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Seule sur la plage la nuit
note moyenne
3,3
149 notes dont 20 critiques
5% (1 critique)
20% (4 critiques)
35% (7 critiques)
15% (3 critiques)
20% (4 critiques)
5% (1 critique)
Votre avis sur Seule sur la plage la nuit ?

20 critiques spectateurs

eliacam

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/01/2018

il y a parfois des mystères. Le mystère d'un film aux critiques louangeuses dans lequel on s'ennuie profondément et on se demande si on est passé à coté de quelque chose ... ce film en est un. Je l'ai trouvé ennuyeux, sans histoire ou une histoire sans intérêt, mal filmé (les zooms avant ou arrière sont dignes d'un débutant), les images sont fades, le jeu des acteurs banal quand il n'est pas crispant comme ces scènes où l'héroïne prétend être saoule. Avec tout ça, et en y repensant le 2 est encore bien au delà de ce que je pense réellement. Quelles auraient été les critiques si le film avait été "banalement" français ?

choisirunom

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 15/01/2018

C'est le meilleur film d'Hong Song Soo pour moi à ce jour. Ce film peut se transposer dans une ville de France où des gens qui ont fuit Paris parce qu'ils n'en pouvaient plus retrouve une comédienne perdue qui comme Naomie Watts dans Mulholland Drive rêve qu'elle est une star endormie sur la plage alors que sa carrière est au stade zéro. Ce film parle des désillusions, est une réflexion sur la réussite qui se révèle être un mot vide de sens. Même quand on réussit ne rate t'on pas sa vie. La vie n'est elle pas un ratage obligé? On vieillit trop vite et nos idéaux se sont toujours éloigné trop vite. Le réalisateur rêvé dans le film ne veut pas renoncer à ses regrets et à les raconter. C'est un film sur le vide de l'existence, quoi qu'on fasse le vide est là. Le personnage principale de femme qui a déjà commencé à vieillir et qui ne croit pas que les humains méritent l'amour balade son spleen, crache aux autres leurs lâcheté, est à la fois ingérable et va droit dans le mur car elle ne veut pas renoncer à l'idéal. Le film est riche, drôle, méchant, cruel, anodin pour certain mais dans ce cas là aller voir les films de super héros qu'on dégueule jour après jour dans les salles du monde entier.

Marie-pierre G.

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1,0Très mauvais
Publiée le 14/01/2018

Si vous aimez les films verbeux et très très très lents, allez le voir. Sinon assurez-vous de ne pas être bloqué par des gens qui dorment pour pouvoir sortir de la salle quand vous en avez assez. Et je ne parle même pas des dialogues hyper intéressants comme, à peu près: " -j'ai froid. - oui il fait froid. - j'ai vraiment froid. - tu as l'air d'avoir très froid."...

Jmartine

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2,5Moyen
Publiée le 15/01/2018

En une année, le très prolifique Hong Sang Soo aura réalisé quatre films puisque le quatrième est annoncé pour début mars…J’ai bien aimé Yourself and yours, légèrement moins Le jour d’après…mais malgré les critiques élogieuses de la presse, le prix d’interprétation féminine de Kim Min-hee à la dernière Berlinade…je me suis profondément ennuyé devant Seule sur la plage la nuit… comme dans les films précédents Hong Sang soo avec toujours aussi peu de moyens, reprend son thème fétiche de l’indécision amoureuse …Kim Min-hee joue le rôle de Yeong –hui, une actrice en vacances à Hambourg, puis de retour à Gangneung , station balnéaire coréenne…elle attend un amant qui s’obstine à ne pas la rejoindre…au fil des échanges on devine une histoire plus indigne, d’adultère avec un réalisateur…évocation de la propre histoire de Hong Sang soo ? C’est plutôt bavard (et en coréen, il faut s’accrocher !!), les dialogues sont d’une banalité confondante, le récit bégaie, le cheminement est un peu brouillon…j’ai du passer à coté …les considérations profondes sur l’amour m’ont laissé indifférent….Je réfléchirais avant de voir La caméra de Claire !!

Françoise C.

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0,5Nul
Publiée le 13/01/2018

Il n'y a pas d'histoire construite et ne peut pas mettre en valeur le jeu des comédiens sui reste d'une banalité confondante. Filmer le quotidien ne donne pas toujours de bons résultats....

Maitre Kurosawa

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3,5Bien
Publiée le 12/02/2018

Le titre du dernier film de Hong Sangsoo contient une tristesse qui n'avait pas atteint un tel point dans les derniers longs-métrages du cinéaste coréen. La détresse de Young-hee se lit notamment sur son visage – ou plutôt celui, livide, de Kim Min-hee – mais contamine aussi les autres personnages et le décor, comme cette amie qui accompagne la jeune femme lors de la première partie dans une Allemagne maussade et embrumée, ou comme ce cinéaste – figure vraisemblablement proche de Hong Sangsoo – qui affiche son désespoir lors d'un déjeuner morose. La drôlerie se fait rare, mais sa présence sonne comme une véritable accalmie, tel ce repas nocturne et ivre en Corée qui nous éloigne temporairement de la noirceur ambiante, laquelle finira par nous rattraper, personnages et spectateurs, dans un final qui déçoit par son caractère répétitif et synthétique. Celui-ci est également trop explicite dans sa façon de connecter la fiction à la réalité puisque le film traite la relation entre HSS et Kim Min-hee et la manière virulente dont elle est perçue. Sans temps vraiment faible mais tout de même inégal en terme de densité et d'intérêt, "Sur la plage la nuit" reste un beau film qui, dans ses meilleurs moments, provoque un vertige lié à sa réflexion existentielle des plus sincères.

Barry.L

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4,0Très bien
Publiée le 21/01/2018

''Seul sur la plage la nuit'' est le 20 ème film de Hong Sang-soo. 20 film en 21 ans, le moins que l'on puisse dire, c'est que le réalisateur ne chôme pas. Il faut dire que l'oeuvre de Hong Sang-soo est indéniablement cohérente. Trop, diront certains qui l'accusent non sans raison de toujours faire le même film. Cette accusation s'explique par le caractère systématique des thèmes abordés et de la façon de les filmer. Le cinéma de ce réalisateur est fait de rencontres, d'amours déçues et de longues discussions, le plus souvent autour d'une table et d'un verre. Le tout filmé en longs plans fixes, parfois ponctué de zooms : Hong Sang-soo semble porter en horreur la technique du champs/ contre-champs. L'effet produit sur le spectateur ? Soyons franc, le visionnage d'un film de Hong Sang-soo sans déplaire, laisse souvent indifférent. D'abord à cause du contenu beaucoup trop théorique des discussions filmées. Ça parle, ça parle... pour nous donner des leçons de vie... On compare souvent le Coréen au français Eric Rohmer. La filiation est (malheureusement) évidente : même causerie interminable, même volonté de privilégier la parole à l'image, de privilégier ce qui est dit à ce qui est ressenti. Ensuite, il est compliqué de s'immerger dans les films de Hong Sang-soo à cause de la place de la caméra. Le réalisateur en refusant la plupart du temps le moindre champs/ contre-champs ou gros plan nous coupe des acteurs et de leur expressions (et de leurs émotions). Toutes ces critiques étant dites, il faut quand même dire que ''Seule sur la plage la nuit'' est sans doute un des meilleurs films de ce réalisateur. Il est déjà difficile de rester de marbre devant l'histoire racontée cette fois-ci. Young-hee (Kim Min-hee, la ''Mademoiselle'' de Park Chan-wook) est une actice qui, à la suite de sa rupture avec un réalisateur coréen bien plus âgé qu'elle, part en Allemagne chez son amie Jee-young. Dans la seconde partie du film, Young-hee est de retour en Corée où elle retrouvera ses connaissances qui l'interrogeront sur son voyage. Le film repose tout entier sur ce personnage féminin. Et sur sa conception de l'amour. Refusant les simples amourettes, elle recherche ce qu'on pourrait qualifier d'amour absolu. C'est l'une des raisons de son voyage en Corée où elle va amèrement constater que les hommes sont tous les mêmes. Dans la sempiternelle scène de repas hongienne, une de ses amies lui demande comment sont les hommes à Hambourg. ''Ils ont de beaux corps'' rétorque Young-hee. Comme si, au fond, tous les hommes sont identiques. Sa déception est le moteur du film, ce qui l'a pousse à lâcher : ''Tous les hommes sont débiles'' ! Après ''Le jour d'après'', Hong Sang-soo continue à s'attaquer à la lâcheté des hommes et à leur caractère volage. Cette déception s'explique aussi par la peur que semble ressentir l'héroïne face à la solitude. Oui, on retrouve les défauts habituels de ce cinéaste. Oui, on retrouve ces longs dialogues, parfois trop didactiques (désastreuse influence de Rohmer). Oui, on retrouve ces plans fixes qui bloquent l'émotion (le gros plan est la meilleure façon de susciter l'émotion du spectateur, voir Sergio Leone). Tout cela devrait normalement produire le même sentiment d' indifférence policée propre aux films de Hong Sang-soo. Et bien non. Pour la première fois chez Hong Sang-soo, on peut percevoir une douleur infinie chez cette femme. Cette douleur ne se manifeste pas bien entendu comme dans un mélo (à l'américaine ou non), c'est-à-dire par des crises de larmes, des explosions d'hystéries ou d'autres excès en tout genre. Excepté dans deux scènes (celle du repas où Young-hee hurle tout son ressentiment pour ses amis : ''Vous n'êtes pas dignes d'être aimés'' et la scène où elle retrouve, à la fin du film, le réalisateur), la douleur est rentrée, discrète, et pourtant bien présente. Le film n'est pas, comme cela peut-être dans d'autres œuvres de Hong Sang-soo, sur une seule tonalité. Cela permet de ressentir une émotion inhabituelle chez Hong Sang-soo. Une émotion qui s'installe peu à peu et qui continue à vivre après le visionnage du film. Mais il est impossible de parler de ''Seule sur la plage la nuit'' sans évoquer son actrice. Ayant reçu le prestigeux Ours d'argent de la meilleure actrice (ce qui fait d'elle la seule actrice coréenne à avoir reçu ce prix), Kim Min-hee n'est pas portée par le film, mais le porte lui. Après ''Mademoiselle'', on peut continuer à découvrir sa très grande pallette de jeux. Vibrante et magnifique, elle obtient enfin dans un film de Hong Sang-soo un rôle à sa mesure (car elle était un peu derrière les personnages masculins dans ''Un jour avec un jour sans'' et ''Le jour d'après''). Comme certaines actrices, elle est capable d'illuminer l'écran avec trois fois rien. En même temps, c'est une actrice dont il émane une sorte de pureté et d'harmonie, à l'image de sa douce voix. Elle s'investit corps et âme dans son rôle. Rôle qui, on le sait, doit lui tenir à cœur puisque Kim Min-hee est en couple avec Hong Sang-soo. Histoire qui fait scandale en Corée car Hong Sang-soo, en plus d'être déjà marié, a 25 ans de plus que son actrice fétiche. En sachant ça, on ne peut s'empêcher sans cesse de faire des parallèles entre le film et la réalité. Et la tristesse de l'éventuelle séparation est cruellement illustrée dans le film. Mais c'est bien une déclaration d'amour que fait le réalisateur à son actrice. La froide rigidité de la mise en scène de Hong Sang-soo se réchauffe dès qu'il s'agit de filmer l'émotion sur le visage de Kim Min-hee. Il n'y a qu'à voir le plan qui ouvre la deuxième partie du film. Dans ce plan, le visage de Young-hee est filmé dans l'obscurité, en train de regarder un film au cinéma. Il suffit que les larmes lui montent aux yeux pour qu'à notre tour nous soyons émus. Mais le plus beau plan du film reste celui où Young-hee chantonne doucement une chanson d'amour. Et créer une forme de magie autour d'une situation toute banale est quelque chose de très cinématographique. En tout cas, prions pour que l'histoire entre Hong Sang-soo et Kim Min-hee ne brise pas la carrière de cette dernière. En filmant le spleen de cette femme qui est (peut-être) celui de Kim Min-hee, Hong Sang-soo parvient, enfin, à aller droit au cœur du spectateur. Grâce à cette splendide Kim Min-hee, le film se teinte d'une tristesse rosée, qui fait de ''Seule sur la plage la nuit'' l'un des meilleurs films de son cinéaste.

pgioan

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4,0Très bien
Publiée le 14/01/2018

C'est vriaiment étrange : pendant tout le film, je me suis demandé s'il se passait quelque chose d'interessant, en fait pas grand chose, et une fois le film terminé, je suis sorti en me disant que c'était super : pourquoi ? Parcequ'en effet , le scenario est quasi inexistant, mais précisement sans grande importance . Ce qui compte, c'est de partager les instant avec l'héroine . Et on ne se rend pas forcemment compte à quel point on pénètre en effet dans son existence du moment. Ce n'est quà la fin qu'on le réalise.

traversay1

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3,5Bien
Publiée le 12/01/2018

C'est toujours un peu le même sentiment qui s'impose au début des films de Hong Sang-soo. Celui de voir sur l'écran quelque chose d'anodin dont on se demande à quel moment il va pouvoir être transcendé. Et le charme opère (ou pas) à mesure que les minutes passent alors que les motifs habituels du cinéaste se répètent. Presque toujours pareils avec de sensibles variations. De Hambourg à une ville côtière coréenne, Seule sur la plage la nuit présente une femme en rémission amoureuse, comme en deuil d'une histoire douloureuse. Comme toujours chez Hong, ce sont les scènes au café ou dans la cuisine autour d'un repas alcoolisé qui délient les langues et libèrent la parole. Celle de l'héroïne du film, ici, qui cautérise en agressant les convives et soigne en élevant la voix. La mélancolie de Seule sur la plage la nuit est d'autant plus poignante qu'elle est sourde, loin d'être assénée, comme noyée dans une certaine banalité des faits, des gestes et des lieux : une chanson, une cigarette, une promenade suffisent pour ressentir un spleen doux et délicat. Kim Min-hee, la nouvelle égérie du réalisateur, est de la plupart des scènes. Elle est remarquable. Et face aux fantômes du passé, elle oscille comme tout le cinéma de Hong entre la réalité et le rêve, dans un troublant et ouaté no woman's land.

fulgur84

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4,0Très bien
Publiée le 12/01/2018

L’actrice principale, Min-Hee Kim, fascinante et captivante, magnifique et magnétique, nous fait part de son mal-être à travers une amie à Hambourg où elle attend la venue hypothétique de son amant. De retour en Corée, au détour de promenades, de rencontres, de discussions et autres repas plus ou moins arrosés, nous est distillée à très petite dose la réalité de la situation de cette actrice en désamour. L’absence devient peu à peu le voile duquel se nimbe cette actrice en rupture. Cette absence prend la forme d’une fuite de la réalité, où sourdent solitude et opprobre. A la lecture primaire, voire banale de la colère d’une femme abandonnée, s’ajoute la mélancolie, l’incertitude. Du plus anodin, le réalisateur nous amène avec une extrême délicatesse vers les plus rugueux sentiments humains. L’affliction de cette femme, ses sentiments post-ruptures sont abordés avec une rare délicatesse. Son inconscient l’accompagne tout au long du film sous la forme d’une silhouette d’homme accomplissant les tâches les plus incongrues donnant des respirations désopilantes ! La bande son, habitée essentiellement par Schubert, vient merveilleusement souligner les variations d’humeur de l’héroïne. Par contre, les zooms et les travelings sont faits à la serpe et desservent énormément la tenue qualitative de l’ensemble.

abcdetc

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1,0Très mauvais
Publiée le 17/01/2018

Je ne vais pas mettre nul, mais je n'ai qu'une envie : oublier ce long ennui d'émotions qui restent dans l'aquarium filmées par une caméra indigente qui ne laisse pas entrer la lumière et qui ne connaît comme mouvement que le zoom avant puis arrière. Bref. Le 2e mouvement du quintette à cordes en ut mineur de Schubert, largement utilisé, reste de toute beauté, mais on peut s'acheter le disque.

Carlos Stins

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3,0Pas mal
Publiée le 16/01/2018

J'ai mis un peu de temps avant de rentrer dans ce long-métrage mais, une fois que je suis parvenu à m'adapter au style particulier de Hong Sang-soo, j'ai découvert un long-métrage sensible et poétique admirablement bien construit. En jouant la carte d'un récit décousu mêlé à une mise en abîme étonnante, Hong Sang-soo interroge la société coréenne, notre capacité à aimer ainsi que la nature même de son cinéma. Si tenté qu'on parvienne à rentrer au sein de cette oeuvre, cette dernière dévoile alors une grande richesse narrative peuplée d'une myriade de thématiques. Le cinéaste coréen filme avec une étonnante douceur son actrice principale, la formidable Kim Min-Hee, qui livre une prestation impeccable. Le travail effectué sur le cadre et particulièrement sur les plans séquences est assez fascinant, démontrant le grand talent que possède Hong Sang-soo pour la mise en scène. Je mentirai toutefois en affirmant que je ne me suis jamais ennuyé devant ce film dont certaines séquences m'ont paru moins abouties ou m'ont tout simplement laissé en dehors. Le film est si foisonnant qu'il m'a parfois perdu mais je reconnais volontiers la qualité indéniable de ce long-métrage atypique, surement d’avantage réservé aux connaisseurs qu'aux néophytes tels que moi.

Anne M.

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2,5Moyen
Publiée le 15/01/2018

Dans une courte première partie, Young-Hee est en Allemagne chez une amie, elle mange une saucisse, se promène et s’extasie dans un parc, achète une partition dans une librairie, déjeune avec des amis. On apprend qu’elle vient de rompre avec avec un homme marié. Dans une seconde partie, Young-Hee est de retour en Corée. Elle va au cinéma, va boire un verre dans un café, mange et boit avec des amis, va en bord de mer et se couche sur la plage. Des propos d’une banalité consternante alternent avec des considérations sur l’amour (lesquelles ne m’ont pas vraiment interpelée). Vers la fin du film on en apprend un peu davantage sur elle. Je n’ai pas trouvé la réalisation exceptionnelle. Kim Min-Hee est l’atout essentiel du film par ailleurs assez confus et sans réel intérêt à mes yeux. Mon blog : larroseurarrose.com

Yves G.

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1,5Mauvais
Publiée le 26/01/2018

Comme dans tous les films du prolixe réalisateur coréen , l'intrigue de "Seule sur la plage la nuit" - à supposer qu'il y en est une - est filandreuse et le résumé que le critique appliqué pourrait tenter d'en faire trop cartésien pour rendre fidèlement compte de sa fragile nébulosité. Young-Hee est une célèbre actrice coréenne qui vit une idylle contrarié avec un homme marié. Elle met sa carrière entre parenthèse pour soigner un chagrin d'amour. Elle part en Europe (Hambourg ?) et discute avec l'amie qui l'héberge. Elle revient en Corée et discute avec des amis lors d'un dîner trop arrosé. Elle s'endort sur une plage et fait un rêve où elle discute avec des amis. Les films de Hong Sangsoo se suivent et se ressemblent. Comme les livres de Modiano, ils ressassent les mêmes thèmes, réempruntent les mêmes formes. Il y est question d'adultère, de jeunes filles malheureuses qui s'interrogent sur le sens de l'amour, d'hommes mûrs, infidèles et lâches. Leurs longs dialogues sont filmés en extérieurs, souvent au bord de la mer, ou durant des soirées bien arrosées où l'alcool délie les langues et sonde les âmes. On peut trouver une certaine émotion à retrouver ce cinéaste et ses trois ou quatre réalisations annuelles. On peut aussi - et c'est mon cas - s'en lasser. Certes, ce film-là a une particularité : il fait référence, avec une étonnante audace, au scandale provoqué en Corée par la liaison adultère entre la jeune actrice Kim Minhee et le réalisateur Hong Sangsoo. Mais, cet arrière-plan autobiographique - que le spectateur ignorerait s'il n'avait eu ni le temps ni la curiosité d'aller glaner des informations sur le film - ne change tout compte fait pas grand'chose à la donne : "Seule sur la plage la nuit" n'est qu'un opus de plus dans une œuvre qui s'étiole dans la sempiternelle répétition des mêmes situations.

goupillon

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4,0Très bien
Publiée le 23/01/2018

Belle réflexion sur l'amour, la quête d'amour, l'instabilité et le désir qui en résultent. L'actrice principale est magique, elle incarne un personnage qui ressent pleinement ce qu'elle dit et il semblerait d'ailleurs que ce soit une part de sa quête personnelle... Ce film pourrait presque être un documentaire, le scénario semblant se développer suivant le ressenti des acteurs... il ne respecte pas le canevas habituel et c'est tant mieux !

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