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Rattrapage
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Rattrapage" et de son tournage !

Explorer l'adolescence

Rattrapage est le second long-métrage de Tristan Séguéla après 16 ans ou presque sorti en 2013. Une nouvelle fois, le réalisateur sonde les affres de l'adolescence dans une comédie déjantée. Si dans son premier film il racontait l'histoire d'une régression, Rattrapage fait suivre à son personnage principal une trajectoire inverse :

"Pour Guillaume, mon protagoniste dans Rattrapage, on peut parler d’une progression ou, du moins, d’une
initiation à la vie adulte. Mais dans les deux cas, on n’est jamais très loin du récit d’apprentissage : les héros de ces deux films grandissent en ouvrant les yeux sur le monde, en « regardant le monde autour d’eux », comme le souffle Socrate à l’oreille de Guillaume dans une séquence de Rattrapage", explique le cinéaste.

Un réalisateur nostalgique

Tristan Séguéla revient sur son obsession pour le thème de l'adolescence :

"Je suis assez nostalgique de mon adolescence, au sens large du terme. Le collège, le lycée, les copains.
Rattrapage est aussi un film de bande : comment trouve-t-on sa place dans le groupe à cet âge-là, comment s’amuser à plusieurs, que raconte-t-on de ce qu’on vit à ses amis… Ce sont des questions emblématiques de cet âge-là. Je garde de très bons souvenirs de cette époque. Et quand je me replonge dans cette période pour mes films, malgré moi, j’arrive plus facilement à montrer le versant éclatant de l’adolescence, plutôt que le versant disgracieux."

Inspiration Tomorrowland

Pour les séquences du festival de musique, le réalisateur Tristan Séguéla et son scénariste Olivier Demangel, se sont inspirés de Tomorrowland, gigantesque festival de musique électronique qui rassemble 200.000 festivaliers en Belgique :

"Nous nous y sommes rendus avec mon coscénariste, Olivier Demangel. Nous avons découvert un monde et nous avons nourri le film de détails, comme ce dealer déguisé en Jésus qui cache sa drogue dans des trous ou ces cabanes multicolores (la « Chapelle Jarretelle » à Tomorrowland, pour ne pas la citer) qui servent de baisodrome à ciel ouvert. Le réel et l’imaginaire s’y rencontrent un peu partout et ce télescopage nous a fascinés", confie le metteur en scène.

La place de la musique

Le cinéaste Tristan Séguéla revient sur son utilisation de la musique dans Rattrapage :

"J’avais demandé au compositeur Julien Jabre, en plus de son travail formidable sur la musique originale, de me faire une playlist et de négocier les droits avant que je n’arrive au montage. Quand j’ai attaqué le montage, je disposais ainsi d’une soixantaine de morceaux que j’ai pu choisir au gré des humeurs et des envies, sans avoir à regretter de ne pas pouvoir les utiliser pour des questions de droits. Au final, il en reste une trentaine dans le film, qui proviennent pour la plupart de très jeunes producteurs du monde entier (certains morceaux n’étaient même pas encore sortis quand je les montais !)."

Tournage en festival

L'équipe de Tristan Séguéla a pu filmer des séquences durant le Summer Festival d'Anvers, en juillet 2016 :

"Le tournage a débuté ainsi : pendant deux jours, nous avons tourné des scènes de camping et de festival, immergés dans l’événement en cours, et chargés d’une énergie colossale. C’étaient des conditions de tournage très particulières : nous ne nous entendions pas parler, il y avait du monde partout, les gens se mettaient devant la caméra. Pour autant, nous avons tourné de vraies scènes de comédie dans ce contexte. Quand Brandon est sur scène, à la fin du film, cela a été tourné face à du vrai public, entre deux sets de DJ. On avait répété à quatre caméras toute une chorégraphie pour tourner efficacement lors des cinq minutes dont nous disposions.

C’est donc presque tourné en temps réel. Puis, au mois d’août, nous nous sommes posés dans un champ avec une centaine de tentes, quelques éléments de décors du festival, et deuxcents figurants, avec pour objectif de « raccorder » avec l’ambiance folle et déjantée du vrai festival. Autant dire que ça n’a pas été de tout repos !", relate le réalisateur.

Un film philosophique ?

L'allégorie de la caverne, exposée par Platon dans La République, a inspiré le réalisateur Tristan Séguéla. À noter que son co-scénariste Olivier Demangel est normalien et agrégé de Lettres modernes :

"On n’a pas cherché à éviter les contraintes liées à la révision, et on a même essayé d’en tirer un maximum de bénéfice comique. Après, il fallait bien choisir un texte et il nous a semblé que l’allégorie de la caverne nous offrirait de vraies résonances avec ce que vivent les personnages. On s’est même un peu amusés à mettre en abyme l’allégorie de la caverne dans le film : Guillaume et ses amis s’illusionnent sur la fête qu’ils vont faire pendant le week-end, et, au bout du compte, ils vont tous beaucoup apprendre du gouffre qui sépare ce qu’ils projetaient de faire de ce qu’ils ont fait réellement. Après, ce qui m’a semblé important, c’est qu’on puisse à la fois rire avec Guillaume de ses tentatives infructueuses à philosopher, mais aussi s’émouvoir qu’il parvienne à formuler une pensée originale", indique le cinéaste.

Anthony Sonigo superstar

Anthony Sonigo, révélé dans Les Beaux Gosses en 2009, incarne Guillaume, le personnage principal de Rattrapage :

"Anthony m’a séduit aux essais et je gardais bien sûr en souvenir son travail dans Les Beaux Gosses. Il arrive à faire beaucoup avec peu de mots. Cela faisait un Guillaume parfait. Son talent burlesque, je voulais le mettre au service du film", indique le réalisateur Tristan Séguéla.

Filmer l'oral du Bac

Rattrapage se termine par la scène de l'oral de rattrapage du bac avec un Ramzy Bedia en examinateur :

"L’une des ambitions que nous avions était d’achever le film par l’oral du bac dans son intégralité, de placer Guillaume face à son examinateur, le temps d’un oral de philosophie, en temps réel, pour observer comment il allait s’en tirer. On tournait à deux caméras, qui étaient télécommandées depuis l’extérieur de la salle de classe où se trouvait toute l’équipe, de sorte qu’Anthony Sonigo et Ramzy soient réellement seuls, face à face, le temps des prises. Quand on lançait l’action, Anthony partait de la cour, deux étages plus bas, il arrivait essoufflé, et la prise durait 15 minutes", explique le metteur en scène Tristan Séguéla.
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