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    L'Ombre de Staline
    note moyenne
    3,9
    1062 notes dont 112 critiques
    répartition des 112 critiques par note
    9 critiques
    42 critiques
    41 critiques
    14 critiques
    6 critiques
    0 critique
    Votre avis sur L'Ombre de Staline ?

    112 critiques spectateurs

    Sysy D.
    Sysy D.

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    3,5
    Publiée le 14 juillet 2020
    Bon film qui permet pour celles et ceux qui ne connaissaient pas l'épisode tragique de la famine organisée en Ukraine par Joseph Staline qui sera célébré quelques dizaine d'années plus tard comme un des grands vainqueurs de 39-45 avec toutes les louanges suscitées à son endroit ! Après le film souffre de caricatures, la plus mauvaise de toutes et la plus faciles l'histoire de Kolya le frère des petits Ukrainiens rencontrés. Il souffre aussi du manque d'épaisseur historique. Ainsi le personnage de Duranty et surtout toutes ses ambiguïtés et ses mensonges auraient mérité meilleur traitement. Par ailleurs, la famine en Ukraine s'inscrit dans une entreprise de répression mortellement féroce orchestrée par Staline et exécutée de la base à l'élite. La famine en Ukraine en est une pierre et pas des moindres. Or, on ne retrouve pas un gramme d'explication en toile de fond de cette histoire. En revanche, j'ai apprécié l'apparition du personnage d'Eric Blair ou plus connu comme George Orwell. Mais il aurait mérité une plus grande finesse d'analyse. G.Orwell a parfaitement dénoncé le totalitarisme et particulièrement celui de l'Union soviétique mais il n'a jamais renié ses sympathies voire croyances dans le socialisme.
    Anna Nerga
    Anna Nerga

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    4,0
    Publiée le 23 juin 2020
    ce film est important car dévoile l'histoire peut-être ancienne mais à quel point actuelle! Il démontre les journalistes manipulateurs, les puissances qui pour faire du business flirtent avec les régimes et cautionnent l'horreur ( pecunia non olet) je suis sortie du cinéma retournée!!!!
    Alexandre Larabi
    Alexandre Larabi

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    4,0
    Publiée le 23 juin 2020
    Entre espionnage et mondanités diplomatiques, l'ombre de Staline se cache dans les sentiers perdus de ce film qui tient son spectateur en haleine de tout son long.
    Compte confinement FD
    Compte confinement FD

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    4,0
    Publiée le 19 juillet 2020
    Film très intéressant qui retire le collier d’immunité dont bénéficiait le communisme depuis quelques années. Depuis l'archipel du goulag de Soljenitsyne plusieurs générations sont passées et si elles savent qu'Hitl er était très méchant, elle peut avoir tendance à oublier que le communisme a également massacré beaucoup d'innocents. Ici deux pays qui ont bu le communisme jusqu'à la lie, à savoir la Pologne et l'Ukraine remettent bien les pendules à l'heure : à travers une réalisation impeccable, une ambiance enivrante et une bonne bande sonore le film nous montre le massacre des ukrainiens, affamés par Staline durant les années 1932 - 1933. Si certains passages mériteraient d'être raccourcis, le film garde toute sa force notamment grâce à un jeu d'acteur impeccable. J'ajouterai qu'il est utile (mais pas indispensable) d'avoir lu "la ferme des animaux" d'Orwell pour comprendre tout le sens de certaines scènes, pendant que vous y êtes ajoutez "1984" à votre pile de livre. Je recommande chaudement les livres et ce film !
    léo P
    léo P

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    2,5
    Publiée le 29 juin 2020
    Le film, L’ombre de Staline d’Agnieszka Holland, pose clairement la question de la mise en perspective d’une Histoire passé dans le monde d’aujourd’hui. De quelle manière mettre en relation l’Histoire avec l’actuel au cinéma sans tomber dans l’académisme mais faire réellement rebondir ces évènements avec la société que l’on connait, surtout quand celle -ci y fait écho très naturellement. Ainsi dans L’ombre de Staline, tout est une histoire de contexte, d’abord du point de vue de l’ignorance puisque le film met en image le monde soviétique sous Staline peu avant le début de la seconde Guerre Mondial du point de vue occidental et notamment britannique, jusqu’à ce qu’un jeune conseiller politique du nom de Gareth Jones prenne le costume de journaliste et se dirige en URSS avec pour but d’interviewer Staline. L’ignorance de celui-ci laisse alors place peu à peu à la découverte avec le public dans le même temps après que le contexte politique soit exposé, jusqu’à ce que la pleine conscience de la situation soit prise, mêlant intrigue policière et film d’époque dénonçant clairement une partie de l’Histoire. Cependant le film joue brillamment avec ces histoires de contexte et ce dès les premières minutes du film où George Orwell en personne nous donne une première approche de ce qui se passe, permettant au film de prendre directement du recul sur l’intrigue qui va suivre et mettant alors en avant la démarche intellectuelle de remise en question qui sera l’objet principal du film. Jusqu’où sommes-nous prêts à accepter les injustices d’un système pour pouvoir y être intégré en tant qu’individu à l’intérieur, ce qui n’est pas sans rappeler loin de là ce qu’il se passe encore aujourd’hui dans cette deuxième décennie du 20éme siècle. Toutefois, le film met en avant un discours de l’opposition du héros assez caricatural par moment, ou du moins trop explicit par rapport au cadre de la fiction, ce qui nous empêche d’éprouver une haine totale envers ce groupe d’individus obnubilés par la reconnaissance et la quête de pouvoir. Ainsi, le film ne va pas vraiment vers une émotion forte et intense de ce que vit le personnage principal, mais plutôt en gardant une distance avec le récit de l’histoire déjà assez fort en lui-même pour se contenter de mettre en valeur la réflexion philosophique et politique que L’ombre de Staline met en scène, au détriment d’une proposition purement et « simplement » artistique. Comme il est expliqué au début du film, l’histoire est exprimée très simplement, de manière linéaire si ce n’est les deux ou trois sauts dans le temps avec le narrateur, mais sinon toujours du même point de vue qu’est celui de Gareth Jones. En effet on comprend donc assez facilement tous les passages du film sans toutefois tomber dans la sur explication mais plutôt dans un parfait équilibre, le tout dans une imagerie, un rythme et un montage qui fluidifient parfaitement le film au service de la mise en scène, pas très sobre certes, ce qui peu déplaire par moment à la longue, mais toujours dans une quête d’harmonie total et parlante pour le spectateur. Ainsi le film nous projette dans trois grands environnements distincts, le monde occidental avec la Grande Bretagne, et l’URSS avec Moscou dans un premier temps, vitrine de la supposée réussite soviétique, et la campagne de ce même monde, victime de tant d’atrocités qu’on a voulu dissimuler, tant du côté Russe qu’occidentale. Mais c’est par contraste de ces éléments que le film va se démarquer et faire ressortir toute son intelligence. En effet, le film parvient à raconter son histoire ne serait-ce que visuellement par contraste, participant alors grandement au rythme très fort du film bien qu’il ne s’y passe pas particulièrement énormément de chose de manière physique à l’écran. La chaleur et la liberté va s’effacer pour laisser place au froid, à la peur et à l’autorité une fois la destination atteinte, pour peut à peut s’aggraver afin de laisser place à une véritable horreur absolument bouleversante. Tout se périple qui annoncera par la suite un retour au source beaucoup moins accueillant qu’au début, étant plus formel, superficiel et hypocrite, toujours avec ces mêmes couleurs mais pâlie par l’expérience du héros qui ne reflète qu’un goût amère de tromperie victime d’hypocrisie, ne sachant plus déterminé le bien du mal mais pouvant juste faire le constat d’un monde au bord du gouffre.
    Bertrand M.
    Bertrand M.

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    2,0
    Publiée le 16 juillet 2020
    Ce soir je retrouve « La Bobine », ma salle préférée de cinéma à Quimperlé ; il n’y a qu’une seule salle dans cette jolie petite ville. Je visionne ce film qui était sorti juste au début du confinement : « L’ombre de Staline ». Bof, finalement je suis assez déçu et ce ne sont pas les mouvements virevoltant de la caméra qui me séduisirent ; plutôt ils m’ont agacé. La situation historique porte beaucoup de sens même si elle fut largement tue pendant et après cette gigantesque mis en famine du peuple Ukrainien dans ces années d’avant seconde guerre mondiale : l’Holodomor. Staline ayant choisi de sacrifier des millions de paysans qui produisaient les céréales destinées à l’exportation pour financer l’industrialisation de ses forces armées. Donc, vous produisez et ensuite vous mourrez de faim. Le scénario reste faible avec un parallèle entre le « bon journaliste » qui découvre le pot aux roses dans sa chair puisqu’il arrive à se rendre sur place et le « mauvais journaliste » … pas très fin. Le héros n’est pas non plus très emballant, surjouant parfois et très apathique à d’autres moments. En fait, on s’ennuie un peu de bout en bout, une fois qu’on a compris ce que le film veut dénoncer ; c’est-à-dire pratiquement dès le début !
    Renaud J.
    Renaud J.

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    4,5
    Publiée le 27 juillet 2020
    Merci pour ce film qui perpétue la mémoire de l'Holodomor. Le spectateur est plongé dans l'époque et le parcours du journaliste Gareth Jones qui navigue à vue pour témoigner de l'effroyable véritée.
    Pigeon V.
    Pigeon V.

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    4,0
    Publiée le 18 juillet 2020
    Très bon film - néanmoins très sombre, mais le sujet le mérite - qui permet de mettre en lumière les crimes de Staline du point de vue des journalistes de l'époque. On suit un jeune journaliste qui ne manque pas d'audace, de culot et de courage, et on découvre les rouages d'un pouvoir qui met à son service les journalistes étrangers.
    Esther-Aliénor P.
    Esther-Aliénor P.

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    5,0
    Publiée le 14 juillet 2020
    Ce film était l'un de mes plus grands coups de coeur de l'année (peut-être parce qu'il n'y a pas eu beaucoup de concurrence, mais il demeure exemplaire). Ce qui frappe de prime abord, pendant le premier quart d'heure notamment, c'est l'image. Sa photographie sort absolument du lot par moments, et il se pose déjà comme un des plus beaux films de l'année. Le scénario du film, d'essence documentaire, parvient à rendre jutice au monde horrible qui est dépeint sans trop de bons sentiments ou de facilités scénaristiques, à part une romance inutile. Certaines scènes sont d'une puissance émotionnelle dévastatrice malgré leur dépouillement. Le réalisateur n'a pas peur du silence, mais ne tombe pas non plus dans le cliché du film qui s'inventerait une posture mélodramatique par le vide. Il reste en tête, frappe et étonne, et ceci sans pourtant faire pleurer, ce qui est plutôt bon signe : il n'a pas besoin de ça pour être un grand film, au-delà même de son aspect documentaire. Réussite magistrale.
    Maritro
    Maritro

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    4,5
    Publiée le 5 juillet 2020
    Magnifique film, certes long, se déployant en trois parties. Le jeu d'acteurs est fin et émouvant, les acteurs sont beaux (cela ne gâche rien), le travail sur les décors, les paysages, les lumières remarquable. Surtout, la documentation historique est fouillée (voir ce qu'en dit l'historien Nicolas Woerth, spécialiste de l'histoire soviétique) et permet de mettre en lumière une tragédie encore trop méconnue qu'est l'Holodomor. Quelques scènes sont difficiles, mais l'esthétique générale permet de traiter le sujet sans sombrer du tout dans l'insoutenable.
    BonPublic
    BonPublic

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    3,0
    Publiée le 2 juillet 2020
    Une histoire intéressante tachée de petits défauts. Le fond est vraiment très intéressant, on assiste ici au combat d'un journaliste contre le système communiste des années 30 dans son ensemble. Mais la forme de ce film m'a un petit peu dérangée avec notamment pas mal de questions, qui sont selon moi importantes pour l'histoire, et qui restent en suspens : spoiler: -Comment Gareth connait-il Ada ? Dans un plan, elle rentre dans l'immeuble puis demande à Gareth de bien vouloir lui monter une lettre adressée à M. Duranty, ils ne se connaissent pas. Gareth commence à monter puis écran noir. Second plan Gareth sort juste de l'immeuble avec Ada, il connait non seulement son nom mais aussi ses travaux et il l'accompagne jusqu'à chez elle... Pourquoi ? Comment ? L'introduction d'Ada est bien trop rapide à mon gout. -Comment Gareth survit-il et se repère-t-il dans cette immense campagne enneigée ? Il se fait tirer dessus puis s'enfui dans la forêt, ok. Il n'a ni carte ni boussole et comme on l'entend plus tôt dans le film le paysage est composé de "champs de blé à perte de vue". Son seul repère est une vieille photo d'une grange comme il doit en exister des milliers dans le paysage. De plus il se fait voler sa nourriture par des enfants. Pour moi, il doit mourir de froid et de faim, fin de l'histoire. -Comment Ada arrive-t-elle à quitter Moscou pour revenir à Berlin ? Il est clairement dit plusieurs fois dans le film que les journalistes ne peuvent pas quitter Moscou. Ils sont assassinés quand ils essayent ou quand ils souhaitent révéler la vérité (cf Paul Kleb). Elle refuse de mentir pour Duranty dans son bureau en barrant le texte mensonger qu'on lui a dicter et on la laisse partir tranquillement ? Illogique. De plus, l'image est vraiment maladroite voire dérangeante à certains moments avec des effets qui n'ont aucune utilité dans la scène. Le point positif est que le sentiment de stress et de pression constante subis est bien retranscris par les acteurs. Bref, un super fond gâché par une forme très/trop maladroite. Il n'y a qu'un seul moyen de vérifier, il faut le regarder ! :)
    Victor G
    Victor G

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    4,0
    Publiée le 23 juin 2020
    un constat impitoyable du "miracle" soviétique de Staline et de ses méthodes dictatoriales ainsi que de l'aveuglement volontaire de l'occident dont les motivations sont ambiguës: idéologiques ou économiques
    Yann C.
    Yann C.

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    2,0
    Publiée le 18 juillet 2020
    Il est passé à côté du sujet. Plutôt que de montrer, de longues scènes avec des personnages stéréotypés, il aurait été bien d’en dire plus sur la situation du pays et de faire un vrais travail de fond.
    Rosy Rr
    Rosy Rr

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    4,0
    Publiée le 28 juin 2020
    Je suis sortie " secouée " de ce film par la vision des horreurs infligées par Staline à l'Ukraine dans le plus grand secret . Il a fallu le courage et la pugnacité de ce journaliste pour faire découvrir au monde toutes les tromperies du communisme stalinien .
    flo
    flo

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    4,5
    Publiée le 7 juillet 2020
    Très beau film avec de très belles images. Malgré la dureté, on ne tombe jamais dans le pathos, et c'est admirablement filmé.
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