La Femme au portrait
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bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 215 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2019
Je n'ai pas vu toute la filmographie du cinéaste Allemand Fritz Lang et je trouve que le genre polar lui réussit bien , en tout cas "La femme au portrait" datant de 1944 est de ce que j'ai vu de mieux du metteur en scène jusqu'à présent !! Ce long métrage raconte l'histoire d'un homme de bonne situation qui tombe vers chez lui sur le portrait d'une splendide femme sur une vitrine d'un commerce. Le soir arrive, l'homme est fatigué et descend de chez lui ou il trouve la vraie femme du portrait qui l'invite a boire chez elle mais l'amant de celle-ci arriva et le personnage principal tire par légitime défense le compagnon au couteau. Pour éviter les accusations de la police, l'homme et la femme enlèvent toutes les empreintes, preuves, évitent les témoins et se débarrassent du corps en jurant de ne plus jamais se revoir après cet incident. Le lendemain, l'enquète est en cours mais certains trouvent les pièces du puzzle du meurtre qui va mettre en suspense en tournis les deux personnages principaux. Que dire de ce film, c'est un polar par excellence. Le scénario, les décors, la mise en scène, les comédiens avec en tèle de file Edward G. Robinson, Joan Bennett, Raymond Massey, tout est parfait. On trouve là un des chefs d'oeuvres de ce grand réalisateur qu'était Fritz Lang, un inventeur du cinéma comme on aime.
marmottefurieuse
marmottefurieuse

12 abonnés 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2018
Un bon film qui n'est sans doute pas le meilleur de Fritz Lang. On peut simplement regretter une fin déroutante qui vient faire tomber à l'eau tout le déroulement de l'histoire. un film à voir quand même.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2018
Un policier qui nous ballade à travers l'histoire d'un homme tombant sous le charme d'un portrait et le modèle lui apparaît subitement. Le film mérite un deuxième visionnage lorsque le final nous est révélé non sans humour. Il est intéressant de voir les curieux indices, parfois dénué de bon sens, que nous laisse le scénariste pour bien comprendre ce qu'il se passe. Le final me semble un peu gros à avaler et le début presque inutile dans la description de la situation professionnelle et familiale du professeur. Encore qu'il s'agisse d'un Monsieur tout le monde. Elégant et agréable de trouver l'acteur principal de "Little Caesar" dans le rôle d'un gentil petit bonhomme.
Alain M
Alain M

8 abonnés 19 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 novembre 2017
Tout était excellent dans ce film: interprétation, mise en scène, prises de vue et musique; et voilà l' oeuvre massacrée par un dénouement d' une nullité incommensurable! Lang se débarrasse en un instant de son film et envoie balader le spectateur. Pourtant, le grand F. Lang pouvait choisir une fin mille fois plus astucieuse pour achever son film. Comment ce brillant cinéaste a-t-il pu commettre une telle bévue?
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2018
Dans le cinéma classique, celui que je préfère, il n'y a presque rien que je ne place au dessus d'un film de Fritz Lang, si ce n'est un film de Fritz Lang avec Joan Bennett. Je suis tombé en fascination pour cette actrice à la présence si profonde, elle a eu une carrière et une notoriété bien trop petites en comparaison de son talent. Et puis, elle a une beauté tellement attachante, je peux regarder sa première scène dans ce film 15 fois de suite juste pour savourer son sourire si tendre et son regard si fragile ! Pour couronner le tout, en plus de Lang et Bennett, on retrouve l'excellent Edward G. Robinson, le film a alors tout pour fonctionner, et ça marche ! Ce film est un chef d'oeuvre. Un chef d'oeuvre de suspens et de psychologie. On jubile de stress à mesure que spoiler: Robinson, au contact de son ami flic qui mène l'enquête, met les pieds dans le plat dans la confusion qui règne pour lui entre ce qu'il sait et ce que l'enquête dit
. S'il n'y avait que ça... Encore une fois Fritz Lang pousse les choses à fond dans tous les domaines tout en allant à l'essentiel et au plus percutant dans la mise en scène et la mise en forme de l'histoire, que ce soit niveau caméra, niveau psychologie ou niveau procédure, juridique ou illégales... C'est juste époustouflant. La fin est grandiose, avec un dénouement superbe dont la passion suscitée peut faire manquer certains éléments cruciaux pour véritablement comprendre la chose dans l'ensemble. Je me permets de le dire car c'est ce qu'il m'est arrivé la première fois et j'avais été contrarié que ce film si prenant me laisse un peu sur ma fin sur quelques détails !
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2016
Redoutable pendant 1 h 30 et désolant sur ses cinq dernières minutes, "La Femme au portrait" est un polar qui atteint souvent l'excellence, capable de transcender une intrigue simple et minimale par une mise en scène attentive aux moindres détails qui peuvent faire basculer l'enquête dans un sens ou dans l'autre. La mise en place d'une réalisation aussi pointilleuse à laquelle rien n'échappe permet d'établir un suspense permanent dont l'intensité ne fait que croître en raison de l'empathie que le spectateur gagne très vite auprès des deux personnages principaux, malgré l’ambiguïté du meurtre les concernant; car si la légitime défense est incontestable, l'absence de témoins et les méthodes qui suivent pour faire disparaître le corps ne leurs sont pas favorables. Le film avance lentement, fait durer les scènes et ménage ses rebondissements scénaristiques en les disposant à des moments stratégiques qui viennent sans cesse relancer le récit, un procédé remarquable qui dénote d'une grande finesse d'écriture. Aussi, il refuse la facilité qui pourrait conduire à un happy end expédié, comme lors de la rencontre entre Alice et Heidt : là où un banal faiseur aurait misé sur la naïveté du personnage masculin afin d'aboutir rapidement à une résolution, Lang complexifie le rapport de forces et resserre l'étau autour de Alice et du Professeur afin de nous préparer à un final vertigineux. Après cela, le cinéaste use d'une péripétie ingénieuse qui fait de nouveau basculer le film avant de faire honteusement machine arrière en annulant tout simplement l'histoire suivie par une pirouette - certes commode pour conclure - d'une pauvreté scénaristique abyssale. Ce retournement de petit malin et surtout effroyablement frustrant nous fait bien comprendre que toute l'intrigue est à oublier, seules les émotions ressenties par le spectateur (peur, tension) auront été réelles. Ce qui devait être un polar d’exception n'est finalement qu'un très bon film qui déçoit par son dénouement affligeant.
nielrowbooks
nielrowbooks

31 abonnés 670 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2015
Une histoire élaborée, un final inattendu, des images du cinéma d'antan. Pas un chef d'oeuvre mais c'est quand même du Fritz Lang. A voir de toute façon.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2015
Un professeur rangé croise la route d'une jeune femme séduisante, qui va très vite lui attirer des ennuis, avec un meurtre à la clé. Souvent considéré comme un film noir, "The Woman in the Window" ressemble davantage à un thriller hitchcockien. Le scénario est classique, et finalement peu complexe, mais c'est le comportement des personnages qui est intéressant à suivre. Edward G. Robinson est excellent en expert en criminologie, qui commet pourtant un grand nombre d'erreurs lorsqu'il s'agit de mettre les mains dans le cambouis, et que l'enquête policière va complètement dépasser. La mise en scène s'avère quant à elle très sage (on a connu Fritz Lang beaucoup plus friand de la photographie et des décors expressionnistes), mais on repère des jeux amusants sur les reflets et les réflexions, faisant références aux revirements ou évolutions des personnages.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2015
Indiscutablement un film bien écrit et intelligent mais pour une fois Lang a oublié le spectacle ce qui provoque des baisses d'attention. Le coté descriptif et réaliste du scénario n'est passionnant que pour les techniciens du cinéma et les ''fans'' de Edward G.Robinson que l'on ne quitte presque jamais des yeux. Les événements s'enchainent et se succèdent si mal pour les deux héros que les questions que l'on se pose au fur et à mesure que le film avance paraissent manquer de réponses pertinentes. Il faudra connaitre la fin pour que tout s'éclaire et que tout soit pardonné à Lang. C'est un superbe tour de passe-passe puisque tout est justifié à postériori. Joan Bennet est de mieux en mieux plus le film avance, elle parait même de plus en plus belle. Dan Duryea est fidèle a lui même, Lang n'ayant pas pris le risque de le faire sortir de son registre de ''cynique permanent''. Raymond Massey par contre est fort souriant, il adore taquiner le professeur, maitre assistant en criminologie. Une deuxième vision s'impose pour ''La femme au portrait'' car en connaissant l'histoire le regard des cinéphiles sera diffèrent et toute la subtile mise en scène de Lang s'appréciera beaucoup plus, les cinq étoiles s'imposeront et peut être verra t'on comment à été réalisé le plan final tourné sans aucun raccord ?
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
"The woman in the window" (1944) sort à une période où le film noir s'impose comme la référence à Hollywood, et le film de Fritz Lang répond à certains codes du genre : des scènes urbaines de nuit, une femme fatale par qui arrivent les ennuis, la place centrale de la fatalité...
Mais cette adaptation d'un roman de J H Wallis (au dénouement complètement différent) se révèle une oeuvre beaucoup plus complexe et inclassable, aux frontières du drame et de la comédie, avec son final paradoxal.
"The woman in the window" est marqué par cette dualité récurrente chez Fritz Lang, avec une influence marquée de la psychanalyse pour ce compatriote de Sigmund Freud. D'ailleurs le film est généralement vu comme un dyptique qui renvoie à son contrepoint "Scarlet street", tourné l'année suivante avec le même casting.
Cette distribution contribue grandement à la réussite du long-métrage, de Edward G Robinson en bon père de famille dépassé, à Joan Bennett en courtisane sexy, en passant par Dan Duryea en maître chanteur au sourire juvénile.
La virtuosité de Lang à la mise en scène (mâtinée d'expressionnisme) achève de placer "The woman on the window" en bonne place dans les anthologies du cinéma mondial.
Samir T
Samir T

1 abonné 67 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2014
J'ai bien aimé le film dans son ensemble, étant du genre qui ne se faisait qu'aux années 40 et 50; muni d'un scénario simple et clair, et auquel on s'accroche dès la première minute sans à voir à s'ennuyer jusqu'à la fin. Une de ces histoires qui montrent encore une fois qu'en fait le crime peut surgir là où ne l'attend pas, et la déroute peut emporter n'importe quelle personne ordinaire, aussi stable soit-elle socialement, bien sûr, victime d'évènements. La musique est entraînante, et la mise en scène encore plus réussie; le tout fait pour le grand bonheur des amateurs de films noirs et de ce genre de policier sombre de l'époque. Toutefois, comme c'est le cas dans d'autres films de Fritz Lang (" L'invraisemblable vérité" par exemple) la fin est un peu brutale et décevante et pourrait prêter à confusion, tout en diminuant du grand charme de cette œuvre. spoiler: J'avoue que j'ai mis du temps à réaliser que le personnage était en fait en train de rêver, tellement le montage des séquences suggère le contraire. En effet comment peut-on considérer que l'histoire se passait dans le rêve du professeur quand d'un autre côté on nous montre les scènes qui se passaient avec sa complice, à savoir ses démêlés avec le faux suspect abattu par la police dans le quartier . Il ne pouvait pas tout voir, comme dans un film, rien qu'en rêvant!
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2014
Un film noir brillant qui ravit par son scénario machiavélique et sa mise en scène sublime. Fritz Lang nous offre un polar qui révèle la face sombre de l'humanité. Grâce à une histoire diabolique, il crée une tension palpable qui se reflète totalement dans ses personnages. Un jeu du chat et de la souris au dénouement surprenant, et qui ne cesse de pousser le spectateur aux confins de la paranoïa. La mise en scène est d'une grande finesse, les cadrages sont toujours bien sentis et la lumière est subtilement gérée. Joan Bennett est délicieuse et Edward Robinson est parfait dans le rôle du cerveau bientôt dépassé par les évènements. Excellent.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2014
Robinson : Au top comme d'hab - Les seconds rôles : Plus ou moins bon, plutôt décevant même ... - Le film : Intéressant malgré quelques petites longueurs sans lui faire perdre son magnétisme. - Scénario global et Fin : Intelligent, simplissime mais surprenant, au vu du personnage c'était la meilleure fin possible et souhaité pour le spectateur. Pour résumer l'ensemble, on est proche du chef d'oeuvre.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2015
Alors qu'il se rend dans l'un de ses clubs, Richard, un professeur renommé, tombe sur un tableau représentant une femme dont il va très vite tomber sous le charme et être fasciné... jusqu'à ce qu'il rencontre, par hasard, celle servant de modèle...

Adaptant le roman Once Off Guard de J.H. Wallis, Fritz Lang, pour son neuvième film américain, met en scène un archétype du film noir où un homme va se retrouver dans une situation délicate et voir l'étau peu à peu se resserrer autour de lui, et entraîner dans sa chute ceux qui l'accompagnent. Dès les premières secondes il rentre dans le vif du sujet, mettant assez vite l'histoire en place, présentant les personnages puis la rencontre entre Richard et le modèle du tableau.

La femme au portrait est d'abord un bijou d'écriture, tant dans l'histoire, son déroulement, les dialogues mais surtout les personnages. Il dresse de fascinants portraits psychologiques et analyse l'humain face au danger et la peur, il met peu à peu ses personnages dans le doute et face à des situations de plus en plus compliquées. Lang signe une brillante mise en scène qui se hisse à la hauteur de l'écriture, il met en place une atmosphère sombre où, comme dans tout bon film noir qui se respecte, on navigue entre vapeurs d'alcool, fumées de cigarettes ou encore femmes fatales et il retranscrit très bien toute la noirceur et l’ambiguïté des personnages et enjeux.

Sachant prendre son temps lorsqu'il le faut et accélérer le rythme dans les moments adéquats, Lang nous plonge au cœur d'un récit tendu qu'il orchestre avec brio et grand talent, sachant mettre en place tension et intensité, tout en y maintenant tout le long du suspense jusqu'à un final particulièrement réussi. La Femme au Portrait bénéficie aussi d'une belle photographie en noir et blanc ainsi qu'une brillante direction d'acteur. Edward G. Robinson retranscrit de belle manière toutes les facettes de son personnages tandis que face à lui, Lang met superbement en valeur Joan Bennett, aussi fascinante et belle que la Laura de Preminger.

Un bijou d'écriture que Lang ne manque de sublimer en livrant un modèle de films noirs, retranscrivant toute la noirceur et la peur de ses personnages et enjeux, tout en en y incluant tension et intensité.
Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 février 2014
Quelle maestria ! Avec Fritz Lang, rien ne traîne, on est tout de suite dans le ton et tout de suite dans le vif du sujet. Ça commence par un jeu subtil de séduction, Robinson sait qu'il a affaire à une prostituée mais joue le jeu. Joan Bennet sait qu'il est déjà tombé dans ses filets et l'aguiche avec une tenue dont le haut est quasi transparent (scène magique !). Puis ce sulfureux tête à tête est troublé par l'arrivée impromptue d'un troisième larron… Et le film bascule dans un suspense haletant qui ne nous quittera qu'à la fin ou presque. On est pris d'empathie pour les deux personnages alors que l'étau policier se referme sur eux, alors qu'un maître chanteur s'en mêle… Magnifiquement réalisé et interprété, photographie impeccable, musique de circonstance… Certains ont regretté la fin, oubliant que le cinéma reste de l'imaginaire, quelles que soient les formes qu'il prend. Un grand film noir. Un grand Fritz Lang. Un chef d'oeuvre
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