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note moyenne
3,5
247 notes dont 39 critiques
10% (4 critiques)
28% (11 critiques)
44% (17 critiques)
8% (3 critiques)
8% (3 critiques)
3% (1 critique)
Votre avis sur L'Atelier ?

39 critiques spectateurs

Christoblog

Suivre son activité 305 abonnés Lire ses 986 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 11/10/2017

Le dernier film de Laurent Cantet se compose de deux parties distinctes. La première retrouve les meilleurs côtés de Entre les murs : Cantet sait comme personne filmer les jeunes gens qui ne sont pas des acteurs, les faire interagir avec l'expérimentée Marina Fois, montrer leurs émois, leurs sentiments, leurs hésitations. C'est très beau, et d'une intelligence d'écriture très convaincante. On suit avec beaucoup de plaisir l'initiation de ces jeunes aux joies de l'écriture. La dialectique des échanges est en soi un véritable plaisir gourmand. Dans la deuxième partie du film, Cantet recentre l'action sur le personnage de l'écrivaine et celui d'Antoine, un jeune qui se laisse séduire par les thèses de l'extrême-droite. L'atelier vire alors doucement au thriller psychologique. Quelle est la nature exacte de la relation entre les deux personnages, un acte violent est-il à craindre ? Cette deuxième partie m'a nettement moins convaincu que la première. J'ai trouvé que le scénario s'alourdissait de scories inutiles (un exemple : la visite de l'éditeur), que Cantet n'était pas très à l'aise dans les scènes de suspense et que le jeu Marina Fois s'ankylosait un peu. Au final cependant l'impression est plutôt positive, et je conseille L'atelier pour sa sourde originalité.

poet75

Suivre son activité 112 abonnés Lire ses 459 critiques

3,5Bien
Publiée le 11/10/2017

Nous ne sommes pas conviés à la visite du parc de la France en miniature, non, mais cela y ressemble. A La Ciotat, se trouvent réunis pour les besoins de ce film sept jeunes gens et une adulte qui, à eux seuls et en miniature, sont les représentants de ce qu’on appelle la France Black-Blanc-Beur. Les cinq garçons et les deux filles participent à un atelier d’écriture animé par Olivia (Marina Foïs), une écrivaine qui compte leur faire produire un ouvrage publiable. Cet artifice donne cependant lieu à des scènes intéressantes. Écrire un roman, en imaginer le cadre, les intrigues et les rebondissements, ne va évidemment pas de soi quand on fait ce travail à plusieurs. Les débats occasionnés par ce projet font partie des moments forts du film. Chacun des membres de l’atelier se singularise, et l’on ne peut qu’être sensible à l’histoire ou aux histoires qui surgissent au cours des discussions. Quand une des deux filles évoque le passé des chantiers navals en faisant référence à son grand-père venu là d’Algérie pour y gagner sa vie, on ne peut qu’être touché. Les discussions sont parfois houleuses, mais jamais incongrues. Ce qui convainc moins, à mon avis, c’est tout ce qui tourne autour de la relation ambiguë qui se noue entre Olivia et Antoine, le garçon le plus en retrait du groupe. Or cette relation occupe une grande partie du film. Antoine n’est pas seulement accro de jeux vidéos violents, il ne télécharge pas seulement les vidéos d’un sombre harangueur aux opinions d’extrême-droite, mais il fréquente un groupe de jeunes gens occupant leurs loisirs à des jeux plus que douteux. Olivia a beau découvrir petit à petit la vérité, elle n’en reste pas moins quelque peu fascinée par ce garçon, au point de chercher à l’utiliser pour un de ses livres. Le film s’oriente alors vers des scènes énigmatiques qui m’ont laissé perplexe. J’espérais un beau film sur l’éveil et l’épanouissement des talents chez ceux qui en semblent dénués, mais ce sujet n’est traité que presque secondairement. Dommage. 7/10

Benjamin Bravermann

Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 3 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 11/10/2017

Un film juste, intelligent et percutant. On ne sort pas indifférent de la salle après la projection, qu’on ressente une once d’espoir ou une peur de ce que peut être et devenir la jeunesse. A voir absolument, si ce n’est pour la formidable performance de Marina Foïs et de Matthieu Lucci qui livre un premier rôle bien plus que prometteur pour la suite!

ffred

Suivre son activité 247 abonnés Lire ses 2 756 critiques

4,5Excellent
Publiée le 17/10/2017

Lanrent Cantet n’a jamais fait de films anodins (je n’ai pas vu Foxfire). Portraits de groupes ou individuels toujours en phase avec leur époque ou l’actualité. L’atelier qu’il nous propose aujourd’hui est aussi intéressant que passionnant. Un instantané de la société française à travers le portrait de quelques jeunes provinciaux à la dérive et d’une parisienne intello. Ecrit en collaboration avec Robin Campillo (120 battements par minute, Eastern boys), l’ensemble est réalisé et écrit de façon aussi sobre que convaincante et brasse quelques thèmes très actuels. On s’attache d’emblée aux personnages, et sans forcément être d’accord avec chacun, on peut les comprendre. Marina Foïs est formidable dans le rôle de l’écrivaine animatrice du groupe. Un nouveau très beau rôle après sa magnifique prestation dans Irréprochable, même si elle est moins dans la performance ici. Face à elle, Matthieu Lucci, dont c’est le premier film, est une vraie et belle révélation. Entre mystère et arrogance, il est parfait pour le rôle, éclipsant tous les autres jeunes acteurs (repérés par casting sauvage, mais leurs rôles sont peu développés). Sans jugement ni pathos, mais avec un certain suspens et une belle émotion, voilà un film intelligent aussi sombre que lumineux dont on ne ressort pas indemne. L’un des meilleurs de Laurent Cantet et l’un des meilleurs films français de l’année.

Yves G.

Suivre son activité 137 abonnés Lire ses 1 023 critiques

3,5Bien
Publiée le 15/10/2017

Sous le soleil estival de La Ciotat, Olivia (Marina Foïs) anime un atelier d'écriture avec quelques jeunes de la ville. Ils entreprennent l'écriture d'un polar qui puise son inspiration dans le passé industrielle. Parmi eux Antoine se singularise vite. Solitaire, mutique, il manifeste un tempérament violent qui inquiète Olivia autant qu'il la séduit. Jetez un œil à la bande annonce de "L'Atelier". Vous a-t-elle plu ? Alors allez voir le dernier film de Laurent Cantet qui lui est très fidèle. Vous a-t-elle déplu ? Alors n'insistez pas. Une Palme d'Or peut tuer un réalisateur. Laurent Cantet l'a décrochée en 2008 avec "Entre les murs". Je sais les débats que ce film a suscités. je le considère néanmoins, sur la forme comme sur le fond, comme un chef d’œuvre. Changeant complètement de registre, le réalisateur est allé tourné quatre ans plus tard au Canada l'adaptation d'un roman de Joyce Carol Oates. Succès critique mais échec commercial. Après une escale à Cuba ("Escale à Ithaque") en 2014, Cantet revient à des régions et des sujets plus familiers : comme François Bégaudeau dans "Entre les murs", Marina Foïs - qu'on avait rarement vue aussi juste dans un rôle où on ne lui demande pas de faire rire - est en position de transmettre à des adolescents un savoir. C'est d'ailleurs les scènes de groupe tournées avec ces sept jeunes qui constituent le point faible du film. Leur spontanéité est trop artificielle, leur progrès trop rapides et leurs productions trop achevées pour être crédibles, leurs caractères trop stéréotypées. C'est quand le film se focalise sur le duo Olivia-Antoine qu'il est le plus convaincant. Antoine a la beauté du diable. C'est un adolescent sans histoire qui vit dans un appartement avec deux parents aimants et une petite sœur. Comme les ados de son âge, il a des amis et joue sur sa console vidéo. Mais Antoine a plus de profondeur qu'il n'en a l'air. Pour tromper son ennui, il nage dans les calanques, se muscle et regarde les appels au crime d'un nazillon provençal sur Internet. Au XIXème siècle, on aurait dit qu'il a le spleen ; au XXIème, on dira qu'il a la haine. Mais c'est peut-être plus un personnage du siècle dernier qu'Antoine évoque : Meursault qui tue gratuitement, sans motif, un Arabe anonyme sur la plage d'Alger parce que sa mère est morte l'avant-veille et qu'il a le soleil dans les yeux. Laurent Cantet aurait pu forcer le trait et dévoiler, derrière l'apparente normalité de l'adolescent boudeur, un monstre de noirceur. Il ne tombe pas dans ce piège. J'en ai déjà trop dit sur un dénouement qui aurait gagné à être plus resserré - le film dure quinze minutes de trop - mais qui brille par sa subtilité.

closer444

Suivre son activité 332 abonnés Lire ses 682 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 12/10/2017

Laurent Cantet nous revient après quelques années d’absence derrière la caméra avec une œuvre originale où une écrivaine anime un atelier d’écriture destiné à la réinsertion des jeunes et où ceux-ci vont devoir écrire un roman. « L’Atelier » n’est parfois pas loin du documentaire lorsqu’il s’attache à filmer les joutes verbales entre cette auteure et les sept jeunes qui participent à cet atelier, un peu comme il le faisait avec une salle de classe et ses acteurs non professionnels dans « Entre les murs ». Ici, il aère néanmoins son film de scènes extérieures où on apprend à mieux connaître la romancière jouée par Marina Foïs et l’un des jeunes incarné par le prometteur Maxime Lucci. La relation entre provocation et fascination qui va se tisser entre eux va mâtiner le long-métrage de tension dramatique et d’une once de suspense. L’aspect romanesque intervient alors plus même si ce n’est pas forcément le plus intéressant ni le plus maîtrisé. Par le biais des discussions entre ces jeunes nées de l’écriture du roman, Cantet entend se faire l’écho de la jeunesse de notre époque. Le roman noir qu’il doive écrire va faire éclore des sujets de débat sur notre société, des échange qui deviennent parfois houleux et cristallisent rancœurs identitaires, racisme, religion ou encore le rapport à la violence. C’est sur ce versant social qui constitue bien la moitié du film que l’on est conquis. Les dialogues sont passionnants et arbitrés par une Marina Foïs encore une fois excellente et ils auscultent parfaitement une certaine jeunesse française perdue, révoltée ou démissionnaire. Que l’on parle du terrorisme, de la notion de violence ou du meurtre c’est fait avec intelligence et assez de contrepoints pour chaque intervenant. Et de faire naître tout cela par le biais de la littérature est assez étonnant et réussi. Le metteur en scène parvient à rendre prenante une situation statique et étirée propre au documentaire avec brio. En revanche, les scènes s’intéressant individuellement à Olivia et Antoine, ne sont pas toujours intéressantes, notamment au début. Comme si le cinéaste s’en désintéressait et ne nous les offrait que pour offrir de la matière destinée à comprendre ses personnages. Et cela casse le rythme du film à tel point que les séquences de l’atelier sont attendues avec impatience et ne paraissent jamais redondantes. Quand un rapprochement moral se fait entre les deux, leurs scènes en dehors de l’atelier prennent une tournure plus intéressante et intrigante. Mais une des situations nous semble outrée et nous rend quelque peu incrédules. Cependant, on aurait aimé plus de venin et voir les rapports entre ces deux là bousculer leurs convictions respectives. Il y a un goût d’inachevé et une certaine frustration qui s’empare de nous. On apprécie pourtant l’épilogue qui éclaire psychologiquement le personnage d’Antoine (et donc l’intrigue) sous un autre angle. « L’Atelier » n’en demeure pas moins sociologiquement intéressant mais parfois quelque peu bancal.

Cinéphiles 44

Suivre son activité 72 abonnés Lire ses 1 716 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/06/2017

On ne présente plus Laurent Cantet qui nous avait déjà subjugué avec Entre les Murs ou Foxfire, confessions d’un gang de filles. Il revient en compétition Un Certain Regard 2017 avec son long-métrage le plus subtile entre noirceurs de l’extrémisme et découverte de son moi intérieur. Marina Foïs est une écrivaine parisienne. Elle vient animer un stage d’écriture pour des jeunes en fracture sociale dans une banlieue marseillaise. Les jeunes sont méfiants face à la bourgeoise. Pourtant au fur et à mesure des ateliers, la protagoniste va sonder les jeunes au travers de l’écriture d’un roman noir. La mise en scène place les jeunes au cœur de cette réflexion et l’actrice n’est alors que l’élément déclencheur d’ouverture ou de fermeture sociale face aux préjugés et aux amalgames. D’ailleurs, en creusant un peu, nous découvrons que l’un deux est embrigadé dans une politique de droite très extrême. Le sujet n’est donc plus celui du roman, mais bien de ce jeune solitaire, qui par l’influence de son entourage se voit penser différemment des autres adolescents de son groupe d’écriture. L’Atelier traite donc de la radicalisation, mais le fait avec une telle sérénité, que les mots sont plus forts que ce qui est montré. Marina Foïs nous délivre très certainement son rôle le plus pondéré et honorable de sa carrière. Les autres comédiens sont également remarquables. Un film fort et brillamment dirigé. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44

Padami N.

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 201 critiques

3,5Bien
Publiée le 16/10/2017

simple regard sur une jeunesse sans jugement re ou explication. on dirai presque un reportage pu seul ont droit à une histoire en dehors de l atelier de lecture et f écriture.. beaucoup d discours en plus d une contemplation .un peu lent mais intéressant .

Celia G.

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 2 critiques

4,0Très bien
Publiée le 16/10/2017

Libérer la parole par l'écriture et faire face aux pulsions qui émergent n'est pas forcément facile ni anodin. Est-ce que l’apprentissage de l’écriture permettra à Antoine de sortir de sa solitude et redémarrer sa vie? Un très beau filme qui plaide la cause, de façon crédible, de l’expression artistique, comme une voie alternative à la violence.

Laurent Cambon

Suivre son activité 108 abonnés Lire ses 818 critiques

3,5Bien
Publiée le 15/10/2017

Elle est écrivaine. Loin des écrans parisiens. Sous le ciel bleu de la Ciotat, elle anime un petit groupe de jeunes adultes, issus de l'immigration pour la plupart, et majoritairement masculins, qui s'essayent à la littérature. Une nouvelle fois, Laurent Cantet s'attaque à un sujet risqué. Celui d'une jeunesse qui pense certes, mais surtout qui perd le sens, l'espoir et qui se réfugie dans les pires radicalismes. Le film s'ouvre sur un jeu vidéo où un héros gravit des montagnes et domine le monde. Curieuse image qui petit à petit, prend tout son sens dans le périple psychologique et artistique de ce jeune Antoine. Le réalisateur choisit un style volontairement épuré. On est presque dans le documentaire, même si parfois, quelques musiques de fond, rappellent le caractère fictif de son œuvre. Le réalisateur refuse le manichéisme. La subtilité des trajectoires personnelles prend le pas sur le risque de la démagogie qui hante chacune des scènes. Si l'affiche vante comme une citation qui ne dit pas son nom le réalisateur d'"Entre les Murs", le film a gagné en silences. On est loin du tapage parfois exubérant des jeunes collégiens. Les jeunes gens filmés ici échappent à la caricature. Ils pensent, ils se dépensent aussi sur les bords de mer, ils essayent de se construire une idée dans un monde qui les rejette ou qui se méfie de sa jeunesse. Le film est dur et par bien des aspects fait penser au vertigineux "Elephant" de Gus Van Sant, à travers le portrait de ce jeune Antoine, au bord du vacillement. Marina Foïs dont le talent est indiscutable s'empare de ce personnage de romancière avec humilité, précision et beauté. Elle parvient à faire surgir dans ses yeux, la beauté d'un regard qui cherche à comprendre, qui s'oppose ou se défend sans jamais verser dans la colère. "L'Atelier" demeure un beau film, urgent pour mieux comprendre le gouffre de brutalité qui menace une certaine jeunesse.

Didier W.

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4,5Excellent
Publiée le 15/10/2017

Film avec un dispositif faussement simple d'un Atelier d'Ecriture destiné à donner à des jeunes en déshérence un moyen de bâtir in projet collectif . Beaucoup d'installation d'écritures , de suggestions contradictoires , d'inimitiés d'où surgit un Antoine têtu , avec une violence immergée qui délivre un texte assez âpre et abrupt. Entre l'écrivain ( Marina Foîs opaque ) et Antoine , va se nouer , en toute innocence , une relation trouble qui va ouvrir le document à la fiction . L'un et l'autre se jaugent , s'espionnent , font du hors cadre , jusqu'à un acte violent surgisse aux portes de l'Angoisse . Tandis que le monde de Marina , faite de causes à effets , s'effondre Antoine deviendra un Héros Camusien , enfoncé dans une solitude extrême et presque invisible , dans une voix blanche dira la vacuité d'un acte si violent soit -il . Laurent Canter, sans didactisme , va faire surgir cet élan vital contenu en chacun et porteuse de fiction . Marina Foîs , en inconfort total , parfois bât bleue et bien pensante va devoir imposer une femme paumée , en perte de repère avec un Antoine transformé . Laurent Canté a éclairé nos consciences et nous a débranché de nos automatismes par un mécanisme très étrange de regarder autrement l'Autre . Bravo et nécessaire à tous les pédagogues , aux MJC et aux accompagants de la Jeunesse de tout poil.

dominique P.

Suivre son activité 136 abonnés Lire ses 1 360 critiques

4,0Très bien
Publiée le 15/10/2017

J'ai trouvé ce film très bien dans l'ensemble. C'est bien vu, intrigant, juste et sensible. On sent bien le malaise général d'Antoine. Aussi l'écrivaine se sent bien concernée par ce jeune homme curieux et en souffrance. Ce qui est bien également c'est que ce film parle de la ville de La Ciotat, au passé et aussi au présent (concernant l'activité portuaire).

GekHop

Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 21 critiques

4,5Excellent
Publiée le 14/10/2017

Un film formidable, thriller psychologique pesant, joué juste, et qui suscite outre une réflexion sur notre monde contemporain, une réflexion sur ce qu’est créer. C’est l’anti-plus belle la vie.

thorpeak

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 22 critiques

3,5Bien
Publiée le 13/10/2017

Le film a une approche documentaire d'une jeunesse déboussolée face à un avenir incertain et presque un peu manichéen.

r0c-bribri

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 807 critiques

3,5Bien
Publiée le 12/10/2017

Le film vogue sur des rivages où le cinéma français va rarement, c'est à dire, sur la crise existentielle d'une jeunesse française sans tomber dans les travers psychologistes sur la crise d'ado. Par le regard et l'écriture d'un adolescent, c'est le vide et l'ennui qui prime sur le discours raciste et xénophobe. Au final, Laurent Cantet préfère insister sur le jeu entre Marina Foïs et le jeune acteur Mathieu Lucci -tous deux saisissants- pour instiller une dose sacrément romanesque dans un film qui s'éloigne brillamment du chemin attendu à un moment du récit didactique sur l’endoctrinement et la radicalisation ( ici l'autre versant). Si le propos commence à s'épuiser sur la dernière partie du film, il y a au moins quelques scènes fascinantes qui ne sont pas sans rappeller plus ombrement la réussite du film "Dans la cour" de François Ozon. Moins soucieux de réalisme que "Entre les murs", L'atelier prend peut être plus le large.

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