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La Belle et la Belle
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "La Belle et la Belle" et de son tournage !

Naissance du projet

Sandrine Kiberlain avait joué dans le premier court métrage de Sophie Fillières (son film de fin d’études) Des filles et des chiens (1991). C'était aussi la toute première apparition au cinéma de la comédienne. La cinéaste confie que, 25 ans après, elle avait envie de retravailler avec elle et avait par ailleurs eu l’idée d’un nouveau film qui explorerait la connaissance de soi, la rencontre avec soi-même au sens littéral.

"Une jeune femme fait la rencontre, en chair et en os, de la femme qu’elle est devenue. Une sorte de portrait dédoublé. J’ai proposé ce bref résumé à Sandrine à qui ça a plu, et j’ai écrit ensuite en pensant à elle . Sa voix, sa précision et son intelligence du jeu, son physique même, m’ont portée et inspirée durant l’écriture, autant du point de vue de la femme qu’elle est que de la comédienne que l’on connaît. Une fois l’écriture terminée, j’étais suspendue à son r etour. Je n’aurais pas fait ce film sans elle."

Dilemme

La question de savoir si Margaux devait être pensée comme une seule et même femme interprétée par deux comédiennes ou deux femmes distinctes qui forment un unique personnage à deux âges de sa vie, a constamment accompagnée Sophie Fillières pendant le procesuss d'écriture du film. La réalisatrice explique :

"C’est aussi peut-être une question que le spectateur se posera mais pour moi, le plus important est de se laisser porter par l’histoire, d’accepter ce postulat – aussi énorme soit-il – sans encombre et même avec jubilation, et en quelque sorte de « profiter ». C’est un véritable vertige bien sûr mais c’est aussi et avant tout pour moi un enchantement. Je pense néanmoins, s’il fallait absolument se prononcer, mais pourquoi le faudrait-il ?, qu’il n’y a qu’une seule Margaux constituée de son passé, de son présent et de son futur. J’avais à cœur d’unir deux comédiennes dans un seul personnage. D’ailleurs, le film assume leurs différences physiques car en réalité Sandrine et Agathe ne se ressemblent pas tant que ça, mais elles ont cette même singularité, elles ont en commun une présence singulière au monde."

Le choix Agathe Bonitzer

Agathe Bonitzer a été un choix doublement naturel pour incarner le versant plus jeune de Sandrine pour Sophie Fillières, puisqu'elle est une comédienne que la cinéaste admire et aussi sa fille. "Mais elle possède aussi cette essence féminine, cette même rareté, cette luminosité , ce côté piquant, qui caractérisent tant Sandrine. J’avais déjà fait un film avec Agathe quand elle était beaucoup plus jeune (Un chat un chat) et j’ai eu envie de montrer son avancée, sa marche vers une plus grande maturité. C’est aussi ça que je voulais filmer. La façon dont deux personnes (et deux comédiennes) peuvent se rejoindre", précise Fillières.

Cinéma décalé

La Belle et la Belle fait le pari du réalisme pour raconter une histoire qui relève du genre fantastique... En ce sens, Sophie Fillières voulait filmer ses personnages dans le réel de leur vie tout en poussant son travail vers plus de fiction. La cinéaste raconte :

"J’ai toujours fait un cinéma qu’on peut appeler décalé, mais c’était surtout au niveau du ton que le décalage s’opérait. Là, j’ai eu envie d’aller plus loin, de mélanger réalité et fantastique et aussi de retrouver une forme d’amusement au sens fort du terme. C’est un jeu, il y a quelque chose de ce qui nous vient de nos désirs enfantins de savoir qui on sera, qui on deviendra. C’est une question qu’on peut se poser aussi à n’importe quel âge de la vie. Mais la façon très quotidienne d’aborder ce twist improbable du réel me tenait beaucoup à cœur. C’est par une certaine forme de comédie, ou plus exactement par l’entremise d’une forme de légèreté que je voulais traiter cette histoire qui est au fond assez grave, et poignante."

Côté musique

Sophie Fillières et le compositeur Kasper Winding ont voulu que la musique du film ait une forme à la fois ludique et ouvertement lyrique parfois. "Nous avons discuté ensemble de la façon dont devaient s’entremêler le mélodieux et le plus rythmique pour accéder à une certaine fluidité, mais aussi à l’éventuelle émotion. J’ai eu comme l’impression que du cinématog raphique se créait avec ses morceaux, et comment dire... qu’à certains moments sa musique donnait envie de s’aimer !", précise-t-elle.

Evolution du projet

La Belle et la Belle, le titre du film, renvoie à l’univers du conte. Sophie Fillières avait déjà pensé à ce titre avant même d’écrire la première ligne du scénario. A l'origine, la réalisatrice voulait faire un film sur deux filles qui avaient le même prénom, et puis elle a évolué très rapidement vers deux femmes qui seraient la même personne. Sophie Fillières précise :

"C’est un titre qui ouvre une porte sur l’imaginaire, et l’imagination plus simplement. Et de par la répétition de « belle », sur la question d’être à la fois deux et la même. Après la première rencontre entre les deux Margaux devant le miroir de la salle de bain, Margaux-Agathe répond à une question posée par sa meilleure amie, elle lui dit « oui je m’imagine des choses vraies ». C’est ce que j’ai essayé de faire avec ce film : m’imaginer des choses vraies, atteindre une vérité à partir d’un impossible total, et rendre po ssible l’impossible. C’est impossible mais c’est vrai !"
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