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Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Don’t Worry, He Won’t Get Far On Foot" et de son tournage !

Une longue gestation

Don't Worry, He Won't Get Far On Foot a mis plus de vingt ans à voir le jour. En effet, l'idée de porter sur grand écran la vie du dessinateur John Callahan est venue à l'esprit de Gus Van Sant par le biais de Robin Williams, qu'il avait dirigé dans Will Hunting en 1997. Le comédien avait acheté les droits de l'autobiographie de Callahan. Il souhaitait interpréter et produire le film et en confier la réalisation à Gus Van Sant. Ce dernier connaissait d'ailleurs le travail de Callahan et était originaire comme lui de Portland. Plusieurs versions du scénario ont vu le jour dans les années 90 et 2000 mais sans permettre la concrétisation du projet. Après le décès de Robin Williams en 2014, Gus Van Sant s'est à nouveau penché sur le scénario en tentant d'être plus fidèle au livre et en se concentrant sur l'alcoolisme de Callahan.

Retrouvailles

Gus Van Sant avait déjà dirigé Joaquin Phoenix dans Prête à tout. L'acteur avait alors tout juste 19 ans. Le réalisateur explique : "Je tenais à retravailler avec Joaquin et cela a failli se faire à plusieurs reprises. Nous sommes restés en contact dans l’espoir de trouver le projet qui nous réunirait, et lorsque je lui ai fait parvenir le scénario de Don't Worry, He Won't Get Far On Foot, il a immédiatement été séduit." Le comédien, qui s'était frotté à l'exercice du biopic avec Walk The Line, a été convaincu par la passion de Gus Van Sant et le fait que ce dernier connaissait personnellement John Callahan. Il savait également que le projet avait l'aval de la famille du dessinateur : "Le film est basé sur son livre et raconte ses histoires et sa vie, il était donc important qu’il soit réalisé par quelqu’un de passionné qui apporte une dimension personnelle au projet."

Une préparation minutieuse

Joaquin Phoenix a appris tout ce qu’il a pu sur son personnage. Après avoir relu attentivement chaque page du script en compagnie de Gus Van Sant, il s'est plongé dans l'autobiographie de John Callahan et en a surligné tous les passages importants. L’acteur a également étudié les enregistrements des entretiens que Gus Van Sant a réalisés chez le dessinateur, ainsi que des reportages et documentaires qui lui ont été consacrés. 
Dans le cadre de ses recherches, Joaquin Phoenix a même passé du temps au centre de rééducation Rancho Los Amigos de Downey en Californie, où John Callahan a été traité après son accident. Il a discuté avec de nombreux patients du centre mais admet avoir été initialement un peu mal à l’aise. Il raconte : "C’est toujours assez délicat de s’immiscer dans la vie d’inconnus lorsqu’on fait des recherches pour un film, mais la plupart de ceux que j’ai rencontrés étaient handicapés depuis quinze ou vingt ans et souhaitaient parler de leur expérience. Ils m’ont laissé leur poser toutes les questions que je voulais."
Le frère cadet de John Callahan, Tom, a été soufflé par la performance de Joaquin Phoenix : "c’était époustouflant de voir Joaquin, il se comportait exactement comme John. Je suis allé le trouver ensuite, pour lui dire que j’avais eu littéralement l’impression de revoir mon frère. C’était à la fois très excitant et bouleversant pour nous tous."

À toute allure

Joaquin Phoenix a dû apprendre à manoeuvrer l’appareil motorisé que John Callahan utilisait pour se déplacer dans son quartier. Il explique : "Le fauteuil roulant que nous employons dans le film a un moteur débridé. Cela faisait un mois que je m’entraînais avec un fauteuil qui allait à 6 km/h et j’étais plutôt sûr de moi… sauf que celui du film atteignait les 17, voire 19 km/h ! Ça n’a pas l’air beaucoup dit comme ça, mais croyez-moi, on a l’impression d’être attaché à une fusée ! J’admets avoir eu quelques accidents…"
Pour la scène où John est projeté hors de son fauteuil dans la rue et est aidé par un groupe d'enfants, Joaquin Phoenix a insisté pour prendre la place du cascadeur, persuadé qu'il pouvait jouer la scène. Il reconnaît avoir eu quelques difficultés : "Le fauteuil était attaché à une corde de manière à ce qu’il s’arrête net et que je sois projeté en avant… sauf qu’évidemment, j’ai instinctivement levé les bras pour tenter d’amortir ma chute, ce que John n’aurait pas été capable de faire. Il a fallu au moins deux prises pour que je réussisse à rester immobile avant de toucher le sol."

Scène ajoutée

Un mois après le tournage de ses scènes, Jack Black a été à sa grande surprise recontacté par le réalisateur. En effet, Gus Van Sant a été tellement emballé par sa performance qu'il a décidé de lui ajouter une scène, celle où John rend visite à Dexter dans les cuisines du restaurant où celui-ci travaille. Sur le plateau, le cinéaste a confié qu’il ne savait pas encore s’il utiliserait le son direct de la scène ou s’il créerait un montage sur de la musique et sans dialogues. Jack Black se souvient : "J’ai donc totalement improvisé, ignorant si l’équipe m’entendait. Mais j’ai été agréablement surpris de voir que certains passages de cette conversation ont été utilisés dans le film."

Fanboys

Jack Black et Jonah Hill étaient ravis de tourner dans Don't Worry, He Won't Get Far On Foot car ils sont de grands fans de Gus Van Sant et ne s'en étaient jamais cachés. Ainsi, Jack Black écrivit il y a des années une lettre au réalisateur pour lui faire savoir à quel point il admirait son travail. Faute de réponse, le comédien avoue s'être senti stupide, jusqu'à ce qu'il reçoive un mail de son agent lui proposant de participer à Don't Worry,... Quant à Jonah Hill, l'acteur a eu l'occasion de parler à Gus Van Sant lors d'une rencontre fortuite dans la rue : "Je lui ai dit combien ses films comptaient pour moi car c’est en partie grâce à eux que j’ai décidé de faire du cinéma. Elephant et Prête à tout font partie de mes films préférés." Une attention qui a touché le cinéaste : "Quand quelqu’un vous dit qu’il aimerait travailler avec vous, on ne l’oublie pas, si bien que lorsqu’un rôle se présente, on pense à lui."

Toutes les femmes de ta vie

Rooney Mara incarne Annu, une thérapeute devenue hôtesse de l’air qui est en réalité un amalgame de plusieurs femmes qu’a connues John Callahan. Le réalisateur déclare : "John a rencontré Annu à l’hôpital mais ne l’a plus jamais revue. Il a eu plusieurs petites amies, dont une hôtesse de l’air, que nous avons combinées en un seul personnage."
C'est Joaquin Phoenix qui a soufflé à Gus Van Sant le nom de Rooney Mara, sa compagne à la ville avec laquelle il venait de tourner Marie Madeleine, pour jouer Annu.

En musique

On retrouve au générique du film deux musiciennes, tout d'abord Beth Ditto, ex-leader du groupe de rock Gossip, qui fait ses grands débuts au cinéma et Kim Gordon, bassiste du groupe de rock alternatif Sonic Youth. Celle-ci avait déjà tourné sous la direction de Gus Van Sant dans Last Days.

Une collaboration fructueuse

C'est la neuvième fois que Danny Elfman signe la musique d'une oeuvre de Gus Van Sant après notamment Prête à tout, Will Hunting, PsychoHarvey Milk et la série When We Rise. Le compositeur déclare : "Lorsqu’un réalisateur comme Gus, avec qui j’entretiens une relation de longue date, me propose de collaborer sur un projet, la seule chose qui entre en compte dans ma décision, c’est ma disponibilité. Je ne demande jamais à lire le scénario avant de donner ma réponse. Et j’accepte généralement volontiers car j’aime beaucoup travailler avec lui."
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