Mon AlloCiné
    Pentagon Papers
    note moyenne
    3,9
    5581 notes dont 508 critiques
    9% (44 critiques)
    37% (189 critiques)
    31% (158 critiques)
    15% (78 critiques)
    6% (30 critiques)
    2% (9 critiques)
    Votre avis sur Pentagon Papers ?

    508 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2432 abonnés Lire ses 645 critiques

    4,5
    Publiée le 25 janvier 2018
    « Pentagon Papers » a l’intelligence de nous présenter un fait historique, à savoir la révélation d’un scandale d’État par un journal local à l’époque, sous le prisme original d’un duo formé de sa directrice de publication et propriétaire, et de son rédacteur en chef... Au sein de cette histoire dont s’est emparé le géant et doué Spielberg, on y trouve une réflexion de plus en plus palpitante sur le rôle de la Presse, sa liberté relative, d’autant plus intéressante qu’elle est doublée de la place de la femme en tant que directrice de publication, rôle hautement décisionnaire dans une entreprise comme l’était le Washington Post à l’époque... On suit donc le parcours de Katharine Graham, son évolution parmi tous ses atermoiements au sein d’un monde d’hommes aux esprits machistes et antagonistes, et finalement ses prises de position qui la placeront enfin à sa juste et vraie place ! En parallèle de ce portrait, qui sert aussi de fil conducteur, on est après une mise en route assez didactique, de plus en plus happé par la tournure des événements qui mêle à la fois les attentes frileuses du conseil d’administration, les aspirations fiévreuses de l’équipe de publication, la rivalité avec le NewYork Times,... tout cela avec des rebondissements de haut vol, qui nous tiennent en haleine vraiment ! De sacrés dialogues doublés de vérités évidentes et pourtant bonnes à rappeler sur le rôle de la presse, sont en plus un vrai plaisir à entendre ! Tom Hanks et Meryl Streep sont tous deux des personnages bien différents, un passionné pur et dur et une femme d’entreprise ambivalente, soumise à des contraintes bien spécifiques liées à sa fonction et à ses relations. Mais leur composition respective est justement plus qu’à la hauteur de ce qu’ils sont censés représenter ! Tous les tenants et les aboutissants forment ici une valse magistrale dans laquelle on ne peut qu’être emporté afin de se régaler à l’image d’une conversation téléphonique particulière qui restera dans les anales... De très bons moments, de plus très bien reconstitués, nous éclairent sur la fabrication d’un journal avec moult détails, ce qui ne se refuse pas ! Tout cela avec une maitrise du rythme, une mise en scène dont notre célèbre cinéaste a décidément le secret ! C’est ainsi, que passé une mise en bouche nécessaire mais un peu compliquée, on est vraiment surpris par la teneur et la qualité de la façon dont est traité ce pan d’histoire, révélateur de bien des maux et des travers des régimes politiques, dans lesquels la Presse est loin d’avoir toute latitude en tant que liberté d’expression ! Pressions, pouvoir, collusions, relations, conflits d’intérêt, sont de bien trop gros grains de sable pour que les rouages de cette « machine à informer objectivement » ait un fonctionnement parfaitement huilé, même si sa grande mission est pourtant de servir les gouvernés avant les gouvernants ! À découvrir sans hésitation...
    jm D.
    jm D.

    Suivre son activité

    1,0
    Publiée le 27 janvier 2018
    Ce film est un ventre mou avec des bras et des jambes bien trop courts : Les 10 premières minutes sont très bien, mais au bout de 20 mn on commence à s'ennuyer ferme. C'est bavard, il y a des discussions à n'en plus finir sur des thèmes propres au milieu très privilégié dont il est question dans ce film, celui de la propriétaire d'un journal incarnée par Meryl Streep, proche des hommes du pouvoir politique américain, qui hésite entre suivre son directeur de la publication, joué par Tom Hanks, ou son conseil d'administration. Au final, et pour faire bref, disons qu'on se retrouve avec un film glorifiant l'Amérique, le pays de la démocratie où la vérité sort toujours vainqueur grace au courage de cette propriétaire. Non seulement, on se sent très peu concernés par ce dilemne propre à cette classe dominante, mais comme on en connaît l'issue, on s'ennuie ferme. Et on regrette que le film n'ait pas été traité à un autre niveau; celui du lanceur d'alerte dont on aurait bien aimé connaître le sort ! Etant donné l'actualité (Chelsea Manning, Edward Snowden...), c'eut été courageux mais aussi beaucoup plus intéressant.
    JoMik
    JoMik

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 39 critiques

    3,5
    Publiée le 20 janvier 2018
    Le visuel est beau, l'histoire est bien racontée. Vu en avant première et sans a priori, il me semble qu'il manque quelque chose... ce stress que l'on a quand on prend des risques dans notre vie, en l'occurrence celui de publier des docs confidentiels. Le risque est certes présent, mais trop peu traduit et partagé avec le spectateur. Un peu déçu
    tony-76
    tony-76

    Suivre son activité 697 abonnés Lire ses 611 critiques

    3,5
    Publiée le 22 février 2018
    Steven Spielberg est toujours d'actualité et ne change pas ses habitudes puisqu'il nous sort souvent deux films par an ! C'était le cas en 2017 : un film fantastique et familial ciblant un public large - Le BGG - puis un film plus axé vers les récompenses (biopic) - Bridge of Spies. Spielberg fait de même cette année avec un nouveau blockbuster de science-fiction à savoir Ready Player One, bientôt sur nos écrans et celui-ci se concentrant sur des faits authentiques qui ont marqué l'Amérique - Pentagon Papers. Il est certain qu'avec ce film, Steven Spielberg aura droit à un Oscar parce que son nouveau long-métrage est un bon film sur le journalisme. Les Pentagon Papers est l'un des premiers scoops de l'histoire du journalisme américain au début des années 1970 ! Il y a des thèmes intéressants dans cette œuvre sincère. Du journalisme de qualité dans une démocratie saine, de son indépendance économique et politique face à une censure fausse. Il est impossible de ne pas dresser de liens envers l'Amérique du 21e siècle (Bush et Trump). Spielberg aborde Pentagon Papers à l'aide de discours oscarisables car le scénario s'avère presque aussi verbeux qu'un Lincoln ! La mise en scène étonnante par sa riche recréation historique et sa photographie soignée. La tension monte et la réalisation offre ses plans les plus réussis en filmant spoiler: la presse prendre vie ! Un casting tout bonnement excellent avec une Meryl Streep beaucoup plus sobre que d'habitude, Tom Hanks est parfaitement dans son élément et Bruce Greenwood qui campe un Robert McNamara spoiler: manipulateur au possible. Néanmoins, ce qui s'avère regrettable est que le traitement demeure prévisible et terriblement classique, le réalisateur trouve (encore) le moyen de rendre une finale spoiler: très américaine, clichée comme dans Bridge of Spies ! Pour finir, Pentagon Papers ou The Post est un biopic quelque peu classique mais qui demeure pas moins efficace et mérite le détour ! Dans le genre, Spotlight avait remporté l'Oscar du meilleur film (il y a peut être deux ans). Va t-il avoir la statuette ?
    Aurore G.
    Aurore G.

    Suivre son activité 1 abonné

    2,0
    Publiée le 24 janvier 2018
    trop long j'ai failli m'endormir et pourtant j'adore les films basés sur des histoires vraies mais là ça semblait brouillon et surtout manquait de focus au final c'est juste un plaidoyer journalistique sur oui ou non doit on publier des informations même si elles mettent en danger l'ordre établi...
    Walter Mouse
    Walter Mouse

    Suivre son activité 416 abonnés Lire ses 317 critiques

    4,5
    Publiée le 25 janvier 2018
    Rejoignant dans le même esprit mémoriel Lincoln et Le Pont des Espions, le dernier-né de Steven Spielberg est une continuation logique de l'exploration de l'Histoire des États-Unis par le cinéaste et une formidable démonstration de son perfectionnisme. Jonglant magnifiquement entre vie professionnelle, devoirs moraux et cercle familial, Pentagon Papers relate le parcours des acteurs d'un des plus grands scandales politico-militaires de la Guerre Froide en se penchant sur tous les risques pris par les journalistes du Washington Post en publiant les documents secrets prouvant la tromperie opérée par le gouvernement quant aux activités au Viêt Nam. Passant d'un jeu de compétition à une affaire d'État, l'enquête est haletante de bout en bout, brillamment racontée par un esthète plus inspiré que jamais et possédant une science de l'image dont lui seul a le secret. Rythmé, fluide, excellemment écrit, le film ne fait pas l'erreur de tomber dans une bête reproduction des faits et mélange habilement avancement de l'investigation et dimension humaine, deux pivots narratifs renforcés par une interprétation impeccable (Tom Hanks et Meryl Streep surprenants), une très bonne définition des enjeux, une tension réelle et un contexte passionnant. D'une maîtrise totale, Pentagon Papers est une nouvelle leçon du plus grand réalisateur américain de ces 40 dernières années. Une perle.
    floflo2204
    floflo2204

    Suivre son activité 51 abonnés Lire ses 279 critiques

    2,5
    Publiée le 25 janvier 2018
    Pentagon Papers avait tout pour être un grand film mais il faut se rendre à l'évidence que Steven Spielberg a clairement perdu de sa superbe réalisant ici un long-métrage très moyen. Outre un casting absolument excellent porté par une Meryl Streep au sommet bien aidée par des seconds rôles de toute aussi bonne qualité (Bruce Greenwood, Sarah Paulson, Bob Odenkirk...), il faut souligner le fait que Tom Hanks n'est jamais convaincant. L'acteur ne sait pas transmettre sa frustration et son envie à l'écran, on est très vite déçu du personnage surtout quand on imagine toutes les facettes qu'il aurait pu abordé. Néanmoins, on reste attaché à ces personnages dans l'ensemble, il faut surtout mettre en lumière le fait que la reconstruction historique est impressionnante ce qui contribue à nous immerger et à donner du réalisme aux faits de façon indiscutable. Le scénario constitue,à mon sens, le plus gros point faible du film. L'histoire en elle-même est passionnante mais le script est creux pendant une longue partie, puis lorsqu'il devient intéressant il sait nous happer directement pour nous emmener dans son récit. Cependant, là encore l'étalage de bons sentiments à la Disney que nous proposent les scénaristes est ridicule et ne sert à rien d'autre que nous ennuyer à chaque instant. Défendre la liberté de la presse à travers une histoire vraie qui a un retentissement actuel était une excellente idée mais il aurait fallu s'y atteler de manière beaucoup plus subtile et engageante plutôt que de verser dans un pathos inutile. La réalisation de Spielberg ne va clairement pas aider le long-métrage, le maniement de caméra beaucoup trop nerveux ne sert qu'à nous tenir en dehors du récit. Mais lorsque l'image se pose, qu'on a le temps de voir la scène en entier, on se rend compte de la beauté de celle-ci. Il est dommage pour Spielberg d'avoir sacrifié son film en voulant insuffler une nervosité qui n'était pas utile. La musique de John Williams ne constitue pas du tout un apport favorable, elle n'apporte rien d'intéressant au récit et ne sait pas nous emmener toujours plus loin dans la vie de ce journal dans les années 70. Pentagon Papers avait de grandes ambitions mais les moyens mis en oeuvre pour les réaliser ne sont clairement pas là. Spielberg se penche sur une histoire vraie passionnante qu'il ne rend pas du tout convaincante.
    Frederic S
    Frederic S

    Suivre son activité 625 abonnés Lire ses 242 critiques

    4,5
    Publiée le 29 janvier 2018
    Trente ans de rapports confidentiels sur le conflit au Vietnam dévoilant au grand jour le mensonge des discours de la politique americaine de toute une époque disparaissent dans la nature... C'est le point de départ du récit du nouveau film de Steven Spielberg qui va nous raconter comment le Washington Post, simple journal à la renommée jusqu'à alors locale, va prendre une dimension nationale en bousculant l'Histoire grâce à la publication de ces documents au contenu potentiellement brûlant pour les plus hautes autorités politiques. Mais, par ce fait, le Post va aussi redéfinir la place et le pouvoir de la presse au sein de la société et également mettre sous le feu des projecteurs une figure féminine qui, poussée par la volonté de transmettre la vérité au public, va parvenir à s'émanciper d'un milieu professionnel encore détenu par les hommes. D'ailleurs, c'est d'abord par les yeux de Katharine Graham (Meryl Streep, que dire de plus...) que nous sommes introduits dans les coulisses de ce journal alors tout juste sur le point d'entrer en bourse. Coincée entre son statut de veuve propulsée à la tête d'une entreprise qui n'était pas la sienne et un conseil d'administration exclusivement composé d'hommes, la femme peine encore à imposer son intelligence et sa pertinence dans ce microcosme machiste fermé , il en est de même avec le rédacteur du Post, Ben Bradlee (Tom Hanks, que dire de plus...), lequel la prie d'un ton ferme, lors d'un petit bijou de dialogue à la fausse légèreté pendant un déjeuner, de le laisser faire son travail. Mais, suite à un concours de circonstances qui voit leur principal concurrent, le bien plus célèbre New York Times, être attaqué par l'administration Nixon avant de publier les fameux documents en sa possession, les journalistes du Post décident d'y voir une chance pour enfin délivrer un scoop national et se mobilisent à leur tour pour mettre la main sur les rapports. Dès lors, le talent de conteur de Spielberg va faire des merveilles en manipulant habilement les codes du thriller, toujours avec une espèce de constante finesse à en effleurer les ressorts sans jamais y plonger, pour nous retransmettre l'urgence de cette rédaction dont l'avenir se retrouve désormais mêlé à la réussite ou non de la publication par le journal de ces "Papiers du Pentagone". Le travail de l'équipe de journalistes pris de court par l'ampleur de sujet sous l'oeil à nouveau pétillant d'un rédacteur en chef retrouvant le goût un peu oublié de son propre métier et qui, lui-même, est à la merci du pouvoir discrétionnaire d'une femme qui va étonnamment trouver le courage de s'affirmer devant le caractère tout bonnement extraordinaire de la situation, tout concourt à nous entraîner dans ce souffle de pur journalisme d'investigation qui se retrouve à maintes reprises bloqué par les représentants des pouvoirs politiques, judiciaires, financiers ou même juste d'une faiblesse stupidement humaine mais dont la force semble inextricablement abattre tous ces obstacles un à un comme si celle-ci était muée par la conscience d'une vérité bien plus grande amenée à s'imposer à tous (en ce sens, les ultimes instants du long-métrage délicieusement ironiques sonneront comme le glas d'une punition ultime à ces entraves délibérées). Cette puissance narrative qui tient tout autant de la portée historique des faits que de la brillante écriture scénaristique du tandem Liz Hannah/Josh Singer dont Spielberg se sert d'appui pour diriger son orchestre de main de maître atteindra son point culminant lors d'une séquence magistrale du film, un coup de fil entre quasiment tous les principaux protagonistes se déchirant autour de leurs positions respectives, conscients qu'une page de l'histoire est en train de se jouer sur une simple décision. Relevons quelques petits bémols pour être tout à fait honnêtes dans notre éloge même s'ils n'entâchent pas vraiment la plus que très haute tenue de l'ensemble : lorsque le film se détache du journalisme pour s'intéresser aux seuls atermoiements personnels de ses personnages (la conversation de Tom Hanks avec sa femme et la scène de confession de Meryl Streep), il connait une baisse de régime étonnante, comme si, inconsciemment, Spielberg savait que la puissance de son propos ne s'y trouvait pas et qu'il ne réussissait pas à les contaminer par l'énergie animant tout son long-métrage. Autre petit pinaillage, le casting, les têtes d'affiches sont évidemment parfaites de même que les seconds rôles. Seulement, ces derniers sont quasiment tous interprétés par des talents découverts dans le meilleur des séries US de ces dernières années (Bob Odenkirk, Carrie Coon, Jesse Plemons, Alison Brie, Sarah Paulson, Zach Woods,...), comme si Steven Spielberg avait été faire tranquillement son marché dans le haut du panier de la production télévisuelle. On ne peut lui reprocher au vu de la richesse de talents dont regorge le casting mais cette pratique un peu désuète a pour conséquence de délivrer des rôles peut-être pas assez consistants pour de si bons acteurs (surtout les actrices d'ailleurs, Carrie Coon, Sarah Paulson et Alison Brie ont peu de matière pour réellement briller). Ces deux dernières remarques ne sont néanmoins que des détails dans un film passionnant de bout ou bout qui traduit toute l'admiration de Spielberg pour les grands films sur le journalisme de la trempe de "Les Hommes du Président". Le sien ira d'ailleurs se placer directement non loin des sommets, surtout par la résonance parfaite qu'une telle histoire trouve à notre époque actuelle où la place de la presse est trop souvent remise en cause par certains. Et quand un film devient nécessaire, c'est qu'il est forcément grand...
    Ninideslaux
    Ninideslaux

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 2 critiques

    3,0
    Publiée le 29 janvier 2018
    A vrai dire, on a du mal à retrouver la patte de Steven Spielberg dans ce qui reste le genre-culte du grand cinéma américain: le film de dénonciation politique ou sociétale. Vous avez aimé Les hommes du président? Vous aimerez les Pentagon papers, ou au contraire vous vous direz que c'est toujours la même chose. Ah! ces journalistes courageux!          Donc, l'histoire commence quand le "grand" New York Times se procure des documents secret-défense extrêmement compromettants pour la politique étrangère des Etats Unis par le biais d'un analyste, Daniel Ellsberg (Matthew Rhys). En gros: les présidents américains n'avaient aucun doute sur l'issue de la guerre au Vietnam, et ils l'ont laissée se prolonger, avec ces milliers de morts de trop, pour des raisons bassement politicienne. Lorsque le Times se trouve empêché de publier par un jugement fédéral, le "petit" et familial Washington Post décide de reprendre le flambeau. Le journaliste Ben Bagdikian (Bob Odenkirk) est chargé de récupérer les documents d'Ellsberg. Tout le début du film est relativement confus. Faut pas somnoler si vous voulez bien tout suivre!         Le côté "grand public" du film qui risquerait vite de devenir ennuyeux, nous le devons à la magnifique Meryl Streep (je réitère une réflexion faite à propos de 3 billboards: qui dit qu'il n'y a plus de beaux rôles à Hollywood pour les femmes de 50 ans et plus?). Kay Graham a repris la direction du journal après le suicide de son mari, à qui le père de Kay avait confié le Post. Mais elle n'a jamais travaillé; c'était une femme au foyer et une femme du monde, amie de tout ce que la vie intellectuelle et politique comptait de chic, le couple Kennedy par exemple, et.... de Robert McNamara (Bruce Greenwood), celui qui a supervisé la rédaction de ce qui s'appelait, en réalité, United States-Vietnam Relations, 1945-1967, a study prepared by the Department of Defense.         La voilà coincée entre son rédacteur en chef, Ben Bradlee (Tom Hanks) qui veut foncer, et le président du Conseil d'Administration, Fritz Beebe (Tracy Letts) qui imagine des conséquences qui pourraient être terribles si l'affaire tourne mal, la ruine et la disparition du journal, voire la prison pour Kay.... D'autant plus que le journal vient de rentrer en Bourse!           Vous savez que Kay va choisir la voie du courage, sinon il n'y aurait pas de film, et que cela va ouvrir la voie au scandale suivant: le Watergate.        Intéressant, mais plus du point de vue documentaire que du point de vue cinématographique.
    GyzmoCA
    GyzmoCA

    Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 299 critiques

    4,5
    Publiée le 27 août 2018
    Spielberg est un maitre du cinéma, surement le meilleur en activité. Pentagon Papers prouve encore son sens de la mise en scène. Il essaie de montrer à travers une histoire authentique sur l'indépendance de la presse face à la politique US des années 1970, que le combat est toujours d'actualité (Le locataire de la maison blanche actuel en est le parfait exemple). Le sens du montage de Spielberg donne un rythme excellent au film et plonge le film dans un thriller politique. Tom Hanks et Meryl Streep sont comme à leur habitude au sommet de leur art. Le film a une dimension féministe avec en figure de proue l'actrice.
    this is my movies
    this is my movies

    Suivre son activité 163 abonnés Lire ses 1 944 critiques

    4,5
    Publiée le 1 février 2018
    En petite forme le père Spielberg ces dernières années ? Pour dire une telle sottise, il faut avoir éviter plusieurs de ces films de la dernière décennie. Et ce film montre qu'il est dans une certain continuité, celle de "Lincoln" et "Le pont des espions" notamment. Film dossier sérieux et prenant, il nous immerge dans une Amérique sur le point de perdre son innocence. S'il n'est pas le 1er à le faire, il le fait à sa façon, avec son talent et ses convictions. Visuellement, il fait moins dans le classicisme que sur les films cités plus haut. Sa caméra virevolte, trousse des mouvements élaborés, happe le spectateur. Confronté à un scénario loin d'être cinématographique (des gens dans des pièces qui discutent, parfois au téléphone), il appuie le propos en faisant du tout un film d'espionnage haletant, avec des travellings dynamiques, le tout entrecoupé de plans plus longs où les acteurs ont le temps de donner leur pleine mesure (et il a un casting incroyable pour). Vibrant, le film donne son poids de vue, forcément dogmatique, mais il représente la colère d'hommes et de femmes qui vivent la fin d'une époque. Plus de collusion avec des politiques, une presse libre et indépendante, au service des gouvernés et non des gouvernants. Un point de vue noble, exposé avec parfois un manque de nuances, mais toujours juste. Mise en scène intense, scènes captivantes, acteurs incroyables scénario prenant, un petit bijou de narration qui rappelle la bonne santé artistique du bonhomme. Et surtout, le film ne donne qu'un aperçu de l'affaire, qui recèle de nombreux protagonistes (on pourrait imaginer suivre le parcours du 1er journaliste qui a bossé sur l'affaire pour le compte du TImes, le mythique N. Sheehan). D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
    LeFilCine
    LeFilCine

    Suivre son activité 78 abonnés Lire ses 157 critiques

    3,5
    Publiée le 1 février 2018
    Après Le Pont des Espions sorti fin 2015, Steven Spielberg, nous présente encore une de ces grandes affaires qui a marqué l'histoire américaine d’après-guerre. Mais le scandale des Pentagon Papers n'a pas la même portée pour nous, spectateur européen, que celui narré dans l'excellent Spotlight, Oscar du meilleur film 2016. Heureusement, ces papiers du Pentagone ne s’avèrent pas être ce sur quoi la caméra de Spielberg s’arrête le plus. Le célèbre réalisateur américain est malin et il sait être dans l'air du temps, il a donc fait de cette affaire complexe un film profondément féministe. Il faut pourtant s'accrocher au début, parce que la multiplication des intervenants dans le récit nous perd un peu, et on a bien du mal à savoir qui est qui. Alors que le sujet de fond de ces Pentagon Papers est la conduite de la guerre du Viêtnam, Spielberg en fait une affaire de courage journalistique et de convictions personnelles. Le personnage interprété par Meryl Streep incarne cette volonté de renverser des montagnes et de casser les codes dans une époque largement dominée par la gent masculine. Après un démarrage ardu, Spielberg nous déroule un récit d'une implacable efficacité, à la mise en scène, comme toujours très pertinente. Malheureusement il force parfois un peu trop le trait vers la fin sur le militantisme féministe, alors qu'on avait compris depuis longtemps où il voulait en venir. En somme, Steven Spielberg nous propose un long-métrage de qualité, mais ni à la hauteur de Spotlight (dans le même genre) ni de sa dernière réalisation, Le Pont des Espions.
    François-Xavier C.
    François-Xavier C.

    Suivre son activité 7 abonnés

    4,5
    Publiée le 29 janvier 2018
    J'ai adoré Pentagon Papers. C'est la première fois que je comprends cette histoire. Meryl Streep, Tom Hanks et l'excellent Bob Odenkirk (Saül Goodman dans Breaking Bad). Spielberg rend passionnant une histoire politique complexe vécue par ses protagonistes... Du grand art !
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 15 critiques

    3,0
    Publiée le 29 juillet 2018
    Je n'ai pas trouvé le film désagréable, il est même intéressant quand on ne connait pas l'histoire des Pentagon papers, mais pour le reste ce n'est pas transcendant. Et la photographie est terne, comme dans tous les films "sérieux" de Spielberg. Ca aurait pu être écrit et réalisé il y a 20 ans, on ne verrait pas la différence (à part les deux acteurs principaux, qui surjouaient peut-être un peu moins à l'époque). Même la façon de relier cette page d'histoire à l'émancipation d'une femme m'a paru bonne mais un peu mécanique. La scène de la conférence téléphonique est très réussie, mais c'est tout ce que j'ai retenu du film.
    cinono1
    cinono1

    Suivre son activité 92 abonnés Lire ses 982 critiques

    3,5
    Publiée le 8 janvier 2019
    Un plaidoyer parfois ampoulé mais vibrant pour la liberté. Et la liberté, c'est la vérité des faits. Steven Spielberg se passionne depuis quelques années déja pour le droit et la démocratie.Si en donnant sa lecon, le professeur Spielberg oublie parfois de nous amuser, .sa bonté, son humanisme associé à son sens du cinéma offre une jolie réflexion sur la nécéssité de la vérité et des risques qu'elle nécéssite. Le risque est une thématique très présente dans l"oeuvre de Spielberg. Il est représenté ici par une Meryl Streep royale, fragile et déterminée au milieu d'un monde d'hommes de pouvoirs où la place de la femme est bafoué. C'est aussi un film très féministe. Tom Hanks est au contraire absolument catastrophique (??), cen est stupéfiant . Le film a un coté politiquement correct parfois agaçant et je continuerai de préférer le Spielberg fantaisiste de Indiana Jones ou de A.I. mais son film malgré son aspect prévisible, reste vibrant.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top