoire quelque part avec, en creux, une mosaïque de ces jeunes que j’ai rencontrés au lycée", confie le metteur en scène.

Petite pépite indé

Si les références Un jour sans fin et Breakfast Club sont facilement identifiables, le réalisateur Alexandre Castagnetti revendique également une autre influence, celle d'un petit film indépendant américain tourné en 2004, Primer de Shane Carruth.

"Sur une trame plus dramatique et plus sérieuse, le film Primer de Shane Carruth explorait cette possibilité, avec un personnage principal qui utilise une machine à remonter le temps pour conquérir l’amour de sa vie. J’aime l’idée de ce casse-tête temporel, qu’on retrouve aussi dans Memento de Christopher Nolan. La drague constitue le support et la ligne rouge du film. Il y a plusieurs niveaux : Benjamin se trompe d’abord, vacille ; il va ensuite devoir affronter ses peurs, séduire Leila de force ; et enfin, devenir lui-même et s’aimer, travailler sur lui. Pour ce faire, il va aller chercher les autres dans un acte libérateur qui le transforme en être séduisant. C’est la prise de conscience du « nerd »", explique le cinéaste.

Le langage des jeunes

Alexandre Castagnetti a laissé ses acteurs improviser afin de se nourrir du langage des jeunes pour retourcher le scénario :

"Mes talentueux comédiens ont beaucoup improvisé en répétition. Je prenais tout ce qui venait d’eux. Je n’ai pas mis de langage trop typé, je me suis reposé sur leur naturel, sur leur façon d’imprimer l’air du temps dans leurs gestes et leurs mots. Avant le tournage, je les ai rencontrés un par un. Il n’y a pas de mystère : ça parle aux jeunes parce que c’est leur langage. Je leur disais : “je filme mon intrigue et vous, s’il vous plaît, faites des conneries derrière, vivez la scène“. Je leur suis très redevable.", souligne le réalisateur.
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