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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Islam pour mémoire" et de son tournage !

Comment tout a commencé

Islam pour mémoire est le premier long métrage documentaire de Bénédicte Pagnot. C'est en entendant la voix à la radio de l'intellectuel franco-tunisien Abdelwahab Meddeb que la cinéaste a commencé à nourrir ce projet de film. Il présentait l’émission Cultures d’Islam sur France Culture. "Ce qu’il disait m’interpellait et pourtant je ne comprenais souvent pas grand chose à l’émission parce qu’Abdelwahab Meddeb et ses invités évoquaient un univers qui m’était complètement étranger. J’aimais entendre sa voix, une belle voix avec un petit accent", se rappelle-t-elle.

Naissance du film

Bénédicte Pagnot s'est ensuite attelée à la lecture des livres d'Abdelwahab Meddeb et c'est durant ce travail de documentation qu'elle a pu constater à quel point la pensée de cet homme participait de quelque chose propre à faire bouger les choses dans le bon sens. La réalisatrice lui a alors écrit une lettre et l'intellectuel, après avoir vu ses films précédents, a donné son accord.

"Je l’ai filmé une première fois à Nanterre, lors de son tout dernier cours de littérature comparée qui avait pour sujets Goethe et Hâfêz. Quand il a été invité en Israël pour parler du livre qu’il venait d’écrire avec Benjamin Stora, il a hésité à y aller ; puis il s’est décidé après que je lui ai proposé de l’accompagner et nous y sommes allés ensemble. C’était le premier voyage, notre premier voyage ensemble", se souvient Pagnot.

Mort soudaine

Abdelwahab Meddeb est malheureusement mort le 6 novembre 2014. Bénédicte Pagnot a alors perdu son ami et personnage principal. Il n'a cependant pas été question d'arrêter le film, bien au contraire. La cinéaste se rappelle :

"Avant sa disparition, j’avais décidé que je ferai des voyages avec lui, mais aussi des voyages sans lui, pour confronter sa pensée du monde à un réel plus prosaïque. J’avais aussi prévu de faire entendre des chroniques et des textes. Ces choix étaient donc antérieurs à la disparition d’Abdelwahab mais ce n’est pas la même chose de faire ces choix quand un personnage est vivant que de les maintenir une fois qu’il a disparu. Ces choix deviennent alors des non-choix et c’est une sensation terrible. C’est sûr que si j’avais fait d’autres voyages avec lui (en Indonésie, au Mali comme je l’avais évoqué avec lui) certaines choses se seraient racontées d’elles-mêmes, dans la rencontre, comme à Jérusalem où au hasard des rues, Abdelwahab nous entraîne dans un cercle soufi. Malheureusement sa mort brutale a empêché ces voyages ensemble. Comme je pensais les faire avec lui, je n’ai pas voulu les faire sans lui."

Place de Bénédicte Pagnot

S'il y a une chose que la mort d’Abdelwahab Meddeb a réellement changé dans le film, c'est la place qu'y occupe Bénédicte Pagnot. "J’ai toujours pensé qu’il y aurait un « je » ( le « je me demande » du début du film a été imaginé dès l’écriture du projet pour que le spectateur puisse se reconnaître en moi) mais il n’était pas ce conducteur qu’il est devenu. C’est en commençant à faire des tests de montage avec Denis Le Paven, monteur avec qui j’ai l’habitude de travailler, que la nécessité de donner plus d’importance à ce « je » s’est révélée. Denis m’a immédiatement dit qu’il fallait que je sois plus présente afin de servir de relais entre le spectateur et la pensée complexe d’Abdelwahab. Ce « je » allait servir à expliquer, à donner des informations, à pointer des interrogations", précise la réalisatrice.

A la recherche du titre

L'ambition du film est de renouer avec le beau de l’Islam sans occulter l’horreur d’aujourd’hui (c’est le sens de la dernière chronique d’Abdelwahab que l'on entend dans le film). Par rapport à la recherche de son titre, Bénédicte Pagnot a d'abord pensé à "L’interprète", "La scène commune", "Les Mille et un Effets du voyage" (en référence à Ibn Arabi, un soufi que Meddeb aimait beaucoup), puis "L’Invitation au voyage". Finalement, la réalisatrice a opté pour Islam pour mémoire. Elle justifie ce choix :

"Meddeb disait souvent que le progrès est bordé de cimetières ; autrement dit, l’humanité ne peut pas avancer en faisant table rase du passé. Se souvenir, c’est un élément essentiel pour moi : se souvenir d’Abdelwahab, faire quelque chose de tous ses écrits, mais aussi se souvenir de l’Islam comme civilisation. D’où ce titre : Islam pour mémoire."
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