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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Eté 93" et de son tournage !

Ecrire sur son propre vécu

L'histoire du film est inspirée de la propre enfance de Carla Simon Pipó. Si la réalisatrice n'a pas eu de mal à rédiger le premier jet du scénario du film compte tenu du fait que les images de son passé sont toujours très présentes en elle, trouver la bonne structure pour les agencer a été plus compliqué. Elle se rappelle :

"J'ai finalement choisi de conserver cette impression de « tranches de vie », ces petits moments qui, assemblés les uns aux autres, dressent un portrait assez juste de mon premier été avec ma nouvelle famille. Parfois, je me suis demandé ce qui pouvait bien me pousser à raconter des choses aussi personnelles, mais en terminant le scénario, j’ai compris que ce processus m’avait beaucoup appris sur ma propre famille, car l’écriture m’a forcée à considérer mon histoire du point de vue de chaque personnage."

Prendre de la distance

Durant le tournage, Carla Simon Pipó a ressenti le besoin de prendre de la distance vis-à-vis de son passé. C'est dans cette optique que la cinéaste ne voulait pas reproduire les événements tels qu'ils apparaissent de manière exacte dans ses souvenirs. Elle précise :

"Dans un film, c’est la réalité qui prime, et je pense que le réel est toujours plus intéressant que tout ce qu’on peut imaginer. Mais ce compromis entre la réalité du tournage et mes images mentales a été difficile à trouver. De même, quand on réalise un film, il faut toujours privilégier des éléments de l’histoire au détriment de certains autres. Chaque souvenir avait une signification particulière liée à mon enfance, mais les acteurs m’ont aidée à faire la part des choses. J’ai appris à les écouter pour comprendre quand je m’accrochais trop à une image pour des raisons sentimentales."

Trouver Frida

Pour trouver l'interprète de Frida, Carla Simon Pipó a vu plus de 1 000 candidates. En compagnie de son directeur de casting, elle cherchait une petite fille de la ville, qui n’avait pas l’habitude de la campagne. La réalisatrice se souvient : "Nous avons fait attention à l’histoire familiale des fillettes que nous rencontrions, afin d’en trouver une avec une structure familiale non conventionnelle. Même si je m’identifiais plus facilement aux jeunes actrices qui me ressemblaient physiquement, j’ai surtout cherché une interprète capable d’incarner l’ambiguïté, comme Laia, qui a bien des visages différents. Laia n’a pas eu une enfance facile, et je pense qu’on le voit dans ses yeux." 

Et Anna

Pour Anna, Carla Simon Pipó a cherché une fillette de quatre ans à l’air encore un peu bébé, dégageant une impression d’innocence. "À un si jeune âge, il était aussi très important de trouver une fille intrépide, qui ne se fige pas quand on lui demande de faire quelque chose", note-t-elle.

Le choix du cadre spatio-temporel

Eté 93 se déroule en Catalogne dans les années 1990, parce que Carla Simon Pipó voulait filmer dans un cadre spatio-temporel identique à celui qu'elle a connu à l’âge de six ans. "J’avais l’impression que cette histoire n’aurait pu être racontée nulle part ailleurs. Le paysage de la Garrotxa est très particulier. Le territoire est entouré de montagnes, on ne voit quasiment jamais le soleil se lever ni se coucher. L’été, la végétation est luxuriante et s’épanouit dans de multiples nuances de verts. C’était magnifique de faire des repérages pour le film dans des lieux que je connais si bien", confie la réalisatrice.

Puiser dans son vécu

Les personnages du film sont inspirés de membres de la famille de Carla Simon Pipó, qui sont sont nés et ont grandi en Catalogne. Elle développe : "Les grands-parents de Frida représentent les gens de leur génération issus de la haute bourgeoisie qui ont traversé la guerre civile espagnole en conservant leurs idéaux de droite jusqu’à aujourd’hui. Marga et Esteve représentent la génération qui s’est opposée à ces valeurs d’antan, y compris au catholicisme et aux anciennes traditions. Ce sont aussi des « néo-ruraux », pour qui le village est un mode de vie."

Style visuel adapté

L'une des plus grosses difficultés de tournage pour Carla Simon Pipó et son équipe a été de trouver un style visuel qui puisse s’adapter aux filles et leur laisser autant de liberté de jeu que possible. Le cinéaste se remémore à ce sujet : 

"Nous avons choisi de laisser la caméra à un endroit précis et de tourner des plans-séquences très simples pour qu’elles puissent interpréter des scènes entières (ou presque) sans prêter attention à la caméra. Quand ça fonctionnait, c’était génial, parce qu’elles pouvaient vraiment entrer dans leur personnage et ressentir la scène dans son intégralité. Ce parti pris nous a aidés à ressentir l’instant présent, à côtoyer Frida (et sa famille) d’une façon plus intime, comme si nous regardions un album de photos ou un film de famille, ce qui me ramène d’une certaine façon aux photos de famille qui ont inspiré le film."
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