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Une Saison en France
note moyenne
2,5
140 notes dont 29 critiques
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48% (14 critiques)
10% (3 critiques)
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Votre avis sur Une Saison en France ?

29 critiques spectateurs

Barlet O

Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 195 critiques

4,5Excellent
Publiée le 24/01/2018

(...) Aucun pathos dans cette histoire aussi dramatique qu'elle est simple, à l'image de la douce musique de Wasis Diop : Haroun préfère suggérer par des gestes, des remarques, des faits. Le beau plan fixe de la scène d'anniversaire est à la mesure de son regard : avec les lumières de la banlieue comme environnement à travers la baie vitrée, comme un balcon sur le monde, la famille recomposée improvise un vivre ensemble et reconstruit son humanité. Ici, pas de gros plans. Un plan d'ensemble au contraire, en plongée : la géographie de la relation, avec la distance nécessaire pour ne pas interférer. C'est ainsi qu'aussi bien les administrations que les associations de soutien sont absentes du film, placées dans le hors-champ. Dans cette absence de mise en spectacle, nous ne verrons que des lettres officielles, une salle d'attente, un appartement prêté, des gestes d'accueil. C'est encore plus fort : au-delà de tout naturalisme, Une saison en France trouve la justesse d'une fiction centrée sur le ressenti de personnages confrontés à un implacable destin. Dès lors, le regard triste de Yacine et l'énergie irrépressible d'Asma, les enfants d'Abbas, trouvent leur force d'expression. Car ce sont eux qui sont marqués à vie par la cruauté du réel. Ce sera eux qui en écriront l'histoire, ce que fait déjà Yacine dans le film par son récit en voix-off. (... Le titre du plus beau film de Mahamat-Saleh Haroun, Daratt (2006), signifie "saison sèche". Une saison, c'est le temps à la fois court et suffisant pour faire basculer une vie. Ici, c'est la France qui est sèche. Ce pays a perdu tout sens de l'accueil pour le remplacer par la crainte et le repli. Heureusement, des sourires existent encore, comme celui de Sandrine Bonnaire, qui savent prendre des risques et ouvrir à "des instants de bonheur qui donnent la force d'avancer", des instants partagés avec les indésirables. (Lire l'intégralité de la critique d'Olivier Barlet sur le site d'Africultures)

Youri L.

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4,0Très bien
Publiée le 02/02/2018

" Une saison en France "une bouffée d'air d'un vrais film .. parmi les films pop-corn qui sortent toutes les semaines ! Je vous conseille d'aller le voir .. retrouver Sandrine Bonnaire au cinéma avec Eriq Ebouaney... Autour d'un film de société sur le sujet de l'immigration vue et vécu par une famille au delà de cliché dont le sujet est traité par le réalisateur Mahatma Salam Haroun, cela donne de belles images .. une balade.. une romance, des rires, des inquiétudes, des difficultés de la vie, sur un fond grave, car d'autant plus.. d'actualité . (les acteurs sont bon, mais aussi les enfants chose pas évidant au cinéma.

velocio

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4,0Très bien
Publiée le 03/02/2018

Il existe plusieurs façons de traiter le drame des migrants au cinéma. Dans "Une saison en France", le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun en a choisi une qui s'écarte de celles qu'on voit le plus souvent. Ici, Abbas, le personnage principal, est arrivé en France depuis une bonne année avec sa fille Asma et son fils Yacine. Alors qu'il était professeur de français à Bangui, la capitale de la République Centraficaine, il a fui son pays avec sa femme et ses 2 enfants. Sa femme a péri durant le périple mais, lorsqu'on les rencontre dans le film, tout laisse croire que Abbas, Asma et Yacine sont bien installés dans notre pays : les enfants sont scolarisés, Abbas a un travail, Abbas a une "amoureuse" et le trio occupe un appartement plutôt cossu. Sauf qu'on va vite apprendre que l'appartement est prêté, qu'il va falloir le quitter pour se retrouver entre les mains d'un marchand de sommeil et que Abbas se trouve dans la situation difficile de demandeur d'asile. C'est sur ce canevas que Mahamat-Saleh Haroun, le réalisateur (et, par ailleurs, ministre) de, entre autres, "Daratt", "Un homme qui crie" et "Grigris" réussit à rendre passionnante et intense une histoire où on peut avoir l'impression qu'il ne se passe pas beaucoup d'autres événements que ce qui se passe dans la vie de tous les jours. C'est le comédien français Eriq Ebouaney qui interprète le rôle d'Abbas, Sandrine Bonnaire étant Carole, celle avec qui il a une relation et qui est d'origine polonaise.

Un littéraire cinéphile

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4,0Très bien
Publiée le 27/04/2018

Poignante mise en image du mal-être vécu au quotidien par les réfugiés politiques en attente de papiers qu’ils n’auront peut-être jamais. C’est parce qu’il refuse la tristesse de ton que le film Une Saison en France touche et révolte ; la retenue dont il faut preuve face aux retournements tragiques qui scandent la vie de ses personnages lui confère une majesté et restitue dignité et profondeur à des demandeurs d’asile si facilement caricaturés. Le réalisateur fait le choix pertinent de convoquer deux regards extérieurs, le regard de deux Françaises qui partagent une même précarité – existentielle et affective – telles des étrangères dans leur propre pays. Ambivalente Terre Promise. On aurait toutefois aimé connaître l’autre côté, comprendre les dysfonctionnements administratifs et politiques ainsi que la forte, très forte demande à laquelle le gouvernement français doit faire face. Le final résonne comme le cri d’un homme outré – que l’on comprend parfaitement – mais terriblement manichéen et facile. Faut-il s’unir pour renverser cette prétendue Tour de Babel européenne ainsi dépeinte? La clef n’est pas là, assurément. Militantisme un tantinet forcé et interprétations parfois pénibles – je pense ici à la jeune fille – constituent les petits défauts d’une grande œuvre.

mat niro

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4,0Très bien
Publiée le 20/03/2018

On peut suivre dans ce film le quotidien d'un demandeur d'asile et de ses enfants fuyants la guerre en Centreafrique. Le sujet est délicat mais traité avec beaucoup de pudeur. Sandrine Bonnaire est excellente, comme souvent, et le réalisateur évite que le film ne tombe dans le pathos en entraînant cette famille dans une quête de vie meilleure tout en essayant de garder sa dignité. Une oeuvre forte qui a le mérite de soulever des questions dans la France actuelle.

Jacotre

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4,0Très bien
Publiée le 17/02/2018

Qui accepte de se laisser éprouver par le malheur de l'autre ne peut rester insensible à ce film émouvant qui met en scène une migrant ordinaire. Chacun peut s'identifier à ce vécu pour peu qu'il s'imagine confronté un jour à un régime politique qui le persécuterait. Le destin de cet homme et de ses deux enfants nous rend à coup sûr très fier d'être français, patrie des droits de l'homme, qui prend comme chacun le sait sa part dans la prise en charge de la misère du monde, avec générosité et humanité. Ce film montre l'art et la manière de pousser au désespoir des êtres qui ne cherchent qu'à survivre et mener leur existence d'une manière digne. Il est dommage que la salle ait été à 90% vide, car la large diffusion de ce film permettrait à chacun de se faire un idée non sur un fantasme mais sur une réalité en chair et en os.

Marilou M.

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3,5Bien
Publiée le 07/02/2018

Dignité. C'est ce que je retiens de ce film, sans volonté d'effets ni de misérabilisme. La machine à broyer de la machine administrative de "non octroi du droit d'asile" d'un pays qui n'a plus d'ouvert que la légende à laquelle les réfugiés ont le malheur de croire.

poet75

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4,0Très bien
Publiée le 05/02/2018

Spoiler: « J’étais un étranger et tu m’as accueilli ». Cette phrase, Abbas (Eriq Ebouaney) l’a écrite dans la lettre qu’il a laissée à Carole (Sandrine Bonnaire), la femme qu’il a rencontrée en France et qui, en effet, lui a ouvert non seulement sa porte mais son cœur. Abbas, tout comme son frère Etienne (Bibi Tanga), ont dû fuir leur pays, la République centrafricaine en proie à la guerre civile. Tous deux sont des lettrés, ils aiment la littérature (parmi leurs livres, on aperçoit, entre autres, « Les Essais » de Montaigne et « Ulysse » de James Joyce). À Bangui, le premier enseignait la littérature et le second la philosophie. Mais en France, le pays où ils ont trouvé un refuge précaire, que faire sinon exercer un travail de survie ? Abbas doit se contenter de travailler sur un marché (là même où il rencontre Carole) et Etienne ne trouve rien de mieux que de faire le vigile. Tous deux tentent comme ils peuvent de reconstruire leur vie. Abbas donne, dans un premier temps, l’impression de s’en sortir, lui avec ses deux enfants qu’il a réussi à scolariser. Mais ses nuits sont hantées de cauchemars, il voit et revoit sa femme morte au cours de leur fuite.Spoiler: Quant à ses enfants, il n’a rien à leur faire manger que sempiternellement des omelettes. La vie devient de plus en plus difficile au point qu’il faut se résoudre à quitter un bel appartement pour se contenter d’un studio loué par un marchand de sommeil, un studio qui semble un palais si on le compare à la misérable cabane construite sur un terrain vague que Etienne a élu pour domicile. Mais un studio qui n’est peut-être bien, lui aussi, qu’un asile très précaire. La seule planche de salut pour pouvoir vraiment reconstruire sa vie, ce serait d’obtenir le droit d’asile. Mais dans la France d’aujourd’hui, ce n’est pas quelque chose qu’on obtient si facilement. Y a-t-il un espoir de régularisation ou faudra-t-il vivre encore et encore en se cachant et en prenant la fuite ? Même le secours de Carole, l’amie, l’hôtesse bienveillante, risque de ne pas suffire à éviter les drames. En filmant cette histoire ô combien d’actualité, le Tchadien Mahamat-Saleh Haroun n’a nullement cherché à nous faire pleurer à bon compte. Le but n’est pas de faire verser des larmes de crocodile, mais de changer les regards. Bien sûr qu’il y a des drames et de l’émotion dans ce film, mais il y a aussi de la douceur et de la tendresse, et il y a aussi et surtout de la dignité. Quand Abbas et ses deux enfants se mettent autour d’une table pour fêter l’anniversaire de Carole, aussi pauvres soient-ils, chacun d’eux offre son cadeau. Une scène comme celle-là, d’apparence toute simple, en dit long sur la dignité de ces personnes.

Beatrice P.

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4,0Très bien
Publiée le 04/02/2018

Dommage que ce film ne soit pas plus distribué. ! a voir pour son approche des personnes sans papier.

Min S

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4,0Très bien
Publiée le 06/02/2018

Je deviens une grande fan de Sandrine Bonnaire, elle jeux toujours très juste, dans ce film elle sait transmettre à le spectateur son empathie pour l’homme qu’elle aime et à ses enfants. Un film très dur sur le déracinement et la difficulté de tout recommencer dans un pays étrangère. Je n’ai pas trop accroché à la mise en scène, il me manquait un brin de sincérité? Les acteurs ( a part Sandrine) plus ou moins convaincants? ... je ne sais pas 🤷��♀�. La musique est belle et bien choisi 🎶✔�. C’est un film qui m’a fait beaucoup réfléchir 🤔

Agathe R.

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4,0Très bien
Publiée le 04/02/2018

Un beau film sans clichés qui illustre bien la sensation de rejet et d'abandon vécue par les migrants.

Alizée R.

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4,0Très bien
Publiée le 02/02/2018

Un film beau et nécessaire qui ne s'encombre pas de clichés ou de misérabilisme. Le réalisateur illustre au moyen d'une histoire assez simple, la sensation de rejet et d'abandon vécue par les migrants.

drabel

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2,5Moyen
Publiée le 04/03/2018

un thème qui m'intéressait,comment s'organiser et faire son trou quand on est réfugié et demandeur d'asile avec ses 2 jeunes enfants-la mère est décédée dans la guerre civile en RCA- et je n'ai pu ressentir que de la compassion pour tous les personnages mais je me suis un peu ennuyé,j'ai trouvé le scenario larmoyant et un peu poussif, de beaux sentiments ne suffisent pas pour faire un bon film.

Scénario Catastrophe

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2,0Pas terrible
Publiée le 13/02/2018

Une histoire prometteuse mais finalement décevante. En tant que spectateur, on n'attend pas grand chose de ces personnages,Spoiler: et leur destin semble scellé depuis le début. Le jeu est parfois mal habile, d'autres scènes semblent un peu forcées : l'échange de livres entre les frères, le ras-le-bol des omelettes de la part des enfants, Spoiler: même le suicide par immolation par le feu semble excessif. Néanmoins, le personnage de Carole, porté par Sandrine Bonaire est assez beau, chaque minutes passées chez elle se présentent comme des instants de bienveillance dans une vie agitée. Le plan-séquence pendant la fête d'anniversaire est particulièrement crédible, on se sent invité à la table avec Abbas et ses enfants.

traversay1

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2,5Moyen
Publiée le 31/01/2018

Ce qui, indéniablement, est à mettre au crédit de Une saison en France, c'est son absence totale de misérabilisme dans une chronique qui évoque le sort des migrants, dans l'attente du droit d'asile, avec compassion mais surtout une grande dignité. En contrepartie, le film ne réussit jamais à s'emparer de son sujet et à le traiter avec ambition. Tout semble terriblement terne : le scénario, qui avance sans rythme et s'offre une deuxième intrigue trop rapide et schématique ; le ton, monocorde ; l'interprétation, juste pour les rôles principaux, gênante pour les personnages secondaires ; la mise en scène, enfin, et c'est sans doute cela le plus décevant, sans imagination, alors que le réalisateur, Mahamat-Saleh Haroun, est quand même celui qui a signé auparavant Daratt, Un homme qui crie et Grisgris. Le parti pris d'une certaine modestie dans la forme au profit d'un fond parfois maladroitement pédagogique ne donne pas sur l'écran ce que l'on espérait sur un thème aussi sensible aujourd'hui. Dommage, vraiment.

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