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Cornélius, le meunier hurlant
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Cornélius, le meunier hurlant" et de son tournage !

Première fois

Cornélius, le meunier hurlant est le premier long-métrage de Yann Le Quellec, qui s'est fait remarquer avec ses deux moyens Je sens le beat qui monte en moi et Le Quepa sur la Vilni !. Le réalisateur a choisi d'adapter Le Meunier hurlant de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna après l'avoir lu il y a une dizaine d’années : "l’envie d’adapter ce roman à l’écran ne m’a pas quitté. On y plonge dans un univers foisonnant, picaresque, d’une immense liberté. Et très drôle. Un humour doux amer et burlesque souvent grinçant, sur un fil, mais d’une grande humanité et dénué de cynisme."

Un héros singulier

Yann Le Quellec met en scène un étranger qui cherche à s’implanter dans une communauté mais est tiraillé entre l’expression de sa singularité individuelle et la prise en compte de la norme sociale : "C’est un héros bigger than life, dans le sillage des personnages de Zorba le Grec, Jeremiah JohnsonVol au-dessus d’un nid de coucou ou La Conjuration des imbéciles. J’avais envie de relever le défi d’un certain romanesque, avec mes moyens, qui ne sont évidemment pas ceux du cinéma hollywoodien."

Des décors évocateurs

Yann Le Quellec a choisi trois territoires où poser sa caméra après avoir effectué des repérages seul à vélo. Le moulin a été construit au bord d’un précipice près du cirque de Navacelles, dans le Larzac, au fond duquel se trouve le village que l’on voit dans le film. Pour l'asile, l'équipe s'est installée dans la forteresse de Salses construite au XVème siècle. Enfin, les séquences d'errance de Cornélius ont été tournées dans les Alpes, au-dessus de l’Alpe d’Huez, entre 2200 et 3600 mètres d’altitude dans des endroits difficiles d’accès et soumis à des conditions météorologiques extrêmes : "Je souhaitais que le parcours de Cornélius trouve un souffle épique, homérique. Confronter Cornélius à des lieux « chargés » et rudes y a beaucoup contribué. (...) J’avais envie de déterritorialiser le western ou plutôt de « westerniser » des territoires que je connais bien."

Wildermen

Le personnage de Cornélius est confronté au cours du film à des créatures mi-hommes mi-bêtes, porteuses de masques. Il s'agit de "Wildermen", issus de traditions ancestrales qui se perpétuent au sein de communautés montagnardes isolées d’Europe en Bulgarie, en Allemagne ou en Sardaigne. Le réalisateur explique : "Ces costumes sont depuis des siècles utilisés lors de fêtes païennes au moment des solstices d’hiver ou de printemps, avec beaucoup de musique, de transe. Ils sont confectionnés à partir de matières naturelles ou animales et confrontent des puissances maléfiques et bénéfiques pour faire en sorte que les récoltes ou l’élevage soient prospères."

Western

Le réalisateur a cherché à "construire un univers où les genres se croisent ou se heurtent librement", à l'instar d'Un nommé Cable Hogue de Sam Peckinpah qui "s'octroie une grande liberté par rapport aux codes du western". Avec le chef opérateur, il a choisi d'utiliser le format scope, les zooms et la nuit américaine qui sont des codes du western, tout en veillant à obtenir une image qui soit propre au film et non pas une parodie de western.

Bonaventure Gacon

Yann Le Quellec a mis beaucoup de temps à trouver l'interprète de Cornélius, qu'il s'imaginait être incarné par un Gérard Depardieu jeune. Après avoir fait passer de nombreux castings, il découvre par le biais de deux amis Bonaventure Gacon, une pointure du monde du cirque et du spectacle vivant. Après avoir assisté à son spectacle Par le boudu, le réalisateur fut convaincu "par sa puissance, son agilité incroyable, et enfin par sa nature, une personne belle presque au sens archaïque du terme, avec un rapport absolument pur aux gens et aux choses." Si l'acteur a tout d'abord décliné la proposition, il s'est finalement laissé convaincre par Le Quellec après lui avoir parlé et découvert ses deux moyens-métrages.

Le moulin

Le réalisateur a décidé de transformer le moulin à eau du roman en moulin à vent. Avec le chef décorateur Florian Sanson, ils l'ont conçu en partant de plans qu’avait dessinés Léonard de Vinci. Quant à la salle des machines où le grain est moulu, elle a été construite dans un hangar "pour créer une ambiance presque expressionniste qui soit le prolongement de l’état psychique du personnage. On a travaillé beaucoup sur ces questions de rotations, d’engrenages, verticaux ou horizontaux. Là aussi, nous avons travaillé en collaboration avec Bonaventure qui devait circuler et prendre en main « son » moulin. Il ne fallait pas seulement que ce soit beau, mais que ça puisse « jouer » au sens burlesque du terme."

Chorégraphies

La scène de la danse au moulin a été chorégraphiée par Maguy Marin tandis que les exercices des internés à l'asile ont été réglés par Koen Augustijnen et Rosalba Torres Guerrero, l’actrice principale du premier moyen-métrage de Yann Le Quellec. Enfin, pour la scène des Wildermen, l'équipe a collaboré avec Rachid Ouramdane et sa troupe.

Iggy Pop

Alors qu'il rejoignait un jour le plateau de tournage, Yann Le Quellec entend Les Passantes de Brassens reprise par Iggy Pop : "La voix d’Iggy, avec tout ce qu’elle contient d’animalité – c’est l’Iguane, tout de même ! - et sa façon si singulière de s’approprier le français créent une sorte de babil qui correspondait à une couleur, à un imaginaire que je recherchais pour le film. Ainsi, l’idée a germé d’écrire une chanson introductive chantée par Iggy Pop qui deviendrait le « il était une fois... » du film, chanté, permettant au spectateur de rentrer dans le conte. J’ai contacté Iggy Pop en lui envoyant le début du film, des paroles et une mélodie qu’il a aimées. Puis, sur le même thème musical, je lui ai proposé de chanter la morale de l’histoire, qui devient le générique de fin. Nous avons enregistré à Miami, dans son studio. C’était une expérience assez unique. Et quand Iggy s’est spontanément mis à hurler en musique, comme le meunier, je me suis dit qu’une boucle était bouclée."
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