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Paris est une fête - un film en 18 vagues
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Paris est une fête - un film en 18 vagues" et de son tournage !

Problématiques d'actualité

Le film traite de problématiques qui traversent la France et l’Europe depuis des années, avec une attention plus précisément portée sur l’année 2015/2016, au cours de laquelle il a été réalisé. Le metteur en scène Sylvain George explique :

"Il invite au départ à suivre les traces, les pas, d’un jeune « mineur étranger isolé » selon la terminologie en vigueur, d’une « figure de l’exception » pour reprendre une expression de Benjamin Fondane, Mohamed de son prénom, en provenance de Guinée, et attaché à survivre et dessiner ses lignes de fuite. Par là-même on découvre des paysages urbains et interstices, des hyper-lieux et des hors-lieux, dans Paris intra-muros, la proche banlieue comme ailleurs, à New York par exemple, traversés par les attentats, l’état d’urgence, un certain nombre de motifs et de gestes propres à la mondialité contemporaine..." 

"Le film dans son avancée, cherche à creuser, cerner, comprendre ces mises en tension, ces rapports dialogiques complexes, ces dialectiques entre proche/lointain, passé/présent, centre/périphérie, local/global, même/autre, sans jamais véri tablement offrir de résolution. Il s’attache à réaliser un état des lieux parcellaire, troué, à dresser un constat, dont la trame se constitue de vides et de pleins. Cette cartographie spatiale qui s’esquisse peu à peu, et qui se double d’une cartographie temporelle, révèle des lignes de démarcations, des failles, des fissures sociales, esthétiques et politiques, mais aussi des points de connexion, d’articulation, de rencontres, des points communs."

Présence de la nature

Paris est une fête comprend des points de vue multipliés qui vont au-delà de la perspective humaine pour intégrer aussi des perspectives végétales, animales, minérales. Sylvain George explique pourquoi la nature est si présente dans son film :

"La critique de l’humanisme et de l’universalisme européen n’est pas une fin en soi, et ouvre sur des interrogations et conditions de possibilité d’une « politique sauvage ». C’est-à-dire une politique qui non seulement reconnaîtrait autrui comme homme, mais reconnaîtrait aussi la pluralité des espèces animales, végétales, minérales, dans leur différence, étrangeté, mystère. Walter Benjamin remettait en question la hiérarchisation des êtres et des choses, la domination de l’homme sur la nature, l’exploitation de la nature par l’homme, et donc par conséquent, l’exploitation de l’homme par l’homme. Il appelait de ses voeux la définition d’un nouvel humanisme qu’il nommait, sans doute avec un peu d’ironie, l’humanisme réel. Ce dernier permettrait au contraire, via un certain usage de la technique, le développement des potentialités et virtualités de la nature."

"C’est ce sublime projet, qui m’interpelle depuis des années, que j’essaie de travailler avec les moyens qui sont les miens, dans mes perspectives visuelles, en essayant d’entendre, de traduire visuellement, ce qu’il appelait la « plainte muette de la nature »; en créant des champs de tension constitués par la mise en relation et en correspondance avec des éléments traditionnellement assignés à certaines places, forcément subalternes."
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