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Pentagon Papers
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Pentagon Papers" et de son tournage !

L'affaire des "Pentagon Papers"

En 1971, le Washington Post rendit public des extraits du document classé secret défense "United States-Vietnam Relations, 1945-1967: A Study Prepared by the Department of Defense". Emanant du département de la Défense, comptant pas moins de 7000 pages, celui-ci détaillait l'implication politique et militaire américaine dans la guerre du Vietnam. Sa publication éclaboussa la classe politique US de l'époque. Pentagon Papers ("Papiers du Pentagone") désigne ce document dans le langage populaire.

Et de 5 !

Avec Pentagon PapersSteven Spielberg retrouve Tom Hanks, son acteur fétiche, après Il faut sauver le soldat Ryan (1998), Arrête-moi si tu peux (2002), Le Terminal (2004) et Le Pont des espions (2015).

Il se connaissent !

Bob Odenkirk et Jesse Plemons avaient chacun joué un personnage important de la série Breaking Bad, tandis que Carrie Coon et Michael Stuhlbar étaient au casting de la troisième saison de Fargo (dans laquelle Odenkirk et Plemons s'étaient illustrés, mais dans d'autres saisons).

Thème récurrent

Le scénariste Josh Singer s'y connaît en matière de journalisme et de scandale politique puisqu'il avait travaillé à l'écriture de Le Cinquième pouvoir (2013) et Spotlight (2015).

L'Amérique des 70's

Avec Pentagon PapersSteven Spielberg s’intéresse pour la première fois à l’Amérique des années 1970. Le célèbre metteur en scène est un habitué des films se déroulant dans le passé, mais il n'avait jamais réalisé un long métrage avec les Etats-Unis de cette décennie comme cadre spatio-temporel (si l'on excepte les films se déroulant dans le présent sortis dans les années 1970 comme Les Dents de la mer par exemple et également Munich, qui se passe dans les 70's mais qui prend place principalement ailleurs qu'en Amérique).

4 histoires en une

L’histoire des Pentagon Papers en recoupe plusieurs et le scénario de Liz Hannah et Josh Singer les aborde toutes sous un angle nouveau, en insistant sur la trajectoire personnelle et sur les figures captivantes du Washington Post qui ont pris la décision historique de mener une bataille pour défendre le droit de publier la vérité :

- Celle des quatre gouvernements successifs qui ont menti aux citoyens sur la guerre du Vietnam pendant plus de vingt ans.

- Celle de Daniel Ellberg, ancien Marine et consultant militaire devenu lanceur d’alerte 

- Celle du New York Times et de sa gestion d’un scoop retentissant

- Celle d’une bataille judiciaire, sans parler des répercussions toujours actuelles sur les médias, le premier amendement et la démocratie elle-même.

Titres originaux

Le film était d'abord titré "The Post" puis "The Papers", pour enfin redevenir "The Post".

Un habitué à la photo

Pour reconstituer le monde des lobbyistes et journalistes des années 1970, Steven Spielberg s’est entouré d'une équipe technique constituée pour la plupart d’anciens collaborateurs du réalisateur. Parmi eux, le célèbre directeur de la photographie Janusz Kaminski, qui avait oeuvré sur La Liste de Schindler, Amistad, Il faut sauver le soldat Ryan, A.I. Intelligence artificielle, Minority Report, Arrête-moi si tu peux, Le Terminal, La Guerre des mondes, Munich, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal, Cheval de guerre, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, LincolnLe Pont des Espions et Le Bon Gros Géant.

Conception des décors

Le chef décorateur Rick Carter (qui est lui aussi un habitué de Steven Spielberg) a, en compagnie de son équipe, reconstitué les locaux du Washington Post, où se déroule une grande partie de l’action de Pentagon Papers. Pour ce, il s'est lancé dans d'importantes recherches avant de passer à la phase de conception. Il se rappelle :

"On a mis la main sur environ une dizaine de photos pour nous aider mais aucun de ces clichés ne nous révélait le bureau dans son intégralité. Du coup, il fallait qu’on s’en inspire pour imaginer à quoi les bureaux auraient pu ressembler. Ce dont on s’est rendu compte, c’est que la salle de rédaction du Post à l’époque était une très vaste salle transparente. C’était un lieu complètement ouvert – où s’amassaient, pêle-mêle, des tables de bureau, des machines à écrire, des répertoires rotatifs Rolodex, des téléphones, des copies carbones de chaque affaire, des cendriers…"

Un passé moins lointain

Contrairement à ses précédents films historiques qui se déroulaient dans un passé relativement lointain, Steven Spielberg a pu, sur Pentagon Papers, apprendre des acteurs mêmes de ces événements extraordinaires qui se sont déroulés en 1971. Le réalisateur explique : "Cela a été très enrichissant de pouvoir rencontrer Don Graham et son fils Will, Lally Weymouth ainsi que Daniel Ellsberg et d’autres personnalités d’envergure de l’époque, qui ont réellement bouleversé le cours de l’histoire. C’était vraiment fantastique de pouvoir s’entretenir avec des gens qui étaient vraiment là quand ça s’est passé !"

Une chance

Rick Carter a réussi à déniché un ancien immeuble de bureaux à White Plains, dans l’État de New York, sur le point d’être aménagé en résidence de luxe. Juste avant la rénovation du bâtiment, l’équipe de tournage a investi les lieux et s’en est servie comme d’une toile vierge sur laquelle a pu s’élaborer l’univers du Post.

Un téléfilm sur le sujet

A noter que le téléfilm de 2003 The Pentagon Papers porté par James Spader traitait déjà de cette affaire. Le comédien y jouait un certain Daniel Ellsberg, l'analyste qui a fourni en 1971 au New York Times les Pentagon Papers. Dans le film de Steven Spielberg, c'est Zach Woods qui incarne cet homme.

1ère collaboration de taille

Pentagon Papers marque la première collaboration importante entre Meryl Streep et Steven Spielberg, la célèbre comédienne ayant prêté sa voix à un personnage de A.I. intelligence artificielle.

Parlons argent !

Pentagon Papers possède un budget de production estimé à 50 millions de dollars, ce qui est "peu" en comparaison du précédent film de Steven Spielberg Le Bon Gros Géant qui avait coûté 140 millions. Au sein de la filmographie du metteur en scène, Le Pont des espions, AmistadLa Liste de Schindler et tous ses films réalisés avant Always (1989) ont été produits pour un coût inférieur à celui de Pentagon Papers.

Collaboration de (très) longue date

Pentagon Papers marque la 44ème année de collaboration entre Steven Spielberg et le compositeur John Williams et leur 29ème projet ensemble. Le cinéaste confie : "Avant de procéder à l’enregistrement avec tout l’orchestre, John a l’habitude de tout me jouer au piano d’abord mais le planning de ce film était tellement serré que c’est bien l’une des rares fois où je me suis rendu à un enregistrement mené par John Williams sans en avoir entendu une seule note”, relate Spielberg. “Et pourtant, comme à chaque fois, j’ai adoré chaque seconde. La partition de John a une belle retenue mais une grande force musicale quand cela est nécessaire."

Accessoires d'époque

Toujours dans un soucis d'authenticité, la chef-accessoiriste Diana Burton s’est mise en quête d’un certain nombre d’objets d’époque, parmi lesquels une copie (similaire au mot près) des Pentagon Papers, qu’elle a pu parcourir à Washington. "Les Pentagon Papers sont l’une des stars du film et il fallait donc qu’on ait quelque chose qui se rapproche au plus près des documents originaux. On en a fabriqué un exemplaire complet : 44 volumes et 7700 pages en tout. Je suis allée consulter les documents aux Archives Nationales et comme on peut les manipuler, j’ai même pu avoir une idée du type de papier sur lequel ils avaient été imprimés, de sorte à ce que ce soit historiquement correct", se souvient-elle.

Autorisé au Liban

Si le comité de censure local avait refusé d'accorder au long métrage son visa d'exploitation, en évoquant une liste de boycott d'Israël dont Steven Spielberg fait partie depuis qu'il a signé La Liste de Schindler en 1993, le peuple libanais pourra finalement voir son nouveau film dans les salles de son pays. Le Premier Ministre Saad Hariri a en effet autorisé la projection de Pentagon Papers au Liban, ce qui constitue une grande première puisque la décision du comité de censure n'avait jamais été annulée auparavant.
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